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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 00:37
Nouvelle preuve de l'influence du lobby sioniste en France: Iran, l'incroyable désinformation.

Iran, l'incroyable désinformation
.
inv
Très rapidement après l’élection présidentielle Iranienne, les médias Français ont repris à leur compte les accusations de fraude propagées par les partis battus. Pourtant, en approfondissant le sujet, on trouve extrêmement peu d’indices allant dans ce sens.


Libération n’hésite pourtant pas à sous-titrer : Comment la communauté internationale a-t-elle réagi à la fraude électorale en Iran ? Le Point donne la parole à des experts affirmatifs : PAROLE D’EXPERT- "Une victoire difficile à comprendre sans fraude massive" . Pourtant dans l’article aucune précision, juste quelques vagues suppositions. L’express voit les choses en grand affirmant que : la réélection en elle-même d’Ahmadinedjad, jette aujourd’hui des millions d’Iraniens dans la rue, et pas seulement à Téhéran, pour que la volonté populaire soit respectée dans un article à sens unique.


Sur quoi repose cette certitude ? Sur extrêmement peu de choses :
Le peu prudent site Rue89 les énumère :
- Mir Hossein Moussavi, Mehdi Karoubi et Mohsen Rezaee, les trois candidats battus à l’élection présidentielle ont d’ailleurs annoncé avoir déposé plainte auprès du Conseil des gardiens de la Constitution, après avoir constaté 646 irrégularités.
Des opposants contestant des résultats, ce n’est pas nouveau. On a aucune précision sur les 646 irrégularités.


- Toujours d’après Rue89, The Guardian rapporte que le site Ayandeh, resté neutre pendant la campagne, a constaté un taux de participation qui a dépassé 100% dans 30 villes d’Iran.
En ajoutant plus loin : ces déclarations sont impossibles à vérifier.
En cherchant un peu, on trouve quand même des précisions sur le site "neutre" Ayandeh :
C’est une vitrine de l’Iran Futurist Foundation, une fondation d’Iraniens Américaine, qui adhère apparemment à tous les thèmes défendus par les USA. Pas tout à fait une source sûre.


- Enfin, des information stupéfiantes d’un mystérieux informateur anonyme, fonctionnaire du ministère de l’intérieur, qui aurait été arrêté par les autorités iranienne, et qui parle de bassidji (“volontaires” des milices islamiques) qui auraient pris le contrôle des terminaux de totalisation des votes.
Après quelques recherches, on s’aperçoit que Libération est la seule source de cette information, qu’on ne connaît pas l’identité de la personne, qu’aucune autre source ne parle de cela, que rien ne permet de le confirmer. Tout cela se termine en roman-photo : "Selon « Libération », des témoins l’ont vu se faire empoigner par des policiers le lendemain, alors qu’il s’apprêtait à sauter par la fenêtre du neuvième étage du bâtiment.".


Apparemment, les médias Français n’hésitent pas à sauter sur la première info non vérifiée qui passe et à la reproduire stricto-senso : "Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est de nouveau accusé d’être impliqué dans l’assassinat d’un opposant kurde à Vienne en 1989, révèle ce jeudi un parlementaire autrichien, qui a rendu public un témoignage inédit dans cette affaire." Suivent des explications vagues qui suscitent le rire ou la consternation, au choix.


Le gouvernement Français n’est pas en reste. Sarkozy dénonce "l’ampleur de la fraude", alléguant que celle-ci "est proportionnelle à la violence de la réaction" tandis que mr Kouchner se dit "convaincu que quelque chose s’est passé". Rama Yadé va jusqu’à affirmer "L’ambassade de France attaquée", avant de se voir apparemment tancée par mr Sarkozy.


Alors, devant un tel déferlement, que faut-il penser ? On a pas beaucoup d’éléments disponibles, mais il y en a qui apparaissent peu à peu.
D’abord, des sondages préélectoraux très favorables à Ahmadinejad :
”Le sondage d’opinion mené à Téhéran ainsi que dans 29 autres capitales provinciales et dans 32 villes importantes du 3 au 4 mai, indique que 58,6% personnes interrogées voteront en faveur d’Ahmadinejad, alors que 21,9% choisiront Mousavi.
Dans un autre sondage plus récent mené à Téhéran, 44,8% de personnes interrogées ont estimé que eu égard au choix entre Ahmadinejad et Mousavi, ils opteraient pour l’actuel président principaliste pendant que quelque 29% éliraient Mousavi. "
http://europeorient.wordpress.com/2009/05/12/iran-ahmadinejad-en-tete-des-sondages/


Le "Payam magazine", le journal de la communauté iranienne de Los Angeles, cité par Courrier International, allait dans ce sens :
"Le président iranien se présente pour un deuxième mandat le 12 juin. Malgré une forte contestation en Iran, il a toutes les chances d’être réélu, estime Payam magazine."


Alors, truquées les élections ?


En cherchant un peu, d’autre vérités apparaissent, comme 7sur7.be :
Les experts manquent de preuves pour conclure à la fraude électorale en Iran


Mais alors qu’une poignée seulement d’observateurs indépendants étaient sur le terrain pour rendre compte du déroulement du vote, les experts de l’Iran qui se sont penchés sur les résultats sont dans l’embarras pour établir une analyse claire de la situation et, le cas échéant, révéler une éventuelle fraude.
Ken Ballen, président du groupe de réflexion "Terror Free Future" basé à Washington, avait conduit il y a trois semaines un sondage par téléphone auprès de 1.001 Iraniens. Cette enquête, conforme aux résultats de samedi, donnaient une confortable avance pour M. Ahmadinejad, avec 34% des intentions de vote, contre 14% pour M. Moussavi.
"M. Ahmadinejad était devant, à deux contre un. Est-il plausible qu’il ait remporté l’élection ? Oui", avance M. Ken, tout en soulignant que 27% des personnes interrogées au moment du sondage étaient indécises et que "tout a pu changer" le jour de l’élection.


Incohérences
Les partisans de M. Moussavi pointent eux la grande rapidité avec laquelle des millions de voix ont été comptées, ou encore la victoire surprise de M. Ahmadinejad dans la propre ville de M. Moussavi.
M. Moussavi fait partie de la minorité azéri, importante dans cette région, dont les électeurs auraient -théoriquement- dû voter pour lui, remarque Ali Alfoneh, un expert de l’Iran de l’American Enterprise Institute. Mais là encore, les analystes en restent au stade de la spéculation, d’autant que le sondage mené par M. Ballen montre que seulement 16% des Iraniens azéris entendaient voter pour M. Moussavi, contre 31% pour M. Ahmadinejad.


Analyses
Walter Mebane, un universitaire du Michigan (nord), a également passé à la loupe les résultats de l’élection, grâce à une série d’outils statistiques conçus pour détecter les fraudes, baptisés "autopsie d’élection". Les moyens d’analyse divergent, mais les résultats sont finalement les mêmes : en comparant les données de 366 districts avec ceux de la précédente élection présidentielle en 2005, M. Mebana a relevé que les résultats de samedi étaient conformes aux tendances qui existaient précédemment.
"En 2009, M. Ahmadinejad a fait ses meilleurs scores dans les villes où il bénéficiait déjà de ses plus forts soutiens en 2005", explique le spécialiste, tout en soulignant que les informations fournies par les autorités iraniennes ne sont pas assez détaillées pour faire une analyse exhaustive.


"Décompte réaliste"
"Le décompte des voix que j’ai vu est relativement réaliste, mais cela n’exclut en rien la possibilité d’une manipulation", dit-il, expliquant par exemple que ses propres résultats auraient été globalement identiques même si le gouvernement iranien avait légèrement gonflé le décompte des voix.


Le GrandSoir partage ces évidences, s’appuyant sur un article du Washington post :
"Et pourtant la forte participation, estimée à environ 85%, était présentée comme la garantie d’une victoire écrasante d’Ahmadinejad, considéré comme l’allié des iraniens plus traditionnels des classes ouvrières et paysannes.


C’est ce qu’affirment Ken Ballen and Patrick Doherty dans un article du Washington Post qui citent les conclusions d’un sondage qu’ils ont mené à travers tout le pays au mois de mai et qui prévoyait pratiquement la même avance en voix - de l’ordre de 2 pour 1 en faveur d’Ahmadinejad - que celle annoncée à la sortie des urnes.


Ballen et Doherty démolissent aussi un des principaux arguments avancés par de nombreux observateurs qui affirment qu’il y a eu fraude. Cet argument est que Mousavi, un Azeri, avait très certainement gagné dans les circonscriptions à majorité Azeri mais où Ahmadinejad est sorti vainqueur. Cependant, Ballen et Doherty rappellent que « notre sondage montre… que les deux tiers des Azeri préfèrent Ahmadinejad à Mousavi ».


Leur sondage contredit aussi une idée largement partagée par les grands média selon laquelle la jeunesse branchée sur Internet soutient Mousavi. Ils ont trouvé que seul 1 Iranien sur 3 a accès à l’Internet et que « les intentions de vote en faveur d’Ahmadinejad parmi les 18-24 ans étaient plus fortes que dans toute autre tranche d’âge de la population »."


Si vous voulez une analyse plus profonde des rapports de force en Iran, vous en trouverez des éléments dans cet article de Planète non-violence. Certainement pas dans le déferlement à sens unique des médias, qui ne parlent de l’atmosphère de liberté qui a régné pendant la campagne que pour mieux décrire aujourd’hui une "atmosphère de terreur", où pourtant l’opposition peut défiler tous les jours et poser des recours contre l’élection.


