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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 02:13



Colère d'eva R-sistons
contre les Médias pourris


Mots Croisés, comme C dans l'Air, ou A vous de Juger, sont ce qu'iil y a de mieux en matière de médias de propagande. Ce ne sont que des courroies de transmission du pouvoir, du libéralisme, de l'Europe des multinationales, des USA, d'Israël... tout est fait, dans le choix des invités, dans les thèmes abordés, dans l'ordre de ces thèmes (par exemple, en dernier le plus intéressant, quand les gens sont couchés, ou au contraire pour anhiler l'effet du précédent thème).  Le pire a été atteint quand la Chabot a convié Sarkozy pour un show de deux heures, juste avant le décompte officiel du temps d'antenne pour les Elections Présidentielles, et lors du dernier A vous de Juger, où tout a été machiavéliquement prévu (un peu comme à Durban 2, la séquence poarfaitement ridicule des clowns du CRIF et de l'UEJF) pour faire du tort aux opposants, et mettre en valeur les candidats présidentiels, surtout Cohn-Bendit chargé de "tuer" Bayrou, principal adversaire de Sarkozy. Vive la démocratie ! France, lanterne rouge de la liberté de la presse en Europe avec nos médias sionistes. Et après ça, vous allez apprécier davantage les néo-sionistes ? On juge l'arbre à ses fruits. Et ceux-là sont pourris !

Or donc, Jean-François Kahn, ce 15 juin 2009, au cours du Mots Croisés, s'en prend aux Médias. Cela s'est passé à peu près comme ceci :


" Vous vous plaignez de l'absence de projets de l'Opposition ? Mais le MODEM en avait un, détaillé, notamment en matière de lutte contre le chômage.  Et pourtant, il n'y a pas eu UNE ligne sur nos propositions dans les Médias. Et pas un débat n'a été organisé ! "

Réponse d'un représentant des Instituts de sondage ou de Calvi, je ne sais plus : "C'est la faute aux Médias, bien sûr, quand rien ne va..."

Bien sûr que c'est votre faute ! Pourquoi avoir boycotté Nicolas Dupont-Aignan ? Parce qu'il est trop convainquant et trop pertinent ! Pourquoi avoir boycotté Dieudonné et sa liste, et l'avoir traînée dans la boue ? Parce qu'il s'en est légitimement pris au cancer de la société française. Pourquoi avoir boycotté le programme de la liste Bayrou ? Parce qu'elle est trop dangereuse pour Sarkozy !!!

Et c'est VOUS qui avez fait gagner Sarkozy, alors même que les Français n'ont jamais voulu du libéralisme (voir l'échec de Madelin, plafonnant à 5%) !  Vous encore qui vous êtes tu alors que Sarkozy allait assassiner la démocratie en faisant passer son Traité de Lisbonne clone de l'autre, en piétinant le vote des Français ! Etc, la liste est longue !

Oui, moi journaliste professionnelle je vous ACCUSE d'être en effet responsable de la plupart des maux de notre société, en faisant de la propagande pour les ennemis du peuple de France et de la France elle-même, et en organisant comme ce soir encore sur Mots croisés une attaque en règle de tout ce qui de près ou de loin représente la Gauche et le Modem ! Vous êtes infâmes, la honte de la France, et vos engagements sont criminels car ils sont au service des marchands de mort des télespectateurs ! Non, mourir pour la France n'est pas un idéal, vous MENTEZ délibérément aux Français avec Marie Drucker, nous ne voulons pas mourir pour vos sales multinationales apatrides ! Nous ne voulons pas être sacrifiés aux appétits démentiels des Puissants !

Vous salissez la France. L' Histoire jugera ! Et la croyante que je suis vous le dit : Dieu vous châtira pour vos crimes envers les peuples. Faites les guerres vous-mêmes, puisque vous les voulez, au lieu de les faire faire par d'autres et d'en préserver lâchement vos enfants par vos relations acquises en rampant !

En tuant l'indépendance de la presse, vous tuez la démocratie, la liberté, la France. C'est impardonnable !

Eva R-sistons à l'intolérable des médias sur le dos des peuples, et derrière leur dos parce que malhonnêtes.

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 01:54



Il est de plus en plus notoire que l'Oligarchie au sommet a décrété l'élimination de 60 à 80 % de l'humanité, à des fins égoïstes (pas assez de ressources, trop de consommateurs et de pollueurs). Comment ? Guerre mondiale, guerres permanentes, OGM, vaccins qui stérilisent, pandémies provoquées, épuisement au travail, future euthanasie des retraités, refus de soins aux plus fragiles, etc etc. C'est une information importante, qui concerne tous les citoyens, non ?

Et pourtant, vous n'abordez jamais ces questions vitales pour le devenir de l'humanité. Ce qui vous rend COMPLICES des forfaits accomplis.

Pourquoi n'informez-vous pas ?

Eva R-sistons

NB: Lisez en particulier le livre de David Rockefeller. C'est écrit en toutes lettres !  Sur le blog d'Arthenice, Le carnaval d'Arthenice, il y a aussi plein de citations de gens célèbres qui vont dans le même sens...


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Par Régis Mex

Les limites du cynisme semblent repoussées avec une vitesse et une intensité tragiquement exponentielles, à tel point qu’elles en deviennent inexistantes. En effet, les médias alignés semblent préparer dangereusement l’opinion publique à l’acceptation de la réduction de la population. Ainsi peut-on lire cet article sur le site de la RTBF.

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En bleu: les passages identiques dans les deux articles suivants.

“Le rythme de la croissance mondiale est insoutenable pour la planète et le climat, estime une ONG australienne qui demande que le futur accord de Copenhague lie “explicitement” la réduction de la population et celle des émissions de gaz à effet de serre.

“Le Protocole de Copenhague doit explicitement établir la relation entre le fait de réduire ‘humainement’ le nombre d’êtres humains et l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre” (GES), indique Sustanaible Population Australia, une organisation non gouvernementale, dans une communication aux Nations unies.

Le texte est consultable en ligne sur le site de la Convention de l’Onu contre les changements climatiques (CNUCC). Il a été présenté jeudi soir à Bonn, en marge des négociations du futur accord climatique qui doit être adopté en décembre à Copenhague.

Tout en reconnaissant que “des objections culturelles et religieuses sont parfois soulevées” quand il s’agit de limiter le nombre d’êtres humains, l’ONG estime que “sans réaction, les pires scénarios seront presque certainement inévitables”.

La population mondiale approche actuellement les 6,7 milliards et augmente chaque année d’environ 77 millions d’individus, rappelle-t-elle.

Même si les émissions par tête n’ont guère évolué, les émissions mondiales totales n’ont cessé d’augmenter, en raison d’un usage accru des énergies fossiles, pétrole, gaz, charbon.

“L’ONU prévoit une augmentation de 50% de la population mondiale en 2050; même si les émissions par tête étaient réduites de 30%, leur volume global resterait inchangé”, explique l’ONG.

“Par conséquent, les remèdes proposés aujourd’hui, sans tenir compte de la croissance de la population, n’apporteront aucune solution quand la population mondiale atteindra les 9 à 10 milliards envisagés”, conclut-elle.

L’organisation australienne, qui avance que “41% des naissances dans le monde sont non désirées”, demande que celles-ci soient réduites: “s’assurer que chaque enfant qui naît est un enfant attendu est le moyen le plus rapide et le plus efficace de réduire l’impact humain sur l’environnement, y compris sur les émissions de GES”.

Pour garder un climat gérable, les scientifiques estiment que les émissions mondiales de GES doivent être divisées par deux d’ici 2050.”

Or, Chretiente, tout en reprenant les mêmes déclarations de l’ONG australienne Sustainable Population Australia, présente les choses sous un tout autre angle:

“Le vrai projet de la Deep ecology prend davantage place au sein de l’ONU.

Le rythme de la croissance mondiale est insoutenable pour la planète et le climat, estime une ONG australienne qui demande que le futur accord de Copenhague lie « explicitement » la réduction de la population et celle des émissions de gaz à effet de serre. « Le Protocole de Copenhague doit explicitement établir la relation entre le fait de réduire “humainement” le nombre d‘êtres humains et l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre », indique Sustainable Population Australia, une organisation non gouvernementale, dans une communication aux Nations unies.

Pour l’AFP, l’ONG va lever un « tabou », ce qui montre à quel point l’on ignore ou feint d’ignorer ce discours de plus en plus fréquent et de plus en plus ouvertement soutenus par les grands « philanthropes » comme Bill Gates (Microsoft), Ted Turner (AOL), la fondation Rockefeller et bien d’autres.

Le texte est consultable en ligne sur le site de la Convention de l’ONU contre les changements climatiques (CCNUCC). Il a été présenté jeudi soir à Bonn, en marge des négociations du futur accord climatique qui doit être adopté en décembre à Copenhague.

Partisane de la décroissance, l’ONG identifie comme facteurs d’abus des ressources énergétiques de la planète et d’émissions de gaz à effet de serre la population, la richesse par tête et les choix technologiques. La population apparaît alors comme une variable d’ajustement. La population mondiale approche actuellement les 6,7 milliards et augmente chaque année d’environ 77 millions d’individus, rappelle-t-elle. Et même si les émissions par tête n’ont guère évolué, les émissions mondiales totales n’ont cessé d’augmenter, en raison d’un usage accru des énergies fossiles : pétrole, gaz, charbon. « L’ONU prévoit une augmentation de 50 % de la population mondiale en 2050 ; même si les émissions par tête étaient réduites de 30 %, leur volume global resterait inchangé », affirme l’ONG, d’autant que selon elle, la production de nourriture, la multiplication des voyages et les migrations vers des pays riches accélèrent le mouvement.

L’organisation australienne, qui avance que « 41% des naissances dans le monde sont non désirées », demande (exige ?) que celles-ci soient réduites : « S’assurer que chaque enfant qui naît est un enfant attendu est le moyen le plus rapide et le plus efficace de réduire l’impact humain sur l’environnement, y compris sur les émissions de gaz à effet de serre. »

En clair : « les chefs d’Etat doivent soutenir » les programmes de planning familial qui doivent être financés par des contributions internationales accrues (Obama s’y emploie…) ; « le maillage des lieux d’offre de planification familiale doit être dense » ; « les contraceptifs doivent être délivrés sans ordonnance » (tiens, en France, le gouvernement Sarkozy s’y emploie…) ; « l’avortement doit être légalisé ».

Le tout s’accompagnant d’un matraquage de l’opinion, notamment dans les écoles (les manuels scolaires français répondent déjà à cette exigence).

Tout en reconnaissant que « des objections culturelles et religieuses sont parfois soulevées » quand il s’agit de limiter le nombre d‘êtres humains, l’ONG estime que « tout examen dépassionné du niveau actuel de l’impasse environnementale humaine présente montre que le taux et la croissance de la population ne sont pas “soutenables” et ne peuvent être ignorés. Sans réaction, les pires scénarios seront presque certainement inévitables ».

Ce n’est pas un tabou qui est levé, mais au moins le discours devient plus audible. Et il a déjà produit des effets.”

J’imagine qu’il n’y aura pas un seul lecteur de cette page qui hésitera un seul instant à décider de laquelle des deux présentations du rapport de Sustainable Population Australia il juge la plus valable; celle qui en fait l’apologie ou celle qui le dénonce. Il semblerait effectivement clair, en toute logique humaine et un tant soit peu sensée, de se ranger derrière l’avis de l’article de Chretiente et d’être offusqué de celui de la RTBF. Mais alors, nous pourrions avoir une surprise des plus… surprenantes. En effet, les commentaires des lecteurs du site de la RTBF postés sur la page de leur article sont des plus inquiètants, voire choquants. En voici quelques extraits éloquents (abstraction faite des fautes d’orthographe abondantes…):

“Enfin des personnes qui prennent le fond du problème. Quelle serait la population de la Chine sans mesures draconiennes sur le nombre des naissances ?

“Je soutiens totalement cette position.”

“En voilà une trouvaille : depuis les années 1930 on connaît le problème de la surpopulation mondiale, c’est même la SEULE vraie question car tous les déchets viennent de l’homme: la Terre a une maladie mortelle : l’espèce humaine.”

“Ah! enfin! Il était temps que quelqu’un lache le morceau ! Bien sûr que nous sommes trop nombreux sur terre… Prenons des mesures, bon sang !”

Des pensées médiocres qui virent au sadisme sincèrement bête et méchant, car comment peut-on croire honnêtement que les 2,3 à 3 milliards d’êtres humains supplémentaires prévus pour 2050 seront des sources abondantes de population ? Comment peut-on croire qu’il est nécessaire de limiter les naissances dans nos pays occidentaux ? La moyenne des naissances est nettement en dessous de 2 enfants par femme en France, et notre démographie est déclinante, d’une part justement à cause d’une relance de la natalité trop faible, et d’autre part à cause du vieillissement de la population, aggravé dans la conjoncture actuelle des décès successifs des nombreuses personnes issues du “Baby Boom”. Nous sommes d’ailleurs tellement en peine de relance démographique que nous devons recourir à une immigration massive pour limiter les dégâts, comme je l’expliquais dans mon article Un tel: Nous avons donc besoin de tout sauf d’une politique de contrôle des naissances.

Les tentatives de contrôle de la croissance de la population se sont d’ailleurs toutes soldées par un échec, à l’exception relative du cas de la Chine chez qui les résultats se sont principalement obtenus par une répression inhumaine des familles qui enfreignaient la loi concernée et une amélioration simultanée des conditions de vie. Une politique du contrôle des naissances qui faisaient que les fillettes étaient noyées, et le garçon unique largement préféré. De fait, il y a désormais des millions de Chinois qui n’ont pas de Chinoise de leur génération pour procréer, ce qui donne notamment lieu à de nouvelles violences comme des rapts pour se procurer une femme de force, et donnera surtout lieu à un écroulement de la relance démographique, qui devrait être une catastrophe pour le maintien de l’impressionnante croissance économique de la Chine (9,7% par an), puisqu’il manquera un nombre assez important de nouveaux travailleurs dans les 25 prochaines années. Les conséquences de ce cas d’application d’un programme de limitation de naissances a donc des résultats des plus mitigés…

L’autre cas frappant de diminution forcée de la natalité dans un pays à forte démographie, l’Inde, a été un échec pur et simple. Malgré des stérilisations de masse entre 1950 et 1970, période pendant laquelle le maximum de personnes stérilisées fut de 8,3 millions sur une année, le nombre d’habitants du pays est passé d’environ 380 millions en 1950 à plus d’un milliard aujourd’hui, sans doute parce que les conditions de vie ne se sont pas suffisamment améliorées au rythme des limitations des naissances…

Il est effectivement primordial de souligner que les habitants des pays du Tiers-Monde ne sont pas pauvres parce qu’ils ont beaucoup d’enfants, mais ont beaucoup d’enfants parce qu’ils sont pauvres. Les enfants sont leur principale façon de survivre, en cumulant les revenus et en s’appuyant sur la solidarité entre membres d’une famille large et unie. Cela se prouve parfaitement bien par ce graphique de transition démographique, qui s’applique à toute société passée d’un taux de mortalité haut à un taux de mortalité bas grâce à l’amélioration des conditions de vie; on constate effectivement que le taux de natalité baisse en même temps que le taux de mortalité, mais plus lentement, jusqu’à ce que les deux taux se stabilisent à une valeur fixée. Entre-temps, pendant cette transition, a lieu l’accroissement naturel, soit l’augmentation de la population pendant le laps de temps qu’il faut au taux de natalité pour rejoindre le taux de mortalité. La Chine aura terminé une telle transition d’ici 2030 et l’Inde d’ici 2050.

Mais dans nos pays occidentaux, cette transition s’est déjà effectuée depuis longtemps et les taux de natalité et de mortalité sont stables. Voilà pourquoi les programmes de limitations de naissance n’ont aucune raison de nous concerner. Or, le rapport de Sustainable Population Australia prétend que la réduction de la croissance de la population est intrinsèquement liée à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et donc au sauvetage de notre planète. Mais puisque nous avons vu que ce n’est pas dans les pays industrialisés que la croissance démographique explose, alors que ce sont ceux-là qui produisent ces mêmes gaz à effet de serre et autres pollutions, nous ne pouvons que conclure que ce rapport est d’un cynisme total. Les pays industrialisés produisent effectivement plus de 90% de la pollution mondiale, c’est-à-dire des pays comme les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine ou encore l’Allemagne. Ce n’est donc pas en optant pour des solutions malthusiennes et insensées dans les pays les plus démunis qu’il en sortira un quelconque impact positif au niveau mondial… Mais cela ne contribuerait-il pas à une préparation des mentalités à quelque chose de plus vaste ?

La deuxième partie de cet article sera mise en ligne ce mercredi.

La troisième partie de cet article sera mise en ligne ce vendredi.

Régis Mex

Mecanopolis
  

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-32655015.html

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 01:31

 
Le Faux Nouvel Ordre Mondial, et le Vrai Nouvel Ordre Mondial

Cet article va être d’une grande utilité pour ceux qui veulent faire la part des choses entre le vrai et le faux à propos du nouvel ordre mondial. Ce terme particulier qui revient très souvent, mais il y a 3 ans il était relativement secret, et jamais prononcé en public. Voila pourquoi il faut faire la part des choses et pourquoi soudainement on entend ce terme tout le temps et partout.

Le Faux Nouvel Ordre Mondial

C’est le nouvel ordre mondial qui est visible. C’est celui que le public entend à partir de la télévision et la radio, et est donc le nouvel ordre mondial que les gens pensent être réel, mais qui est partiel, tordu, clair à moitié, et qui est une grosse déception. Les institutions qui participent dans ce faux nouvel ordre mondial sont les moyennes banques aux USA, la Réserve Fédérale, l’Organisation International du Travail, L’International Socialisme, la Droite et la Gauche, Obama et les Démocrates, Bush et les Républicains, la police aux USA et en Europe, les gouvernements nationaux du monde, les grands PDG qui ne sont pas grands du tout, les petites banques comme Goldman Sach et etc etc; Et personne ne sait vraiment ce que fait ce nouvel ordre mondial, son but et pourquoi il est là en premier lieu.
On vous dit que c’est la solution pour un monde écologique contre les méchants humains, que c’est une forme de mondialisation économique, et que l’Union Européenne avec les USA vont rétablir l’ordre dans le monde, mais pourquoi? Il est où le problème? Ce Nouvel ordre mondial apparait dans le Figaro, dans plein de journaux dans le genre, et ne veut absolument aboutir à rien quand vous lisez les articles. Pour ceux qui ont un peu étudié ce faux nouvel ordre mondial, ils vous diront que c’est un plus grand échange d’argent dans le monde à l’échelle mondiale. En gros le faux nouvel ordre mondial est économique et financier et fait croire que les institutions publiques que tout le monde connait dirigent le show. Et personne n’entend jamais parler des institutions et groupes privés, et de leurs influences sur la scène publique.


Le Vrai Nouvel Ordre Mondial

C’est le nouvel ordre mondial invisible, qui est bien bien plus secret que le faux nouvel ordre mondial, et qui n’est jamais discuté par la presse et les médias, bien que la populace est désormais informée du nouvel ordre mondial. Les institutions qui dirigent ce nouvel ordre mondial sont bien sur le Groupe Bilderberg, quelques dirigeants du mouvement pour l’eugénisme, et des gens discrets et secrets qui dirigent des sociétés méga-monopolistiques. Le vrai nouvel ordre mondial est une oligarchie composée d’aristocrates très puissants et riches, qui administrent les rôles et les fonctions de ceux qui doivent se charger de faire passer la fausse image du nouvel ordre mondial à la télévision et dans les médias. Peu de gens savent vraiment qui est derrière le vrai nouvel ordre mondial, même des gens comme Alex Jones, Jordan Maxwell, David Icke, Michael Tsarion, ne savent pas tellement à propos du vrai nouvel ordre mondial et du gouvernement invisible, ils savent le plan, mais ils ne savent pas qui sont les cerveaux derrière le plan, ils ont tous leurs théories à eux. Ce gouvernement invisible utilise les mêmes techniques depuis toujours pour amener la société où les aristocrates le veulent, en faisant la promotion de sexe, d’imbécilité, de sensationnel, de programmes émotionnelles pour vous empêcher de réagir normalement aux pressions de la société, de malbouffe, de drogues et de narcotiques, par ailleurs c’est une opinion personnelle mais je pense qu’on trouvera qui sont ces gens si on remonte la chaîne du trafic de drogue. Mais comme ce trafic est si bien organisé, il est pratiquement impossible de savoir une chose pareille même pour le détective le plus autoritaire et le plus gradé du monde en matière de trafic de stupéfiants. Ce groupe suit une religion dites “satanique” qui est très difficile à comprendre même pour les experts qui comparent les religions. Ce groupe contrôle le monde en utilisant ses morceaux les plus puissants, les gouvernements, les corporations, entreprises, le complexe militaro-industriel, la confusion des religions dans le monde, et les gens n’ont pas idées de ce qui se passe parce qu’ils assument que leurs nations ou leurs président dirigent les institutions qui ont un contrôle sur les choses, alors que non.


Les gens deviennent de plus en plus au courant du faux nouvel ordre mondial, et la plupart des gens sont appelés à se révolter et à faire une révolution contre le nouvel ordre mondial; Et de ce fait, le faux nouvel ordre mondial faillira, ce qui fera croire aux gens qu’ils auront gagné et vaincu le malin, alors que le vrai nouvel ordre mondial, qui était caché depuis le début, sera introduit en tant que “nouvelle société” pour remplir le Nouveau Vide Mondial.


C’est le scénario classique de problème-réaction-solution:
Problème: Le Faux Nouvel Ordre Mondial
Réaction: Révolte global contre ce faux nouvel ordre mondial
Solution: Le Vrai Nouvel Ordre Mondial


Il y a trois groupes de gens, à peu près, dans la société qui réagissent différemment à tout cela:

Groupe 1:
Ces millions de gens qui constamment renient tout, et qui ne verront jamais et ne voudront jamais voir le faux nouvel ordre mondial, croyant que le faux nouvel ordre mondial est une chose magnifique et que c’est là pour nous aider, que c’est une chose excitante (par exemple l’administration d’Obama), et aux USA par exemple ces gens feront partis de la milice civile qu’Obama souhaite avoir pour compenser le manque de militaires dans l’armée, ils feront aussi partis de l’administration des camps et villes de concentration FEMA aux USA, et généralement rejoindront un groupe para-militaire voir même l’armée, ou des milices secrètes en tout genre. Ce sont ceux qui croient tout ce que le gouvernement raconte et qui ignorent tout ce que le gouvernement raconte.


Groupe 2: C’est le deuxième groupe de gens le plus large, et qui consistera de millions de gens aux USA et partout en Europe, et est composé de gens qui ne veulent pas du faux nouvel ordre mondial, et qui ne peuvent pas accepter et tolérer les zombies du groupe 1, et ils se révolteront contre le faux nouvel ordre mondial et le groupe 1. C’est un scénario classique de “diviser et conquérir”: le groupe 1 et le groupe 2 vont s’entretuer, combattre, faire la guerre et le vrai nouvel ordre mondial se cachera discrètement à côté de tout ça en mangeant du pop corn et en attendant que le massacre cesse pour faire son entrée.


Groupe 3: Désolé de le dire mais c’est le groupe le plus petit qui soit, une extrème minorité de gens, et est composé de ceux qui essayent de faire passer le message du vrai nouvel ordre mondial, et proablement le groupe 1 et le groupe 2 ne comprendront pas la description du vrai nouvel ordre mondial par le groupe 3. Et la plupart des gens qui croient appartenir au groupe 3, généralement appartiennent au groupe 2 mais ne s’en rendent pas compte. Quand je parle avec beaucoup de gens par exemple, à propos du nouvel ordre mondial, les gens mélangent tout, ils mélangent réserve fédérale et obama puis ensuite ils parlent du plan pour dépeupler la planète et ils ne trouvent aucun lien entre les deux, mais ça ne semble pas les déranger. Le groupe 3 est généralement ridiculisé et ignoré par les deux autres groupes.


Le vrai nouvel ordre mondial veut la guerre entre groupe 1 et groupe 2, pour créer un chaos. Et ensuite amener l’ordre à partir de ce chaos, “Ordo Ab Chao”. On a un gros exemple d’Ordo Ab Chao en France et c’est la Révolution Française. Si vous étudiez bien la révolution vous verrez que les gens ont été bombardé constamment de propagandes pour s’en prendre physiquement à la monarchie en place et les aristocrates secondaires qui n’ont rien à voir avec les vrais problèmes de la société, mais qui étaient des pions de ceux qui dirigent vraiment le show. Ceux qui ont fait la révolution française ont aussi créé le chaos qui la permettait. Et personnellement les révolutions sont inutiles, car elle aurait naturellement pu se passer 50 ou 60 ans plus tard sans avoir à se battre ou à tuer des gens, la nature a un plan pour l’humanité, et l’accélérer ne cause que de la misère et du chaos, qui est utile pour ceux qui dirigent le show dans l’ombre. Prenez aussi l’exemple d’Adolf Hitler, un autre exemple de “ordo ab chao”, organisé par ceux qui dirigent le show dans l’ombre, adolf hitler étant juste un pion sur l’échiquier de cette oligarchie invisible.

Voyez aussi combien on vous bombarde constamment d’adolf hitler pour vous conditionner et vous faire croire que le fascisme est du passé, et que maintenant le monde a les dirigeants les plus “honorables et humbles” de toute l’histoire de l’humanité, et qu’une telle chose ne peut pas se reproduire car les gens sont constamment prévenus, dés leur plus jeune âge, du terrible chaos qu’a causé adolf hitler dans les années 40. Et on sait que la propagande hitlérienne de l’europe créé un chaos à l’intérieur de l’individu en l’empêchant d’investiguer par lui même les causes de pourquoi Hitler a été élu en premier lieu, et qui la financé, et pourquoi il croyait de telles choses. Regardez aussi le 11 Septembre, magnifique exemple de Probleme-Reaction-Solution, Ordo ab Chao. Probleme: 11 Septembre / Musulman, Réaction: Effroi, peur de la part de la populace à cause des médias et du bombardement intensif des images des tours en feu, Solution: Guerre en Irak et en Afghanistan, et bientôt en Iran.


Pareil pour le problème du nucléaire coréen et iranien, Probleme: Nucléaire en Corée, Réaction: Indignation mondiale contre les projets de missiles nucléaires nord coréen, Solution: Guerres. Mais on est encore au stade de la réaction quant au nucléaire iranien et coréen.


Le groupe 3 cherche à faire passer le message publiquement du vrai nouvel ordre mondial : c’est à dire le plan eugénique de vouloir faire un “humain parfait”, créer un gouvernement mondial, une armée mondiale, avoir une population a qui on a implanté des puces électroniques reliées à un super serveur, créer une religion mondiale, un culte mondial, une tradition mondiale et une langue mondiale, réduire la population de 90% tel que c’est écrit sur les pierres guides de géorgie, installation de millions de caméras de surveillance, faire la promotion du sexe, de drogues, et de musiques psychédéliques pour les utiliser contre les gens et plus tard ces choses seront strictement interdites à 100%. Pour l’instant ils ont besoin de chaos pour avoir une raison de stopper ces choses qu’ils ont eux-mêmes créé. C’est eux qui ont fait la promotion du sexe, des drogues, et c’est eux qui vont stopper tout ça plus tard une fois que l’ordre sera installé.


Mais le groupe 1 ne peut pas investiguer, entendre, écouter une chose pareille. Le groupe 2 cependant, est plus incliné à écouter et à accepter certaines “théories” du groupe 3, toujours sans investiguer, mais le groupe 2 est certain que les problèmes du monde proviennent des présidents, des groupes religieux, des petites et moyennes banques, de la presse, des médias, et le groupe 2 n’investiguera jamais à propos de qui met les pdgs, présidents, chefs religieux là où ils sont. Le groupe 2 accepte occasionnellement que ce ne sont que des pantins, mais préfère penser que non. Que le vrai problème c’est le gouvernement, que le vrai problème c’est Benoit XVI, que le vrai problème c’est Ahmadinejad, et Kim Jong, et autre.


Le groupe 2 partira en croisade contre les institutions, les gouvernements nationaux, et réussiront à les déstabiliser, à créer une forme de chaos. Le groupe 1 est zombifié. Le groupe 2 est émotionnalisé. Le groupe 3 est intellectualisé. Le groupe 2 ne supporte pas le groupe 1. Et le groupe 1 se fout de l’existence du groupe 2 ou 3. Et les problèmes du groupe 3 proviennent majoritairement du groupe 2 et pas du groupe 1, car on ne peut pas changer le caractère des gens une fois qu’il est mis en place, et le groupe 2 créé bien plus de problèmes que les fameux Zombies de la société.


Si vous appartenez au groupe 2, faites plus d’investigations et arrêtez de croire ce que la presse raconte, arrêtez de répéter comme des perroquets ce que la télévision raconte, arrêtez de tomber dans le piège du vrai nouvel ordre mondial qui veut provoquer de la haine en vous à l’égard du groupe 1.


http://www.nouvelordremondial.cc/2009/06/14/le-faux-nouvel-ordre-mondial-et-le-vrai-nouvel-ordre-mondial/


http://bridge.over-blog.org/article-32695297.html

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 01:17


Laurent Joffrin,
le traître par excellence.
Par Eva R-sistons


Laurent Joffrin ! Un vrai traître à la Gauche, celui-là ! Chaque fois que je l'entends, il parle pour encenser Sarkozy, le défendre, mettre en valeur la Droite, et torpiller la Gauche, encore ce soir à Mots Croisés !

Et par ex, ce 15 juin 2009 sur Mots Croisés:
 
"La gauche va échouer en 2012, car Nicolas Sarkozy est très organisé". Ce qui fait même réagir Calvi, pourtant l'un des plus serviles valets du Pouvoir en place : "C'est motivant pour l'opposition" ! Tout y est : On déconsidère, une fois de plus, la Gauche, et on salue la Droite ! Répugnant ! Vous comprenez pourquoi les Médias l'invitent ????

D'ailleurs pour diriger Libération, journal aux mains d'un Rotschild, et être convié à de nombreux débats télévisés, il faut être complètement aligné sur la Pensée Unique !

Pour mémoire, je rappelle la sortie de son livre "Bécassine" sur Ségolène Royal, pour lui coller en pleine élection présidentielle ce surnom et la faire échouer, au profit de Sarkozy. Et vous n'avez pas compris ?

Lecteurs, boycottez Libération, devenu un journal libéral de plus, et écrivez à Joffrin votre dégoût ! Il ne mérite que notre mépris.

Eva R-sistons à l'intolérable



23 février 2009

Laurent Joffrin _ Média paranoïa

joffrin media paranoia.gifMedia paranoïa, de Laurent Joffrin. Selon lui, on peut critiquer les médias, mais trop de critique et on tombe dans la média paranoïa. La media paranoïa consiste à accuser les journalistes de tous les maux: mensonge, manipulation, soumission au pouvoir et à l'argent, pensée unique...
Et, d'une certaine façon, on peut être d'accord avec Laurent Joffrin. Critiquer les médias est une question de dosage et aussi de respect de la vérité. Mais, en lisant son bouquin on n'est pas totalement convaincu, pour des raisons que je détaille plus loin.

D'abord, une remarque: je m'attendais à lire un pamphlet, un brûlot contre le Plan B, Acrimed et tous les critiques des médias identifiés. Ce n'est pas ça. Et, même, Laurent Joffrin concède de nombreux points à l'"adversaire". C'est sa façon d'argumenter: on concède un peu à l'adversaire pour rendre plus acceptable ses thèses. Si vous lisez ses éditos dans Libé, vous voyez ce que je veux dire.

Laurent Joffrin au Plan B?

Et donc, dans certains passages du livre on peut même se demander (quitte à alimenter notre media paranoïa) si Laurent Joffrin ne bosse pas au Plan B (il pourrait, puisque les auteurs sont anonymes).
Voici, par exemple, ce qu'il écrit sur TF1, qualifiée d'"
unique objet du ressentiment pavlovien de la média-paranoïa" (bouh, comme c'est méchant!)
"La chaine est la propriété du groupe Bouygue, dont les penchants politiques ne le portent pas à gauche. Ses principaux dirigeants, Francis, puis Martin Bouygue, Patrick Le Lay, Etienne Mougeotte, Robert Namias, Nonce Paolini, Jean-Claude Dassier, tous de forte conviction libérale en économie et souvent liés, d'une manière ou d'une autre, à des leaders de la droite française, ne font pas mystère de leurs inclinations et interviennent en ce sens le cas échéant. Cette orientation déséquilibre à coup sûr le débat national.Aucun organe de gauche ne fait contrepoids à TF1 avec cette puissance et cette efficacité."
Ecrivons-nous autre chose sur nos blogs? Et nous pouvons être d'accord avec l'auteur: allez plus loin, c'est tomber
dans une forme de média paranoïa. Mais, entre nous, si on concède que Martin Bouygue est l'ami du président de la république et que sa chaîne, qui porte à droite, sert à influencer le débat démocratique, est-il besoin d'en dire plus? C'est déjà suffisamment grave.

Autre passage, digne d'
Acrimed, où il est question du rôle des annonceurs.
"On le voit dans beaucoup de journaux professionnels qui dépendant pour leur survie des budgets publicitaires consentis par les entreprises dont ils parlent. On le voit dans une partie de la presse féminine qui s'est mise à la remorque des annonceurs du luxe et du cosmétique. On le voit dans certains médias généralistes qui laissent se développer dans leur rubrique de consommation cette détestable pratique qui consiste à remercier l'annonceur en faisant paraître des articles qui vantent les mérites des produits déjà présentés dans des placard publicitaires".

Les maux du journalisme

Bref, la méthode d'arguementation de Laurent Joffrin fait que, si on en a envie, on ne peut lire que les passages critiques ou que les passages où il défend les journalistes. Vous me direz, les seconds l'emportent en poids sur le premiers. Mais, tout de même...

Dans la première partie du livre, il est question des quatre maux du journalisme. Ce sont:

1. l'héritage infernal _ le journalisme français a deux origines: le journalisme engagé et le journalisme à sensation. D'où il ressort que les journalistes délaissent trop souvent l'exactitude des faits pour le commentaire. Le taux d'erreur dans les journaux est trop important.

2. la révolution technologique _ le développement de la télé dans les années 80 puis d'Internet a forcé les journaux à s'adapter. Adaptation difficile.

3. la rupture économique _ les journaux souffrenet de difficultés économique.

4. le discrédit des élites _ les journalistes sont englobés dans une critique qui touche toutes les élites, et cela même si certains journalistes sont fort mal payés.

Et, donc, malgré ces maux du journalisme, ou à cause d'eux, s'est développé une critique des médias. Et Laurent Joffrin la juge excessive.
Cette critique dit plusieurs choses:

_ les médias mentent: ici Laurent Joffrin reprend le slogan du Plan B, justement. Clin d'oeil évident. Mais, bien sûr, Joffrin nous rassure: les médias ne mentent pas. Ouf, on a eu chaud!

_ les médias sont tenus: bing! on aura reconnu François Bayrou et toute la clique des gens qui accusent les médias français d'être à la solde du président de la république. Et là, Laurent Joffrin nous rassure: c'est faux! Les médias sont libres.

_ les médias véhiculent une pensée unique: là, on a reconnu Jean-François Kahn et Marianne. Mais, dormez tranquille, la pensée unique n'existe pas! D'ailleurs, Jean-Michel Aphatie, Alain Duhamel, Etienne Mougeotte, Bernard-Henri Lévy, Alexandre Adler, Christophe Barbier et Franz-Olivier Giesbert sont bien de cet avis.

_ les médias manipulent l'opinion: là encore, rassurez-vous! les médias ne manipulent pas l'opinion. La preuve, explique Joffrin, ils ont essayé en 2005 pendant le référendum européen et ça n'a pas fonctionné. Vous voyez bien qu'ils ne manipulent pas l'opinion! La guerre du Golfe, la guerre d'Irak, ce n'était pas de la manipulation d'opinion.


Laurent Joffrin expose, de façon assez pédagogique, ce qu'il appelle les 5 règles du "business de la vérité". Cinq règles journalistiques qu'il convient de rappeler:

Les cinq règles du "business de la vérité"

1. Relater les faits avec autant de précision que possible: date, heure, lieu, identité des personnes, etc.

2. Croiser les sources et les citer.

3. Adopter un style impersonnel. Eviter les jugements de valeur, les prises de position.

4. Donner les parole aux différents courants de pensée. Les différentes sensibilités politiques, professionnelles, philosophiques doivent être entendues au sujet d'un événement.

5. Situer l'événement dans son contexte. Elargir le point de vue pour situer les faits.


Une argumentation peu convaincante

Au final, on n'est pas totalement convaincu par l'argumentation, pour cinq raisons au moins:

1. le type d'argumentation, que j'ai qualifiée de jésuitique. Elle consiste ç ménager la chèvre et le chou, à ne pas être d'accord sans être tout à fait en désaccord. Bref, la portée des arguments s'en trouve réduite.

2. Joffrin demande à ce qu'on ait un oeil nuancé sur la presse alors que lui-même n'a pas un regard nuancé sur les critiques. En gros, ce sont des barbus bourdieusiens, des complotistes du 11 septembre et des geeks nerveux qui traquent les vidéos virales sur le net. Il ne donne pas de nom à ses adversaire, ne les désigne pas. Quand on veut faire un travail de journaliste, il n'est pas bon de se réfugier dans l'impressionnisme et le flou...

3. Des erreurs. Page 14 on lit: "Déchu du tour de France pour dopage, Lance Armstrong veut reprendre la compétition". C'est totalement faux. Armstrong n'a pas été déchu du tour de France pour dopage. Je ne sais pas si Lance Armstrong a lu le livre de  M. Joffrin (ça m'étonnerait) mais quand on connaît le caractère procédurier du bonhomme, on ne saurait trop conseiller à l'éditeur de réimprimer l'ouvrage sans cette erreur grossière.
Ce qui est amusant c'est que l'auteur regrette que les journalistes commettent trop d'erreurs.

4. Trop souvent, Laurent Joffrin déporte le problème. Un exemple: il ne parle pas de la question de la connivence et du renvoi d'ascenseurs entre journalistes de différents médias. En fait, c'est un problème central qui est tout simplement éludé.

5. Le livre est trop souvent en apesanteur ou en dehors de l'histoire. On nous parle des liens entre patrons de médias et homme politique comme si, en gros, ça avait toujours été plus ou moins la même chose. On aurait aimé plus de précision. Quels sont les rapports de l'actuel locataire del'Elysée avec ces mêmes patrons de presse?


A lire aussi:

 

http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2007/08/17/liberation-aeschimann-fantome-depolitiser.html


16 août 2007

"Libération", la machine à dépolitiser

Libération a (ou avait) le don des titres. C'est aussi une machine à dépolitiser. C'est ce que montre Libération et ses fantômes, écrit par Eric Aeschimann, journaliste à Libération.

L'identité du journal repose sur trois piliers:

 

1. le lien avec le lecteur est très fort, acheter Libé c'est éprouver un "sentiment de liberté"

2. l'art du titre, exemple: une galerie de vieillard soviétiques bardés de médailles pour l'annonce de la mort de Youri Andropov, c'est titré: L'URSS présente ses meilleurs vieux

3. raconter l'actualité par imitation d'une genre artistique (roman, cinéma, chanson...). Exemple: en 1983, la gauche entame un plan d'austérité. Libé titre: DUR. Le mecteur de l'époque pense aussitôt au Collaro show, où un personnage récurrent conclut chacune de ses apparitions par un "Dur, dur!" dépité.

Et la machine à dépolitiser? Elle est là, justement. Les jeux de mots et la fiction produisent une prise de recul. L'information apparaît forcément un peu dérisoire. L'engagement politique aussi.

Le summum est atteint le 20 avril 2002. Libération trouve son plus mauvais titre: "Allez-y quand même".

Quelle connerie!

Le titre du 22 avril était Non! Ce n'était pas meilleur, à mon avis...

Aeschimann se demande pourquoi, ces derniers mois, la rédaction n'a pas tenté un coup de force pour prendre le pouvoir. Ce qui a permis à Laurent Joffrin d'obtenir ce pouvoir. Aeschimann explique cela par la dépolitisation des jeunes journalistes, les quadra ou trentenaires. Et il écrit:


"A Libération comme ailleurs dans la société française, la dépolitisation s'est révélée une belle machine à protéger le pouvoir des soixante-huitards."

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 01:11

Depuis plusieurs années, Le Libre Penseur (LLP) diffusait par le biais de Dailymotion, ses réflexions et opinions sur la société (politique, mentalités, santé, science, religion, éducation, etc..) et ce, sans cette peur que certains ont de se faire critiquer. En effet, LLP n'est pas aimé de tous et c'est tout simplement logique, ses opinions dérangent les 'bien pensants'. Personnellement, j'adhère à ses opinions et ses réflexions. Il n'y va pas avec le dos de la cuillère dans les sujets qu'il traite, et c'est ce type de critique de la société qui a le plus d'impact. Il ne mâche pas ses mots pour traiter d'inhumains ceux qui possèdent et volent tout ce qui ne leur a jamais appartenu, c'est-à-dire le patrimoine des uns et des autres.

LLP était très connu sur Dailymotion, ayant lu quantité de bouquins sur de vastes sujets lui permettant d'avoir une opinion arrêtée, cet homme a été 'victime' de la censure suite à une série de vidéos sur la liste antisioniste que Dieudonné a présenté aux médias lors d'une conférence de presse. Cette fameuse liste pour les élections européennes de 2009 dérange beaucoup de monde par le seul qualificatif illégitime d'antisémite, collé sur Dieudonné par les médias, les politiciens et leurs chiens de garde.. Il y a l'ultra-brillant Claude Guéant qui affirme que Dieudo est, et je cite: "antisémite tout le temps", il a déclaré que les instances officielles cherchaient à trouver un moyen d'empêcher Dieudonné de présenter sa liste. LLP a sévèrement critiqué cela en affirmant que la France aujourd'hui est morte.

Premièrement, les antisionistes et les antisémites sont deux choses différentes sinon pourquoi dire antisioniste quand on pourrait dire antisémite... LLP s'inscrit fièrement, tout comme moi, au registre des antisionistes et ce n'est pas Dailymotion et ses petites censures qui réussiront à le faire taire. Bien qu'il n'ait pas l'intention de revenir sur ce site, je ne crois pas qu'il baisse les bras pour autant, on le verra fort probablement ré-apparaître sur un autre site de diffusion de vidéos tels que youtube ou encore rutube (youtube russe), ou tout autre site du genre.

Ce qui est écoeurant dans cette censure, c'est que LLP n'est ni un 'money-maker', ni à la solde d'une quelconque idéologie religieuse, non, il est un homme libre qui ose penser et surtout, partager ses réflexions dans l'unique but d'informer les gens à propos d'un point de vue évité par les médias sur tous tous tous les sujets auxquels il a touché. On parle de la pédophilie, du Nouvel Ordre Mondial, de l'antisionisme pris pour de l'antisémitisme, des raisons de la guerre (des guerres), des micro-puces, des vaccins, de l'aspartame, des OGM, bref, tout ce qui est dans la mire des théories de la conspiration sans toutefois y adhérer à 100%. À plusieurs reprises, LLP a émit des commentaires allant dans le sens contraire de bien des détracteurs de malfrats et de sombres théoriciens et dans la plupart des cas, il défend très bien ses idées.

Ses réflexions en ont aidé plus d'un à comprendre beaucoup de choses et à se méfier des informations qui circulent tant sur le web que dans les médias. Et comme LLP s'affiche comme étant antisioniste, tout comme Dieudonné et toute une panoplie de personalités publiques, il s'est fait taper sur les doigts. Je viens de lire une nouvelle sur le dépôt de la liste antisioniste de Dieudonné pour les européennes de juin 2009, assez incroyable merci! Restez bien assis sur votre chaise et lisez attentivement ce qui suit.

J'avertis depuis quelques années la venue d'un état policier au Québec en montrant du doigt celui qui est déjà en place en France et aux États-Unis et en parlant de l'Union Nord-Américaine. Une autre belle preuve d'un état policier français, c'est que le bus de Dieudonné en se rendant à Place Beauveau pour y déposer la liste, a été intercepté par 7 cars de CRS (policiers) aux Champs-Élysées de la même façon qu'on traite des terroristes. Les passagers ont été retenus à l'intérieur du bus (interdiction d'en sortir) pendant 3 longues heures! Les flics les ont bloqué et pourtant, rien ne peut légalement empêcher cette liste d'être déposée! Ça sent la dictature mes amis! Ça pue l'abus de pouvoir!

"On peut rien faire, mais on ne va tout de même pas s'écraser devant le bétail qui se dit libre!"

Voyez-vous, c'est ça le sionisme, le Patriot Act, tout ce que vous voudrez, si vous voulez vous séparer de nous et de la vie qu'on vous impose, vous êtes des

terroristes! (les jeunes de Tarnac et maintenant Dieudonné, sans parler du jeune

homme de 16 ans aux States, ah oui la fameuse censure du livre de Cécilia aussi et l'adn du voleur de scooter, etc..)

"Peu importe si on a de vraies charges ou non contre vous, si vous vous affichez contre nous, vous vous exposez à notre facilité à abuser du pouvoir pour vous écraser sans aucune retenue."

Voici les dernières vidéos de LLP avant la fermeture de son compte sur Dailymotion:

Antidieudonisme

partie 1 partie 2

Hadopi et les nuisibles grellous
partie 1 partie 2
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 00:26






Comment faire taire les militants



La ministre de l'Intérieur, sur suggestion de l'Élysée et de quelques parlementaires, pré¬pare en secret un arrêté fondé sur un projet de loi signé du Premier ministre et du ministre de la Défense, prêt depuis le mois d'octobre 2008. Il s'agit de la loi 1216 de programma¬tion militaire pour 2009-2014 : un texte plutôt banal s'il ne prévoyait, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure. Ce qui, une fois la loi votée, autorisera la publication d'un ou plusieurs décrets permettant de poursuivre notamment les mili¬tants écologistes et associatifs lorsque, par leurs actions, écrits ou propos, ils mettront en cause« les intérêts de l'État ». Dans ces « intérêts » seraient notamment inclus ce qui concerne les centrales, les transports nucléaires et le stockage des déchets, mais aussi ce qui touche aux installations indus¬trielles et aux stockages classés « Seveso », qu'il s'agisse d'usines mani¬pulant des substances dangereuses ou d'aires abritant des cuves de produits chimiques. Ce texte aurait aussi comme conséquence d'aggraver les peines encourues par les faucheurs d'OGM, car il permettrait de pour¬suivre les individus et les associations mettant en cause les intérêts écono¬miques stratégiques de la France.

Dans l'exposé des motifs de la loi, on trouve en effet ce paragraphe: « Les attributions, déjà codifiées, des mi¬nistres de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de l'Écono¬mie et du Budget sont redéfinies en fonction des différentes politiques qui entrent dans leur champ de compé¬tence et concourent à la stratégie de sécurité nationale. Au-delà de ces modifications, et dans le prolonge¬ment des orientations du Livre blanc, des attributions particulières en matière de sécurité nationale du mi¬nistre de la justice et des ministres chargés de la Santé, de l'Environne¬ment, des Transports, de l'Énergie et de l'Industrie sont codifiées. »

Au nom de la sécurité nationale, le décret en préparation permettrait donc de placer sous la protection de cette dernière toutes les actions et informations liées, par exemple, à l'environnement et aux infrastruc¬tures contestées par les associations de protecteurs de la nature et les organisations écologistes. De la même façon, tout ce qui concerne le changement climatique pourra entrer dans les informations classi¬fiées interdites de divulgation. Clas¬sification qui, d'une part, sera bien entendu à la discrétion souveraine du gouvernement en place et qui, d'autre part, sera opposable à la fois aux militants, aux associations et aux juges d'instruction. S'ils existent encore. Les écolos ne sont bien sûr pas les seuls visés: ce texte à tout faire per¬mettrait de poursuivre tous les agis¬sements
« déviants ».

II deviendrait donc plus difficile d'exercer une contestation écolo¬gique. Ce dispositif pourrait être complété dès l'automne par une cir¬culaire ou un décret - ce n'est pas encore décidé - qui compliquerait la tâche des citoyens et des asso¬ciations de protection de la nature voulant attaquer des décisions de l'État et des collectivités territoriales devant les tribunaux administratifs. Les élus se disent lassés des remises en cause de permis de construire ou des tracés de routes. Depuis plu¬sieurs années, les associations de maires demandent au gouverne¬ment une restriction de la contes¬tation « administrative » pour abus de pouvoir et non-respect des règles d'enquête publiques. En oubliant de rappeler que le recours aux tri¬bunaux administratifs est souvent la seule arme des écologistes et des associations de protection de la nature.

Entre les possibilités de criminali¬sation de la contestation écologique et les restrictions aux recours admi¬nistratifs, si ces deux réformes entrent en vigueur, l'écologie devrait peu à peu cesser de gêner le pouvoir. Pour l'instant, il est encore, au moins, possible de l'écrire sans encourir le risque d'être poursuivi... pour outrage au gouvernement.

Claude-Marie Vadrot



--
L’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible (Antoine de St Exupéry)




http://www.politis.fr/article7307.html
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 22:58

publié par
roland (Dazibaouebmaster) Aujourd'hui 14H48


On nous parle beaucoup des manifestations en Iran. Curieusement, depuis le 9 avril, le peuple Géorgien manifeste presque tous les jours pour renverser le président Mikhaïl Saakachvili, mais la presse française n'en parle pas. Il faut chercher une agence de presse russe pour avoir quelques informations sur ce sujet. A croire que la presse française ne s'intéresse pas à la Géorgie...

Mme BourdjanadzeGéorgie: 3e tentative de disperser la manifestation de l'opposition

TBILISSI, 15 juin - RIA Novosti. L'ancienne présidente du parlement géorgien Nino Bourdjanadze et leader du parti "Mouvement démocratique - Géorgie unie" (opposition) a fait part de la troisième tentative menée ce lundi afin de disperser une action d'opposition à Tbilissi, annonce l'agence News-Georgia.

Ce matin, selon l'opposition, 20 personnes armées de matraques ont fait irruption dans les zones adjacentes à la Chancellerie d'Etat. Les manifestants ont détruit 30 cages imitant les cellules de prison. L'opposition a dénoncé une tentative des autorités visant à disperser une action de l'opposition.

Depuis le 9 avril dernier, l'opposition géorgienne organise des actions de protestation, en réclamant la démission du président Mikhaïl Saakachvili.

"Actuellement, la police disperse une action près du bâtiment du ministère de l'Intérieur", a déclaré Mme Bourdjanadze, ajoutant que les leaders de l'opposition se dirigeaient vers le lieu de l'incident.

Selon elle, un des activistes de l'opposition Zourab Abachidze a été violemment passé à tabac.

Source: Ria Novosti



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4350


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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 18:50
Sommaire :

Propagande de la presse, de la TV
(aux mains des marchands d'armes),
contre l'Iran.
L'article d'Eva R-sistons à la propagande



Les médias
dans le collimateur
du pouvoir en Iran

Les autorités iraniennes, qui critiquent la couverture par les médias étrangers de la présidentielle, ont apparemment pris des mesures pour contrôler le flux d'informations émanant de sources indépendantes alors que des heurts éclataient à Téhéran ce week-end après l'annonce des résultats contestés du scrutin. Lire la suite l'article

La BBC a dit connaître depuis le jour de l'élection, vendredi, des problèmes de transmission qui ont empiré dimanche, provoquant des interruptions momentanées de diffusion pour les téléspectateurs et auditeurs de la BBC en Iran, au Moyen-Orient et en Europe.

"Cela semble faire partie d'un mode de fonctionnement des autorités iraniennes pour limiter la diffusion d'informations au lendemain d'élections contestées", a déclaré Peter Horrocks, directeur de BBC World Service à Londres.

Dimanche lors d'une conférence de presse, le président ultraradical Mahmoud Ahmadinejad, dont la réélection est contestée par l'opposition réformatrice, a accusé les médias internationaux de lancer une "guerre psychologique" contre son pays.