Certains médias commencent à mettre la pédale douce, comme dans cet article du Monde, qui finit par lâcher : De légers soupçons de fraude, aucune preuve.


Car, lecteurs de TSS, nous voyons devant nous l’expression assez incroyable d’une presse et de médias partisans, partiaux, engagés, ne citant que les éléments allant à charge dans le sens d’une vision prédéfinie, dans la négation de toute objectivité. Le déferlement d’une pensée unique sans partage. Un spectacle effarant, et pourtant bien réel.


Je ne m’étendrai pas sur les mécanismes démocratiques de l’Iran, qui ne marchent pas si mal. Je ne parlerai pas non plus des nombreux organismes d’influence/propagande/manipulation soutenus par des services occidentaux, spécialement Américains, contre l’Iran et ce de notoriété publique, comme Voice Of America,


Je vous inviterai simplement à vous demander pourquoi une nième fraude dans un état Africain par un dictateur corrompu, qui reçoit immédiatement les félicitations de Sarkozy, fait dix lignes en bas d’une page, alors qu’on en fait des tonnes pour une élection qui jusqu’à présent ne présente aucun élément significatif de contestation.

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkuVuEAEkkZlJsbdYU.shtml
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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 07:25


IRAN : CIA, MOSSAD ET NED (National Endowment for democracy) ENTRE TULIPES, ROSES, JEANS ET AUTRES COULEURS

Pietro Ancona le 14 Juin 2009 - http://eurasia.splinder.com    -

mercredi 17 juin 2009, par Comité Valmy


Traduction COMAGUER

 

Qui sait quel nom de code et quelle couleur a donné la Cia à la « révolution » iranienne. En Géorgie, pour chasser Chevardnadze et mettre à sa place un Saakashvili beaucoup plus servile que l’orgueilleux ex-Ministre des Affaires Etrangères de Gorbatchev, on donna vie à une opération dénommée "Révolution des Roses".

En Ukraine,  l’opération Cia s’appela " révolution orange" et on voyait à la télé d’énormes campements de couleur des « oranges », habités de manifestants vêtus d’orange, qui agitaient des étendards orange.

Ici, comme en Géorgie, la mayonnaise a pris et le candidat pro-occidental a obtenu de nouvelles élections et la victoire. Il y a eu une révolution des " tulipes" au Kirghizstan, elle-même couronnée du succès du pro-occidental lequel s’est ensuite installé au pouvoir avec quatre-vingt-dix pour cent des votes (non contrôlé par personne). Cependant la mayonnaise n’a pas pris en Birmanie où les moines bouddhistes ont été encadrés et mobilisés contre un régime qui ne permet pas la pénétration des intérêts américains.

Nous avons aussi eu la répétition du même scénario en Biélorussie avec la révolution des « Jeans » en Mongolie et en Serbie, partout où les américains et leurs alliés se sont fait un devoir de déstabiliser des gouvernements et des nations considérés non pas comme de véritables états-voyous mais tout au moins pas assez favorables à la domination impériale. En Chine l’an passé à l’occasion des Jeux Olympiques la mobilisation des disciples de la Dallai Lama fut très intense pour priver la Chine d’un succès international et pour déstabiliser le Tibet qui fut le théâtre de pogroms de moines armés par la Cia contre les civils chinois.


Les théories et les manuels sur cette stratégie adoptée par les Usa comme alternative aux bombardements et aux occupations militaires qui parfois se révèlent trop coûteuses, existent. Des théoriciens comme Gene Sharp ont écrit des manuels qui proposent et analysent les séquences d’une déstabilisation qui va de la dénonciation des fraudes à la désobéissance civile et à des manifestations de rue devant les sièges des Parlements et des Gouvernements. La justification des mouvements de refus du verdict électoral et de dénonciations des fraudes et de la demande soit de nouvelles élections soit de l’immédiate reconnaissance du leader de la " révolution" est toujours la même : défense de la démocratie et de la liberté, lutte contre le ou les tyrans, renouvellement dans un sens pro-occidental de l’État.
Si nous analysons les conséquences de la réussite de ces mouvements nous y voyons d’une part la pénétration massive de multinationales et d’intérêts étrangers et d’autre part la vente des ressources locales au marché oligopolistique.


En Iran l’opération CIA-Mossad a été exécutée maladroitement par Moussavi. Celui—ci, les urnes encore ouvertes, s’est autoproclamé victorieux et a donné le signal d’une violente agitation de ses disciples qui ont attaqué des magasins, des banques et mis le feu sur les places publiques. Une véritable insurrection contre le verdict électoral, insurrection manquée mais qui sera largement exploitée par le très puissant appareil mass médiatique occidental pour crier haro contre le régime qui a du sang sur les mains de sang et qui organise la répression. Les protestations contre la fraude électorale ne sont pas convaincantes et les fraudes ne sont pas invoquées par un grand nombre de journalistes occidentaux qui se limitent à souligner la déception voire la déconfiture d’Obama face à la réélection d’Ahmadinejad et combien cette réélection peut porter tort au régime iranien. Israël a déjà réaffirmé au monde entier sa proposition de détruire l’Iran avant qu’il puisse se doter d’un armement nucléaire et beaucoup incitent l’Occident à passer aux actes et à liquider l’autonomie de la nation persane.


Je crois que cette " révolution", résultat de méthodes de pénétration et de renversement très éprouvées et très sophistiqués ne réussira pas du fait qu’elle ne pourra pas exploiter des situations comme celles alimentées par les sentiments antisoviétiques dans les républiques du Caucase et que l’ Occident est sans cesse plus nu et démasqué dans son envie de puissance et de violence dominatrice. (souligné par COMAGUER)


http://www.comite-valmy.org/spip.php?article304




Jean Lévy : Les élections en Iran :
Une lourde défaite de l’impérialisme



« ILS » attendaient, la mine réjouie, la défaite de Mahmoud Ahmadinejad. Depuis des jours, les médias, télés, radios, journaux, les porte-paroles du CAC 40 - Bernard Guetta et Le Monde, en premier
- annonçaient le « désamour » des Iraniens pour leur président. Celui-ci aurait déçu ses propres supporters, les « pauvres » se seraient détournés de lui, faute d’avoir touché des « dividendes du pétrole », les « femmes » attendaient les élections pour gagner leur « libération », les « jeunes » n’en finissaient pas de manifester contre Ahmadinejad.


C’est du moins ce que les journalistes, « experts » et autres « spécialistes » de l’Iran nous contaient jusqu’à la veille des élections. Les « correspondants sur place » confirmaient ces heureuses prédictions. .


Les ennemis de Mahmoud Ahmadinejad s’étaient mis à rêver, pris au piège de leur parti pris et de leurs mensonges.


En fait, comme à l’accoutumée, méprisant et ignorant le peuple – celui-là et les autres - les médias, dans leurs reportages, n’interrogeaient que « l’élite » iranienne, la bourgeoisie citadine. Ils ne recueillaient ainsi que des témoignages « unanimes », hostiles au président sortant. Et de prétendre qu’il s’agissait de l’opinion générale de la population. De « ceux qui comptent » parmi celle-ci, évidemment.


Interroger les « pauvres », quelle idée « populiste » ! Depuis quand, en France, interviewe-t-on les « Contis » à Compiègne, les ouvriers de Caterpilar, les étudiants de Censier ou de Nanterre, les pêcheurs de thon rouge ou les petits producteurs de lait, à la veille d’élections ?


Et samedi matin, à Téhéran, la « nouvelle », tant redoutée, leur est tombée sur la tête.


Voici le président sortant élu, dès le premier tour avec 63% des suffrages sur 85% de votants. Mir Hussein Moussavi, le candidat « rassembleur », pour reprendre une formule du Monde…ne « rassemblait » que 33% des suffrages.

Le coup asséné, il fallait bien en expliquer les raisons.


D’abord, les journalistes retrouvaient leurs arguments habituels : « Ahmadinejad, avec l’argent du pétrole, a favorisé les couches populaires les plus défavorisées ». Les médias prétendaient le contraire, la veille… Peu importe, le président, plus « populiste » que jamais, prouvait par là, non seulement sa démagogie, mais son inculture économique : au lieu d’enrichir les plus riches, comme il se doit dans un pays civilisé, grâce à un « bouclier fiscal », il privilégiait le peuple !


A-t-on vue chose pareille préconisée par le FMI ?


Justement celui-ci et sa maison-mère, les Etats-Unis, marquent leur désapprobation vis-à-vis du vote des Iraniens. Ils avaient misé sur le perdant. Ce n’est pas de jeu. Aussi, les manifestations violentes à Téhéran, « de centaines » de partisans de Mir Hussein Moussavi, contestant la défaite de leur poulain, tombe à pic. Et si les élections avaient été truquées, comme celui-ci le prétend ?

En effet, on a du mal à croire qu’un peuple fasse, démocratiquement, la loi chez lui, alors que cette loi est contraire aux intérêts étasuniens et européens.

« L’opinion occidentale » peut elle accepter, sans réagir, un verdict populaire qui contrarie les objectifs de Washington, de Paris et de Bruxelles ? Les violences qui se déroulent dans la capitale iranienne viennent à point nommé pour délégitimer la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Et servir de justification à une nouvelle politique de sanctions à l’égard de l’Iran.


En clair, le peuple d’Iran, le 12 juin, a marqué sa volonté d’exercer sa pleine souveraineté face aux appétits des capitalistes US et européens, et son souci de défendre son indépendance nationale contre les interventions étrangères.


Le choix des Iraniens leur appartient.