Depuis le jour de l'élection, une série de problèmes de communications ont été répertoriés, touchant notamment des canaux susceptibles d'être utilisés pour organiser des manifestations.

Téhéran a rétabli dimanche les liaisons pour les téléphones cellulaires qui ne fonctionnaient plus dans la capitale depuis samedi. Mais les Iraniens ne pouvaient toujours pas envoyer de SMS depuis leurs téléphones portables, et le gouvernement a accru son filtrage d'Internet, apparemment pour essayer de museler les voix de l'opposition. Les sites des réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter, ne fonctionnaient pas non plus.

Le gouvernement iranien n'a pas commenté les restrictions, mais il a accusé les médias internationaux d'exagérer l'importance des manifestations de rue à Téhéran et d'essayer de déstabiliser le régime.

L'Iran réglemente et surveille les activités des médias internationaux et indépendants opérant à l'intérieur de ses frontières, et contrôle étroitement ses médias publics. De nombreux journaux réformateurs, magazines et sites Internet ont vu le jour au cours de la dernière décennie, mais sont souvent soumis à des restrictions ou sont fermés.

Les médias internationaux sont normalement autorisés à travailler sans censure en Iran, tout en étant astreints à certaines règles, comme demander par avance la permission de se rendre dans des lieux situés hors de la capitale ou interviewer des responsables du gouvernement.

Mais les autorités sont surtout sensibles aux informations, blogs et sites Internet en farsi, craignant manifestement leurs effets sur la situation politique interne.

Samedi, les autorités iraniennes ont contacté les journalistes de télévision travaillant pour l'Associated Press en Iran et ont prévenu que le gouvernement appliquerait une loi interdisant la fourniture de vidéos en farsi aux services de la BBC et de Voice of America. Ces deux médias diffusent des informations aux Iraniens par satellite dans leur propre langue.

D'après un porte-parole de la chaîne suédoise SVT, Geronimo Akerlund, sa journaliste, Lena Pettersson, a été priée de "quitter l'Iran dès que possible parce que les élections sont terminées".

La chaîne allemande ZDF a fait savoir dimanche à l'antenne que son correspondant en Iran et d'autres journalistes avaient été "empêchés de faire leur travail de façon massive". L'Italienne RAI a annoncé que l'une de ses équipes s'était retrouvée au coeur d'affrontements et que son interprète iranien avait été frappé à coups de matraques par les forces de l'ordre qui ont confisqué les vidéos du caméraman.

Al Arabiya a annoncé pour sa part que le correspondant de la chaîne panarabe à Téhéran avait reçu l'ordre verbal des autorités iraniennes d'une fermeture de son bureau pendant une semaine, selon le rédacteur en chef Nabil Khatib. Aucune raison n'a été invoquée, mais la chaîne avait été avertie plusieurs fois samedi qu'elle devait faire état du "chaos" avec exactitude.

En Iran, les journaux officiels ne mentionnaient pas dimanche les heurts de la veille. La télévision d'Etat en a toutefois montré dimanche quelques images. Le journal lancé par le candidat réformateur Mir Hossein Moussavi n'a pas paru dimanche. Selon un rédacteur en chef, l'édition du "Kalemeh Sabz" ou "Parole verte", n'a jamais quitté l'imprimerie à cause des accusations de Mir Hossein Moussavi qui dénonce une fraude massive.

De son côté, Amnesty International a critiqué l'attitude des autorités iraniennes, leur reprochant d'avoir posé des entraves aux médias et aux sites Internet. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090615/twl-iran-presidentielle-medias-ba66223.html


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Scandaleuse propagande contre l'Iran,
par Eva R-sistons

Contre l'Iran, les médias se déchaînent.

Presse muselée pendant les émeutes (attisées par l'Occident) ? Et alors ? La situation est grave. De toutes façons, chez nous, à part quelques médias indépendants, comme le Monde Diplomatique ou le Canard Enchaîné, tout est verrouillé, aux ordres du Président, il n'y a pas de vrais débats sauf sur Ce soir ou Jamais (FR3) de D. Taddei, merci à lui; le journalisme d'investigation est mort: il n'y a plus de reportages de fond, indépendants (et à ce titre, Envoyé spécial est une caricature, sujets sans intérêt, édulcorés, n'abordant pas les vraies questions); et tout n'est que désinformation et propagande. Balayons devant notre porte avant de nettoyer ailleurs !

Elections tronquées (et chez nous, à Perpignan, par exemple ?) ? Cela reste à démontrer. Ce qui est sûr, c'est que dans les coulisses, l'Occident, via ambassades, agents, ONG, et les étudiants - très travaillés, les plus malléables, les plus sensibles à la propagande, les plus séduits par les mirages de l'Occident.. -, forme des dissidents, finance la contestation, envoie des provocateurs, etc. Les techniques sont bien rôdées. Objectifs : Révolution orange, de velours, moins coûteuse en matériel de guerre et en argent. D'ailleurs, les guerres coloniales sont aujourd'hui vouées à l'échec. L'Occident veut mettre la main sur l'Iran, sans guerre, et prendre possession de ses ressources, tarir le financement des héroïques mouvements de résistance à l'impérialisme, Hezbollah et Hamas,   et l'utiliser comme base arrière contre la Russie et la Chine, ensuite, dans les guerres impériales pour continuer à dominer, seul, le monde.

Ce qui se joue en Iran est donc important : Va-t-il tomber aux mains des marionnettes de l'Occident ? Restera-t-il maître de son destin ? Et dans ce cas, la propagande médiatique fonctionne à fond pour dresser les Européens contre l'Iran. Une arme efficace, comme contre l'extrémisme musulman (largement surévalué pour les besoins de la cause de l'oligarchie uniquement animée par le souci de tout contrôler à son profit): La peur. Et par exemple, ce 15 juin, sur C dans l'Air, intervenants  et journaliste (surtout lorsque les invités n'attaquent pas suffisamment l'Iran) font appel aux sentiments les plus bas:  "C'est une menace à peine voilée contre les occidentaux" ! Moment très révélateur, lorsque le présentateur commente l'intervention d'Ahmadinejad : "Il adopte un ton provoquant." Qu'on en juge : "Je ne vois pas pourquoi Nicolas Sarkozy a peur de nous. Nos relations finiront bien par s'améliorer !"  Et d'ajouter, à propos du "ton provoquant": "C'est cet homme qui vient d'être élu".

Nous n'avons décidément pas la même grille de lecture ! Moi, je vois une déclaration apaisante, diplomatique, d'un côté. Et de l'autre, de la PURE PROPAGANDE ! Cela me rappelle le "A vous de Juger", qui absout le provocateur Cohn-Bendit, et accuse Bayrou. Les rôles sont renversés ! Et cela, dans tous les médias alignés sur la Pensée unique contraire aux intérêts des peuples. Pauvre France aux mains de ceux qui la tuent en tuant la démocratie !


Propagande encore quand l'animateur de C dans l'Air appelle Ahmadinejad "le dictateur iranien" (on nous a déjà fait le coup, en Irak, du dictateur à renverser), en arguant, le saint homme, que ce sont les télespectateurs qui l'ont ainsi surnommé (avec la propagande quotidienne, rien d'étonnant !), ou lorsqu'on annonce que l'Iran "est la plus grande menace pour Israël". C'est exactement l'inverse !

Insistance lourde de l'animateur sur le fameux "rayer Israël de la carte", et sur les menaces supposées de l'Iran. A.Sfeir, le Directeur des Cahiers de l'Orient, a l'honnêteté de rétorquer : "Israël joue dangereux sur le plan Palestinien, et même sur d'autres pays", ce qui lui vaut instantanément d'être interrompu. Joli détournement de propos, avec un "oui, il peut appuyer sur le bouton, c'est ça la question", mais Sfeir, imperturbable, répond: "Il ne faut pas fantasmer, ce sont des spéculations !" En ajoutant, fort judicieusement : "Israël a aussi l'arme atomique, et lui aussi ne respecte pas les règles internationales". Et pan ! Et il ajoute, tout aussi judicieusement : "Et la bombe gaulliste ?". Oui, mais voilà, l'Occident ne tolère rien des ennemis qu'il s'invente à des fins hégémoniques ! Deux poids deux mesures...

Evidemment, on rappelle le "rayer Israël de la carte" qu'Ahmadinejad n'a JAMAIS dit (ses propos ont été sciemment déformés par l'Occident menteur), en taisant le fait que d'importantes personnalités israéliennes, dont certaines au pouvoir (comme l'actuel Ministre des Affaires Etrangères) ont, eux, appelé à détruire l'Iran et Gaza ! Et le feront, soyons en sûrs ! Car ce sont de dangereux extrémistes, des fous comme l'Occident les cultive, au sommet (Bilderberg ou ailleurs). Ayant tout pouvoir pour éliminer ceux qui s'opposent à leurs desseins hégémoniques et prédateurs !

En réalité, tout est fait pour nous dresser contre l'Iran, pour nous préparer à la guerre "nécessaire" contre un ennemi fabriqué de toutes pièces pour complaire aux diktats d'Israël, le seul pays au monde qui puisse tout se permettre même de piétiner le Droit et de commettre les pires crimes sur une population sans défense. Et dans ce but, l'utilisation du mot "dictateur" à l'encontre d'Ahmadinejad relève de cette rhétorique guerrière destinée à nous dresser contre celui qui a été, en dépit certainement de quelques irrégularités, légalement élu. On avait déjà entendu cela contre Chavez, plébiscité par son peuple ! En véhiculant une image négative de l'Iran, en nous faisant ABUSIVEMENT peur, on nous prépare de façon anti-démocratique, et préjudiciable aux intérêts des peuples, à la guerre présentée comme fatale, nécessaire.


Sur le plateau de C dans l'Air, il y avait donc un Arabe pro-occident, Antoine Sfeir, qui est un homme juste, épris de vérité. Et c'est ainsi qu'il a quand même pu glisser quelques évidences, au passage, vite noyées, ou détournées, par le présentateur aux ordres : (à propos du risque nucléaire) "Je rappelle que l'Iran n'est pas un pays prédateur, conquérant (comme Israël,ou les USA, note d'Eva), il souhaite seulement exercer une influence sur les plans intellectuel, religieux, artistique..." Le présentateur évoquera, lui, la préparation de l'Iran à la confrontation directe avec l'Occident. Et à propos de l'ingérence scandaleuse de B. Kouchner dans les affaires intérieures de l'Iran, en convoquant l'Ambassadeur de ce grand pays (pas moins !), A. Sfeir a le mot juste, vite balayé par l'animateur : "Cette enquête de Kouchner est choquante. Convoquer l'Ambassadeur d'Iran, c'est du mépris, c'est du COLONIALISME !"

Sur BFM, on notera une recherche d'objectivité, avec l'annonce d'opposants officiels et ... d'autres qui le sont moins, mais elle se limite à une phrase sybilline:  Il y a aussi, "derrière ,des groupes mal identifiés, des petites chapelles". Hé hé, on reste sur notre faim ! Qu'y a-t-il, derrière ? Comme dans le Caucase ! Des ONG très peu humanitaires, des  groupes occidentaux de pression, des agents israéliens ou de la CIA, des provocateurs dûment payés, des préposés à la formation de cadres chargés d'animer l'opposition, eux-mêmes appâtés par des postes en vue et juteux, le moment venu. Eternelle carotte de la récompense pour services rendus ! Tant pis si le peuple est trahi. L'ambition est le moteur d'actions peu avouables...


Enfin, l'Occident félon et comploteur a sorti un joker de rechange, comme ailleurs le célèbre joueur d'échec russe au pays de Poutine : Le fils du Shah d'Iran renversé par le peuple pour... sa collusion avec l'Etranger ! La boucle est bouclée.... Les vieilles recettes refont toujours surface ! Et le dindon de ces sinistes farces, sont bien évidemment les peuples, doublement floués : Par les Médias menteurs, et par l'Oligarchie qui tire les ficelles, en coulisses, des événements. Pour son SEUL profit ! 

A suivre

Eva R-sistons



________________________________________________________________________________________




Excellent commentaire reçu :



Eva, je souhaite développer ton rajout en tête à propos des élections iraniennes (rajout auquel je souscris).

Comme de bien entendu, les messe-médias occidentaux s’empressent d’insinuer qu’il y a eu bourrage d’urnes et fraude massive, c’est toujours le même type de réaction quand un dirigeant étranger refuse d’être une marionnette et qu’il bénéficie d’un soutien populaire. Ça me rappelle la situation russe fin 2007, quand Poutine a été largement plébiscité : une étude écossaise indépendante a conclu sur ce cas qu’il y avait effectivement eu des irrégularités dans certaines circonscriptions, mais que le fonds ne saurait être changé : Poutine est populaire, même si ça nous déplait. Il a quand même remis un peu d’ordre dans le bordel inssurmontable laissé par l’alcoolo Elstine (qui avait fait de la Russie un pays du tiers-monde), qui venait après un Gorbatchev qui a été trop naïf de croire à la bienveillance des occidentaux et à leurs conseils. De plus Poutine en politique extérieure a été équilibré dans les grands enjeux internationaux, et a ramené une certaine fierté aux russes. Même s’il faut dénoncer ses dérives, il faut éviter la diabolisation. Or que font nos messe-médias pour traiter de la Russie ? Ils invitent des opposants médiatiques tels Garry Gasparov, et autres milliardaires vivants en exil à Londres, et qui se posent en grands démocrates ! Eux qui ont pillé le pays sous les réformes de Gorbatchev et Elstine !


On a la même chose pour l’Iran.
 
Je voudrais témoigner d’une expérience : une fois à Paris, je passe à côté d’un stand du genre « Liberté en Iran ! » et des gens très comme il faut me donnent une pétition à signer. C’est sûr que les photos de femmes pendues et autres horreurs vous donnent envie de les soutenir, et je leur ai demandé une brochure. Et qu’est-ce que je lis à la fin ? Que c’est parrainé par Reza Pahlavi, le fils du dernier Shah d‘Iran, celui-là même qui a fait renverser Mossadegh avec l’aide de la CIA ! Les atrocités de la Police du Shah n’avaient rien à envier à certains paramilitaires. Alors pour moi, NIET ! Jamais je ne soutiendrais la richissime famille Pahlavi, vivant dans les beaux quartiers parisiens (un peu comme les milliardaires russes évoqués ci-dessus) !

Voilà un exemple de la manipulation des ennemis du peuple iranien. J’en viens à ce que tu soulignes à propos des « révolutions de couleurs » fabriquées de toutes pièces par l’Occident. Effectivement, une des nombreuses magouilles de la CIA c’est de faire la subversion des étudiants, des syndicats, et autres, un peu comme les gens du stand que j’ai évoqués ci-dessus. D’ailleurs, ne faîtes-vous pas le lien entre ces élections, ces émeutes de jeunes partisans de la modernité, et l’affaire Roxanna Saberi dernièrement ?

Vous savez cette jeune femme mi-américaine, mi-japonaise, mi-iranienne, arrêtée par l’autorité iranienne, et pour laquelle les plus grands de ce monde se sont mobilisés (même Hillary Clinton), cette agnelle dans l’antre de l’islamisto-violeur-chiite-lapideur-d’étrangères dans l’imaginaire occidental ?  Comme pour les étudiants anti-Chavez médiatisés pendant la campagne du dernier referendum (je les ai vus sur BFM), comme pour une récente militante mi-canadienne, mi-tibétaine (dont j’ai hélas oublié le nom) « courageusement » opposée au gouvernement chinois, on a le même topo : des jeunes photogéniques, génération Obama (la canadienne ou Roxanna qui sont métisses) qui parlent très bien l’anglais, qui démontrent que les jeunes ne sont pas tous des têtes vides avides de jeux vidéos, mais responsables,  et qui sont sensés faire pleurer les chaumières occidentales.

Il se peut que Roxanna ou d’autres soient sincères, mais dans ce cas, on retrouve un peu le schéma des attentats sous faux drapeau : le fanatique manipulé qui croit qu’il fait une action pour sa « cause », sans savoir que la logistique et le financement de son attentat sont en fait assurés par ses ennemis idéologiques (au hasard, les USA ou Israël). Ainsi, des jeunes fougueux et idéalistes en Iran veulent changer la société (ce qui se comprend), mais ils peuvent être manipulés par des gens comme les très-comme-il-faut-du-stand-parisien que j’ai évoqués ci-dessus, et qui s‘avéraient être des gens qui ne rêve que de rétablir le régime du Shah (avec des gens très glamour pour les photos, comme le couple royal jordanien Rania et Abdallah, mais larbin des puissances occidentales, et répressif envers les pauvres).

Comme le disent les américains « Follow the money » : suivez l’itinéraire de l’argent, les soutiens de ces causes médiatiques, si c’est la NED ou l’USAID, jetez les à la poubelle, c’est la CIA !

Les gens qui veulent déstabiliser l’Iran savent former des émeutiers, des jeunes très comme il faut, relisez l’histoire du coup d’état contre Salvador Allende (là encore, à l’origine une grève « populaire »), les contras au Nicaragua (pour forcer les gens à voter contre les sandinistes), ce sont des cas d’écoles ! Rappelez-vous les couveuses de la Maternité de Koweit-city et le témoignage larmoyant d’une fillette qui a justifié la 1ère guerre du Golfe : en fait la gamine c’était la fille de l’ambassadeur du Koweit aux USA !


En parlant de Roxanna, les mollahs, comme je l’ai suggéré plus haut, on eu une réaction mesurée et pragmatique : ils l’ont libéré sans l’interdire de séjour, mais condamnée à une peine de prison avec sursis (donc à la prochaine, elle y passe) : c’est un avertissement aux USA, on la libère, on ne lui a pas fait de mal, MAIS NE NOUS PRENEZ PAS POUR DES CONS.

Main tendue d’Obama+Roxanna Saberi+publication du dernier bouquin du fils héritier du Shah+Menaces d’Israël +émeutiers anti-Ahmadinejad : comment croire que ce n’est pas une stratégie calculée ???


Attention, ça ne me dévie pas de mon aversion des mollahs, mais ceux qui s’en plaignent feraient bien de se demander si c’était une bonne idée de renverser Mossadegh, qui était à l’époque plutôt progressiste et dont le crime fut de vouloir nationaliser le pétrole iranien.


Commentaire n° 22 posté par Annie hier à 21h58


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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 18:23



La guerre contre l'esprit des citoyens
a commencé, et tous les moyens sont bons,
même les dessins animés !
par Eva R-sistons



Mes amis,

Je reçois à l'instant un commentaire remarquable, attirant mon attention sur un phénomène que je ne connaissais pas encore, très grave, très significatif. Et particulièrement révélateur. En effet, l'"Elite" pourrie a réorienté sa stratégie de domination, en menant une bataille sur le plan des idées. Il s'agit de contaminer nos esprits en permanence, de les polluer, de les anesthésier, de les soumettre, d'ôter tout esprit critique (on le voit en particulier avec les grandes chaînes de télévision qui nous abêtissent en permanence avec des jeux, des séries américaines, des shows grotesques... jamais plus de sujets d'investigation, de documentaires pour creuser des thèmes brûlants, de reportages pour nous faire découvrir des enjeux majeurs...!), c'est une véritable prise de possession de nos cerveaux pour nous dire comment penser, comment voter, qui sont nos ennemis, qui sont nos bienfaiteurs... et aussi, afin de nous inciter à nous résigner à "l'ordre  établi" pour "notre bien-être". Pensée unique ! Mondialisation "heureuse", n'est-ce pas ? Qu'en pensent les paysans ruinés par les OGM, ou les travailleurs privés d'emplois par la compétition effrénée, et tant d'autres victimes de cette "bienheureuse" mondialisation ... ?

J'entendais l'autre jour la réponse suivante d'un député à la question posée par un futur participant au Parlement des enfants annuel : "La Droite, c'est plus de compétition entre les individus, le plus fort est le meilleur... la Gauche, c'est plus de solidarité !" (et si tout le monde comprenait ça, la Droite ne serait pas souvent au pouvoir !). Nous sommes dans une société où SEULS le mérite, la débrouille, la gagne, paient, que fait-on de ceux qui ne sont pas des Tapie, prêts à tout pour réussir ? Oui, l'écart se creuse entre les gagnants et les perdants, non pas naturellement, mais parce que l'oligarchie l'a décrété artificiellement.

Les Médias aux mains des puissances de l'Argent et des marchands d'armes sont les plus sûrs instruments de notre conditionnement quotidien, et donc, je ne cesse de le dire, nos PIRES ennemis, nos PIRES adversaires. Quand tout le monde aura compris ça, il n'y aura plus de télespectateur, plus de crédule, plus d'aveugle, les médias infâmes seront boycottés, les Directeurs de programmes harcelés (courriers, appels téléphoniques, manifestations quotidiennes par exemple "d'individus-sandwiches" - délivrant un message fort, audible, visible -  devant le siège de ces établissements maléfiques...), et notre première CIBLE, AVANT les politiciens, doivent être, justement, ces supports qui véhiculent en permanence le venin mortel pour notre vie, qui distillent quotidiennement un poison pour nos pensées, notre âme, notre coeur, en nous dressant les uns contre les autres (par exemple contre les chômeurs, les "assistés", les étrangers, les Arabes, les Russes, les Chinois...), en encourageant les communautarismes, en nous asservissant (instrumentalisation de la religion, de plus en plus, au détriment de NOTRE laïcité facteur de lien social), en nous disant comment penser, c'est à dire par exemple pour le Nouvel Ordre Mondial, seul capable, naturellement, de régler tous les problèmes, alors qu'il nous ligotera à jamais (n'en déplaise aux Attali, complaisamment invités par des chaînes comme LCP, pour nous préparer à accepter l'avenir radieux d'une société où, par exemple, les vieux seront euthanasiés et l'Opéra remplacé par une chanteuse et un piano, car trop coûteux pour les milliardaires qui ont pris possession de nos vies de façon illégitime).  

Alors oui, merci à tous ceux qui, quotidiennement, m'envoient des informations pour que je les répercute, je veux en effet être l'écho de VOS préoccupations et de tout ce qui se trame derrière notre dos et CONTRE nous tous, hypothéquant même tout avenir normal pour l'humanité.

Aujourd'hui, la guerre que mène "l'Elite" contre les peuples commence avec les Médias, et se poursuit sur tous les champs de batailles possibles au niveau des idées : Subtile stratégie, rusée, insidieuse, qui formate complètement nos cerveaux, programme les Révolutions comme celles, non des Oeilllets au Portugal qui représentera toujours un formidable moment de libération pour l'humanité, mais comme les Révolutions dites de "velours", oranges (je ne supporte plus cette couleur), destinées à remplacer un gouvernement démocratiquement élu ne plaisant pas à Washington, car trop indépendant, non aligné sur ses diktats, au profit d'un pseudo-gouvernement "libre", en réalité un consortium de gens formés par la CIA, les thinks-thanks, etc (comme en Georgie ou en Ukraine), chargé de permettre une main-mise complète de l'Occident sur le pays, ainsi libre de piller les ressources à sa guise... Le pouvoir, dans ce cas, appartenant aloors à des marionnettes serviles. Je persiste et je signe: Selon moi, à travers la dénonciation de fraudes électorales en Iran (certainement non dénuées de fondement), il doit y avoir tentative de destabilisation du pays orchestrée par l'Etranger, pour mettre en place un homme soumis à Washington et à Tel-Aviv, à leurs ordres, et aux ordres des multinationales. Et en avant le pillage du pétrole, l'américanisation des esprits, la dictature de l'Argent, le lâchement des pauvres Palestiniens, l'autorisation même, ensuite, de l'utilisation du territoire contre les futures guerres impériales contre la Russie et la Chine !

Oui, aujourd'hui, plutôt que de mener des guerres de plus en plus vouées à l'échec, l'Occident entreprend une véritable guerre des idées, un vrai terrorisme intellectuel, finalement, comme le CRIF en France, véritable Police de la pensée, ou l'envoi de pseudos ONG humanitaires, en réalité chargées de travailler la société de l'intérieur; Et en ce sens, Poutine a eu raison de fermer toutes ces ONG sous-marins de l'Etranger, de même, et tant pis pour la démocratie (à géométrie variable d'ailleurs), que je comprends l'Iran lorsqu'il bride aujourd'hui sa presse ou les sites Internet (nous n'avons pas de leçons à donner, nous, aujourd'hui, avec nos médias sous contrôle total !), si efficacement utilisés contre les intérêts mêmes du pays, contre sa souveraineté !

La guerre se livre désormais à tous les niveaux, Internet, Médias, ONG, agents, pions - comme Cohn-Bendit, Strauss-Kahn, Attali et tant d'autres, justement ! - , ... pour contrôler, de l'intérieur, les pays, les citoyens, les cerveaux. Et c'est ainsi que des dessins animés sont, aujourd'hui, utilisés à des fins de propagande, en laissant dans l'esprit de nos enfants des messages subliminaux abjects, prônant la soumission à l'"Ordre" établi.


Il est absolument scandaleux que des individus "mieux" nés, plus pourvus en titres, en argent, s'octroient tout pouvoir à l'encontre des peuples, sans mandat, et pour il faut bien le dire, faire un enfer de leur vie. Et par exemple, pourrons-nous même un jour choisir la médecine douce, ou de cultiver notre jardin potager ? Oui, cela va jusque là. C'est INTOLERABLE. Et mon blog dénonce l'intolérable. Comme, justement, l'utilisation ABUSIVE des dessins animés pour créer les futurs esclaves du Grand Désordre Planétaire qui s'annonce.

Eva R-sistons à l'intolérable


TAGS: Elite, mondialisation, OGM, compétition, Parlement des Enfants, Droite, Gauche, Tapie, Médias, individus-sandwiches, Arabes, Russes, Chinois, Palestiniens, communautarismes, laïcité, Nouvel Ordre Mondial, LCP, Attali, euthanasiés, Opéra, Révolution Oeillets, Révolutions de velours, Révolutions oranges, CIA, thinks-thanks, Washington, Georgie, Ukraine, Iran, Tel-Aviv, multinationales, Palestine, pétrole, Occident, terrorisme, CRIF, Poutine, ONG, Internet, Cohn-Bendit, dessins animés, messages subliminaux, Strauss-Kahn, médecine douce, jardins potagers...