C’est la défaite de l’impérialisme que nous saluons ici.


http://www.comite-valmy.org/spip.php?article297





Iran: Une élection démocratique

 La présidentielle du 12 juin dernier en Iran remportée par le président sortant Mahmoud Ahmadinejad a été absolument démocratique, a estimé mercredi lors d’une conférence de presse à RIA Novosti Pavel Zarifoulline, rédacteur en chef du portail analytique Geopolitika (Russie).

" A titre d’observateur, j’ai participé à bien des élections, notamment en Biélorussie et en Moldavie, mais je n’ai vu nulle part d’élections aussi démocratiques qu’en Iran", a dit l’expert qui a suivi parmi les observateurs russes la dernière élection présidentielle en Iran.

Et d’expliquer qu’au cours de la campagne électorale en Iran, les journaux d’opposition se vendaient librement, alors que la télévision locale transmettait les meetings de contestataires du régime en place.

Selon M.Zarifoulline, l’ampleur des heurts éclatés dans la capitale iranienne à l’annonce samedi dernier de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad a été excessivement "exagérée" par les médias occidentaux.

"Les troubles étaient plutôt localisés et n’avaient principalement lieu que dans deux quartiers de Téhéran, alors que le reste de la capitale continuait à vivre tranquillement", a-t-il dit.

Le calme régnait aussi dans les provinces iraniennes, ce qui s’explique, selon l’expert, par le fait que toute la province soutient Mahmoud Ahmadinejad, et c’est seulement dans la capitale que son principal rival Mir Hossein Moussavi a des positions solides.

"Dans les régions du pays, on ne voyait que des portraits de Mahmoud Ahmadinejad, alors que ceux de Mir Hossein Moussavi étaient arrachés à peine accrochés", a indiqué M.Zarifoulline.

Le président sortant Mahmoud Ahmadinejad a remporté l’élection présidentielle avec 62,63% des voix au 1er tour. Son principal rival Mir Hossein Moussavi a clamé sa victoire même avant l’annonce officielle des résultats du scrutin et a crié à la fraude.

Les sympathisants de Mir Hossein Moussavi ont contesté la victoire du président sortant et sont descendus dans la rue. Des milliers de manifestants ont participé à des accrochages avec la police, en saccageant des magasins et en se livrant à d’autres excès.

Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a qualifié la réélection de M.Ahmadinejad de "grande fête", a concédé ensuite qu’un recomptage partiel des résultats sujets à caution pourrait être nécessaire.

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article302


 

Un sondage pré-électoral montrait un fort soutien à Ahmadinejad

http://www.lemonde.fr/international/article/2009/06/15/un-sondage-pre-electoral-montrait-un-fort-soutien-a-ahmadinejad_1207178_3210.html




Suite de cette parution sur mon blog R-sistons à l'intolérable :
http://r-sistons.over-blog.com/article-32827201.html


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Joli commentaire !

Commentaires


Et puis c'est trop beau ces gens dont certains ont une apparence très peu iranienne et parlant anglais (where is my vote semble un slogan né dans les arcanes de la manipulation américano sioniste).Il faudra aussi qu'on m'explique quelque chose : des manifestants habillés de noir en signe de deuil dans un pays musulman ! moi qui croyait que le blanc était la couleur du deuil ! enfin qui a dit que les français n'étaient pas disciplinés ?

En tous cas leurs journalistes le sont assurément : un signe du dompteur des cirques de Tel Aviv et de Washington réunis et hop, tout ce beau monde se met au garde à vous et entonne un cathéchisme bien appris ! alors maintenant les journaleux disent "le président ultra conservateur" en parlant de l'iranien, toutes et tous ces valets serviles, ces carpettes de la désinformation et du bourrage de crâne.Bravo pour la réaction de Chavez ! bisou Eva !
 
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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 07:16
wikipedia.org

Je suis triste et en colère, en COLERE contre nos médias. Le pire c'est qu'ils nous refont EXACTEMENT le même coup de la psy-op (opération psychologique dans le langage de l'espionnage) qui a précédé les invasions de l'Afghanistan et de l'Irak, et que quand on le leur rappelle sur leur site, c'est comme si on parlait à un mur.

Un truc qui me stupéfie, ce sont ces images de "soulèvement démocratique iranien" avec des photos ou vidéos de militants qui arborent des pancartes avec des messages écrits en... anglais. Est-ce que vous ne les avez pas remarqué vous-mêmes ? Rafraichissez-moi la mémoire, mais la langue des iraniens c'est le persan, pas l'anglais, non ?

N'est-ce pas un énième indice que des iraniens avec des slogans anglais font en réalité de la com' avec l'Occident ? 

Si je manifeste à Paris, j'aurais pas des pancartes en anglais, vu que c'est à mes concitoyens que je veux faire passer mon message !

De manière générale, je suis effarée de voir que les journaleux font si peu preuve de ce bon sens si élémentaire. Je n'insulterais pas leur intelligence (machiavélique), ils savent parfaitement ce qu'ils font et sont grassement payés pour nous enfumer. Cette obsession des élections iraniennes est non seulement de la propagande pré-guerre, mais aussi un écran de fumée face aux prochaines contre-réformes de Naboléon.

Un exemple récent de l'absence totale de bon sens général : ce sont les dernière nouvelles de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi. Vous savez que sa liberté est remise en cause par la gente militaire alors qu'elle devait être libérée à la fin de l'année (la fin de son assigantion à résidence depuis 2003 et ses problèmes avec la junte depuis 1991), et l'incident qui en est l'origine c'est un américain (journaliste il me semble), qui s'est rendu chez elle à la nage, et qu'elle a hébergé. Maheureusement, la junte qui la surveille 24 h/24 et  7 j/7 a saisi le prétexte de violation de son assignation pour prolonger sa détention et l'empêcher de participer à de prochaines élections. Il ne s'agit pas de commenter l'attitude la junte, mais pas dans un seul journal, PAS UN SEUL, n'a commenté ou s'est posé des questions sur l'attitude de l'américain.

Toute l'info a été traitée sur le mode sentimental et sensationnaliste, mais aucune analyse de fonds ou recherche approfondie. Moi en lisant la nouvelle, ma première réaction fut de fustiger non pas la junte (ce serait trop facile), mais l'américain. Le cas de cette femme est connu dans le monde entier, tout le monde sait qu'elle est surveillée de près par une junte sans la moindre compassion, qu'elle devait être libérée bientôt, alors pourquoi cet homme s'est rendu chez elle ? Pourquoi a-t-il pris ce risque ? Ce type, pourquoi la met-il dans cette position ? Etait-ce vraiment un risque ou une manipulation ? Pourrait-il être un agent double de la junte ou d'une puissance étrangère qui n'a aucun intérêt à voir libérer Suu Kiy qui a volontairement saboté sa libération ? Quand j'ai évoqué mes doutes à mon entourage, on m'a dit que je cherchais trop la p'tite bête, ou que j'étais parano, ou accro à la "théorie du complot". Mais j'ai le droit de me poser des questions sur cet homme !

Rappelons-nous notre bon Docteur Kouchmerde : il avait écrit un rapport assurant de la moralité des dirigeants de Total en Birmanie (un peu comme ses audits africains je suppose), et le v'là t'y pas ki signe une pétition pour la libération de Suu Kyi ! Si on voulait vraiment faire pression sur la Birmanie, je pense qu'un gouvernement courageux pourrait faire des pressions efficaces sur les multinationales en Birmanie. Les grandes démocraties occidentales ont si facilement détruit divers pays, comment se fait-il qu'ils échouent au Myanmar ?

Commentaire n° 2 posté par Annie hier à 20h25

http://r-sistons.over-blog.com/article-32795220-6.html#anchorComment

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 06:12



Vendredi 12 juin 2009


En attendant les résultats des élections iraniennes, les écorcheurs professionnels de la désinformation se font les dents sur une de leurs proies préférées : la Chine...

Oui,
en Occident, depuis quelques temps nous avons droit à une nouvelle campagne de “Casse-Chinois” !...

 

Tous les médias.


Une cascade de livres, documentaires, articles et cahiers spéciaux (1). S'étalant sur des mètres de linéaires et des heures audiovisuelles. "Célébrant" les 20 ans de Tian'anmen pour relancer, réactiver, les bûchers de la diabolisation.


Dans le ravissement, de partager sainteté et vertu de la "race supérieure".

 

Rien de neuf...

 

 

 

L’humoriste Pierre Desproges avait parfaitement mis en boîte l’essence, l’intelligence et la pertinence de cette propagande. En quelques lignes (2) :

 

« J’allais oublier de vous dire qu’il y a deux sortes de Chinois…

 

…. Les deux sortes de Chinois sont les Chinois communistes qui mangent les enfants, et les Chinois nationalistes (3) qui mangent des conserves Saupiquet, si ça se trouve.

 

Comment reconnaître un Chinois nationaliste d’un Chinois communiste ?

 

C’est impossible. On dirait des Japonais. »

 

 

 

(1)  Parmi ces ouvrages de propagande mis en évidence dans les linéaires, je vous conseille celui de Thierry Wolton : Le Grand Bluff Chinois : Comment la Chine nous vend sa "révolution capitaliste". Rire garanti, devant cette caricature de caricature !...

(2)  Tout Desproges, Seuil, 2008, pp. 747 – 748.

(3)  Taïwan, régime aligné sur la politique des USA.

 

 

Illustration : http://nznfr3d2.blender.free.fr  

 

http://stanechy.over-blog.com/article-32398648.html 

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 06:07

Dees

Obama : Prêcheur Sourire …



Aisance, sourire, sobriété chaleureuse, maîtrise du texte et de ses séquences…

 

Formidable démonstration d’éloquence d’Obama au Caire.