Dees
Commentaire reçu :
Messages subliminaux
des dessins animés


Un message urgent contre les dessins animés (DA) de la Warner Bros, en particulier Bip Bip & Coyote, Titi & Gros Minet, Bugs Bunny & Elmer Fudd. Car ces DA ne sont pas neutres mais contiennent des messages subliminaux à caractères élitiste et fataliste. On connaît tous bien Bip Bip & Coyote, Titi & Gros Minet, Bugs Bunny & Elmer Fudd, mais contrairement à des DA à vocation pédagogique et humaniste comme Caliméro, Maya l'abeille, les Schtroumfs, Super Ted ou encore Scoobydoo, les DA de la Warner Bros ne contiennent aucun message destiné à favoriser l’éveil spirituel des enfants.

Leur but est de pourrir le cerveau des enfants en leur délivrant insidieusement le message suivant : dans la vie il y a des winners (Bip Bip, Titi, Bugs Bunny) et des loosers (Coyote, Gros Minet, Elmer Fudd), c'est-à-dire ceux qui sont biens nés (bénis par "dieu") et ceux qui sont mal nés (rejetés par "dieu"). Les loosers (ceux qui sont mal nés) doivent accepter leur destin fatal toute leur vie sans jamais le remettre en cause car il leur a été assigné par "dieu", ils ne doivent en aucun cas se rebeller (Coyote, Gros Minet, Elmer Fudd ne se rebellent jamais contre leur sort) contre l’ordre "divin" (en réalité satanique) qui sépare la société en deux classes : les winners & les loosers.

Quoi que fasse les loosers, ils n’atteindront jamais leur but car l’ordre "divin" de la Warner Bros ne tolère aucune remise en cause d’une société qui favorise uniquement les bien nés (les winners). Dans l’ordre "divin" de la Warner Bros, chacun doit rester à sa place, les loosers toujours loosers, les winners toujours winners. Coyote n’a jamais réussi à attraper Bip Bip, pas plus que Gros Minet avec Titi, et même à chaque fois qu’ils étaient près du but les loosers ont toujours été sévèrement punis. Il ne faut en aucun cas renverser l’ordre "divin". Tel est le message subliminal que délivre ces pourritures de DA (Bip Bip & Coyote, Titi & Gros Minet, Bugs Bunny & Elmer Fudd) aux enfants dès leur plus jeune âge pour leur inculquer le respect de cet ordre "divin" : si tu es handicapé c’est de ta faute, si tu as raté ton concours c’est de ta faute, si tu es licencié c’est de ta faute, si tu ne trouves pas de travail c’est de ta faute, si tu n’arrives pas donner une vie meilleure à tes enfants c’est de ta faute, etc. Tout est de ta faute car tu es un looser, un mal né comme Coyote ou Gros Minet.

Cette manière insidieuse de faire comprendre aux loosers que tout est de leur faute car ils sont du mauvais côté de la barrière du destin (comme Coyote, Gros Minet, Elmer Fudd) enlève petit à petit tout esprit de révolte car le looser se culpabilise et renvoie la faute sur lui-même. Par la culpabilisation du looser, le système est sauvé et les winners peuvent dormir tranquille. Vous avez toujours eu un doute, voire un malaise avec Bip Bip & Coyote, Titi & Gros Minet, Bugs Bunny & Elmer Fudd, si vous ne saviez pas encore d’où venait ce doute ou ce malaise, maintenant vous savez que ce que vous ressentiez était la vérité, à savoir que vous ne regardiez pas des DA mais des œuvres de propagande au service d’une vision de la société à vocation élitiste et fataliste qui sépare l’humanité en deux camps : les loosers, ces mal nés rejetés par "dieu" et qui doivent comprendre dès leur plus jeune âge qu’ils seront des loosers toute leur vie car c’est le "destin" ; et de l’autre côté les winners, les bien nés bénis par "dieu" et qui doivent écraser et exploiter les loosers toute leur vie car c’est le "destin".

D’un côté ceux qui perdent et qui souffrent toujours (les loosers, les faibles, les pauvres, les handicapés...), et de l’autre côté ceux qui gagnent et qui jouissent toujours (les winners, les puissants, les riches...). Tel est le message subliminal que délivre la Warner Bros dans chacun des ses DA qui ne sont en réalité rien d’autre que des programmes de propagande à vocation élitiste et fataliste.

Voyez la pyramide des billets de dollar, le sommet est détaché par rapport à la base car il ne doit pas y avoir de mélange entre les winners et les loosers, chacun à sa place, les uns au sommet les autres en bas. De plus, le sommet n’est pas fragmenté car il y a unité entre les winners (l’élite de l’humanité). La base de la pyramide est fragmenté car il ne doit pas y avoir d’unité entre les loosers (les peuples de l’humanité), il faut fragmenter les peuples et les individus pour créer des compétitions entre eux. Ainsi, pendant que les peuples et les individus passent l’essentiel de leur temps à se battre entre eux pour gravir l’échelle pyramidale qui comporte 12 niveaux, l’élite dort sur ses deux oreilles. Il n’y a pas de compétition au sommet de la pyramide, mais uniquement en bas sur la base. C’est le fameux « diviser pour régner
».
 

Commentaire n° 3 posté par Atlas aujourd'hui à 10h47



(Citoyens en cage, bientôt ! Eva R-sistons)

http://www.lexode.com/galerie/dessins/titi-gros-minet,6242.html 
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 06:14
Dans une société qui désinforme,
où le NET sera peut-être bientôt sous contrôle total,
restera (comme je vous l'ai dit notamment
dans mes articles sur le journalisme citoyen),
l'individu sandwisch,
se sustituant aux médias défaillants.
Eva R-sistons à l'intolérable


En direct de Crest - samedi 14/06/09, devant la résidence principale du sieur Mariton H (qui serait aux dernières nouvelles, député UMP)

 


A noter que Kelly-Eric Guillon est le seul qui se balade, allant au devant des gens, pour les informer des résultats des européennes.

Je pense que les chalands et commerçants, seraient agréablement surpris et trouveraient sympa si les politiques qui les saluaient encore le 06/06/09 venaient les remercier et leur expliquer les enjeux de Bruxelles et Strasbourg.
Mais hélas il n’y a personne.

 

Et les gens lui font remarquer, à juste titre, que « vous, au moins, on vous voit, même en dehors des campagnes électorales ! »

 

Si vous voulez mieux comprendre comment et pourquoi le Peuple est cajolé puis ignoré et donc berné, lire «  Psychologie des foules » (à usage des gouvernants de l’avenir, déjà en 1895) de Gustave le Bon (1895), si vous ne voulez plus être piégé.

Par contre si cela vous arrange et vous convient d’être ainsi manipulé, abstenez vous de le lire, vous seriez ensuite mal à l’aise, en connaissance de cause, à rester dans le troupeau.

http://www.marcfievet.com/article-32626183.html

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 06:07
p
ublié par
roland (Dazibaouebmaster) Hier 18H42

Jesús Arnaldo Pérez et Hugo ChavezPar Jesús Arnaldo Pérez, ambassadeur du Venezuela à Paris


A Paris, le 22 mai 2009,   











Monsieur Eric Fottorino, Directeur du Monde


Monsieur le Directeur,  


C’est avec un grand respect que je souhaite vous exprimer, au nom du peuple vénézuélien et de notre gouvernement, mon sincère étonnement face à l’article selon moi tendancieux de votre correspondant, Monsieur Jean-Pierre Langellier, que j’ai eu l’opportunité de découvrir en parcourant les pages de votre quotidien daté du 19 mai dernier.
  


Cet article, dont j’ai constaté avec surprise qu’on le qualifie « d’analyse », reprend à son compte les plus incroyables stéréotypes et contrevérités colportés depuis dix ans par ceux qui ne comprennent pas la volonté souveraine des vénézuéliens – démontrée à maintes reprises dans les urnes – de se choisir un modèle original et alternatif de développement.  



Retranché derrière sa supposée objectivité journalistique, Monsieur Langellier dresse au fil des lignes un portrait de notre pays digne d’une parodie de Tintin et les Picaros : plusieurs  chiffres et discours sont utilisés hors de leur contexte et les sources sont occultées. De ce fait,  Monsieur Langellier  trompe sciemment vos lecteurs, en contribuant à forger une vision de l’Amérique Latine simpliste et heureusement contraire à la réalité.  


On peut ainsi lire, au fil des lignes, que le Venezuela est gouverné par un « régime » « autoritaire et étatiste », « centralisé et militarisé », qui n’honore pas ses engagements internationaux, qui transforme en « traîtres » les « camarades » critiques, « exerce une vendetta contre ses opposants », les « harcèle » et réduit « chaque jour un peu plus l’espace de la démocratie », tout cela grâce à « un Parlement à sa dévotion », une compagnie pétrolière qui est un « Etat dans l’Etat » et au fait que « les médias privés sont dans le collimateur ».  


Dans son « analyse », Monsieur Langellier juge tout de même utile de retranscrire l’opinion de membres du Gouvernement qu’il décrie, en expliquant que « récemment », notre Ministre des Finances déclarait « qu’au Venezuela ressurgit le rêve de l’Union Soviétique » : une phrase là aussi sortie de son contexte, mais qui sert son dessein de donner l’image d’un pays archaïque, aux antipodes de notre volonté affirmée de construire un modèle novateur et moderne de réelle redistribution de la richesse, participatif et démocratique.  



Alors que si peu se sont émus, pendant les années 80 et 90, de la terrible expérimentation des politiques ultra-libérales sur notre continent et de leurs conséquences désastreuses sur le niveau de vie des latino-américains, certains commentateurs démontrent aujourd’hui un aveuglement idéologique lorsqu’ils attaquent notre politique de reconstruction de l’Etat, de services publics forts et efficaces à lutter contre les effets sociaux de la crise économique et financière actuelle.  



Par ailleurs, il n’est pas juste de dénoncer une faiblesse grandissante de la démocratie au Venezuela, alors que depuis 1998, il est le pays à avoir connu le plus grand nombre de consultations électorales, que parallèlement à ces consultations se sont consolidés les mécanismes de participation citoyenne et populaire, et que notre pays à été pionnier dans la mise en place du référendum révocatoire qui permet aux électeurs de mettre librement fin au mandat de tout élu : un processus auquel le Président Hugo Chavez s’est courageusement soumis, chose que beaucoup omettent de mentionner lorsqu’ils l’accusent d’autoritarisme ou de persécution des opposants. 
 

Je tiens à vous réaffirmer, Monsieur le Directeur, notre réelle disposition à apporter des compléments d’information à vos lecteurs qui puissent leur permettre de mieux connaître la réalité de notre pays. Nous serions honorés de pouvoir nous exprimer dans votre quotidien, si vous le souhaitiez, par exemple au sein de sa rubrique d’opinions.  


En espérant que vous comprendrez nos motivations, je vous prie, Monsieur le Directeur, d’agréer l’expression de notre très haute considération.


Jesús Arnaldo Pérez

Ambassadeur

Source: Cercle bolivarien de Paris

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4304

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 18:41



Devinette :

Quelle est la plus grande qualité
certainement exigée du journaliste, aujourd'hui ?

Il doit maîtriser parfaitement
l'art, difficile, de couper la parole de l'interviewé
quand il fait mine de s'en prendre au Boss, de le critiquer.
Et bien sûr, il doit être très réactif, rapide.

Exemple encore, à l'instant : Moati sur Ripostes.

Guy Bedos, l'interviewé, ouvre une bouche gourmande
pour attaquer le fameux "tout est possible" de Sarkozy,
sa politique, et vlan ! Interrompu :

" Depuis que Nicolas Sarkozy est élu, tout est possible..."
Interrompu !
Comme à l'instant sur la fausse émission de débats
C. dans l'Air de Calvi,
Antoine Sfeir essaie de remettre en place
une islamophobe passionnée,
très remontée contre la Charia,
en modérant ses propos :
" Non, Mme, ça c'est une façon..."
(de carricaturer les choses !)
Vlan ! Interrompu,
il ne faut surtout pas laisser dire
qu'on noircit le tableau anti-musulman,
puisque la priorité est de préparer nos esprits
à la future guerre impériale contre l'Iran
qui profitera tant aux marchands d'armes
propriétaires de nos Médias ! 


Avec les Médias, en tous cas, rien n'est possible.
Et surtout pas la liberté, la démocratie...

Les médias sont baîllonnés.

France, qu'as-tu fait de tes Droits de l'Homme

Eva R-sistons à l'intolérable

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 14:50






A l'instant,
entendu ce dimanche 14 juin 2009
sur
FR2 Le 13.15 dimanche :

Patrick Bruel  (très attaché à sa communauté d'origine, comme les deux personnalités suivantes, même moule)
sur le P.S. :

" Le leader (souhaitable, pour lui NB eva) du PS se situe à la Mairie de Paris
 
(en clair Delanoë - vous savez celui qui offre à Israël, avec l'argent des contribuables parisiens, des fontaines à 100.000 euros, alors que ce pays s'approvisionnne en eau aussi du côté palestinien, tout en déversant ses eaux usées chez ses voisins...)
ou à Washington"
(en clair D. Strauss-Kahn, qui, dit-il, se demande chaque matin, en se levant, comment servir Israël)

J'ai écrit sur mon blog 
http://r-sistons.over-blog.com/article-29626350.html  un axe Washington-Paris-Tel-Aviv.
Pourquoi, croyez-vous ?

Au nom de la vérité, tout simplement.

Merci Patrick Bruel pour ce lapsus révélateur !

Eva R-sistons à l'intolérable




Autre déclaration qui fera date, celle de Patrick Bloche député PS,
ce même jour, "
Médias Magazine" sur Arte:

"Que les Israéliens veuillent avoir une action préventive (contre l'Iran), on les comprend, ils rendent service au monde".

Même le géo-politicien Heisbourg, présent sur le plateau, défenseur de l'Occident et de l'Empire, n'a pas été aussi loin : "Il vaut mieux éviter" (ou quelque chose comme cela...).

Les apprentis sorciers comme Kouchner, Sarkozy, Atlan, Bloche, et tant d'autres, vont provoquer l'apocalypse nucléaire planétaire. Les Médias nous parlent sans cesse d'un Ahmadinejad désireux de rayer Israël de la carte (citation tronquée, sortie de son contexte), et se taisent lorsque des dirigeants, ou des historiens israéliens, appellent, eux, à détruire l'Iran, Gaza.... 2 poids 2 mesures qui alimentent frustrations et antisémitisme. Et on montre un Palmor, en Israël, accusant l'Iran "d'encourager la haine, la violence, l'extrémisme", alors qu'il ferait bien de balayer devant sa porte...

Et pour revenir à Bruel, sur le 13.15, il fait l'éloge de Cohn-Bendit "qui aime réfléchir sur la société, c'est une bonne chose". Hé oui ! Surtout parce qu'il vient du même moule que lui, que Strauss-Kahn etc, et donc appelé à défendre les intérêts d'Israël, d'abord, encore et toujours, au lieu de défendre l'intérêt de la France, des Français. 

Je rappelle, que derrière le film Home, il y a ...François-Henri Pinault, qui fréquente Bilderberg. La boucle est bouclée. Quand nos yeux s'ouvriront-ils enfin ?

Dans le 13.15, on qualifie Cohn-bendit de "super-star".  D'autres seraient en prison pour ce qu'il a vécu.... :
"Et que dire de la vidéo (2) qui tourne actuellement sur Internet montrant un extrait d’émission de télé de 1982 avec un Cohn-Bendit ignoble, méprisant, revendiquant ouvertement la consommation de substances illicites "les petits gâteaux au hash, c’est fantastique", ou "quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller, c’est fantastique" et regrettant qu’il n’y ait pas assez de partouzes… " http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-32632871.html

Nos médias sont une vomissure,

et nos hommes politiques, comme les journalistes-vedettes, des larbins.

Je comprends de plus en plus ceux qui rendent leur carte de militant, comme moi, qui boycottent les élections, et qui ne voient plus que la rue pour exprimer leur dégoût...

Eva R-sistons à l'intolérable véhiculé par les médias vendus au Nouvel Ordre Mondial.

Voici ce que j'écris ce jour à P. Bloche :

Plus royaliste que le roi !

Effrayant !

Toi aussi "agent" d'Israël , comme Strauss-Kahn et tant d'autres ?

Ce midi, tu as dit sur Arte : (Iran) "On comprend... action préventive ... (Israël) rend service au monde"

Voilà une des graves raisons de la désaffection des sympathisants du PS. Un PS au service du libéralisme, atlantiste, néo-sioniste. Et les couches populaires ? Et la Palestine martyrisée, alors qu'elle n'est pas responsable de la Shoah des Juifs, des Tsiganes, des handicapés etc ?

J'ai rendu ma carte du PS. Pouah !

Pour éviter tout malentendu: Ma mère, juive, est née en Ukraine.

Mais je suis neutre....chercheuse de vérité, indépendante, éprise de justice et de PAIX, moi ! Humaniste, citoyenne du monde, universaliste, protestante sans Eglise pour ne pas m'enfermer dans un clocher !

Et toi, tu es comme Monique ATLAN, qui sévit sur FR2 : Pour l'attaque de l'Iran (Afin de le rayer de la carte et rafler le pétrole, peut-être ??????)

Avec des gens comme toi, la politique est laide.

NB Je suis journaliste professionelle, écrivain.

Eva r-sistons à l'intolérable


J'apprends à l'instant que Bloche, pour moi clairement communautariste, néo-sioniste, avec une telle déclaration, est... Secrétaire National chargé des Médias (néo-sionistes, justement) au PS !
Le monde est petit, tout petit, parfois... On tourne en rond !


Eva R-sistons à l'intolérable 

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 14:37
 




Propos recueillis par Abel Zébute (le jivaro.fr)
09/06/09 :: 12:36
inv
Arlette Chapot : oui, je suis fière de rester une journaliste dans la glorieuse lignée de nos aînés de l'ORTF!
inv
A.B - Bonjour Madame Arlette Chapot, quels sont vos journalistes référents ?


A.C - Je me suis inscrite dans la grande tradition du journalisme français instituée par feue l'ORTF et poursuivie par le Président Nicolas Sarkozy, une école de liberté de parole et d'indépendance d'esprit comme chacun sait. J'ai essayé, en toute humilité d'allier l'impertinence de Léon Zitrone, l'impartialité de Michel Droit et l'ouverture intellectuelle de Jean Dutour. Mes modèles encore vivants sont Monsieur Elkabbach, pour sa liberté de ton et Monsieur Michel Drucker pour ses questions embarrassantes.


A.B - Pourtant, certaines mauvaises langues vous accusent de complaisance avec le pouvoir...


A.C - Monsieur Abel Zébute, je suis scandalisée par de tels propos, je suis une journaliste libre qui a exercé aussi bien sous la gauche que sous la droite avec Nicolas Sarkozy ! Quelle meilleure preuve d'indépendance voulez vous ? En fait on me reproche de trop bien faire mon métier ! Je ne conçois pas le journalisme comme un champ de bataille : nos dirigeants dont le président Nicolas Sarkozy ont déjà tant de problèmes à résoudre, faut il leur en créer davantage en les agressant ? Je suis là pour faire de la pédagogie, pas pour poser des questions indécentes ou gênantes au Président Nicolas Sarkozy.


A.B - Que pensez vous de la classe politique actuelle ?


A.C - Ah ! Il y a beaucoup à dire, Monsieur Zébulon, quand on a vu le spectacle de jeudi soir, comme on regrette la dignité du Président Nicolas Sarkozy ! J'en suis encore toute bouleversée... D'un côté la racaille, les blousons noirs, la banlieue avec son cortège de gros mots et de violence : les Mélenchon, Bayrou, de Villiers, Le Pen et de l'autre côté le savoir vivre avec Xavier, Martine, Daniel et surtout ce ravissant petit révolutionnaire Olivier, poli, propre sur lui, mesuré. Nicolas ne tarit pas d'éloge sur lui - (En aparté, elle se reprend et me demande de couper cet extrait. Je m'exécute.)


A.B - Certains esprits retors vous ont reproché votre allusion stigmatisant la banlieue, lieu de perdition, de débauche fréquenté par des individus sans foi ni loi.


A.C - Et bien oui, parfaitement ! La banlieue est un endroit dangereux où je n'ai jamais mis les pieds car le Président Nicolas Sarkozy n'arrête pas de répéter qu'elle est une zone de non-droit depuis qu'il s'en occupe et que je risquerais le pire si par malheur je m'égarais à Aubervilliers ou à Sarcelles : j'en ai des frissons dans le dos. Mais en tant que journaliste, j'occupe beaucoup le terrain, les 7, 8, et 16èmes arrondissement de Paris. Avec Jean Michel Aphatie et le Président Nicolas Sarkozy, nous sommes probablement les meilleurs connaisseurs des problèmes sociaux des arrondissements de l'ouest de Paris ! Voilà un scoop que je vous révèle et qui fera taire certaines méchantes rumeurs !


A.B - Vous avez consulté les résultats des élections européennes, quelles conclusions en tirez vous ?


A.C - C'est avant tout un énorme succès pour le Président Nicolas Sarkozy ! Et je m'exprime en toute objectivité. Je dois également manifester ma satisfaction : le guet-apens que nous avions organisés, Nicolas et moi, débat entre Daniel Cohn Bendit et François Bayrou a donné le résultat que nous escomptions surprenant, un laminage complet du Modem. Monsieur Bayrou manque de nerfs et nous sommes heureux que la chaîne publique aie été l'artisan de cette découverte. Autrement, la médiocrité de Martine Aubry a sauté aux yeux de tous. Devant un tel succès, je pense postuler à la direction de France télévision dans un proche avenir, le président Nicolas Sarkozy ayant besoin d'une personnalité impartiale et particulièrement objective pour diriger ce mastodonte médiatique : n'oublions pas que l'élection présidentielle aura lieu dans tout juste 3 ans et que la femme qui tiendra les rênes devra se poser comme le garant des débats démocratiques dont je suis professionnellement coutumière.


A.B - Merci Madame Arlette Chapot pour le temps que vous m'avez consacré
.

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article03/EkuuVyVFyEYTukGtYN.shtml
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 14:29

Comment expliquer l’incroyable complaisance des journalistes à l’égard de Cohn-Bendit ?  
inv

Comment expliquer
l’incroyable complaisance
des journalistes
à l’égard de Cohn-Bendit ?
inv
Honteux.


Honteux le comportement servile des journalistes avec Cohn-Bendit.


Lors de son altercation avec Bayrou, ils ont lynché ce dernier et ont servi la soupe à Dany le Rouge, sans trop le bousculer pour ses lignes écrites en 1975, (1) c’est le moins que l’on puisse dire !


Pourtant, ce sont les mêmes qui, en hyènes hurlantes, se sont acharnées sur d’autres pour bien moins que ça : rappelez-vous le procès haineux fait à Chevènement pour avoir parlé des sauvageons ; à tel point d’ailleurs que, malgré ses explications aux incultes pour leur rappeler que les sauvageons sont de jeunes plantes pas greffées, la suspicion continue de peser sur lui. Je n’ai pas oublié, d’ailleurs, la saloperie proférée par Cohn-Bendit contre Jean-Pierre Chevènement, qui venait de sortir du coma, et qui, bien qu’affaibli, continuait à défendre son idéal républicain : de manière crapuleuse, il osa ironiser sur les séquelles de l’ancien ministre de l’Intérieur, pour ridiculiser ses propos. En toute impunité médiatique, là encore.


Rappelez-vous la video montrant Royal affirmant que les enseignants du public étaient si peu fatigués qu’ils arrondissaient leurs fins de mois dans les officines privées. Elle aussi a été sommée de s’expliquer, de se justifier, taraudée et poussée dans ses derniers retranchements.


Rappelez-vous Bayrou giflant un gamin qui lui faisait les poches, accusé de violence, sommé lui aussi de se justifier, de s’expliquer, et copieusement vilipendé par… Cohn-Bendit.


Rappelez-vous comment Sarkozy a été brocardé pour avoir dit "casse-toi pauvre con"…


Rappelez-vous Devedjian, surpris par une caméra indiscrète traitant une rivale UMP de « salope », et le passage en boucle de cette vidéo…


Rappelez-vous Rachida Dati, un peu éméchée le 14 juillet, tenant le bras de Laporte, ou bien se marrant comme une bossue, lors d’une réunion européenne…


Rappelez-vous ces vidéos ignobles sur le passé amoureux de Carla Bruni, se terminant par « il n’y a que le train qui ne lui est pas passé dessus », et complaisamment par des féministes, du moment que c’était contre Sarkozy, tout était bon !


Rappelez-vous le lynchage médiatique de Julien Dray, savamment distillé par une certaine presse…


On pouvait donc s’attendre, après les propos de Bayrou évoquant les propos plus que choquants écrits par Cohn-Bendit en 1975, à une mise en cause de l’auteur du livre ; on pouvait s’attendre à ce qu’il soit sommé de s’expliquer.


Il n’est pas question ici de faire un procès d’intention ; chacun peut, dans sa vie, se tromper et évoluer, et heureusement. Par contre ce qui me gêne c’est que je ne crois pas avoir entendu Cohn-Bendit reconnaître qu’il avait changé d’avis, à part quelques mots reconnaissant le caractère "un peu outré, provocateur", de certains de ses propos, plaidant l’ignorance de l’époque quant aux abus sexuels…( d’autres avaient dit la même chose à propos des camps de concentration…)


Mais, sur le fond, rien. Cohn-Bendit, à aucun moment, ne remet en cause l’idéologie libertaire de toute sa vie, qui l’a conduit à prôner le laxisme éducatif, à participer à ce mythe de l’enfant-roi que nous payons si cher actuellement et à militer contre l’interdiction de la fessée. Son livre est emblématique de ce courant de pensée qui a obtenu un certains nombre de sièges à Bruxelles dimanche dernier : l’enfant veut ouvrir la braguette et tripoter ? Ses désirs sont des ordres, on ne lui dit pas non….