 

Incontestablement, Obama est un orateur qui surclasse tous les politiciens de la nomenklatura occidentale. Mieux que les prêcheurs évangélistes professionnels, ces stars du verbe qui récoltent des millions de dollars sur les chaînes câblées américaines. Au talent gâché par leur propension à l’hystérie.

 

Impressionnant.

 

Par le ton séducteur sur l’Islam et les musulmans, il ringardise ses supplétifs européens. A commencer par Sarkozy qui, imprégné par l’islamophobie viscérale de ses “conseillers” analphabètes en géopolitique, se trouve à présent distancé.

 

Un train de retard. Coincé dans son wagon, avec sa Cour de ducs, marquis et bouffons, au racisme ancestral forgé lors de la colonisation du Maghreb et d’ailleurs. Accroché encore au tortillard de Bush, perdu dans les cactus du Texas.

 

Si j’ai bien compris en lisant son discours, dans sa version en anglais et dans sa traduction officielle en français, les islamophobes européens vont devoir réviser leurs argumentaires et leurs plans médias.

 

Le vecteur principal de leur propagande reposait sur le “Choc des Civilisations”. L’opposition entre “l’Axe du Bien”, l’Occident, et “l’Axe du Mal”, l’Islam. Rhétorique raciste remontant au Moyen Age des croisades, recyclée par les Bernard Lewis, Huttington, officines et lobbies style American Enterprise Institute.

 

Distribuée, relayée, amplifiée par les “philosophes-fanatiques”, “experts-charlatans” de tous poils, médias en tous genres. Agrémentée de “caricatures intouchables”, considérées comme la quintessence de la liberté d’expression, du courage intellectuel et de la grandeur d’âme.

 

Terminé.

 

Il va falloir mettre un bémol. Changer de registre, même. L’Islam mérite respect et considération. C’est déjà une éclaircie, après huit ans de “Bushisme”. Cet étouffement intellectuel fondé sur le mensonge, l’intolérance et la bêtise.

 

 

 

Mais, sans vouloir jouer le rabat-joie dans l’euphorie médiatique, qu’en est-il au-delà de la forme, de la prouesse “show-biz” ?...

 

Un nouveau départ”.  Tel est le titre du discours…

 

 

Soutien sans faille aux dictatures

 

Prononcer ce discours, en Egypte, à l’université du Caire. Devant plus de trois mille personnes de la nomenklatura locale. Un pays accablé par une dictature parmi les plus féroces et les plus corrompues existant actuellement sur notre planète. Protégée par les occidentaux, pour défendre servilement ses intérêts diplomatiques et économiques dans la région. Comme lors des massacres de Gaza. C’est à l’égard du peuple égyptien, du peuple arabe et des démocrates dans le monde, une provocation.

 

Assister au soutien de l’Arabie Saoudite, cette monarchie aux 4000 “princes”, et entendre :

“… Nous nous réjouissons des initiatives telles que le dialogue interreligieux du roi Abdallah d'Arabie Saoudite.”

 

Comme si l’Arabie Saoudite était en mesure d’exercer un magistère religieux sur l'ensemble de la communauté musulmane. Monarchie adossée à une secte fondée au 18° siècle, dont l'obscurantisme sert de vitrine aux islamophobes : le wahhabisme. Osant revendiquer la représentation de plus d’un milliard et demi de personnes, qui ressentent ce régime et ses prétentions religieuses comme une honte.

 

Pays où les femmes musulmanes, comme chacun sait, n’ont pas le droit de conduire une voiture. Alors qu’il suffit de se promener dans les rues, du Maroc à la Malaisie en passant par la Turquie et l’Indonésie, pour en voir quotidiennement conduire leurs véhicules, vaquant à leurs occupations familiales ou professionnelles. Certaines conduisant des bus, des trains, et pilotant des avions en tant que commandant de bord. Mais, grâce au sectarisme saoudien, l’islamophobe occidental diabolisera l’intégralité d’une communauté religieuse.

 

A part, évidemment, ceux qui acceptent d’en être les serviteurs, pas un musulman qui n’exècre la caste saoudienne au pouvoir. Qui, au lieu d’investir les milliards du pétrole dans la région, les gaspille en Occident, dans des achats faramineux d’armement ou des placements fabuleux dans ses banques vermoulues. Finançant les manœuvres de déstabilisation des pays, qui lui sont dictées. Du Liban au Pakistan, sans oublier l’Afghanistan.

 

Nouveau départ” ?... Quel sang-froid !…

 

 

Soutien sans faille du colonialisme

 

Palestine. Les massacres de Gaza, les blocus de la famine, les immenses destructions, les milliers de résistants torturés, emprisonnés sans procès, les dizaines de résolutions de l’ONU non encore appliquées à ce jour, les exactions sionistes permanentes à l’encontre d’un peuple et de son identité, depuis 60 ans, qui perdurent sous nos yeux : pas un mot.

 

Rien…

 

Surfer sur ces crimes contre l’humanité, ces multiples violations du droit international, des Conventions de Genève, sourire aux lèvres …

 

Par contre, renversant la situation, criminalisant la victime, donnant des leçons d’humanité et de résignation aux Palestiniens :

“… Les Palestiniens doivent renoncer à la violence. La résistance sous forme de violence et de massacre n'aboutira pas.

“… Et quand des innocents en Bosnie et au Darfour sont massacrés, c'est notre conscience collective qui est souillée.

“… Parce que nous rejetons ce que rejettent les gens de toutes confessions : le meurtre d'hommes, de femmes et d'enfants innocents.”

 

Des nerfs d’acier !...


Les USA, avec l’OTAN, ont construit et construisent de multiples bases dans les pays musulmans pour les asservir. Par dizaines, de toutes tailles. Pas un jour ne passe sans qu’il y ait des travaux de création, d’extension, de renforcement.

 

Notamment, en cours de réalisation, une base militaire colossale par ses infrastructures dans la province afghane d’Helmand, mitoyenne de la frontière iranienne. Frontière du pays Baloutche iranien, où se déroulent d’incessantes opérations de déstabilisation par des infiltrations, incursions, raids, attentats, assassinats, à partir du Pakistan et bientôt d’Afghanistan.

 

Curieux, de lire pareils propos :

“… Eh bien, ne vous y trompez pas : nous ne voulons pas laisser nos soldats en Afghanistan. Nous ne cherchons pas - nous ne cherchons pas à y établir des bases militaires.

“… Nous ne cherchons nullement à établir des bases en Irak ni à revendiquer son territoire ou ses ressources…”

 

Assurer fièrement que l’aide destinée aux peuples écrasés sous les bombes va bien à leurs destinataires, quand les chiffres des détournements et gaspillages pharaoniques sont de notoriété publique :

“… C'est pour cette raison encore que nous fournissons plus de 2,8 milliards de dollars aux Afghans afin de les aider à développer leur économie et à prodiguer les services dont la population a besoin…”

 

Aucun mot de regret pour les massacres, destructions, tortures, atrocités, commis en Irak avec plus d’un million et demi de morts, au prétexte de renverser un dictateur, après avoir utilisé tout un arsenal de mensonges sur des armes de destruction massive, laissant un pays en ruine, éclaté, en mille morceaux. Au contraire, la satisfaction sereine du devoir accompli :

“… Tout en étant convaincu que le peuple irakien a gagné au bout du compte à être libéré de la tyrannie de Saddam Hussein…”

 

Evidemment, on a eu droit aux menaces voilées contre l’Iran, qui se doterait d’armes nucléaires, passant sous silence les 200 ogives nucléaires et leurs missiles longue portée fabriquées et entreposées en Israël, qui n’a jamais signé le Traité de Non Prolifération Nucléaire :

“… Mais il est clair pour tous ceux préoccupés par les armes nucléaires que nous sommes arrivés à un tournant décisif. Ce n'est pas simplement dans l'intérêt des États-Unis, c'est pour empêcher une course aux armes nucléaires susceptible d'entraîner cette région sur une voie extrêmement dangereuse.”

 

Bien sûr, nous l’avons compris, il convient de coloniser définitivement les pays musulmans, alternant carotte et bâton, s’assurer de ses arrières, contrôler toutes les sources d’énergie, avant de réaliser le grand rêve paranoïaque, ultime délire mégalomaniaque de la nomenklatura occidentale : le démembrement du grand ennemi, la Chine…

 

Nous entrons ainsi dans la phase “carotte”. Du moins, verbale…

 

Le flacon change. Le contenu reste. Simple opération de “packaging”…

 

Impressionnant, Obama. Vraiment.

 

Ces belles paroles, me font penser à celles de la chanson de Sœur Sourire dont un  film avec Cécile de France dans le rôle, sorti en Avril 2009, évoque la trajectoire au célèbre succès :

“Dominique… Nique… Nique…”

 

 

 

Caricature de Steve Bell. The Guardian, 5 juin 2009.



http://stanechy.over-blog.com/article-32378935.html
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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 05:54



  Facebook appartient-il à la CIA ?
Ernesto Carmona   


Les grands médias ont célébré Mark Zuckerberg comme l'enfant prodige qui, à l'âge de 23 ans, s'est transformé en milliardaire multimillionnaire grâce au succès de Facebook, mais ils n’ont pas prêté attention à “ l’investissement de capital -risque ” de plus de 40 millions de dollars effectué par la CIA pour développer le réseau social.


Quand le délire spéculatif de Wall Street a fait croire aux imprudents que la valeur de Facebook monterait à 15 millions de dollars, en 2008 Zuckerberg est devenu le milliardaire  “ qui s’est fait tout seul ” le plus jeune de l’histoire du “ ranking ” de la revue Forbes, avec 1500 millions de dollars.
 

A ce moment, le  capital à -risque investi par la CIA paraissait avoir obtenu de bons  rendements, mais la “ valeur ” de Facebook s’est ajustée à sa valeur réelle en 2009 et Zuckerberg disparut de la liste Forbes.


La bulle Facebook a gonflé quand William Gates, le patron de Microsoft, acquit en octobre 2007 une participation de 1.6% pour 240 millions de dollars. Cette opération mena à spéculer que si 1%  de Facebook coûtait 150 millions de dollars, alors la valeur de 100% monterait à 15 milliards de dollars, mais le subterfuge finit par se dégonfler. La question de fond est que Facebook existe grâce à un investissement de capitaux à risque de la CIA.


En 2009, les grands médias n’ont pas lésiné sur la “ propagande informative ” pour rendre hommage à Zuckerberg comme paradigme du jeune entrepreneur-vainqueur, mais la diffusion réitérée de cette “ nouvelle ” n’a pas réussi à ce que la revue Forbes le maintienne dans la version 2009 de sa liste (1). L’enfant prodige disparut de la liste, malgré l’intensive campagne de CNN et de la grande presse mondiale qui reflète les intérêts de Wall Street. La liste Forbes est comme l’Oscar des grandes affaires et gonfle ou dégonfle la valeur des actions.
 

La CIA a investi dans Facebook bien avant qu’il ne devienne l’un des réseaux sociaux les plus populaires d’Internet, selon une enquête du journaliste britannique Tom Hodgkinson publiée en 2008 dans le journal  britannique The Guardian (3) et commentée par quelques médias indépendants de langue anglaise, mais sans aucune répercussion dans la grande presse.


La propagande corporative a transformé le portail social en un synonyme de succès, popularité et même de bonnes affaires. Facebook se présente comme un inoffensif site web de réseaux sociaux qui facilite les relations interpersonnelles. Sa popularité a fait spéculer que ses approximativement 70 millions d’utilisateurs augmenteraient en une paire d’années à 200 millions dans le monde entier, parce que dans ses meilleures semaines il est arrivé à recevoir jusqu’à deux millions de nouveaux utilisateurs. Cependant, Facebook ne convainc pas tout le monde.


Critiques et détracteurs


“ Celui qui n’est pas sur Facebook n’est dans rien ou il est hors du système ”, disent certains. C’est comme avoir une nouvelle image mais sans contenu, pour se donner de l’importance dans le méga-supermarché qu’est devenu Internet, comme substitut des anciennes places publiques, disent d’autres. Les plus pragmatiques affirment que c’est un outil pour des retrouvailles avec d’anciens compagnons d’enfance ou de jeunesse perdus dans les mouvements de la vie.


Ses défenseurs de gauche affirment qu’il sert à promouvoir des luttes contre la globalisation et à coordonner des campagnes contre des activités telles que les réunions du G8.


Le journaliste espagnol Pascual Serrano a décrit comment il fut utilisé par le gouvernement de Colombie pour coordonner la journée mondiale contre les FARC qui en 2008 marqua le commencement de l’offensive propagandiste contre la guérilla et qui continue encore. Et il est très évident que Facebook a été instrumentalisé par la CIA. Pour Walter Goobar, de MiradasAlSur.com, “ c’est en réalité une expérience de manipulation globale : [...] c’est un outil sophistiqué financé par l’Agence Centrale d’Intelligence, CIA, qui non seulement l’utilise pour le recrutement d’agents et la compilation d’informations de long en large de la planète, mais aussi pour monter des opérations sous couvert ”.


En gros, Facebook est un outil de communication qui permet de contacter et d’archiver des adresses et autres données de la famille et d’amis. C’est une mine d’informations sur les amitiés de ses utilisateurs pour des entités comme le ministère de Sécurité de la Patrie, des USA, et, en général, pour l’ensemble des appareils de sécurité de l’État, attelées avec pareil enthousiasme à “ l’ennemi ” interne comme externe depuis l’ère Bush.


Des millions d'utilisateurs offrent des informations sur leur identité, des photographies et des listes de leurs objets de consommation préférés. Un message venant d'un ami invite à s'inscrire et à participer à Facebook. Les données personnelles, souvent capturées par toute sorte d'escrocs et clôneurs de cartes bancaires, vont aussi atterrir dans les disques durs des appareils de sécurité des USA. Le système Beacon de Facebook fait des suivis des utilisateurs et associés, incluant ceux qui ne se sont jamais inscrits ou ceux qui ont désactivés leur enregistrement. Facebook s'avère être plus pratique et rapide que les InfraGard (2), qui sont 23.000 micro communautés ou “ cellules ” de petits commerçants-informateurs organisées par le FBI afin de connaître les profils psycho-politiques de sa clientèle.


Depuis décembre 2006, la CIA utilise Facebook pour recruter de nouveaux agents. D'autres organismes gouvernementaux doivent soumettre le recrutement et les engagements à des régulations fédérales, mais la CIA a acquis plus de liberté d’action que jamais sous le gouvernement Bush, même pour torturer sans sauver les apparences. “ Ce n'est pas nécessaire d'obtenir un quelconque permis pour pouvoir nous inclure dans le réseau social ” a dit la CIA.


Capital-risque CIA


Le journaliste britannique Tom Hodgkinson a lancé un très fondé signal d'alerte sur la propriété CIA de Facebook, dans l'article documenté “ With friends like these... ” publié dans le journal londonien The Guardian le 14 janvier 2008 (3). Il a dit qu'après le 11 septembre 2001, l'enthousiasme pour la haute technologie a redoublé. Enthousiasme qui tenait déjà les appareils de sécurité de l’Etat USA depuis qu'ils avaient créé, deux ans auparavant, le fond de capitaux “ In-Q-Tel ”, pour des opportunités d'investissements à risque dans les hautes technologies.


Pour le journaliste Hodgkinson, les liens de Facebook avec la CIA passent par Jim Breyer, un des trois associés clés qui a investi dans ce réseau social 12,7 millions de dollars en avril 2005, associé aussi au fond de capital Accel Partners, membre des directions des géants comme Wal-Mart et Marvel Entertainment et en plus ex-président de National Venture Capital Association (NVCA), caractérisée dans l'investissement sur des jeunes talents.


“ Le plus récent tour de financement de Facebook fut conduite par une compagnie financière appelée Greylock Venture Capital, qui a mis 27,5 millions de dollars ” a écrit Hodgkinson. “ Un des plus grands associés de Greylock s'appelle Howard Cox, qui est un autre ex-président de NVCA qui est aussi dans le conseil de direction de In-Q-Tel ”.


“ Et In-Q-Tel c'est quoi ? ”  se demande Hodgkinson, “ Bon, croyez-le ou pas (et vérifiez sur son site web) c'est un fond de capital à risque de la CIA ”. Crée en 1999, sa mission est “ d'identifier et de s'associer à des sociétés qui soient en train de développer de nouvelles technologies pour aider à apporter des solutions à l' Agence Centrale d'Investigation ”.


La page web de In-Q-Tel (4) recommandée par Hodgkinson est très explicite: “ En 1998, le Directeur d'Intelligence Central (DCI) identifia la technologie comme une propriété stratégique supérieure, directement connectée aux progrès de l'Agence dans les futures technologies pour améliorer ses missions de base, de compilation et d’analyse. Les dirigeants de la Direction de Science et Technologie ont élaboré un plan radical pour créer une nouvelle entreprise qui aiderait à accroître l'accès de l'Agence à l'innovation du secteur privé ”. Même en ajoutant de l'eau cela ne pourrait être plus clair, dit Hodgkinson.


Notes

(1) Rapport Forbes 2009 : http://www.forbes.com/lists/2009/10/billionaires-2009-richest-people_The-Worlds-Billionaires_CountryOfCitizen_18.html.
(2)
http://www.infragard.net/
(3) http://www.guardian.co.uk/technology/2008/jan/14/facebook
(4) http://www.iqt.org/about-iqt/history.html

Ernesto Carmona est journaliste et conseiller à la FELAP (Federación Latino Americana de  Periodistas), conseiller du Collège National de Journalistes du Chili et associé au Cercle de Journalistes de Santiago.

Traduit par Karen Bellemans et corrigé par Olivier Vilain pour Investig’Action.

Source: Argenpress



http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2091:facebook-appartient-il-a-la-cia-&catid=6:articles&Itemid=11

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 05:45




Par Nestor Francia *

 

Caracas, 25 mai 2009


La conspiration est en marche, comme une avalanche, sur tous les fronts, avec le soutien des médias de droite alliés de l’opposition radicale.
 

Sur le  front économique, ils prédisent l´atteinte á la propriété, la crise et la faillite.

Le Mouvement 2D, un groupe organisé par une vingtaine de journalistes et intellectuels partisans du néolibéralisme, á la tête duquel se trouve le propriétaire du quotidien de droite El Nacional, le dit sans ambages dans son dernier pamphlet publié par ce journal: “Le Venezuela va à la ruine!... ne sont á l´abri ni les voitures, motos, appartements, équipements, etc. ” (El Nacional, 24/05/09). Les gros titres à la une sont á l’avenant: “ On craint un enlisement de la production dans les secteurs sous contrôle de PDVSA et  Pétroles du Venezuela ” (El Universal, 24/05/09); “Les exportations agricoles chutent” (El Nacional, 24/05/09); ils clament leur indignation contre les nationalisations, brandissent leurs épées en défense de la propriété privée, attaquent chaque prise de décision du gouvernement révolutionnaire. Sur le front social, ils attisent ou inventent des conflits dans les entreprises, soutenus par les quelques syndicats minoritaires restés aux mains des survivants  des partis qui jadis dominaient le Venezuela. Sur le front politique, ils continuent leur campagne contre la révolution, accusent notre gouvernement d’autoritarisme et de dictature usant de mensonges et de tous types de manipulations.