Alors vous pensez bien que s’il s’agit d’un caprice pour un bonbon ou du refus de faire des efforts en classe, on ne va pas choquer ces jeunes seigneurs ! C’est d’ailleurs au nom du même principe que cet antirépublicain véhément s’est opposé de toutes ses forces à la loi sur les signes religieux à l’école en 2004. Il est interdit d’interdire. Il est interdit d’éduquer. Il est interdit de donner aux filles une chance de vivre à égalité des garçons… Du plaisir, toujours du plaisir, encore du plaisir… pour ces messieurs.


C’est à ce travail d’investigation que des journalistes dignes de ce nom auraient dû se vouer, c’est ce genre de questionnement qu’ils auraient pu induire au lieu de se contenter de vagues réponses.


Et que dire de la vidéo (2) qui tourne actuellement sur Internet montrant un extrait d’émission de télé de 1982 avec un Cohn-Bendit ignoble, méprisant, revendiquant ouvertement la consommation de substances illicites "les petits gâteaux au hash, c’est fantastique", ou "quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller, c’est fantastique" et regrettant qu’il n’y ait pas assez de partouzes… Il nous lève le cœur.


Le plus terrible, c’est le silence des journalistes qui écoutent avec des petits rires embarrassés mais presque complices les propos graveleux et les vantardises de Cohn-Bendit. C’est dire le poids des pires travers de mai 68, et je ne confonds pas le détournement libertaire de cette période avec la grève générale des travailleurs pour obtenir des avancées sociales conséquentes. C’est dire la difficulté, à l’époque, de résister au politiquement correct, et la tyrannie de la pensée exercée déjà par Cohn Bendit et les siens.


Qu’a-t-il fait pour mériter un traitement de faveur ??? Pourquoi ce silence là où un Le Pen, un Beregovoy, ou un Chevènement auraient été lynchés, et rendus inéligibles ??? Imagine-t-on un journaliste voulant faire son travail, et rendant publics les écrits et cette vidéo de Daniel Cohn Bendit, comme cela a été fait contre Ségolène Royal, sur les enseignants, ou contre Sarkozy, avant la présidentielle. Imagine-t-on, malgré la propagande du film Home, ou toutes les émissions alarmistes publiées ces derniers jours, que Cohn Bendit aurait pu faire un score pareil et que sa liste n’aurait pas payé cher ce passé révélé ? Mais les journalistes protègent Cohn-Bendit, parce qu’ils partagent plus souvent l’idéologie libertaire du leader Vert que la culture jugée ringarde de Bayrou, capable de mettre une gifle à un gamin qui lui fouille les poches, non pour le peloter, mais pour lui voler son porte-monnaie. Alors, on lynche Bayrou, et on protège Cohn Bendit, ce qui ne déplaît pas à Sarkozy, par ailleurs !


Il convient de s’interroger : à qui ou à quoi ce pantin profite-t-il, au-delà de la possible élimination d’un candidat à la présidentielle de 2012 ???


On ne voit guère d’autre réponse que dans sa défense forcenée du oui en 2005, avant comme après. Rappelons-nous que la grande majorité des journalistes avait voté oui en 2005, montrant le décalage de leur culture bobo avec le peuple.


Les oui-ouistes seraient-ils si intéressés par la victoire de l’Europe supra-nationale et libérale que nos élites nous ont faite qu’ils seraient prêts à cacher les cadavres dans le placard ????


Sinon, qu’attendent les journalistes pour tarauder Cohn-Bendit sur ses écrits et son passé, afin de savoir s’il fait amende honorable, ou bien si les Français ont été nombreux à tout faire pour qu’un dévoyé nous représente à Bruxelles et donne son avis sur les produits bio, ce qui est sain pour la santé, la directive anti-fessée et l’application de la Charte des droits fondamentaux. ???


Tout cela fait frémir.

Non, cela fait peur.

Non, cela fait horreur.


De mauvaises langues prétendent même que Sarkozy voudrait prendre en compte le vote en faveur d’Europe Ecologie en faisant entrer le soixante-huitard attardé dans le gouvernement.


On toucherait le fond.


Je dois avouer que je n’aurais peut-être pas osé mettre un lien sur cette video nauséabonde et hurler avec les loups si Cohn-Bendit n’avait pas été si agressif, si méprisant avec François Bayrou. Je ne suis pas du tout sur la ligne européiste de celui-ci mais je reconnais que c’est un homme droit et respectueux qui ne méritait ni d’être tutoyé par quelqu’un qui ne lui arrive pas à la cheville, ni d’être traité de minable par le même.


Le scandale, c’est que François Bayrou s’est juste contenté de dire ce que tout le monde pense : quand on a écrit des lignes comme celles qui se trouvent dans Le Grand Bazar, on évite de trop la ramener, de donner des leçons à la terre entière, de se montrer arrogant, méprisant, on évite de prétendre détenir la vérité, on évite de fustiger ceux qui pensent autrement que soi, que ce soit des Bayrou ou les républicains de ce pays, ceux qui osent préférer une Europe des nations et des règles permettant la vie en société à une Europe qui muselle les peuples pour leur imposer un mode de vie et des valeurs et consuméristes et décadentes.
____________________

(1)
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/bayrou-derape-face-a-cohn-bendit-a-la-tele_765205.html

(2) http://www.fdesouche.com/articles/46086


http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article03/EkuuluyZFyoPMZoLsK.shtml

http://christinetasin.over-blog.fr 
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 14:13



EN MARGE DU GROUPE DE BILDERBERG : L'INSTITUT TAVISTOCK

Le 14/06/2009


Les médias alternatifs évoquent les organisations mondialistes dont le groupe de Bilderberg , mais pour une bonne compréhension globale,
ne doivent surtout pas négliger les instances et fondations oeuvrant en marge de celles-ci et chargées de concevoir les programmes de manipulation des masses obéissant aux objectifs du nouvel ordre mondial.

LE MESSAGE AUDIO CORRESPONDANT :
http://www.blog-video.tv/video-106312d8fe-Archive-tele-du-14-06-2009-10-44-23.html


http://revelations4.blogs.fr/

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 13:42
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Voici ce que j'ai publié ici :
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4322


Stanechy blog

Elections iraniennes :



Tandis qu'Hugo Chavez félicitait chaleureusement Mahmoud Ahmadinejad pour sa réélection, qualifiant sa réélection de "victoire très grande et très importante" pour les peuples qui luttent pour un monde meilleur, le Parti communiste français s'inquiétait, dans un communiqué, de la réélection du "plus dur, celui qui apprécie les provocations antisémites, celui qui n'a fait qu'accentuer une répression brutale dans son pays, multipliant les condamnations à mort, écrasant les libertés et les droits de l'homme sur son passage". "Malgré cette réélection, qui n'est pas de bon augure pour le peuple iranien, on attend de la nouvelle administration américaine, des Européens et de la France une attitude de responsabilité et l'ouverture à un dialogue nécessaire afin d'apaiser les tensions et agir collectivement pour la sécurité internationale, pour le désarmement et la non-prolifération nucléaire", concluait le PCF.

Le contraste entre ces deux positions montre la difficulté pour la gauche anti-impérialiste de définir une pensée cohérente à propos de la République islamique d'Iran. Ce régime ne peut pas plaire à la gauche depuis le début (depuis 30 ans) puisqu'il s'est construit sur la liquidation des forces révolutionnaires socialistes et laïques iraniennes au profit de la petite bourgeoisie de ce pays.

Ahmadinejad lui-même inpire de la méfiance pour de raisons spécifiques. Une partie de ces raisons relèvent de la désinformation pure et simple, par exemple ses déclarations sur la nécessité de rayer Israël de la carte sont une déformation grossière de son propos initial. Certaines autres de ses initiatives sont pour le moins maladroites voire stupides comme son coup de pouce aux négationnistes en organisant une conférence à leur profit à Téhéran "au nom de la liberté d'expression", d'autant qu'il semble que lui-même en réalité ne remet pas en cause la shoah. Cette provocation à l'égard de l'Occident n'avait pas beaucoup de sens. Il est difficile de voir clair dans la position de l'Iran en ce moment sur la judéophobie. On sent que se mêle dans leur vision le paternalisme protecteur habituel de l'Islam, l'antisionisme (justifié selon moi), et une importation de certaines visions complotistes nauséabondes, venues de l'extrême-droite occidentale du 20ème siècle, et qui est ce qu'il peut y avoir de plus détestable en fait dans l'idéologie iranienne en ce moment.

A cela s'ajoute évidemment un mépris pour les libertés formelles (notamment les droits des minorités) qui n'a rien à envier à ce qu'on trouve en Arabie Saoudite, en Egypte, en Syrie.

Ceci étant posé, deux éléments doivent être pris en compte avant d'entrer dans l'engrenage de la diabolisation d'Ahmadinejad. Dans les relations internationales aujourd'hui, on ne peut pas prendre position comme si l'on vivait dans la République de Platon ou tout autre monde idéal. Nous sommes dans un monde de rapport de forces. Ahmadinejad est une pièce importante dans le jeu de ceux qui refusent de réduire la Palestine au statut de bantoustan (ce qu'elle deviendra nécessairement si le point de vue de Mahmoud Abbas s'y impose). Ahmadinejad est un des rares leaders musulmans à mener une politique active de soutien à la résistance armée palestinienne. C'est aussi un des rares leaders du Proche-Orient à jouer avec conviction la carte du non-alignements aux côtés de Chavez, de Morales et de Mugabe. Enfin, son aspiration - qui est aussi celle de l'ensemble de la population iranienne - à pouvoir se défendre au moyen de l'arme nucléaire alors que le pays est encerclé par les bases militaires étatsuniennes et menacé par les missiles nucléaires israéliens et américains - me paraît on ne peut plus légitime.

On peut regretter d'avoir à créditer M. Ahmadinejad de ce genre de choses, mais voilà à quoi la folie impérialiste occidentale - avec la complicité des opinions publiques - nous conduit, et il faut faire avec.

Personnellement je ne partage pas les inquiétudes de certains sur la prétendue folie du dirigeant iranien. C'est un homme qui n'a pas un pouvoir infini puisqu'il est pris dans un jeu d'équilibre de pouvoirs subtil, notamment avec le pouvoir théocratique qui le surplombe. A titre personnel il a l'air d'être un homme de bonne volonté, intègre, issu des classes populaires (ce qui est rare dans ces régions). C'est à l'origine un ingénieur compétent, et courageux - car il s'est battu avec les gardiens de la révolution pendant la guerre Iran-Irak, porté aussi sur la poésie si l'on en croit son blog (mais c'est un trait répandu en Iran). On peut ne pas aimer ses idées qui sont très largement celles du régime de Khomeyni depuis son origine : un univer moralisateur qui se teinte d'une mystique du sacrifice un peu trop sanguinolante (ici le chisme rejoint le catholicisme). Mais il faut reconnaître qu'il l'oriente dans un sens souvent pragmatique, et, en tout cas, encore une fois dans le sens du non alignement du Tiers-Monde, ce qui est en soit une bonne chose.

D'un point de vue de gauche, je ne peux pas être enthousiaste pour Mahmoud Ahmadinejad, mais il me faut, comme Chavez, prendre acte de ce qui dans sa politique va plutôt dans le sens de la libération des peuples, tout en sachant que, s'il est renversé, ce n'est pas le régime socialiste rêvé par les trotskistes et le PCF qui s'imposerait en Iran, mais, vraisemblablement, une sorte de régime parlementaire néo-libéral subventionné par les Etats-Unis qui signerait un traité de paix avec Israël et abandonnerait aussi bien la cause des pays déshérités que celle de la Palestine.

Vendredi dernier dans une dépêche de Reuters, le chef des gardiens de la révolution islamique Yadollah Javani dénonçait une "révolution de velours" (par analogie avec la Tchécoslovaquie de 1989) et une "révolution de couleur" (par référence à l'Ukraine notamment). Les médias occidentaux ont parlé de "révoution verte" (cf ci dessous une vidéo occidentale en faveur de l'adversaire d'Ahmadinejad qui devrait faire fuir tous les citoyens conscients des manipulations impérialistes dans le monde, une vidéo qui, comme il convient de nos jours, cherche surtout à brouiller les cartes, situant Moussavi à la foi du côté des aspirations pro-occidentales d'une certaine jeunesse bourgeoise, et du souvenir de la résistance au Shah - avec en prime une défense de "l'intifada électronique" - aider la Palestine sur Facebook, c'est mieux que dans la réalité). La gauche anti-impérialiste même si elle n'aime pas le régime iranien ne peut entrer dans cet engrenage là. La position qui me paraît la plus opportune à l'égard d'Ahmadinejad, même si elle est difficile à tenir, est du côté de la neutralité à l'égard de l'Iran.


http://delorca.over-blog.com/article-32627651.html

Commentaire reçu ici :

roland
(Dazibaouebmaster)
- Iran, médias - Aujourd'hui 10H50

 

Les médias français ont fait campagne pour Moussavi. On n'entendait que des partisans de Moussavi. Ce qui a peut-être donné une fausse idée de l'ambiance dans le pays.

Et puis j'ai entendu un journaliste de France-Info dire textuellement: "Rhamanimedajd a fait une politique populiste en augmentant le pouvoir d'achat des plus défavorisés". Ah oui Populiste, tant que ça ?

Bref c'est toujours le même discours, dès qu'un chef d'état essaie de diminuer les inégalités et ne donne pas tout le pognon aux riches, c'est un dictateur populiste. Marre de la pensée unique !

En Géorgie ça fait des mois qu'il y a des manifs et des émeutes pour faire partir Saakachvili. Vous en entendez parler vous ?


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4312&rech=6024#6024



Rappel analyse Eva R-sistons à l'intolérable:


L'Iran

Autre point chaud de l'Actualité, la "victoire très contestée de l'Iran". J'y reviendrais. Là encore, les médias néo-sionistes sont à l'oeuvre pour désinformer, pour faire de la propagande contre l'Iran, et nous préparer, insidieusement, quodidiennement, à la guerre contre un ennemi fabriqué de toutes pièces.

En coulisses, les forces de l'Occident sont à l'oeuvre pour tenter de provoquer artificiellement une nouvelle Révolution de velours, comme dans le Caucase, et mettre en place de fidèles marionnettes au service des multinationales. La situation virerait-elle à l'émeute, comme la presse aux ordres le prétend ? Mais celle-ci est attisée par l'Occident anglo-saxon, israélien et désormais européen, avec des hommes comme Sarkozy ! Le pays est gangréné de l'intérieur :
Impuissant à vaincre les peuples par les armes, l'Occident utilise désormais une nouvelle stratégie, plus subtile et maintenant bien rôdée: En déstabilisant les pays non alignés détenteurs de richesses juteuses pour les multinationales avides.

La démocratie n'est acceptée que lorsqu'elle est favorable aux intérêts de l'Occident : Comme à Gaza, au Vénézuela, en Bolivie, maintenant en Iran, où elle est contestée quand le résultat n'est pas conforme aux désirs de Washington et de ses alliés.

Si l'occident n'arrive pas à destabiliser l'Iran, pour le soumettre et l'utiliser en avant-poste, ensuite, contre les vrais rivaux russe et chinois, alors il sera maté par la guerre. Et là, celui qui sème le vent récoltera la tempête planétaire....

http://r-sistons.over-blog.com/article-32611112.html

 

Clara (quasi retraitée) - Aujourd'hui 10H36

Je suis moi aussi assez interrogative sur ces élections iraniennes... d'autant plus que j'ai entendu un commentateur (sais plus lequel) évoquer l'Ukraine orange en parlant de l'Iran de Moussawi. On se souvient tous de l'intervention de plus en plus claire des Amer-loques lors de la crise ukrainienne, avec la moitié du pays pro-PC et l'autre moitié libérale. Moi, ça m'a rappelé d'autres "crises" plus "américaines" : Panama avec un chef d'état pote avec la CIA et puis tout à coup en disgrâce, Grenade (mais là les Américains sont intervenus direk en envahissant la pauvre petite île qui n'y pouvait mais... pendant que tous les yeux européens

Bref, lorsque je vois un leader contester une élection, des échauffourées s'amorcer entre les deux camps, je me dis que l'Occident a en effet tout intérêt à déstabiliser ce pays, riche en pétrole, rejeté par tous, proche de l'Irak et pas si loin que ça de l'Afghanistan, pseudo menace pour Israël... Si l'Iran avait voulu écrabouiller Israël, à mon avis, il l'aurait fait depuis longtemps, sans besoin des rodomontades d'Ahmadinedjad.

Donc le ver est maintenant dans le fruit... Moussawi, s'il avait été élu, aurait été fortement "surveillé" par Khameiney et Rafsjandani,(tous deux détenteurs de plus de pouvoir que le chef de l'état iranien, qu'il soit Ahmadinedjad ou Moussawi). Or cherchons... de plus, on nous montre les bagarres de supporters sur nos écrans d'endormissement des foules. Ca veut dire quelquechose.

Faudra regarder de plus près... la déstabilisation interne, ça marche mieux que la guerre... et c'est tout aussi productif pour les Occidentaux !

Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins (H.D.Thoreau)

 

R-sistons (Eva r-sistons à l'intolérable) - Aujourd'hui 12H41Clara, j'ai surpris un fait significatif. Ukraine. Infos FR2 13 h : Les manifestants (gelés) devant le Palais présidentiel, POUR FAIRE TOMBER le pouvoir (comme ici). Et était-il dit, "Des militants des associations juives venaient leur donner des soupes chaudes" (pour qu'ils tiennent le coup dans le froid). Le soir même, JUSTE cette phrase était coupée du reportage... Comprenne qui POURRA.... Eva

Eva, R-sistons à l'intolérable

Les puissants tirent les ficelles des événements, en coulisses.

En clair, ils ont besoin d'un gouvernement aux ordres pour leurs multinationales, et empêcher l'Iran de financer les mouvements de résistance, et l'utiliser le pays pour encercler les vrais grand rivaux (dangereux pour la puissance de l'Occident, voulant tout dominer) : Russe et Chinois.

La politique est au service des Puissants, et contre les peuples. Les médias mentent en permanence. Ils appartiennent aux marchands d'armes. Dans quelques mn, je vais alimenter mon blog sur la désinformation, dans une heure courez-y :

http:// anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/

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International :

A l'instant, entendu ce lapsus révélateur !

Le 13.15 dimanche FR2 : Patrick Bruel (néo-sioniste), sur le PS :

" le leader (souhaitable, pour lui) du PS se situe à la Mairie de Paris (en clair Delanoë, néo-sioniste notoire) ou à WASHINGTON (D Strauss-Kahn, qui dit-il en se levant chaque matin, se demande comment servir Israël !!)"

Comprenne qui pourra : Les vrais ressorts de la politique !

Ils sont à Bilderberg, entre autres clubs, et à Washington, en Israël.... pas pour le Bien des peuples ! Eva


________________________________________________________________________________________



Commentaire reçu, excellent - L' IRAN :



Je tiens à saluer l'extrême lucidité de Frédéric Delorca (merci eva d'avoir mis son avis) à propos des élections iraniennes. Je le rejoins dans sa critique de l'attitude du PCF : j'ai déjà remarqué comment celui-ci, en état de faiblesse médiatique et idéologique, pouvait s'aligner sur des positions consensuelles (d'ailleurs ce que je critiquais des messe-medias s'applique malheureusement à l'Humanité qui titrait également sur "en finir avec Mahmoud" la veille des élections -même si l'interview à l'intérieur ne tablait pas sur une défaite).

Je sais bien que pour les communistes français, assumer leur ancien soutien à l'URSS fut dur, mais c'est passé, et mettre en lumière les crimes du capitalisme vaut toujours comme oeuvre de salubrité publique (le capitalisme primaire a bien commencé par 2 génocides entiers des peuples premiers en Amérique et en Océanie ! A côté Staline c'est un amateur !). Voit-on les gens de droite renier Thatcher, Friedman et Reagan, authentiques criminels sociaux et responsables d'atrocités comme les contrats en Amérique Centrale, le plan Condor ou le soutien aux Talibans ? Voit-on les gens accros au libéralisme s'auto-flageller comme le font les communistes, socialistes et autres progressistes qui s'étaint trompés sur l'ex-URSS ? Au moins les communistes français ont eu la maturité d'esprit d'admettre qu'ils ont eu tort, et comme le dirait le philosophe Alain Badiou, c'est une raison de plus de valoriser "l'hypothèse communiste" (ou socialiste) !

Donc l'attitude consensuelle du PCF est regrettable, personne ne leur demande d'adorer Mahmoud, mais d'avoir un avis nuancé comme Delorca, auquel j'adhère complètement, et dénoncer les médias-mensonges ! Pas de faire comme les messe-médias, une fixette sur les enfoulardées, le Hezbollah ou la rhétorique parfois malheureuse d'Ahmadinejad !

L'Iran est sur un chemin démocratique bien plus satisfaisant que ses voisins ; je sais comme le dit Delorca, c'est pas la démocratie utopique, MAIS les iraniens ont un niveau d'éducation et une curiosité grande ! Cette élection a été l'objet de débats internes intenses, les iraniens contournent la censure par les SMS, ils se parlent, échangent, communiquent, et c'est ça qui est important ! Pas comme nos sociétés atomisées et individualisées. Cette élection voyait 4 candidats s'affronter, oui l'Ayatollah en élimine d'office des dizaines à la base, c'est pas "démocratique", MAIS voyons un peu les USA sous la férule du Parti Unique Bicéphale (entre répu-crates et démo-blicains) depuis des décennies, et qui donnent des leçons de démocratie ailleurs.
Ce que je retiens des iraniens, c'est l'activité intellectuelle fervente (en témoigne leurs artistes et écrivains - grande différence avec les saoudins whahabites ui condamnent l'Art) et leur intérêt pour la chose publique, c'est tout à leur honneur. De plus, je n'aime guère l'Ayatollah, MAIS les mollahs iraniens sont beaucoup plus censés et raisonnables (en diplomatie extérieure) qu'on ne le dit.

Enfin, nos messe-médias qui fantasment sur les hordes d'iraniennes qui se jetteraient dans les bras virils des GI américains pour être libérées (mouarf, mouarf, mouarf !), sous-estiment totalement le patriotisme iranien, qui leur vient de leur ferveur chiite. En effet, chez eux l'Iman Ali est perçu comme le martyr des comploteurs dans l'entourage de Mahomet, et ils s'identifient à ça. Ca pourrait expliquer aussi leur soutien aux palestiniens, alors même qu'idéologiquement parlant, les Frères Musulmans (auquel adhérait Arafat) et la révolution chiite (de Khomeyni) sont très éloignés. Ils ont souvent été attaqués et agressés, comme le sont les palestiniens.
Je précise que je suis une laïque et agnostique, mais j'essaie de comprendre le point de vue des autres, et je ne leur imposerais pas mon point de vue. Je salue les iraniens qui ne sont pas tombés dans le panneau des manoeuvres de com' d'Obama et du chantage de Netanyahou, et les encouragerais toujours à débattre dans leur société (même si le dabat chez eux est très encadré par les mollahs - mais on sait aussi que ça l'est autant chez nous, et de manière plus vicieuse).


http://r-sistons.over-blog.com/article-32611112-6.html#anchorComment

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 05:15

Vol AF447: deux des passagers seraient liés au terrorisme

Vol AF447: deux des passagers seraient liés au terrorisme


Deux passagers de l'Airbus A330 d'Air France qui s'est abîmé le 1er juin dans l'Atlantique avec 228 personnes à bord, seraient liés avec des groupes terroristes, rapportent mercredi les médias français.

Les services de renseignement français ont vérifié la liste des passagers avant de relever deux noms correspondant à des personnes connues pour leurs liens avec les terroristes islamistes, selon L'Express.
 
L'identification reste incomplète parce que les dates de naissance des passagers suspects sont inconnues. Il pourrait s'agir de simples homonymes, rapporte le journal.

L'hypothèse d'un attentat contre le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris n'est par écartée, mais elle semble peu probable, ont déclaré à maintes reprises les dirigeants français.
 
Après avoir décollé le 31 mai à 22h00 GMT de Rio de Janeiro, l'Airbus A330 avec 216 passagers et 12 navigants devait se poser à l'aéroport parisien Roissy le 1er juin, à 09h10 GMT. L'avion a disparu des écrans radars trois heures et demie après le décollage.
 
Il s'agit de la plus grave catastrophe aérienne depuis l'accident d'un Airbus A300 d'American Airlines à New York en 2001 (265 morts), et du plus grave accident pour Air France en 75 ans d'existence.

http://www.alterinfo.net/Vol-AF447-deux-des-passagers-seraient-lies-au-terrorisme_a33260.html?preaction=nl&id=10801444&idnl=51754&
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 05:07

Pas de quartiers pour Arlette Chabot !, À vous de juger...

À l’issue d’un débat électoral particulièrement agité, au cours duquel les injures et les insinuations les plus basses se sont échangées – notamment une allusion de François Bayrou à une prétendue complaisance de Daniel Cohn-Bendit à l’égard de la violence dite pédophile – la présentatrice Arlette Chabot a déploré que « tous les coups soient permis » et donné cette explication : « C’est la culture banlieue qui entre dans le débat politique ». Des propos qui n’ont pas provoqué la même indignation que ceux de François Bayrou – et qui ont même suscité la plus profonde indifférence. Le texte qui suit brise ce mur de silence et, les mots étant importants, nous nous y associons bien évidemment.

Après l’enregistrement de l’émission « À vous de juger » du 4 juin, qui a tournée à la mascarade et au pugilat, Arlette Chabot, présentatrice de l’émission, a cru bon de se justifier en ces termes :

« C’est la culture banlieue qui entre dans le débat politique. Tous les coups sont permis. »

Ainsi, pour la directrice de la rédaction de France 2, le mensonge, la calomnie, les insultes, les attaques personnelles, les coups bas et les débats abjects seraient typiques de la banlieue. Ces stéréotypes sont malheureusement fréquents dans les grands medias, la classe politique, et symptomatiques du manque de sérieux et de formation de nombre de journalistes.

Pourtant, Arlette Chabot se trompe : ce n’est pas le débat politique qui s’abaisse au niveau de la banlieue. C’est la banlieue que certains veulent détruire et rabaisser au niveau affligeant de ce débat politique du 4 juin. Il y a, pour nous, bien plus de fierté à être banlieusard-e-s qu’à être les témoins d’aussi piètres débats politiques.

Bien sûr, nos quartiers sont des lieux de relégations, mais les pouvoirs publics et la misère sociale en sont largement responsables : manque de services publics, présence policière toujours plus provocante et violente, logements insalubres, malbouffe des supermarchés discounts…

Si Arlette Chabot a jamais franchi le périphérique, ses propos démontrent qu’elle ne comprend pas la politique et qu’elle connait encore moins les quartiers populaires et leurs cultures. Qu’elle vienne à la rencontre de tous les acteurs qui portent des projets innovants, concrets, ce souvent en dépit du manque de soutien des institutions. Qu’elle vienne à Garges-Sarcelles, Saint-Denis, Hérouville, La Courneuve, Lille-Roubaix-Tourcoing, au Mirail,… nous pourrions étendre la liste quasiment à l’infini ; car notre expérience de "la banlieue", c’est une expérience de respect, de solidarité, d’échanges, d’engagement aussi.

Nous qualifions les propos d’Arlette Chabot d’injurieux, méprisants, inadmissibles, à l’égard des habitants des quartiers populaires. Voilà pourquoi nous exigeons de recevoir des excuses. On refuse la stigmatisation : on se laissera pas faire, on lâchera pas l’affaire.

Post-scriptum

Eros Sana est militant à la ZEP (Zone d’Ecologie Populaire), Raphäl Yem est journaliste indépendant, Elise Lowy est journaliste à Fumigène, Dias est auteur-compositeur-interprète, membre di MAP (Ministère des Affaires Populaires), Rokhaya Diallo est militante aux Indivisibles, Chloé Juhel est journaliste à Générations 88,2.

http://www.alterinfo.net/Pas-de-quartiers-pour-Arlette-Chabot-!,-A-vous-de-juger_a33242.html?preaction=nl&id=10801444&idnl=51754&
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 05:01
Henri Maler Mercredi 10 Juin 2009


Le Grand Bazar : l’émission « À vous de juger » sur les élections européennes
L’émission « A vous de juger » sur France 2 offre deux heures trente de débat, dont la plupart des médias n’ont retenu que les 55 secondes d’altercation entre François Bayrou et Cohn-Bendit.

Cette même émission a suscité des réactions de téléspectateurs qui vont de la consternation au dégoût, chacun parvenant à excepter pourtant le ou les porte-parole du parti pour lequel il éprouve le moins d’antipathie politique, du moins quand sa réprobation n’est pas générale.


Un fiasco, voire un désastre, quand un débat tue le débat. Mais quelle part revient à sa mise en scène ?
Alors que TF1 n’en a proposé aucune, c’est la deuxième émission que propose France 2 sur la campagne européenne. En deuxième partie de l’émission « Mots croisés » du 25 mai (intitulée « Elections européennes. Drôle de campagne »), après une première partie consacrée aux… violences scolaires, France 2 organisait en effet un débat : relégué en fin de soirée, grevé par le nombre d’intervenants, politiquement déséquilibré htmlA  [1] htmlB .

A vous de juger... Notre propos n’est pas ici d’évaluer le rôle des responsables politiques dans cette cacophonie, ponctuée d’échanges virulents – et aussi d’argumentations à peu près audibles –, mais les effets d’une pléthore d’invités, conviés à s’exprimer dans un dispositif et selon un scénario contraignants, sous la houlette d’ un arbitre unique, Arlette Chabot.
Le dispositif consistait à répartir les huit invités en deux plateaux : le premier composé de Martine Aubry, Xavier Bertrand, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot ; le second composé de Daniel Cohn-Bendit, François Bayrou, Philippe de Villiers et Marine Le Pen. Le scénario prévu comportait une division du débat en séquences (sur lesquelles nous reviendrons), scandées par les résultats et les commentaires d’un sondage et les questions des téléspectateurs. Le tout devait être arbitré par Arlette Chabot, arbitre unique, certes, mais remplissant la double fonction de metteur en scène et de journaliste politique.
Que croyez-vous qu’il arrivât ? A première vue, rien ne le laisse présager quand Arlette Chabot lance l’émission en présentant ainsi son déroulement :
« Merci de nous rejoindre pour le débat de la campagne européenne. Ce soir, il y a beaucoup, beaucoup de questions. C’est la raison pour laquelle nous avons rassemblé huit grands leaders [...], pour essayer de comprendre d’abord quels sont les enjeux du scrutin. » Et de préciser que, dans ce but, des «  face à face  » seront organisés. «  Première partie d’émission », dit elle.
«  Ensuite , dans une deuxième partie d’émission, nous nous poserons évidemment toutes les questions et les interrogations liées à l’Europe d’aujourd’hui, l’action du Parlement et des élus de demain [...] Est-ce que l’Europe aujourd’hui nous a protégés un peu contre cette crise qui a déferlé sur le monde à l’automne dernier. Ensuite, nous verrons l’autre grand sujet, jusqu’où doit aller l’Europe demain, c’est-à-dire les frontières de l’Europe, avec vous le savez, le grand débat , avec l’adhésion ou non de la Turquie dans les années à venir. »
Et c’est parti …

I. Matchs et enjeux

Arlette Chabot : «  Mais d’abord , avant de commencer ce débat, un petit rappel, grâce à un sondage TNS SOFRES-Logica, France Inter, Le Monde.
Quand on demande aux Français s’ils s’intéressent aux élections, 55 % disent peu ou pas du tout. C’est une question, une préoccupation car qui dit peu d’intérêt dit abstention. Y a d’abord une vraie question que je vais vous poser à vous Martine Aubry. Les Français disent : "quel est l’enjeu du scrutin ? Pourquoi on vote ?" »

La raison de la répartition des invités en deux plateaux et, surtout la composition de chacun d’entre eux, ressort de la présentation et du déroulement du débat. Pour «  essayer de comprendre d’abord quels sont les enjeux du scrutin », Arlette Chabot avait précisé d’emblée : « Des face à face [...] Il y a Martine Aubry face à Xavier Bertrand, François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit [...] Pour comprendre ce qui se passe à la gauche de la gauche, entre Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon ; et la même chose à la droite de la droite, entre Marine Le Pen et Philippe de Villiers. »
Eclairer les enjeux par des « matches » était évidemment une gageure intenable, sauf si par enjeux on entend, comme le suite le confirme, les enjeux strictement électoraux voire politiciens…
(1) Premier « match » : Arlette Chabot commence par interroger successivement Martine Aubry et Xavier Bertrand sur les enjeux de l’élection et sur ce qui les oppose. La première insiste sur son opposition à l’Europe libérale ; le second sur le rôle du politique dans la construction européenne. Mais c’est déjà anticiper sur la deuxième partie du scénario prévu : c’est pourquoi, à plusieurs reprises, alors que Martine Aubry et Xavier Bertrand évoquent pourtant de simples généralités sur les enjeux, Arlette Chabot les interrompt pour qu’ils ne s’égarent pas : « On y reviendra dans le détail  » ; « On y reviendra  » ; « On y reviendra tout à l’heure : Europe libérale ou Europe socialiste » ; « On va revenir sur le fond et sur l’Europe ». Et quand ses deux premiers interlocuteurs s’affrontent sur le passé, elle lâche : « Si on refait la campagne d’il y a dix ans, on est morts . On a déjà du mal à faire celle-là ». Bref, il est à la fois trop tard pour parler du passé et trop tôt pour parler de l’avenir.
(2) Deuxième match : Arlette Chabot s’apprête à interroger François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit. Le résultat du sondage apparaît à l’écran : 24 % des sondés soutiennent le gouvernement et 55 % en sont plus ou moins mécontents. Alors que c’est le sondage lui-même qui invite à s’en tenir au cadre français, Arlette Chabot se tourne vers Cohn-Bendit et l’interpelle : « On a du mal à sortir des débats nationaux. » Mais c’est pour revenir aussitôt à une question éminemment européenne : « Il y a le match , c’est-à-dire, qui arrivera en trois dans cette compétition française, François Bayrou et le MoDem ou les listes Europe Ecologie avec comme symbole Daniel Cohn-Bendit. »
Comme on le sait, « match » il y eut sur le plateau puisque c’est au cours de leur échange qu’eut lieu l’altercation entre Bayrou et Cohn-Bendit, soit très tôt dans l’émission. L’importance qu’il prendra dans les médias est inversement proportionnelle à celle qu’elle a prise sur le plateau où l’incendie est très vite circonscrit.
Quelques instants plus tard, alors que Martine Aubry évoque la « dérégulation des services publics », Arlette Chabot recadre immédiatement : « On ne va pas revenir là-dessus »… et retourne à la question décisive qui oriente le scénario de cette première partie : le match.
(3) Troisième match, qu’Arlette Chabot annonce ainsi : « A la gauche de la gauche, il a le match Olivier Besancenot – Jean-Luc Mélenchon. Je dis ça parce qu’il y a beaucoup d’électeurs qui se disent [...] : "entre les deux, quelles sont les différences ?" Jean-Luc Mélenchon, Olivier Besancenot, vous auriez pu faire un accord, comme vous [Mélenchon], vous avez fait un accord avec le PC, ben quoi, on se dit, y a aussi un problème d’ego à gauche ? »
La réponse de Jean-Luc Mélenchon est l’occasion d’une première altercation avec Arlette Chabot. D’autres suivront… En tout cas, c’est à peine si Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot se prononceront sur ce qui les sépare, plus intéressés à parler… de l’Europe.
Mais quand jean-Luc Mélenchon à la parole, c’est pour critiquer le service public. C’est inacceptable pour ArletteChabot
- Jean-Luc Mélenchon : « D’abord, je vous félicite Arlette Chabot d’avoir fait cette émission : ce sera la seule. Mais d’abord, on commence par dire que c’est une honte : le service public aurait pu faire beaucoup mieux, notamment en régions. » Il est aussitôt interrompu.
- Arlette Chabot : « Y a eu un débat en régions. On se fait engueuler, y a pas de débats, on se fait engueuler, on fait un débat et ça commence par une engueulade. Y a une émission sur France 2 qui s’appelle « Mots croisés », y a eu deux émissions sur France 5 de Moati, y a eu une émission région de France 3 ; c’est juste que quand les autres ne font rien et nous on fait, c’est l’occasion déjà pour se faire engueuler, c’est vrai que c’est un peu dur la vie. »
- Jean-Luc Mélenchon : « Mme Chabot, je comprends que cela vous énerve, mais il faudra cependant le supporter. »
- Arlette Chabot : « Ça me touche ! »
- Jean-Luc Mélenchon :
« Eh bien, si ça vous touche, imaginez-vous que ça m’humilie d’avoir été chassé du plateau de France 3 Grand Sud au motif que l’on [...] recevait, non même pas les députés sortants, mais les partis sortants […] »

On peut trouver injuste une critique qui vise le service public, mais ne dit rien des chaînes privées. Mais faut-il pour autant toutes les conditions mises à un débat ? C’est la question que soulève la suite de l’échange :
- Arlette Chabot : « Est-ce qu’on peut revenir au sujet du jour ? »
- Jean-Luc Mélenchon : « Mais pour moi, c’est le sujet du jour […]  »<
- Arlette Chabot (revenant au « match » : « Pourquoi je voterais pour vous plutôt qu’Olivier Besancenot ? [...]  »
- Jean-Luc Mélenchon : « Mme Chabot, je vous félicite pour commencer, mais maintenant, je vais vous dire autre chose : je n’accepte pas ce cadre . M. Besancenot n’est pas mon adversaire, je ne suis pas un match dans le match [...] Ce n’est pas mon adversaire. Mon adversaire, c’est M. Bertrand. »
- Arlette Chabot : « Et un peu le PS, non ? »
- Jean-Luc Mélenchon :
« Le PS, c’est un concurrent »

Le « cadre » que Jean-Luc Mélenchon refuse est précisément celui qu’Arlette Chabot veut imposer. C’est pourquoi après avoir donné la parole à Olivier Besancenot, elle gourmande Jean-Luc Mélenchon et rappelle dans la foulée l’ordonnancement du débat tel qu’il est prévu : « On va revenir sur l’Europe, la crise etc.[...] Jean-Luc Mélenchon, si personne ne joue le jeu , personne ne va rien comprendre. Xavier Bertrand respecte les règles, je vous demande à tous de respecter les règles. On essaie de comprendre les différences entre les uns et les autres, les enjeux du scrutin, chacun joue. » Or c’est précisément le mélange de ces deux questions qui rend le débat impossible. Et quand elle revient sur l’ordre prévu, son absurdité saute aux yeux, puisqu’il voudrait qu’on joue les « matches » à l’intérieur de chaque camp, pour discuter ensuite des propositions qui permettraient de comprendre… les différences :
- Arlette Chabot : « On va voir ensuite [...] à la droite de la droite, ce qui les différencie. Ensuite , on arrivera à l’Europe qui protège ou ne protège pas et les propositions
que font les uns et les autres pour que l’Europe soit plus juste demain. »

Après de nouvelles altercations avec Jean-Luc Mélenchon qui s’obstine à refuser ce « cadre », Arlette Chabot peut alors se consacrer à la question qui l’intéresse avant toute autre…
(4) Quatrième match, présenté ainsi par Arlette Chabot : « Droite de la droite, même question pour les électeurs : quelles différences entre Philippe de Villiers et Marine Le Pen et le Front National et le mouvement Libertas ? »
Si Marine Le Pen ne récuse pas la question, elle insiste sur l’opposition entre les partisans du « oui » au Traité constitutionnel européen (et de Lisbonne), tandis que Philippe de Villiers refuse de se laisser enfermer dans un débat sur ce qui le sépare du Front national : « Ce n’est pas un match », dit-il. Arlette Chabot réplique aussitôt, puisque c’est le « match » qui l’intéresse, et qu’il lui est difficile de concevoir que des invités « ne jouent pas le jeu » : « Est-ce que les journalistes ont le droit de poser une question et, de temps en temps, d’obtenir une réponse ? » Philippe de Villiers lui répond sèchement : « Est-ce que je peux dire ce que j’ai envie de dire, Arlette Chabot ? » Et celle-ci de bredouiller : « Bien sûr ».
Sous couvert de pédagogie, la première séquence porte donc à la fois sur les enjeux de l’élection et sur les différences entre les candidats les plus proches de chaque camp, réservant pour la suite les « interrogations liées à l’Europe ». Comme s’il était possible d’éclairer les enjeux par les différences entre partis les plus proches. Comme s’il était possible d’évoquer les enjeux sans présenter une évaluation de l’Union Européenne et formuler des propositions, aussi générales soient-elles. L’absurdité du découpage proposé saute aux yeux dès les premières interventions, tandis qu’Arlette Chabot tente désespérément de le maintenir.
II.
Règles et arbitrage

Arlette Chabot avait annoncé que « dans une deuxième partie d’émission, nous nous poserons évidemment toutes les questions et les interrogations liées à l’Europe d’aujourd’hui, l’action du Parlement et des élus de demain [...] Est-ce que l’Europe aujourd’hui nous a protégés un peu contre cette crise qui a déferlé sur le monde à l’automne dernier.  » Toutes ? En 50 minutes , comme ce fut le cas avant de parler de l’adhésion éventuelle de la Turquie ? Avec huit invités ?
Toutes les questions ? En l’absence d’une organisation effective des thèmes de discussion, deux seulement seront évoquées, un peu au hasard : les propositions d’un salaire minimum et celle d’une « taxe Carbone ». Par tous ? Arlette y veillera, sans parvenir à maîtriser la cacophonie. Par tous, mais pas dans n’importe quelles conditions : selon des règles qui rendent impossible ou arbitraire toute tentative d’arbitrage. Il vaut la peine de s’y arrêter (tout en renvoyant en « annexes » un survol descriptif des dernières séquences de l’émission).
(1) Temps de parole - Un compteur plusieurs fois montré indique régulièrement aux téléspectateurs la répartition des temps de parole. Mais, - Arlette Chabot le rappelle à plusieurs reprises - , la règle qui doit prévaloir à ses yeux est celle de l’équité et non de l’égalité.
- Quand Marine Le Pen, par exemple, intervient pour la première fois après 35 mn d’émission pour dénoncer l’inégalité du temps de parole, Arlette Chabot lui répond aussitôt : « On n’est pas dans une campagne présidentielle ».
- En fin d’émission, alors qu’il est question de la Chine, elle le rappellera une fois encore en donnant la parole à Xavier Bertrand « qui est en retard en temps de parole : on est en équité, pas en égalité  ».
À moins qu’elle ne se réfère - et encore ! - aux résultats obtenus lors d’une consultation précédente et équivalente (ce qui n’est pas toujours possible), la notion d’équité est des plus floues. Mais en l’occurrence, quand il s’agit d’un même débat (et non d’une éventuelle répartition entre en plusieurs) ne pas appliquer l’égalité du temps de parole lors d’un même débat est indéfendable. La prétendue équité engendre des distorsions dans la durée et par conséquent la qualité de l’argumentation des intervenants : on ne saurait s’étonner ni se plaindre alors de leur insubordination quand on presse certains d’entre eux – souvent les mêmes – d’abréger.
Parce qu’il souhaite développer son propos sur les enjeux et non sur ce qui le sépare de Besancenot, l’échange est vif entre Jean-Luc Mélenchon qui conteste le cadre qui lui est imposé et Arlette Chabot qui consulte sa montre et son agenda :
- Jean-Luc Mélenchon : « Pour qu’on comprenne bien, Mme Chabot, nous [Olivier Besancenot et lui] on a un petit tour de parole après les deux fois un quart d’heure qu’ont eu les autres [Martine Aubry et Xavier Bertrand puis François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit]
- Arlette Chabot, scandalisée : « Puisque vous restez jusqu’à la fin de l’émission, où est le problème ? Tout est mesuré, y a aucun problème. Xavier Bertrand [...], un mot. »
Quelques instants plus tard, alors que Jean-Luc Mélenchon demande à prolonger son propos, nouvelle altercation :
- Arlette Chabot, s’adressant à Jean-Luc Mélenchon : [...] « Je veux juste vous dire que je surveille le temps de parole, ben oui. »
- Jean-Luc Mélenchon : « Oui, c’est ça, vous prenez les gens pour des imbéciles. »
- Arlette Chabot : « Vous pouvez faire une phrase , parce que nos amis attendent. »
- Jean-Luc Mélenchon, dégoûté : « Allez au diable Arlette Chabot. »
- Arlette Chabot , : « Voilà, allez au diable, tant mieux. »
(2) Distribution de la parole – Les temps de parole étant inégaux, il était inévitable que les modalités de distribution de la parole le soient aussi.
Non pas forcément par préférence partisane de la part de l’arbitre, mais par déférence pour les principaux partis. Ainsi chaque séquence est ouverte en donnant d’abord la parole aux représentants de l’UMP et du PS. Et quand l’un d’entre eux parle, il n’est pas question de l’interrompre.
Xavier Bertrand assène : « L’Europe sociale m’intéresse à une condition : c’est qu’elle n’abîme pas le modèle social Français. Si ça évite le dumping social, là, ça m’intéresse. » Jean-Luc Mélenchon l’interrompt pour dire qu’il se fout du monde. Nouvelle passe d’arme entre Alette Chabot et Jean-Luc Mélenchon :
- Arlette Chabot : « Laissez-le parler quand même. Vous êtes un démocrate… ».
- Jean-Luc Mélenchon : « Mme Chabot, vous êtes aussi vous une grande démocrate comme chacun le voit. »
François Bayrou parle-t-il de la désignation de l’exécutif européen, avant d’en venir à la question du salaire minimum ? Arlette Chabot l’interrompt : « Vous dites la même chose que Jean-Luc Mélenchon ». Marine Le Pen se plaint-elle d’avoir trop peu de temps de parole ? Arlette Chabot lui réplique : « Vous savez, il ne faut pas être obsédée par le temps, ce qui compte, c’est la qualité du propos. » En revanche, en d’autres circonstances ou avec d’autres interlocuteurs, s’ils sont sages et de préférence ; ceux-ci sont pris sous son aile protectrice .
Particulièrement Martine Aubry et Xavier Bertrand. Non seulement quand ce dernier coupe la parole, il n’est pas rappelé à l’ordre, mais Arlette Chabot lui offre à plusieurs reprises une possibilité de répondre qu’elle n’attribue guère aux autres intervenants ou fort chichement. Après Daniel Cohn-Bendit, qui met en cause l’UMP sur le vote de la Directive « temps de travail » : « Un droit de réponse, Xavier Bertrand. » Ou encore, après une interpellation de Philippe de Villiers à propos de l’absence de référendum obligatoire sur l’adhésion de la Turquie, « Xavier Bertrand, vous répondez. ». Puis, à l’adresse du député de Vendée : « Laissez-le finir, laissez répondre s’il vous plaît. Vous avez dit quelque chose, il vous répond, c’est simple. »
Parmi les autres interlocuteurs, Jean-Luc Mélenchon, particulièrement récalcitrant, ne bénéficie pas du même traitement ! Arlette Chabot tente de conclure le débat sur la Turquie : « J’aimerais qu’on termine pour pouvoir dire un mot sur la Chine ». Jean-Luc Mélenchon demande à s’exprimer à propos de la Turquie. Mais Arlette Chabot est pressé qu’il dise, vite, ce quelle a envie qu’il dise :
- Jean-Luc Mélenchon : « [...] Le problème, ce n’est pas la Turquie, c’est l’Europe. »
- Arlette Chabot : « Vous dites “oui”, donc vous dites ”oui‘. »[ à l’adhésion de la Turquie]
- Jean-Luc Mélenchon : « Mme Chabot, si vous aviez la patience d’attendre jusqu’à la fin. »
- Arlette Chabot : « Je voudrais juste que vous disiez… »
- Jean- Luc Mélenchon : « Je parle aussi vite que je peux nonobstant vos interruptions. »
- Arlette Chabot, à voix basse et en aparté : « Il est gonflé ».
(3) Arbitrage arbitraire – Sans doute le tempérament des interlocuteurs (d’Arlette Chabot et de Jean-Luc Mélenchon notamment) n’est-il pas pour rien dans la virulence de certains échanges. Mais comment l’arbitrage aurait-il pu ne pas être arbitraire (et autoritaire), quand il est assumé par un seul arbitre, là où au moins deux auraient pu s’avérer nécessaires, tentant d’imposer de règles absurdes ou intenables, remplissant la double fonction de journaliste politique (qui pose des questions) et de metteur en scène (qui distribue la parole) ?
Comment interdire à certains interlocuteurs de couper la parole quand on la coupe soi même pour l’empêcher de déborder du cadre imposé (notamment dans la première partie de l’émission) ou pour abréger les échanges (vite ! on est pressé...) notamment dans les deux dernières parties de l’émission ? Comment éviter de la distribuer arbitrairement si l’on se fonde sinon sur ses préférences politiques, du moins sur le privilège accordé aux représentants des principales formations politiques (ou sur la patience des autres) ?.
Certes, les responsables politiques présents sur le plateau, et certains peut-être plus que d’autres, ne sont pas pour rien dans la confusion générale qui a régné durant la plus grande partie de l’émission. Mais la conception de cette même émission, sa mise en scène et sa mise en œuvre portent une lourde responsabilité… dont, évidemment Madame Chabot s’ est totalement exonéré – affirmant, dans un entretien accordé au figaro.fr (le 6 juin), « ne rien regretter », et trouver « indigne » l’attitude de Mélenchon. Et c’est très « dignement » qu’elle a confié htmlA  [
2] htmlB , à la sortie de l’émission, n’avoir « jamais vu çà. », en ajoutant : « C’est la culture banlieue qui entre dans le débat politique. Tous les coups sont permis ». Sans commentaires…
***
« On va conclure calmement »

Après un détour par la Turquie et par la Chine, préparé par un intermède dédié à l’avenir du vin rosé il était temps de conclure…
Arlette Chabot  : « L’idée de cette émission était d’amener les électeurs à voter ». Puisqu’il s’agissait d’« amener les électeurs à voter », des messages télévisés diffusés dans divers pays dans ce but sont montrés aux téléspectateurs.