Le
Mouvement 2D lui-même accuse dans la presse : “L’envoi par le régime de ses hordes armées pour perturber, détruire et semer la violence dans le campus universitaire »,  en référence á l´étrange attaque de bandes armées au sein de l´Université Centrale du Venezuela UCV, lors d’une tentative de manifestation “d´étudiants”.   Le gouvernement est ainsi désigné responsable des violences organisées par l’opposition !


La doyenne de l’UCV, Cecilia Garcia Arocha, actrice de premier plan de la conspiration, qui avait appelé á  “l’arrêt de  la violence” dans l’Université, a mis  ensuite des obstacles à la réalisation d’une enquête par les services de sécurité de l’Etat.


Sur le front idéologique, ils manipulent les pions de la droite latino-américaine. Comme exemple, l´organisation récente d´un forum par CEDICE (l’un des groupes les plus actifs de dirigeants d’entreprises, de toutes les conspirations) sur le thème “démocratie”, qui se déroulera á Caracas, avec la participation d´illustres représentants du néo libéralisme et de l’anti chavisme les plus récalcitrants, comme Mario et Alvaro Vargas Llosa (Pérou), Enrique Krauze et Jorge Castañeda (Mexique), Jorge Quiroga (Bolivie), Plinio Apuleyo Mendoza (Colombie), entre autres, ainsi que plusieurs opposants..
Les déclarations anti communistes et anti socialistes se multiplient dans les médias.


Sur le front international, ils multiplient leurs actions. Les rapporteurs des Droits Humains de l’ONU et de l’ OEA (Organisation des Etats Américains), osent exprimer leur “ préoccupation”  quant à la démocratie vénézuélienne aux mains du gouvernement de Hugo Chavez. Le récent éditorial du Washington Post reproche á Obama de ne pas participer á la campagne de discrédit contre le Vénézuéla !


Face a cette marée médiatique, les présidents Chavez, Correa et Morales vont proposer á l’ UNASUR (Union de Nations Sudaméricaines) la constitution d’un front commun pour faire face à cette virulente campagne de mensonges et manipulations médiatiques.

Suite à ses échecs à motiver ses bases sociales à descendre dans la rue, l’opposition accélère la violence des propos et imagine de nouvelles stratégies.


Le Mouvement  2D a lance un pathétique appel aux bases sociales de l’opposition, à la limite de l’hystérie “Cela n’importe ni aux civils ni aux militaires? Comment est il possible qu’un pays se détruise sans que ne s’élèvent des voix pour réclamer le respect de la Constitution? Le Venezuela n’a t il pas de plaignants?”.


En attendant, les dirigeants de l’opposition continuent à rivaliser pour savoir qui ou lequel de leurs groupes s’appropiera  du pays quand se réalisera leur rêve doré de “se débarrasser de Chávez”. La derniére manifestation de cette compétition est le lancement sans masque dans l’arène politique de Cecilia Garcia Arocha,  militante connue de droite et doyenne de la principale université vénézuélienne, qui s’est transformée en l’un des repaires favoris de la conspiration.
Probable pré candidate présidentielle, en concurence avec Antonio Ledezma, Julio Borges et autres? Nous ne le savons pas encore, mais dans une interview a la une du Nacional, la doyenne de l’ UCV a enlevé son masque d’universitaire pour se lancer en première ligne comme un facteur d’opposition: “…il faut travailler avec un agenda concerté avec tous les leaders qui existent dans ce pays et les présenter au peuple vénézuélien, l’approcher avec un discours simple, avec des idées qui enthousiasment et respectent la pluralité (…) Beaucoup de nouveaux leaders ont surgi, mais ignorer les partis politiques me semble une erreur”.


Finalement, rappelons que les membres de l´opposition ont d’autres cartes à jouer. Cependant, il leur serait difficile d’organiser un nouveau coup d’état et la voie électorale se présente bien difficile. Les élections pour l’Assemblée Nationale, prévues en 2010 vont accentuer leurs divisions. Quant à la présidentielle de 2012 il leur sera bien ardu d’affronter le candidat des candidats, Hugo Chavez Frias dont la popularité est toujours au beau fixe ; personne actuellement au Venezuela ne peut l’imaginer perdant.


Auparavant,  il est vrai, ils peuvent toujours tenter un référendum révocatoire l’année prochaine, mais dans les circonstances actuelles cela semble bien aléatoire.

 

* Article original en espagnol. Traduction Jean Araud

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 07:16
Confirmation de tout ce que je vous dis sur mes blogs depuis quelques jours, seule contre tous alors que la Pensée Unique distille ses mensonges !  L'Occident, alléché par l'odeur du pétrole, comme du temps du Shah, est derrière les événements. Peuples et... démocratie sacrifiés, comme toujours, sous couleur de démocratie (mensonges relayés par les médias) . Les mêmes recettes sont employées partout. On divise pour mieux régner et piller les pays.
Au fait, je suis sûre que des caméras sont distribuées aux volontaires... payés !

Eva R-sistons aux médiamensonges


Dees

voltairenet.org

De Mossadegh à Ahmadinejad
La CIA et le laboratoire iranien
Utilisation des portables-mouchards
pour créer le chaos, pousser les Iraniens
à se battre entre eux.
Alerte portables-mouchards !
Guerre psychologique


par Thierry Meyssan*

17 juin 2009

Depuis
Beyrouth (Liban)


La nouvelle d’une possible fraude électorale s’est répandue à Téhéran comme une traînée de poudre et a poussé dans la rue les partisans de l’ayatollah Rafsanjani contre ceux de l’ayatollah Khamenei. Ce chaos est provoqué en sous-main par la CIA qui sème la confusion en inondant les Iraniens de messages SMS contradictoires. Thierry Meyssan relate cette expérience de guerre psychologique.


En mars 2000, la secrétaire d’État Madeleine Albright a admis que l’administration Eisenhower avait organisé un changement de régime, en 1953, en Iran et que cet événement historique explique l’hostilité actuelle des Iraniens face aux États-Unis. La semaine dernière, lors de son discours du Caire adressé aux musulmans, le président Obama a officiellement reconnu qu’« en pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu » [1].

À l’époque, l’Iran est contrôlée par une monarchie d’opérette dirigée par le chah Mohammad Reza Pahlavi. Il avait été placé sur le trône par les Britanniques, qui avaient forcé son père, l’officier cosaque pro-nazi Reza Pahlavi, à démissionner. Cependant, le chah doit composer avec un Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh. Celui-ci, avec l’aide de l’ayatollah Abou al-Qassem Kachani, nationalise les ressources pétrolières [2]. Furieux, les Britanniques convainquent les États-uniens qu’il faut stopper la dérive iranienne avant que le pays ne sombre dans le communisme. La CIA met alors en place l’Opération Ajax visant à renverser Mossadegh avec l’aide du chah, et à le remplacer par le général nazi Fazlollah Zahedi, jusque là détenu par les Britanniques. Il installera le régime de terreur le plus cruel de l’époque, tandis que le chah servira de couverture à ses exactions en posant pour les magazines people occidentaux.

L’opération Ajax fut dirigée par l’archéologue Donald Wilber, l’historien Kermit Roosevelt (le petit-fils du président Theodore Roosevelt) et le général Norman Schwartzkopf Sr. (dont le fils homonyme a commandé l’opération Tempête du désert). Elle reste un modèle de subversion. La CIA imagine un scénario qui donne l’impression d’un soulèvement populaire alors qu’il s’agit d’une opération secrète. Le clou du spectacle étant une manifestation à Téhéran avec 8 000 figurants payés par l’Agence pour fournir des photos convaincantes à la presse occidentale [3].

L’Histoire se répéterait-elle ? Washington a renoncé à attaquer militairement l’Iran et a dissuadé Israël de prendre une telle initiative. Pour parvenir à « changer le régime », l’administration Obama préfère jouer la carte —moins dangereuse, mais plus aléatoire— de l’action secrète. À l’issue de l’élection présidentielle iranienne, de vastes manifestations opposent dans les rues de Téhéran les partisans du président Mahmoud Ahmadinejad et du guide Ali Khamenei d’un côté, aux partisans du candidat malheureux Mir-Hossein Mousavi et de l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani de l’autre. Elle traduisent un profond clivage dans la société iranienne entre un prolétariat nationaliste et une bourgeoisie qui déplore d’être tenue à l’écart de la globalisation économique. Agissant en sous-main, Washington tente de peser sur les événements pour renverser le président réélu.


Une nouvelle fois, l’Iran est un champ d’expérimentation de méthodes innovantes de subversion. La CIA s’appuie en 2009 sur une arme nouvelle : la maîtrise des téléphones portables.


Depuis la généralisation des téléphones portables, les services secrets anglo-saxons ont multiplié leurs capacités d’interception. Alors que l’écoute des téléphones filaires nécessite la pose de bretelles de dérivation, donc des agents sur place, l’écoute des portables peut se faire à distance grâce au réseau Échelon. Toutefois, ce système ne permet pas d’interception des communications téléphoniques via Skype, d’où le succès des téléphones Skype dans les zones de conflit [
4]. La National Security Agency (NSA) vient donc de démarcher les fournisseurs d’accès internet du monde entier pour obtenir leur concours. Ceux qui ont accepté ont été grassement rétribués [5].