« On va conclure calmement », annonce Arlette Chabot qui passe successivement la parole à Xavier Bertrand, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et, enfin, à Olivier Besancenot qui, dit-elle « a respecté les règles du jeu depuis le début ».
Vient alors le moment de rendre public le sondage sur les intentions de vote dont les résultats incitent Arlette Chabot à demander à François Bayrou si le fait que la liste « Europe Ecologie » le devance lui fait « de la peine », le tout en brandissant la « Une » du Monde titrant : « Européennes : Cohn-Bendit devant Bayrou le 7 juin ? ». François Bayrou proteste. Marine Le Pen surenchérit. Arlette Chabot tente de donner la parole à Brice Teinturier pour qu’il réponde. Celui-ci finit par y parvenir.
Arlette Chabot, une dernière fois : « L’idée de cette émission était de donner aux citoyens l’envie de voter. Je ne suis pas sûre qu’on ait réussi. » A vrai dire, nous non plus.
Henri Maler (avec Denis Perais)


Annexes : Quand on touche le fond, on touche le fond

Cinquante minutes ont été consacrées aux « matches », quand l’émission se poursuit selon le scénario intenable qui a été prévu et auquel il n’est pas question de se dérober. D’abord en abordant « toutes les questions. »
I. « Toutes les questions… »

Ouverture sur la réponse au sondage : « Est-ce que l’Europe dans la crise protège ou n’a pas protégé ? On va regarder avec vous Brice Teinturier le résultat de cette enquête et on voit bien que les Français sont quand même partagés ». La parole est donnée successivement (dans un ordre inverse à celui de la première séquence) à Xavier Bertrand et à Martine Aubry.
(1) Evoquée par celle-ci, la proposition d’un salaire minimum européen est l’occasion d’une passe d’armes au cours de laquelle Xavier Bertrand ment de façon éhontée. En tant que journaliste politique, Arlette Chabot s’efface ; mais comme metteur en scène, elle tente de mettre de l’ordre. « On va faire le tour », dit-elle. Et un peu plus tard, elle propose « un tour rapide sur le salaire minimum ». Encore plus tard, essayant de se calmer et d’obtenir le calme : « Tout va bien », dit-elle, et de demander à nouveau que le débat se concentre sur le salaire minimum. Mais le « débat » est de plus en plus désordonné : « Laissez finir. Chacun son tour », intervient Arlette Chabot au cœur d’un brouhaha inaudible. « Laissez finir », répète-t-elle. Et après quelques échanges : « Est-ce que Philippe de Villiers peut s’exprimer sur le salaire minimum ? » Jean-Luc Mélenchon veut-il lire un article de la constitution européenne qui, selon lui, rend impossible l’harmonisation sociale ? Arlette Chabot intervient :
« Jean-Luc Mélenchon, vous l’avez déjà dit : on ne va pas l’entendre une troisième fois. »

(2) Philippe de Villiers intervient sur le salaire minimum et sur les effets de la suppression des droits de douane avec la Corée du sud sur la fabrication et la diffusion des 4X4. Xavier Bertrand en profite alors pour évoquer la proposition de l’UMP « d’une taxe carbone aux frontières de l’ Europe », dont la possibilité est contestée par Philippe de Villiers qui indique dans la cacophonie générale que les traités ne permettent pas cette harmonisation, ce que Xavier Bertrand conteste à son tour. Point de départ d’un nouveau tollé et d’une nouvelle confusion générale, d’où surnagent les tentatives d’Arlette Chabot d’organiser le débat : « Excusez-moi : cela mérite un débat avec un peu de clarté » ; « Si vous parlez tous en même temps, vous vous annulez », etc.
Après une nouvelle intervention d’Olivier Besancenot, Arlette Chabot tente de reprendre la main : « On avait l’intention de vous faire entendre un certain nombre de Français ». Puis, en parlant de l’un d’entre eux : « On va l‘écouter quand même ». Est alors diffusée une intervention enregistrée de Gérard Gressot, délégué CGT de la société Anoflex, qui s’inquiète des délocalisations. Mais comme le dit Mme Chabot, « on revient à la taxe Carbone ». Martine Aubry, Daniel Cohn-Bendit, Jean-Luc Mélenchon s’expriment. Puis Arlette Chabot tente de donner la parole à François Bayrou « qui ne s’est pas exprimé sur le sujet ». Il est interrompu par Mélenchon et Marine Le Pen. « Laissez François Bayrou, quand même ». Et quelques instants plus tard : « Au bout d’un moment, personne n’entend rien : c’est inaudible. »
François Bayrou s’étant exprimé, Daniel Cohn-Bendit réclame « une phrase sur la Chine ». Cette « phrase » – suivie de quelques autres… – lui est accordée. Elles seront consacrées au « juste échange » entre l’accès de la Chine au commerce international et le respect des libertés syndicales dans ce pays. Marine Le Pen demande la parole. Arlette Chabot n’en tient pas compte : « Est-ce qu’on peut finir par Philippe de Villiers, puis Olivier Besancenot ? » Philippe de Villiers s’exprime non sur la taxe Carbone, mais sur le cabotage. Il est interrompu par Arlette Chabot : « C’est ce que disait Daniel Cohn-Bendit. Vous êtes tous d’accord là-dessus. » Puis c’est au tour d’Olivier Besancenot d’intervenir, interrompu par Marine Le Pen.
(3) L’émission est commencée depuis 1 h 32 environ quand Arlette Chabot annonce  : « Il nous reste à peu près vingt minutes d’émission ». Apparemment, le temps presse : « Marine Le Pen : 30 secondes. » (…) « 30 secondes Marine Le Pen et on change de sujet. » Elle répète : « 30 secondes Marine Le Pen et on change de sujet. » Marine Le Pen s’exprime. Mais on ne change pas de sujet : Arlette Chabot laisse la parole à Xavier Bertrand. Mais quelques temps après, à propos d’une allusion à la Turquie : « On va en parler, si on arrive à avoir 10 minutes… On n’y arrive pas ». Et quelques secondes plus tard : « Si vous voulez qu’on parle de la Turquie, il ne reste que dix minutes ». Ce qui n’empêche pas de faire une place à une délicate question : pour tenter de détendre le « débat » en introduisant un sujet de consensus, Arlette Chabot soumet aux invités la question du vin rosé….
… mais à condition qu’elle soit rapidement expédiée. Et de proposer : « Est-ce qu’on peut faire une phrase chacun ? » [ …] « Une phrase chacun, s’il vous plaît » Après quelques échanges, elle constate  : « Vous vous battez : il y a au moins un consensus là-dessus ». Cela ne suffisant pas à conclure, elle réitère : « Une phrase sur les rosés, sinon on ne parlera pas de la Turquie » Et plus tard : « Vingt-cinq secondes chacun. Une phrase. […] Une phrase de Marine Le Pen […] Un mot et on arrive à la Turquie. » Marine Le Pen parle, et…
II. De la Turquie à la Chine
… Arlette Chabot, désolée de ne plus avoir le temps de donner la parole aux auditeurs : « On va en placer une quand même ». Une journaliste turque, Defne Gürsoi, demande, dans une intervention enregistrée, si soulever maintenant le problème de l’adhésion de la Turquie, alors qu’elle ne pourrait devenir effective que dans 12 à 15 ans et que « les parlementaires [...] n’auront pas à se prononcer sur le sujet », n’est pas une diversion.
Arlette Chabot l’avait annoncé au début de l’émission : «  Ensuite, nous verrons l’autre grand sujet, jusqu’où doit aller l’Europe demain, c’est-à-dire les frontières de l’Europe, avec vous le savez, le grand débat, avec l’adhésion ou non de la Turquie dans les années à venir. »
« Toutes les questions » ayant été abordées en cinquante minutes, celle-ci et les suivantes bénéficieront de la même durée.
(1) Accordant, comme toujours, la préséance aux partis de gouvernement, Arlette Chabot donne sur la Turquie la parole à Xavier Bertrand. Celui-ci est interrompu. Arlette Chabot intervient : « Laissez-le parler ! Laissez-le parler ! […] Est-ce que vous pouvez accepter que les auditeurs suivent ? » Puis Martine Aubry intervient et Arlette Chabot « organise » : « Chacun son tour […] je veux connaître la position de chacun ». Besancenot s’exprime, puis Marine Le Pen et Daniel Cohn-Bendit.
Arlette Chabot : « J’aimerais qu’on termine pour pouvoir dire un mot sur la Chine ». Jean-Luc Mélenchon demande à s’exprimer à propos de la Turquie. Mais Arlette Chabot est pressé qu’il dise, vite, ce quelle a envie qu’il dise. Nouvelle altercation. François Bayrou prend la parole. Arlette Chabot le presse, « sinon on ne finira jamais cette émission ». De Villiers demande à son tour à parler : « S’il me reste 30 secondes »… Arlette Chabot : « Allez-y ! Allez-y ! » Philippe de Villiers prend très violemment à partie Besancenot. Arlette Chabot  : « Pas la peine de crier, on vous entend très bien » Et de passer la parole à Xavier Bertrand, sans que celui-ci ait besoin de supplier. Il est interrompu. Arlette Chabot intervient : « Laissez-le finir. Vous avez dit plein de choses. Il vous répond, c’est simple » La cacophonie atteint alors un maximum d’intensité : Arlette Chabot : « C’est effrayant… Est-ce qu’on peut terminer ? Est-ce qu’on peut finir ? ». Et après une intervention de Daniel Cohn-Bendit :
« Est-ce qu’on peut arrêter ? »

(2) Le moment est venu de parler de la Chine. A Martine Aubry qui doit partir, cette question qui permet de lier la question européenne et la question de la Chine : « Est ce que les droits de l’homme, ça doit être une valeur partagée ? » Nouveau moment de confusion générale. Puis : « On va revenir aux droits de l’homme ». Et Arlette Chabot de préciser : « Il y a un anniversaire : c’est pour cela qu’on en parle. Est-ce qu’on peut revoir les images » ? » Et une fois que tous les intervenants se sont exprimés, il est temps de conclure, ou plutôt de tenter de le faire…
Notes
htmlA [1] htmlB Sur le plateau, Marielle de Sarnez, Michel Barnier, Daniel Cohn-Bendit et Harlem Désir, tous partisans du « oui » au Traité » constitutionnel européen. Les deux partisans du « non », Nathalie Arthaud et Nicolas Dupont-Aignan sont en... duplex. Sur le plateau, donc, pour l’essentiel, des « matches » UMP-PS et MoDem-Europe Ecologie, arbitré par des sondages. En plateau aussi, outre le sondeur Brice Teinturier et l’arbitre, Yves Calvi, tenus à une apparente neutralité : Alexandre Adler, Claude Askolovitch et Jean Quatremer, tous partisans du « oui ».
htmlA [
2] htmlB Selon le point.fr.

http://www.acrimed.org http://www.acrimed.org


http://www.alterinfo.net/Le-Grand-Bazar-l-emission-A-vous-de-juger-sur-les-elections-europeennes_a33224.html?preaction=nl&id=10801444&idnl=51754&
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 03:54

Vous avez la parole…

Mais à la condition de dire
ce que nous avons envie d’entendre…

 

Martine AUBRY 7 juin 2009 par Parti socialiste


Où l’histoire navrante, mais pourtant révélatrice, d’une interview manquée pour le bulletin du PS.

 

 

 

Jacques Sapir

Directeur d’Études à l’EHESS

Lundi 18 mai 2009

 

 

 

Ceci se passe en France, et non en un quelconque pays où l’on pratique, nous dit-on, la censure et la désinformation. C’est bien en effet d’un petit cas de censure qu’il s’agit. Un cas parmi d’autres bien sur, car ils sont finalement plus nombreux qu’on ne le croit.

L’histoire est navrante, mais elle vaut d’être contée…


Acte I.


Sollicité par courriel, puis par téléphone, de donner une interview au bulletin du PS, j’ai la faiblesse d’accepter. Il est vrai qu’agir autrement me ferait à raison une réputation de sectaire, et que l’on ne risque rien à entamer un débat. Après tout, c’est bien une règle de la démocratie que de parler à tous sans rien renier de ses propres convictions. Du moins c’était ce que je croyais…

Rendez-vous téléphonique est donc pris pour le vendredi 15 mai à 11H. À l’heure dite ma correspondante appelle, me remercie d’avoir accepté de lui répondre, et commence par me poser une question sur le problème des délocalisations induites par les écarts salariaux qui existent entre les nouveaux entrants de l’Europe et les pays du noyau originel.

Je m’exécute de bonne grâce et, comme mes lecteurs le savent déjà, explique la différence qui existe entre les délocalisations pures, la conception et la production de produits destinés à être « localisés » dans ces pays à bas coûts, l’entrée d’entreprises de services localisées dans ces dits pays sur nos marchés, et enfin les conséquences directes et indirectes sur les travailleurs dans nos économies. L’interview se déroule de manière très courtoise, et j’ai même l’occasion de rappeler à ma correspondante les cas bien connus d’entreprises qui ont remis en cause la législation française du travail sous la menace de délocalisations. J’ai donc l’impression de trouver une oreille attentive, et pour tout dire fort intéressée par mon propos.


Les choses se gâtent quand il est question des solutions. À la question qui me fut posée sur la possibilité de faire passer une directive européenne harmonisant les conditions sociales et rendant ainsi impossible le « dumping » social et salarial, j’eu le tort de répondre avec ma franchise habituelle – et je reconnais ne pas être de ceux qui font la roue pour plaire ou qui manient la litote – que je tenais une telle proposition pour une illusion, au mieux, et au pire une hypocrisie.

On ne voit pas comment ni pourquoi ces pays accepteraient de sacrifier cet avantage qu’ils ont sur nous et qui est le produit du « grand marché », tel qu’il fut obtenu par l’acte unique. La règle de l’unanimité rend impossible un tel projet. D’ailleurs, les dévaluations auxquelles ces pays se livrent, et qui ont été tout à fait significatives ces dernières semaines, entraînent une nouvelle baisse du coût du travail qui ne correspond à aucune baisse de la productivité, bien au contraire.


C’est alors que mon interlocutrice me coupe la parole pour me dire qu’il était impossible de passer dans son journal une telle réponse. Elle était certes prête à conserver la première partie de mon interview, mais en aucun cas elle ne publierait la seconde, car elle était contradictoire avec la position du PS. Quand je lui fis remarquer que, n’étant pas militant ni sympathisant de ce parti, je pouvais avoir les positions qu’il me plaisait d’avoir ce qu’elle n’était pas sans ignorer au début de l’interview, elle me répondit qu’elle n’était point là pour faire de l’information mais de la communication.

On admirera le cynisme de la formule.

On y trouve cependant plus de profondeur qu’on ne pourrait le croire à première vue.


Je passe les détails de la – grosse – colère qui me saisit et qui ne m’a point quitté et je mis fin à l’entretien en disant que soit, elle passait la totalité de mes propos soit elle n’en passerait aucun. Ce qu’elle fit, en me disant que jamais ses « supérieurs » ne sauraient les accepter.


Acte II.


La morale de cette triste et navrante histoire est double et mérite notre attention. Car, si l’on n’y prend garde, elle se répètera.


Sur la forme, en premier lieu, il y a donc bine des choses à dire. Nous sommes ainsi passés de la société de l’information à celle de la communication. Car, il faut prendre au sérieux la réponse qui me fut faite. Il s’agit bien de communiquer et non d’informer.

Si tel avait été le cas, on peut penser que le PS pouvait tolérer, et même, pourquoi pas, (mais si, mais si…) solliciter des avis différents, voire divergents. Mes positions sont connues et je n’en ai point changées. Mais, après tout, rien n’empêchait à un journaliste de ce parti de conclure en rappelant les positions qui sont défendues par le PS à l’occasion des élections européennes.


J’ai déjà donné des interviews sur le même sujet dans de nombreux journaux, dont certains défendent des positions qui ne sont pas les miennes. S’il est bien un principe qui avait toujours – jusque-là – été respecté c’était bien celui de ne pas altérer les idées e la personne que l’on a interviewée.

Ici, et pour la première fois, on demande à un interlocuteur que l’on sait pertinemment ne pas être membre, de prés ou de loin, du PS, de bien vouloir reprendre les positions de ce parti ou de se taire. C’est inouï, et à plusieurs titres.

Cela signifie d’abord un profond mépris pour les opinions de son interlocuteur, qu’elles soient justes ou fausses. Cela signifie ensuite qu’on tient son interlocuteur pour un être vil, prêt à tout pour se voir publié. Cela signifie, enfin, un égal et non moins profond mépris pour ses propres lecteurs, que l’on considère incapable de se faire une opinion par eux-mêmes.


Je n’en veux pas tant à la malheureuse personne qui m’a interviewé, et qui manifestait une certaine sympathie pour mes propos, qu’à ceux qu’elle a désignés pas le joli mot de ses « supérieurs ». Si c’est ainsi qu’ils conçoivent leur métier de journalistes en confondant celui-ci et la « communication », nous sommes donc rendus bien bas. Mais, si cela veut dire qu’ils considèrent que la presse partisane, dans le sens originel du terme soit la presse d’un parti, comme se devant de n’avoir qu’un visage et qu’un verbe à la gloire de ce dit parti, nous sommes en fait encore rendu plus bas.

Dans ce cas, cela traduit une profonde dérive anti-démocratique de ce parti.

Nous savions la Droite inféodée au pouvoir de l’argent. Nous connaissions les figures imposées de la presse stalinienne, même si aujourd’hui il s’agit d’un passé heureusement révolu. Que de telles pratiques soit le fait d’un parti qui a toujours prétendu conjuguer socialisme et démocratie est un triste spectacle. Même si ce parti n’a sans doute plus rien à voir avec le socialisme, on pouvait croire à son attachement à la démocratie. On s’est trompé. Le stalinisme n’est pas mort, mais il a migré vers d’autres cieux politiques. C’est bien à un cas exemplaire de ce que j’ai appelé le « liberal-stalinisme » que l’on est confronté.


Mais cet incident est tout aussi révélateur sur le fond.

De quoi s’agissait-il donc ?

On n’a pas supporté que je qualifie d’illusion ou d’hypocrisie le mythe de l’Europe « sociale » que l’on nous présente comme le saint Graal que l’on atteindra – encore un effort camarade – quand nous aurons une majorité de gauche au Parlement Européen. Que cette majorité se soit souvent montrée plus libérale que la droite, avec qui elle communie dans le culte de la concurrence « libre et non faussée », et que le groupe socialiste au Parlement Européen ne soit même pas d’accord en son sein pour savoir s’il faut garder Barroso ou le virer, est évidemment passé sous silence.

Il s’agit donc d’une illusion, je le dis et je me répète. Il faut se réveiller.

Quelle unanimité espère-t-on réaliser entre les 27 pays de l’Union ? Les cultures, mais aussi les rythmes politiques, sont par trop différents. Et d’abord, les structures économiques et sociales sont bien trop divergentes pour que l’on puisse trouver une base d’accord commune. Le principe du « grand marché », il faut quand même le dire, propose la mise en concurrence de tout, des produits comme du travail. C’est lui qui a organisé la mise en concurrence des travailleurs. À terme, il ne laisse qu’une solution : c’est l’harmonisation par le bas, avec la garantie que les rythmes politiques seront bien trop différents pour que l’on puisse espérer un sursaut commun et simultané. Cette Europe sociale, qui est certes désirable, se révèle comme la ligne d’horizon. Elle s’enfuit dés lors que l’on s’en s’approche. Elle est inatteignable. Elle n’aura pas lieu, comme le dit si bien un livre récent1.


Où alors, il s’agit bien d’une hypocrisie. Le ralliement à l’Europe sert à masquer le vide conceptuel et programmatique dans lequel le PS se complait et se débat. On sait très bien que réclamer plus d’Europe sociale, une harmonisation fiscale, et bien d’autres choses, n’a aucun sens dans la situation actuelle et par la voie parlementaire européenne. Mais, cela permet de jeter le voile de Noé sur l’absence de toutes proposition concrète en France même. L’Europe est devenu un alibi à l’immobilisme, et c’est cette hypocrisie là qu’il ne faut en rien toucher, et surtout pas dénoncer.

François Mitterrand disait avoir deux ambitions, la construction de l’Europe et la justice sociale. Il a choisi la première et abandonné la seconde. Jacques Delors s’est chargé, alors, de mettre tout cela en musique. On sait ce qu’il en advint : la grande régression sociale des années 1980, et la montée inexorable vers les 3 millions de chômeurs, le tout couronné par la sanctification du « Franc fort ».

Les chiffres sont cruels.

Ils indiquent de manière indubitable que cette politique là a bien été en France l’équivalent de celle d’un Reagan au Etats-Unis ou d’une Thatcher au Royaume Uni. Ce fut donc bien un « socialiste », assurément fort mâtinée de chrétien, qui se chargea d’initier cette politique. Son coup fait, il partit pour Bruxelles, et laissa Beregovoy achever le travail.

Et l’on voudrait nous faire croire aujourd’hui que l’Europe pourrait être sociale ?


Graphique 1

Sources : Tableaux de l’INSEE.


Ceci expliquerait alors la violence de la réaction. Et il est vrai que la fille de ce Jacques Delors est aujourd’hui à la tête de ce parti.

Tant que je ne faisais que décrire un processus qui est aujourd’hui trop évident pour être nié, c’était acceptable. Mais, que je remette en cause le fondement de la politique du PS, sans l’Europe sociale point de salut, et, tout d’un coup, la foudre se déchaîne.

Ma proposition, taxer les produits en provenance des pays à bas coûts de l’Union Européenne (et par produits j’entends aussi ceux que l’on assemble dans des pays où les coûts sont plus élevés), et le faire unilatéralement s’il le faut pour enclencher un débat, a pour elle de nous sortir de cet immobilisme, de ces lendemains qui ne chanteront pas.


Acte III.


Je vous laisse donc libre de choisir entre l’illusion et l’hypocrisie. Quant à moi, cela fait longtemps que j’ai perdu mes illusions en ce qui concerne le PS et j’avoue ne pas avoir de réserves suffisantes de patience pour endurer son hypocrisie. Comme le disait Maurice Clavel en son temps, Messieurs les Censeurs, bonsoir !


Mais il faut cependant revenir aux choses sérieuses. La question des protections à adopter est aujourd’hui urgente.

Le rapport entre les coûts du travail (eux-mêmes considérablement renforcés par la réévaluation de l’Euro) et les gains de productivité n’a fait que se détériorer à notre détriment avec cette crise. Les pressions à la baisse des salaires, baisse non plus relative mais absolue, se font jour désormais en France, comme l’atteste la note de la direction de Hertz à ses salariés. Ne croyons pas qu’il s’agisse ici d’un acte isolé. Hertz a eu la bêtise de mettre par écrit ce qui est déjà pratiqué aujourd’hui dans des dizaines d’entreprises, et ce qui le sera demain dans des centaines, voire des milliers.

Et pourtant, on remarque que c’est bien grâce à ses « stabilisateurs automatiques » soit l’ensemble du système social, que l’économie française a plutôt mieux résisté à la crise que ses voisins. Pourtant, ce sont ces mêmes stabilisateurs automatiques que ce gouvernement veut remettre en cause, par petits bouts, points par points, toujours au prétexte de doper notre compétitivité.


Sur le fond, l’Europe a été le meilleur élève du libre-échange prôné par l’OMC. Ce faisant nous avons découplé la formation des profits par les entreprises des conditions du travail telles que l’on peut les avoir sur un territoire donné. Désormais, le profit se réalise de manière globale et la mise en concurrence des salariés dans un vaste marché se fait sous la forme du « moins disant, moins coûtant ». Les règles du fameux « compromis salarial » cher aux auteurs de la Théorie de la Régulation ont été mises cul par dessus tête dans cet évolution. Il n’est pas étonnant, alors, d’apprendre que se creusent les écarts de salaires et que les 1% supérieurs des revenus salariaux accumulent une part croissante du revenu national. C’est une tendance constante dans les pays qui se sont ainsi ouverts, sans entraves ni protections, au commerce international2.


Seul, un retour au protectionnisme peut permettre d’inverser ce mouvement. Il faut tendre à le faire en commun avec des pays qui ont le même niveau de productivité. De ce point de vue, il y a une logique à chercher des protections communes avec les pays du noyau originel de l’Europe. Mais, s’il le faut, nous ne devrions pas hésiter à décider de mesures unilatérales. Elles seraient, il n’en faut pas douter, ce que nous appelons entre nous économistes, dans le langage si particulier de notre corporation, un « optimum de second rang », ce que l’on peut traduire par un pis-aller. Cependant, elles seraient préférables à ne rien faire du tout, au prétexte toujours plus illusoire, de réaliser un jour cette fameuse « Europe sociale ».

Il est plus que probable que le choc psychologique que provoquerait de telles mesures permettrait d’ouvrir le débat et de penser, à l’échelle de 5 à 6 pays, à des protections communes et coordonnées.


Pour cela, il faut faire tomber le tabou qui pèse aujourd’hui sur de telles mesures unilatérales. Il faut pouvoir en discuter calmement et de manière raisonné, en dehors et au-delà de toute invective et de toute censure. Il faut aussi cesser de les concevoir comme une fin en soi, pour comprendre que leur statut réel serait d’être d’une part des mesures conservatoires et d’autres part des bases de départ pour des négociations devant conduire à une nouvelle Europe.


Acte IV.


Il me faut maintenant revenir sur ce que cet incident révèle quant aux pratiques du débat dans notre pays. Ce cas est navrant, mais il n’est pas isolé.


On s’en souvient, le referendum sur le Traité Constitutionnel Européen avait déjà donné lieu à pareille pratique. Frédéric Lordon et quelques autres en ont rendu compte à l’époque3. Pour ma part j’y suis revenu à froid dans un ouvrage4.

On l’avait constaté à l’époque et ce constat est toujours valable : dès qu’il est question de l’Europe les principes les plus élémentaires du débat démocratique sont foulés aux pieds par ceux qu’Hubert Védrines qualifia « d’européistes ». Ils se révèlent pour ce qu’ils sont : une poignée de technocrates englués dans leurs certitudes, aveugles devant les conséquences, sourds à la colère qui monte.


Mais, aujourd’hui, cette Europe là dévoile son véritable visage. Les politiques sont de fait prises par les États. Ou donc se trouve le plan de relance Européen ? Peut-on, là encore, croire un instant dans ces 1000 milliards d’Euro que l’on voudrait affecter à une hypothétique relance, et ce alors que des gouvernements, et non des moindres, ont exprimé leur opposition ?

S’il est vrai que la droite nous « enfume » dans cette campagne, on voit bien qu’elle n’est pas la seule.

C’est bien parce que l’on se rapproche de l’heure de vérité qu’une certaine parole doit être supprimée. Mais c’est bien aussi à ce moment qu’elle se trouve être d’autant plus nécessaire.

1 F. Denord et A. Schwartz, L’Europe Sociale n’aura pas lieu, Raisons d’Agir, Paris, 2009.

2 J. Bivens, « Globalization, American Wages, and Inequality », EPI Working Paper, 6 septembre 2007, Washington, DC.

3 F. Lordon, « La procession des fulminants », sur le site http://www.acrimed.org/article2057.hmtl

4 J. Sapir, La Fin de L’Eurolibéralisme, Paris, Le Seuil, 2006.


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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 00:19
 (édito 06/2009)

L’ogre appartient à l’imaginaire européen. A travers les légendes et les contes, l’ogre symbolise le monstre dont les enfants doivent se protéger : l’ogre, c’est l’adulte pédophile qui abuse sexuellement les mineurs ou leur fait perdre leur innocence.


Les aveux de l’ogre

Daniel Cohn-Bendit s’est vanté d’être l’un d’entre eux alors qu’il était animateur de jardins d’enfants à la crèche alternative de l’Université de Francfort. Dans un écrit autobiographique, Le Grand Bazar, il rapporte ses pratiques : « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avoir choisi moi et pas les autres gosses ? Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. » L’Observer retrouvera  même un texte de sa main paru dans un journal alternatif de Francfort en 1976 : « Mon flirt permanent avec ces enfants prit bientôt un tour érotique. Je pouvais parfaitement sentir comme les petites filles de cinq ans avaient appris à m’exciter. C’est à peine croyable. La plupart du temps, j’étais passablement désarmé. (…) Il m’est arrivé que plusieurs fois des enfants m’ont ouvert la braguette et ont commencé à me caresser. Selon les circonstances, j’ai réagi de façon diverse. Quand ils le voulaient, je les ai caressés. Alors on m’a accusé de perversion. »

Cette attitude aurait dû disqualifier Cohn-Bendit à jamais. Pourtant, lorsque François Bayrou évoqua brièvement ces faits, en réponse au chef de file des Verts qui prétendait lui donner des leçons de… morale, le patron du MODEM déclencha un tollé médiatique ; non pas contre Cohn-Bendit, mais contre lui-même.

Dirigeant l’émission de France 2, Arlette Chabot, icône conformiste et féministe, favorable aux minorités sexuelles, vint au secours d’un Cohn-Bendit aux abois et somma Bayrou de revenir à l’Europe et de ne pas pousser son avantage sur Cohn-Bendit. Et avant même la diffusion au public de l’émission préenregistrée, la classe politico-médiatique dominante engagea une campagne contre un Bayrou qui avait « pété les plombs » et, selon Le Monde, « fait déraper la campagne dans la polémique ».

C’est ainsi : il est médiatiquement interdit d’attaquer Cohn-Bendit : le vieux soixante-huitard et l’écologiste sont des espèces électorales protégées…


L’ogre joufflu de l’idéologie dominante

Principale figure de Mai 68, Cohn-Bendit est l’archétype des tenants de l’idéologie dominante imposée par la tyrannie médiatique :

- il est pour la rupture des traditions (c’est d’ailleurs à ce titre qu’il prétend avoir théorisé les rapports sexuels entre enfants et adultes par simple « provocations», « pour épater le bourgeois » ;

- il est pour « le mondialisme » ;

- il est pour l’antiracisme dans la suite des slogans de 1968 « Nous sommes tous des juifs allemands », « Français/immigrés : même combat ! » ;

- libertaire devenu libéral, il donne une sympathique touche « de gauche » au libéralisme mondialiste.

Siégeant depuis quinze ans au Parlement européen il a servi avec constance la superclasse mondiale en prônant l’abolition des frontières de l’Europe et l’ouverture de ses marchés et de ses emplois au reste du monde.

Au titre de son passé (« on ne touche pas à un ancien combattant de Mai 68 ») et des services qu’il rend dans le présent au mondialisme et à la classe d’affaires (ménageons nos « idiots utiles »), il est devenu intouchable.

Ainsi celui qui s’est classé de par ses écrits dans la catégorie des ogres est présenté à l’opinion comme un ange joufflu et débonnaire.


Une complaisance médiatique bien orchestrée

Les médias ont d’autant plus facilement fait la promotion de la liste écologique qu’il se trouvait au carrefour des deux grandes forces d’intérêt :

- une force idéologique, le mondialisme, qui, face à la crise financière, cherche à se recomposer : le mondialisme écologique venant se substituer au mondialisme économique ; il s’agit désormais de défendre la « planète » pour mieux relancer la spéculation financière (les droits carbones) et la production (les voitures propres, les logements économes en énergie, etc.) ;

- une force politique, l’UMP et Nicolas Sarkozy, voyant dans le mouvement écologique de Cohn-Bendit un moyen d’affaiblir deux concurrents dangereux pour les prochaines échéances : le PS et surtout le MODEM de François Bayrou.

C’est ce qui explique que les chaînes de télévision et de radio, privées comme publiques, ont rivalisé de complaisance pour le candidat Vert ; et qu’elles ont fait chorus pour le défendre face aux légitimes attaques de François Bayrou.
Dans le même objectif, la projection du film de propagande écologique Home, d’Artus Bertrand, a été lancé et programmé le vendredi précédant le vote.


Vote écolo, vote refuge, vote « gentil »

Reste qu’il fallait que l’électeur suive, ce qui n’est jamais acquis.

Mais le vote écolo a fonctionné comme un vote refuge : à défaut d’abstention. Si je ne suis pas content de mon parti (en l’occurrence, le PS) ou de mon candidat (qui a « dérapé »), alors je vote écolo !

C’est aussi un vote « gentil » : il s’agit de penser à la « planète » ; cela n’engage pas beaucoup mais cela n’est guère critiquable. Voilà un vote sympathique et facile à assumer pour les Bobos !

C’est aussi un vote soumis à l’esprit du temps fabriqué par l’omniprésence dans les médias du discours « réchauffiste » et du discours écologique.
Les questions écologiques sont d’ailleurs de vraies questions, en particulier en Ile-de-France où Cohn-Bendit a recueilli plus de 21% des suffrages.

Il est vrai que l’Ile-de-France est caractérisée par un double problème de saturation : saturation des transports publics, saturation des espaces urbanisables. Or cette saturation s’aggrave chaque année en raison d’installation en Ile-de-France de 80.000 immigrés supplémentaires (40% des 200.000 entrées en France ; deux fois Mantes-la-Jolie). Ce n’est pas évidemment les écologistes favorables à l’ouverture des frontières qui sont susceptibles de remédier à la situation. Mais la logique d’un vote d’inspiration médiatique c’est l’émotion et donc le déni, sinon le Dany, de raison.


Polémia

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-32588686.html

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 19:21
Leymergie, le show néo-sioniste
chaque matin sur FR2 télé communautariste

William Leymergie
William Leymergie
wikipedia.org

Commentaire-témoignage reçu



En 91, Leymergie (voir l'origine ethnique des collaborateurs qu'il choisit) avait invité un certain Bruno Etienne, spécialiste du monde arabe donne son avis sur la guerre du golfe : Là! patatras, celui-ci fit entendre un discours très honnête. Après deux phrases, le Leymergie dont j'ignore le véritable patronyme, lui coupa le sifflet sans vergogne.

Israël a besoin de la guerre et de la tension pour éliminer ceux qui lui résistent, avec le sang et l'argent des autres si possible, et pour racketter les autres états.Tout est lié, médias, politiciens, financiers...BISES EVA ET BON WEEK-END.
Commentaire n° 3 posté par morsli aujourd'hui à 18h59

Autre commentaire de Morsli, écrivain :

J'ai lu son livre remarquable et tellement vrai ! je me rends compte qu'il existe un lobby qui agit dans les radios (France inter, France info...) dans les télés (France 24, TV5) pour intimider et exclure tous ceux qui seraient tentés de donner un point de vue neutre sur tout ce qui touche le monde arabe en général.Je serais curieux de connaître le nom du fonctionnaire défense, du ministre Morin.Mais je suis une mauvaise langue.Nous sommes une république bananière.Amitié Eva.
Commentaire n° 1 posté par morsli aujourd'hui à 18h46





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Et je trouve ceci sur Google :
Leymergie,
l’ennemi du petit déjeuner



par

tags : violence , polémique

DR

 

Il y a 7 réactions à cet article.


C
e brave vieux William… Ce bon William qui, depuis des lustres, accueille, pépère, le téléspectateur au saut du lit sur France 2. Ce William-là fait l’objet d’une plainte de la part d’un des chroniqueurs de
Télématin, ainsi que le rapportait hier la lettre Satellifax. Jean-Philippe Viaud, chargé du théâtre dans Télématin, a déposé une main courante à la suite d’une altercation avec Leymergie la semaine dernière. Il est question d’une tentative de strangulation de l’animateur sur le chroniqueur. Lequel se serait évanoui, nécessitant une intervention des pompiers de près d’une heure. Mardi, Leymergie a été reçu par le directeur de France 2, Philippe Baudillon, qui a aussi vu Jean-Philippe Viaud. De cette entrevue résultera, explique la Deux, « une décision managériale ».


Une toute bête bagarre entre collègues de bureau ? Voilà qui pourrait prêter à sourire mais les syndicats de France 2, eux, ne décolèrent pas. C’est que Leymergie a un passif plutôt salé. « Ça fait plusieurs fois, explique Luc Deléglise, délégué syndical CGT, qu’on dénonce ses comportements aberrants à l’égard des techniciens et des chroniqueurs. » Aberrants ? De l’avis général, Leymergie (1) se comporte en despote. Maryse Richard, déléguée syndicale SNJ, membre du CHSCT (2), confirme : « De nombreux collaborateurs de Télématinsont partis à cause des pressions qu’il exerce. Il pousse les gens à bout intellectuellement et aujourd’hui physiquement. Il doit avoir un problème avec le pouvoir, car il manage ses troupes avec une incroyable violence verbale et morale. » Christian Fruchard, caméraman à France 2 et membre du CHSCT, a « des souvenirs d’engueulades très vives entre Leymergie et des réalisateurs, il monte très très vite ».


Depuis des années, plusieurs salariés se sont ouverts du comportement de Leymergie auprès du CHSCT et des instances syndicales, qui ont ensuite alerté la direction. En vain. « Il est producteur d’une tranche matinale qui pèse 40 % de parts de marché, grince Luc Deléglise, c’est l’argument de la direction. » Pour Maryse Richard, France 2 a tout fait pour que ces histoires ne fassent pas de vague : « Est-ce que la direction a incité les plaignants à changer de poste pour que ça n’aille pas en justice et que ça ne devienne pas public ? Peut-être France 2 a-t-elle négocié leur silence… »


Si la direction ne bouge pas, les syndicats sont résolus à faire appel à l’inspection du travail. « Aucune sanction n’a été prise après le pétage de plombs de Delarue, sous prétexte que ça s’était passé en dehors de France 2, prévient Maryse Richard, mais là, dans le cas de Leymergie, ils ne peuvent plus se retrancher derrière ça : aujourd’hui, un salarié a été blessé. »


(1) Il n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.
(2) Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.



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Le tyran :

C'est officiel
|
William Leymergie: harceleur né?
Une plainte a de nouveau été déposée contre le présentateur de France 2 pour mauvais comportement envers ses salariés

C’est Télé Star qui a révélé l’info: William Leymergie fait encore des siennes. Une plainte avec constitution de partie civile a été déposée le 28 septembre 2008 contre France 2 par le président de la fédération CGC des médias. Cette réclamation vise directement William Leymergie, déjà égratigné par le même genre de doléance l’an dernier.

France 2 épinglée par le président de la fédération CGC des médias pour manquement à son obligation de sécurité à l'égard des salariés? William Leymergie a encore frappé (enfin au figuré bien sûr). Une plainte a été déposée contre le présentateur de Télématin. Pourtant, William Leymergie semblait avoir fait des efforts puisque la chaîne lui avait même accordé un créneau le samedi matin.
Mais visiblement, Leymergie n’a pas retenu la leçon de l’an dernier, où il avait été incriminé pour l’agression du chroniqueur Jean-Philippe Viaud, qui communiquerait désormais avec William par email pour travailler. France Télévisions avait donc demandé à un cabinet d’expertise agréé par le ministère du Travail de mener une étude. Leur rapport, intitulé La Prévention Des Risques Psycho Sociaux À Télématin, a été rendu le 4 septembre dernier à la chaîne. Il souligne le dur style de management du présentateur, adepte des remarques «plus ou moins maladroites, abruptes, directes, parfois blessantes, souvent relatives au physique, et formulées sans réelle possibilité de réponse». Un vrai tyran en fait. Gageons que cette nouvelle plainte ouvre les yeux de William Leymergie, et le rende ainsi plus humain. 

http://www.gala.fr/l_actu/c_est_officiel/william_leymergie_harceleur_ne_135948?xtor=RSS-10

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 19:09
Samedi 6 juin 2009



Sarkozy et les médias en France, lanternes rouges, en Europe, en matière de liberté de la presse 

 

Pour être informé regardez les sites étrangers, en l'occurence la TSR une chaine suisse
regardez, écoutez, c'est très instructif

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=673809#vid=10784729

http://poly-tics.over-blog.com/article-32335716.html


Vidéo à voir absolument

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=673809#vid=10784729

Triste record : La France, pays où les interventions politiques et judiciaires contre les journalistes  sont les plus nombreuses. Et le reste...
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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 07:37
Chasse aux sorcières : conseil de discipline
pour le chercheur Vincent Geisser

Grief : Islamophilie ?


Publié le 10-06-2009

 

Le motif officiel est celui de « propos publics aux conséquences dommageables pour le CNRS », et notamment « pour le fonctionnaire, Joseph Illand ».


Vincent Geisser se présente et explique l’affaire :


Je me nomme Vincent Geisser. Je suis chargé de recherche au CNRS (CR 1) et président du Centre d’information et d’études sur les migrations internationales (CIEMI). J’ai été recruté au CNRS en octobre 1999, affecté à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM), localisé à Aix-en-Provence. Avant cette nomination, j’étais chargé de mission au Ministère des affaires étrangères (MAE : 1995-1999), en tant que chercheur à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) de Tunis. Dans ce cadre, je dirigeais un programme scientifique euro-maghrébin sur les migrations étudiantes et intellectuelles dans le bassin méditerranéen, dont les résultats ont été publiés en 2000 aux éditions du CNRS. C’est donc tout naturellement que j’ai sollicité en 2003-2004, auprès des instances du CNRS, une « Aide à projet nouveau », en vue de poursuivre mes recherches sur les migrations intellectuelles entre l’Europe et le Maghreb, en m’intéressant cette fois-ci aux chercheurs maghrébins ou d’origine maghrébine travaillant pour les institutions publiques françaises (université, CNRS et INSERM...). Il s’agissait pour mon équipe de faire une évaluation scientifique rigoureuse de la contribution des « chercheurs et des universitaires maghrébins » au rayonnement de la recherche française dans le monde, en privilégiant les sciences fondamentales. Ce projet a particulièrement intéressé les instances du CNRS, puisqu’elles ont décidé de financer mon programme de recherche APN à hauteur d’environ 20 000 euros. C’est précisément dans ce cadre « APN » labellisé « CNRS » que nous avons lancé officiellement en avril 2005 notre enquête quantitative sur « les enseignants-chercheurs issus des migrations maghrébines ».

Je tiens à préciser, toutefois, que nous avons débuté cette enquête dans un climat assez lourd et passionnel. En tant qu’auteur de l’ouvrage, La Nouvelle islamophobie, paru en septembre 2003 aux éditions La Découverte et qui a connu une certaine médiatisation (10 000 exemplaires vendus), j’ai fait l’objet de nombreuses attaques provenant de différents milieux, notamment de l’extrême droite. Ce rappel permettra de comprendre beaucoup de choses et, en particulier, la surveillance étroite dont j’ai fait l’objet de la part du Fonctionnaire défense du CNRS.


En effet, c’est en septembre 2004 que se manifeste pour la première fois le Fonctionnaire sécurité de défense (FD) du CNRS. Avant cette date, je ne connaissais même pas son existence. Le FD adresse un email au directeur de mon unité de recherche (IREMAM), lui faisant part d’un certain nombre de problèmes inhérents à mon enquête. Il s’agit officiellement de régulariser l’enquête auprès de la CNIL [Commission nationale informatique et liberté]. Au départ, nous pensons que son intervention dans le dossier est de nature purement technique, voire juridique. En réalité, nous allons très rapidement nous rendre compte des soubassements sécuritaires de l’affaire. Dans le même email, le Fonctionnaire défense annonce que l’IREMAM va être prochainement classé en « établissement sensible » et qu’il appartient au directeur de l’Unité de lui fournir mensuellement la liste des stagiaires étrangers hors-Union européenne. C’est devenu une pratique routinière des directeurs de laboratoires du CNRS que de transmettre chaque mois la liste des « étrangers » travaillant dans leurs murs. En somme, l’email du Fonctionnaire défense tend à accréditer l’idée que notre enquête sociologique - pourtant banale - constitue une enquête « sensible » dans un établissement « sensible », touchant une population « sensible », sur une zone géographique « sensible » (le Maghreb et le monde arabe en général). Mais, il est vrai, qu’au départ, nous ne faisions aucun lien entre l’objet de notre enquête - strictement scientifique - et le « climat sécuritaire » qui commençait à gagner certaines institutions. C’est la lecture a posteriori des correspondances email qui fait apparaître ce « climat de suspicion » qui entoure notre laboratoire, en général, et certains chercheurs, en particulier, notamment ceux qui, comme moi, ont le « malheur » de travailler sur les questions d’islam, d’islamisme et d’autoritarisme dans le monde arabe.


Dès lors, le Fonctionnaire défense ne me lâchera plus. A partir de septembre 2004, il ne cessera de faire pression sur les instances locales, régionales et nationales du CNRS afin de me limiter dans mes activités scientifiques et intellectuelles, allant jusqu’à exiger des sanctions à mon égard. Il se déplacera même à Aix-en-Provence, le 2 février 2006, pour m’inspecter, en présence du Directeur de mon unité de recherche et du Délégué régional du CNRS « Provence ». Officiellement, la visite du FD a un but purement technique, afin de finaliser la mise en conformité de mon enquête avec les exigences de la CNIL. Ce que je conçois tout à fait. Mais après deux heures d’examen, le FD commence à me poser des questions précises sur le contenu d’un certain nombre de mes écrits, conférences ou déclarations de presse. A ma grande stupéfaction, je me rends compte alors que le Fonctionnaire défense dispose d’un dossier complet sur mes activités publiques, y compris des prises de parole à l’étranger dans le cadre du Conseil de l’Europe. Il me demande de me justifier sur un certain nombre de prises de positions, notamment mes critiques sur l’association « Ni Putes, Ni Soumises ». L’examen technique du questionnaire (objet officiel de la rencontre) se transforme en interrogatoire sur mes activités scientifiques, philosophiques et politiques. De même, il met en garde notre directeur d’unité sur les chercheurs signataires de certaines pétitions et lui demande de les rappeler à l’ordre afin qu’ils ne signent plus avec la mention « CNRS ». Je ressens personnellement un profond malaise dans une situation où un simple entretien professionnel se transforme rapidement en « interrogatoire politique ». A ma grande stupéfaction, je découvre qu’un véritable système de fiches de renseignements sur les chercheurs - ou, du moins, sur certains d’entre eux - a été mis en place par le Fonctionnaire défense au sein même du CNRS.

 

Alors que nous avions constitué un dossier de régularisation de mon enquête auprès de la CNIL, celui-ci ne sera jamais transmis. Le 15 mars 2007, nous recevons un courrier officiel du secrétaire général du CNRS nous demandant de « procéder à la destruction de tous les éléments collectés dans le cadre de cette enquête ». Le secrétaire général du CNRS se réfère à une jurisprudence de la CNIL et non à une décision motivée par ladite commission. En somme, il semblerait que le dossier n’a jamais été transmis à la CNIL, alors que tous les éléments de « mise en conformité » avaient été envoyés et que le CNRS avait même rédigé un projet de lettre à son président. Ni le directeur de l’IREMAM, ni le responsable de l’enquête, n’ont été informés de cette « mise en sommeil » unilatéral du dossier. Nous pensions sincèrement qu’il était en cours d’examen à la CNIL. Cela confirme bien l’hypothèse sécuritaire : il semblerait que l’action du Fonctionnaire défense durant ces 4 années n’avait nullement pour but de m’assister techniquement dans la procédure de légalisation de l’enquête mais tout simplement de l’enterrer, sous prétexte que son auteur serait suspect d’ « islamophilie » ou de relations de proximité avec les milieux musulmans. Cette hypothèse m’est confirmée oralement par un collègue du CEVIPOF, Vincent T..., qui dit avoir été consulté par le ministère de la Défense sur mon enquête à propos du « risque » de constitution d’un « lobby arabo-musulman » au sein du CNRS (sic). A ce moment, je me confie à mes collègues chercheurs, ainsi qu’à un certain nombre de spécialistes des enquêtes quantitatives qui me conseillent de réagir, y compris en publicisant « l’Affaire ». J’avoue que pour protéger l’institution et ne pas nuire à l’image du CNRS, je n’ai pas voulu en faire une « affaire d’Etat ».


En juillet 2008, la directrice SHS (sciences humaines et sociales) du CNRS, Marie-Françoise Courel, prévient oralement l’un de mes collègues, directeur de recherche, que le Fonctionnaire défense veut obtenir des sanctions à mon égard pour mes écrits d’opinion. La directrice SHS se pose en médiatrice, en me prévenant officieusement par email des pressions incessantes exercées par le Fonctionnaire défense sur les instances du CNRS afin que je sois sanctionné. J’avoue que mon moral est au plus bas et que, ce que je perçois comme un véritable « harcèlement moral » finit par peser sur ma santé. J’hésite alors à déposer plainte. Mais encore une fois, je ne veux pas nuire aux intérêts de mon laboratoire et au prestige du CNRS qui, plus est, dans une période de crise institutionnelle et de restructuration.


Le 4 avril 2009, j’adresse un message privé et personnel par email au Comité de soutien de la jeune allocataire de recherche, « Sabrina ». Dans le communiqué publié par ce Comité, il apparaît clairement que le Fonctionnaire défense est intervenu directement pour obtenir le non renouvellement de son allocation de recherche. J’avoue que la modération dont j’avais preuve jusqu’à présent finit par céder, et ce d’autant plus que je constate que le FD a fait une « nouvelle victime ». Il est vrai que dans mon message privé de soutien à Sabrina, je comparais l’action sécuritaire du FD aux méthodes utilisées contre les Juifs et les Justes. A aucun moment, je ne mets en cause le CNRS en tant qu’institution scientifique. Je m’étonnais simplement que la logique sécuritaire finisse par prévaloir sur la logique de la science et de la diffusion du savoir. Toutefois, je tiens à rappeler que mon email avait un caractère strictement privé, voire intime, et qu’il n’était pas destiné à être publié ni sur un Blog, ni sur un quelconque site Internet. C’est précisément pour cette dernière affaire que je suis convoqué officiellement devant le « conseil de discipline » du CNRS.


En réalité, ce qu’il faut bien appeler « l’Affaire Geisser / Fonctionnaire Défense » s’inscrit sur le long terme (2004-2009) et non simplement dans la « temporalité » de ces dernières semaines, fruit d’une attitude de suspicion et de pratiques concrètes de surveillance de mes écrits et de ma pensée qui ont souvent frôlé le harcèlement moral et ont nui à mes activités de chercheur et d’universitaire. Sur un plan plus général, cette affaire traduit l’intrusion inquiétante de logiques policières et sécuritaires au sein même des milieux scientifiques et universitaires, dont la finalité est de contrôler la production et la diffusion du savoir.


LETTRE OUVERTE A MME VALERIE PECRESSE, MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


L’influence des savants et des intellectuels est certes quelque peu en déclin dans notre nouveau modèle de société. Chercheurs, universitaires et intellectuels n’en continuent pas moins de creuser leur sillon, faisant fi du bruit et de la fureur extérieurs. Ce qui ne signifie pas qu’ils vivent dans des bulles hors du monde. Au contraire, ils sont plus investis que jamais dans la mission qui est la leur : contribuer avec d’autres à apporter à leurs concitoyens cet élément de pensée critique indispensable à la préservation de la démocratie. Grâce aux réseaux qu’ils tissent par la circulation de leur pensée et de leur parole, au-delà des préjugés, des mythes ou des frayeurs en vogue et de leur instrumentalisation, ils n’ont de cesse d’agir au nom de la liberté et de l’impartialité, quelles que puissent être par ailleurs leurs éventuelles appartenances religieuses ou affinités politiques. Nos sociétés, trop souvent soumises aux diktats des médias et de l’internet, ont besoin de cette parole libre, au seul service des principes de la démocratie, évoluant sans entraves et produisant du savoir, de la connaissance et de la réflexion. Il se trouve que dans notre pays la majorité des intellectuels appartient à la fonction publique, ce qui ne signifie pas qu’ils soient de quelque façon inféodés à des institutions ou au pouvoir politique, même s’il existe certes parmi eux des intellectuels organiques.

Si la liberté est nécessaire pour penser et écrire, il va de soi que l’obligation de réserve qui s’applique en général à certaines catégories de fonctionnaires ne peut aucunement s’appliquer à leur cas, sauf à n’attendre d’eux que la reproduction d’une doctrine officielle et stérile.

Aujourd’hui, la convocation devant une commission disciplinaire, de notre collègue Vincent Geisser, chercheur au CNRS, accusé ne n’avoir pas respecté cette « obligation », constitue un signe supplémentaire et particulièrement alarmant de l’idée que les institutions de notre pays semblent désormais se faire de notre rôle. Devrons-nous donc soumettre nos articles, nos livres, nos prises de position publiques à l’approbation de leur censure, alors qu’aucune consigne ne devrait émaner d’elles si ce n’est celle de la rigueur intellectuelle et de la créativité qui accompagne toute recherche ? Quels compromis honteux devrons-nous accepter pour échapper à l’humiliation d’un conseil de discipline ? La France, pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression, est-elle en train de perdre son âme ? Comment continuer à faire notre travail, à assumer pleinement notre vocation, sous la menace constante de la sanction ? Que sommes-nous ? De simples courroies de transmission des idées qui ont l’agrément de nos dirigeants et des institutions qui nous emploient, ou des hommes et des femmes autonomes exerçant leur métier librement, en toute responsabilité, en toute honnêteté, et au service d’une recherche, d’une pensée et d’un savoir libres de tout carcan idéologique, n’ayant d’autre limite que la considération du bien commun ?

L’obligation de réserve ne peut en aucun cas valoir pour les intellectuels, y compris lorsqu’ils sont fonctionnaires. Les y soumettre revient purement et simplement à les faire disparaître comme intellectuels, c’est ruiner la liberté dont ils ont besoin pour continuer leur œuvre salutaire, indispensable à la vie normale d’un pays politiquement sain, et qui a besoin d’eux pour son équilibre.

Ce qui arrive à notre collègue Vincent Geisser, qui a le malheur de travailler sur l’islam, sujet brûlant s’il en est, est d’une extrême gravité et interpelle tous les citoyens de ce pays. Le traitement indigne auquel il est soumis est une honte pour la profession et pour la France.



COLLECTIF POUR LA SAUVEGARDE DE LA LIBERTE INTELLECTUELLE DES CHERCHEURS ET ENSEIGNANTS-CHERCHEURS DE LA FONCTION PUBLIQUE

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4275



Vincent Geisser, politologue et pourfendeur de l’islamophobie, venu présenté son livre "Marianne et Allah" à la librairie Résistances à paris, en septembre 2007, est sommé de passer le 29 juin prochain devant la Commission administrative paritaire du CNRS pour des raisons disciplinaires.
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