Dans les pays qu’ils occupent —Irak, Afghanistan et Pakistan—, les Anglo-Saxons interceptent la totalité des conversations téléphoniques qu’elles soient émises par des portables ou qu’elles soient filaires. Le but n’est pas de disposer de retranscription de telle ou telle conversation, mais d’identifier les « réseaux sociaux ». En d’autres termes, les téléphones sont des mouchards qui permettent de savoir avec qui une personne donnée est en relation. Partant de là, on peut espérer identifier les réseaux de résistance. Dans un second temps, les téléphones permettent de localiser les cibles identifiées, et de les « neutraliser ».

C’est pourquoi, en février 2008, les insurgés afghans ont ordonné aux divers opérateurs de stopper leur activité chaque jour de 17h à 03h, de manière à empêcher les Anglo-Saxons de suivre leurs déplacements. Les antennes-relais de ceux qui ont contrevenu à cet ordre ont été détruites [6].

À l’inverse, —hormis un central téléphonique touché par erreur—, les forces israéliennes se sont bien gardées de bombarder les relais téléphoniques à Gaza, lors de l’opération Plomb durci, en décembre 2008-janvier 2009. Il s’agit là d’un changement complet de stratégie chez les Occidentaux. Depuis la guerre du Golfe prévalait la « théorie des cinq cercles » du colonel John A. Warden : le bombardement des infrastructures de téléphonie était considéré comme un objectif stratégique à la fois pour plonger la population dans la confusion et pour couper les communications entre les centres de commandement et les combattants. Désormais, c’est le contraire, il faut protéger les infrastructures de télécommunications. Durant les bombardements de Gaza, l’opérateur Jawwal [7] a offert du crédit à ses abonnés, officiellement pour leur venir en aide, de facto dans l’intérêt des Israéliens.


Franchissant un pas, les services secrets anglo-saxons et israéliens ont développé des méthodes de guerre psychologique basées sur l’usage extensif des portables.
En juillet 2008, après l’échange de prisonniers et dépouilles entre Israël et le Hezbollah, des robots ont lancé des dizaines de milliers d’appel vers des portables libanais. Une voix en arabe mettait en garde contre toute participation à la Résistance et dénigrait le Hezbollah. Le ministre libanais des télécom, Jibran Bassil [
8], avait déposé une plainte à l’ONU contre cette flagrante violation de la souveraineté du pays [9].

Sur le même modèle des dizaines de milliers de Libanais et de Syriens ont reçu un appel automatique en octobre 2008 leur proposant 10 millions de dollars contre toute information qui permettrait de localiser et de délivrer des soldats israéliens prisonniers. Les personnes intéressées pour collaborer étaient invitées à joindre un numéro au Royaume-Uni [10].

Cette méthode vient d’être employée en Iran pour intoxiquer la population en répandant des nouvelles choquantes, et pour canaliser le mécontentement qu’elles suscitent.

En premier lieu, il s’est agit de répandre par SMS durant la nuit du dépouillement la nouvelle selon laquelle le Conseil des gardiens de la Constitution (équivalent de la Cour constitutionnelle) avaient informé Mir-Hossein Mousavi de sa victoire. Dès lors, l’annonce, plusieurs heures plus tard des résultats officiels —la réélection de Mahmoud Ahmadinejad avec 65 % des suffrages exprimés— paraissait un gigantesque trucage. Pourtant, trois jours plutôt, M. Mousavi et ses amis considéraient la victoire massive de M. Ahmadinejad comme certaine et s’efforçaient de l’expliquer par des déséquilibres dans la campagne électorale. Ainsi l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani détaillait ses griefs dans une lettre ouverte. Les instituts de sondage US en Iran pronostiquaient une avance de M. Ahmadinejad de 20 points sur M. Mousavi [11]. À aucun moment, la victoire de M. Mousavi n’est parue possible, même s’il est probable que des trucages ont accentué la marge entre les deux candidats.

Dans un second temps, des citoyens ont été sélectionnés ou se sont fait connaître sur internet pour converser sur Facebook ou s’abonner à des fils de dépêche Twitter. Ils ont alors reçu, toujours par SMS, des informations —vraies ou fausses— sur l’évolution de la crise politique et les manifestations en cours. Ce sont ces dépêches anonymes qui ont répandu les nouvelles de fusillades et de morts nombreux ; nouvelles à ce jour non confirmées. Par un malencontreux hasard de calendrier, la société Twitter devait suspendre son service durant une nuit, le temps nécessaire à la maintenance de ses installations. Mais le département d’État des États-Unis est intervenu pour lui demander de surseoir à cette opération [12]. Selon le New York Times, ces opérations contribuent à semer la défiance dans la population [13].

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Des messages faisant état de menaces de mort, d’irruptions des forces de l’ordre à domicile, etc. émis par des auteurs impossibles à identifier ou localiser.

Simultanément, dans un effort nouveau la CIA mobilise les militants anti-iraniens aux USA et au Royaume-Uni pour ajouter au désordre. Un Guide pratique de la révolution en Iran leur a été distribué, il comprend plusieurs conseils pratiques, dont :
- régler les comptes Twitter sur le fuseau horaire de Téhéran ;
- centraliser les messages sur les comptes Twitter @stopAhmadi, #iranelection et #gr88 ;
- Ne pas attaquer les sites internet officiels de l’État iranien. « Laissez faire l’armée » US pour cela (sic).
Mis en application, ces conseils empêchent toute authentification des messages Twitter. On ne peut plus savoir s’ils sont envoyés par des témoins des manifestations à Téhéran ou par des agents de la CIA à Langley, et l’on ne peut plus distinguer le vrai du faux. Le but est de creer toujours plus de confusion et de pousser les Iraniens à se battre entre eux.

Les états-majors, partout dans le monde, suivent avec attention les événements à Téhéran. Chacun tente d’évaluer l’efficacité de cette nouvelle méthode de subversion dans le laboratoire iranien. À l’évidence, le processus de déstabilisation a fonctionné. Mais il n’est pas sûr que la CIA puisse canaliser les manifestants pour qu’ils fassent eux-mêmes ce que le Pentagone a renoncé à faire et qu’ils n’ont aucune envie de faire : changer le régime, clore la révolution islamique.

 Thierry Meyssan

Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).



http://bridge.over-blog.org/article-32777464.html
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 07:08












http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-32660627.html



Au coeur du Système qui pourrit la vie
des peuples de la planète,

en créant crises, pandémies,
divisions, chaos, guerres,
en appauvrissant toujours plus les citoyens,
et en les privant toujours davantage
des libertés les plus élémentaires,

au coeur de ce Système mortifère, diabolique,  
il y a les médias, qui asservissent
chaque jour chacun de nous,
soi-disant au nom de la Démocratie !


Le Système libéral militaro-financier
et les Médias aux ordres
sont si intiment liés,
qu'ils ne font plus qu'un !

Si nous nous en prenons aux Médias,
nous nous en prenons au coeur du Système
qui broie chaque jour davantage nos vies,
les privant même de travail,
de liberté, de dignité !


C'est pourquoi je persiste et je signe.
Notre combat PRIORITAIRE
de résistants à l'INTOLERABLE,
doit être de dénoncer ces Médias infâmes,
désinformant en permanence,
distillant chaque jour leur venin,
leur  propagande éhontée
en faveur du Gouvernement,
de l'Europe totalitaire des multinationales,
du libéralisme inhumain et dévastateur,
de l'amitié avec les (criminels) Américains
ou de la vassalisation aux Sionistes,
des guerres impériales,
du choc des civilisations ...
et contre la Démocratie,
contre l'alternance politique,
contre la vérité, contre la paix,
contre les solidarités, contre la coopération
et la communion entre les individus !


Ce combat pour la vérité, la paix, l'information,
la vie, même,
passe par la résistance aux Médias !

Ecrivons sans cesse aux Rédactions,
harcelons-les, téléphonons,
envoyons des courriels
aux Dirigeants des grands Médias 
ou des Services politiques,

organisons chaque semaine, en nous relayant,
des manifestations devant
les Grandes Enseignes des Médias,
avec des pancartes pour alerter l'opinion,
en nous transformant en citoyens-sandwiches,

défilons, alertons,  mettons au coeur des luttes
le combat contre les Médias infâmes !

Il y va de la liberté, de la démocratie, de l'alternance,
de la paix, de l'avenir de nos enfants
et même de celui de l'espèce humaine !

Si nous ne voulons pas que nos existences
soient broyées par le Nouvel Ordre Mondial
diabolique des Attali nous préparant
à la future euthanasie des retraités coûteux,
il est temps d'agir !
Utilisons Internet pour nous mobiliser,
tous en même temps,
le même jour, à la même heure !

Et j'en profite pour recommander la vidéo
envoyée ce jour par un jeune Lecteur
de mon blog R-sistons à l'intolérable,
Julien, 15 ans,

http://www.youtube.com/watch?v=lU1uVBKv4uk

La révolte des fourmis blanches
le 9 sept 2009 à 13 heures

Alerte ! Si nous ne faisons rien,
l'horreur va s'abattre sur le monde !
Il est tout entier inscrit
dans le chaos programmé par la CIA en Iran,
avec guerres impériales à la clef,
relayées par les Médias nous dressant contre ce pays
et incitant à la guerre contre un Etat
n'ayant jamais agressé personne,
souhaitant seulement se protéger,
comme le Gl de Gaulle l'a fait pour la France,
au moyen d'un bouclier nucléaire,
d'une défense réellement dissuasive
contre tous les ennemis qui l'encerclent,
y compris la France désormais
positionnée face à lui !
Alerte ! L'Iran n'est pas un Etat conquérant,
ce sont les USA, la GB, Israël,
et maintenant l'Europe, qui le sont !
On nous ment en permanence,
et bientôt nous serons, avec Sarkozy,
au coeur d'effroyables guerres nucléaires !



En nous en prenant aux Médias,
combat prioritaire, nous nous en prenons
au coeur du Système: Militaro-financier,
au service d'une poignée seulement
d'individus cupides, insensibles, dégénérés,
qui détruisent toujours un peu plus nos vies,
lentement mais sûrement,
en grignotant jour après jour
tous nos emplois, toutes nos libertés,
toutes nos solidarités....

Aux actes, citoyens ! Il y va de notre avenir à TOUS !

Eva R-sistons à l'intolérable
des média-mensonges, des casses sociales,
de la précarisation galopante,
des guerres à venir !


N.B. Des provocateurs sèment le chaos en Iran !
Des agents de l'Etranger,  
ou de simples  citoyens payés par la CIA ! 
Voilà la vérité qu'on nous cache honteusement !

A l'instant, Hillary Clinton nous dit
que les élections doivent réfléter
la volonté des peuples.
Mensonges ! A Gaza,
l'Occident totalitaire
a rejeté la volonté des électeurs,
et il a fait payer son choix à tout un peuple
en l'exterminant jour après jour !
Le Traité de Lisbonne a aussi piétiné
la volonté des Français !
En réalité, la liberté n'est tolérée
par l'Occident que si elle est favorable
aux intérêts de ses multinationales,
de ses Grandes Banques, 
de ses marchands de mort !

Les médias sont le vecteur principal
de nos malheurs,
en prenant possession de nos cerveaux
ils détruisent notre libre-arbitre
et nos existences !



Sus aux médias menteurs et criminels,
c'est le combat prioritaire !

Soyons actifs aujourd'hui
pour ne pas être radio-actifs demain !

Eva R-sistons à l'intolérable
qu'on nous prépare en nous mentant !



  
Le dessinateur a  oublié le principal :
Les Médias menteurs !

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 07:02
publié par liliM Aujourd'hui 09H28

17/06/09

Mourir à Calais a cause de l'exemple


Les réfugiés de Calais sont devenus des sous-hommes dont personne ne veut, merci Besson, Hortefeux, Sarkozy, merci l'UMP, le PS, merci l'Union européenne, pas foutus de recueillir dignement des gens(500)qui ne veulent même pas rester sur le territoire français, qui n'ont pas vraiment eu le choix, vu leur pays d'origine. L'Europe, pourtant si riche, pourtant si éduquée, pourtant si à cheval sur les Droits de l'Homme, se comporte comme une rombière, cachée derrière sa porte blindée, et qui tremble au moindre bruit. C'est moche, c'est à vomir.

«Il est mort parce qu'il n'a pas pu prendre une douche»
LIBE-LILLE

MIGRANTS - Un homme de 20 ans s'est noyé à Calais samedi soir. Il voulait se laver, explique Céline Dallery, infirmière à la permanence d'accès aux soins de santé. Il n'y a plus de douches pour les quelque 500 migrants sans-abri de Calais, qui tentent de passer en Angleterre. Du coup, la permanence est assaillie par ceux qui doivent soigner leur gale, et il n'y a plus de temps pour bien s'occuper des autres malades : tuberculeux, femmes enceintes, blessés. La jeune femme lance un appel au secours.

Que s'est-il passé samedi soir?

Un Erythréen est mort noyé. Il voulait se laver près de l'écluse. Il n'est pas tombé, il était en slip, beaucoup de migrants se lavent à cet endroit. Il venait de manger, d'après ce que m'ont dit les autres. Il a dû être emporté par le courant, l'endroit est dangereux, plein de vase. Il est resté un quart d'heure sous l'eau. Un pompier l'a repêché, il n'a pas pu le ranimer. Il est mort parce qu'il n'a pas pu prendre une douche.

Aujourd'hui, les migrants ne peuvent plus prendre de douches à Calais.

Ça fait six mois que ça dure. Il n'y a plus d'endroit pour se laver, à part à la permanence d'accès aux soins, qui dépend de l'hôpital. Une seule douche pour 500 migrants. Ils se bousculent, certains entrent par la fenêtre. Le Secours Catholique a déposé un permis de construire, mais la mairie a dit non. Elle veut bien des douches du côté de Marck, ce qui implique des allers et retours en camionnette (à 14 km de là, ndlr). La mairie de Calais voudrait rendre les migrants invisibles. En attendant, on ne prend pas en compte un grave problème sanitaire. On n'écoute pas les soignants.

Que constatez-vous?

Une catastrophe. Depuis qu'il n'y a plus de douche, le nombre de visites à la permanence est passé de 15 par après-midi à 40, à cause de la gale. Ça peut se régler de façon simple, il suffit de prendre des antibiotiques, de se laver, et de se changer, mais il n'y a pas de douches. On donne des antibiotiques, payées par l'Assurance maladie mais ça ne sert à rien. Les gens arrivent avec des cas de gale infectée, sur-infectée, font la queue, s'énervent.

Et les autres malades?

On n'a plus le temps pour les vrais malades. Je parle des diabétiques, des asthmatiques, des blessés par les barbelés, les fractures, les brûlures. Une vieille dame kurde de 72 ans, dans la jungle (1), on n'a pas le temps de s'occuper d'elle. Une Erythréenne, enceinte de six mois, elle aussi dans la jungle. Elle était à Calais depuis deux jours. La poche des eaux s'est fissurée, une bénévole a détecté que quelque chose n'allait pas. On n'a rien pu faire pour qu'elle garde le bébé, elle a accouché en urgence à l'hôpital d'un bébé de 800 grammes, on ne sait pas s'il va vivre. Il y a aussi des cas de tuberculose, un jeune Iranien qui a fait un infarctus dans la jungle, il n'avait plus d'anti-coagulants. Il a été hospitalisé, il est ressorti. Je dois prendre le temps de lui expliquer qu'il doit se débrouiller pour ne plus être à court, il peut mourir. Mais ici, c'est l'usine à gaz.

Quarante personnes se douchent chaque jour, comment font les autres?

Les Erythréens se lavent dans le port, avec cette mort absurde. Les Afghans, dans les rejets de l'usine Tioxide (classée Seveso, ndlr), ils me disent que c'est une eau blanche et chaude. On ne sait pas ce qu'il y a dedans. Il y a un réel problème sanitaire. On ne peut pas laisser les gens se laver dans les flaques d'eau, se baigner dans des endroits dégueulasses. Tout le monde s'en fout, chacun voit midi à sa porte. Et nous, si on devait partir de France, comme s'est déjà arrivé dans l'histoire, si on se trouvait accueilli comme des rats sur le mode "Je suis né ici, j'ai plus de droits que toi qui arrives"? Ça n'a pas de sens. Ça coûte quoi de fabriquer des douches? On a peur d'attirer du monde? Venez les gars, y'a des douches à Calais, ça va être bien! Les gens ne quittent pas l'Afghanistan pour venir se doucher à Calais.

Et maintenant?

Je ne sais plus quoi faire. Faire une lettre ouverte, écrire une lettre au ministère? Demander à Eric Besson de venir nous voir? A Carla Bruni? Qu'ils passent ici. Qu'ils viennent.

Recueilli par Haydée Sabéran

un article propulsé par
TORAPAMAVOA


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4411


 

 

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 05:14


La propagande se déchaîne mais Ahmadinejad reste zen

La presse française a rarement été aussi unanime. D’après Libération et La Croix « l’espoir est brisé », pour Le Progrès « les mauvaises nouvelles viennent de l’Orient », pour Le Courrier picard il s’agit d’un « mauvais signe ». Tous les médias institutionnels français, sans exception, nous jouent la même mélodie. Au même moment, sans réelles nuances, avec un manichéisme déconcertant. Depuis l’entre-deux tours des présidentielles 2002, on n’avait pas vu mieux. Ou pire plutôt.
 
Bizarrement, les résultats bruts sont presque étouffés, les heurts urbains hypertrophiés, les interviews orientées du même côté et l’image du président sortant très écornée. Jamais un vainqueur d’élection n’aura subi une telle fronde médiatique. Rien de bien surprenant pour qui suit l’évolution israélo-iranienne tout en sachant décrypter nos médias officiels.

Gaza avait ouvert les yeux des plus sceptiques sur le lobby sioniste. Avec les dernières déclarations de Benjamin Netanyahu, Israël a brièvement été évoqué. Et bizarrement, le premier ministre de l’Etat hébreu n’a pas du tout subi le même traitement. Détail de taille, le mot « sioniste » n’apparaît jamais alors qu’il est le cœur du vrai problème
 
Bizarre comme à Genève pour Durban II, précisément là où l’Union Européenne a ouvertement choisi son camp. Celle-ci fait clairement pression sur Téhéran en demandant notamment une enquête indépendante sur la régularité de l’élection.
Pour les spécialistes habituels du Moyen-Orient comme Bruno Tertrais, le problème c’est bien évidemment l’Iran et les Iraniens. Cela a le mérite d’être clair. Le Sioniste pur et dur y va fort, il emballe le tout dans un même sac et nous ressert comme à chaque fois la menace de la bombe, les mêmes grosses ficelles anti-démocratiques imbibées d’hypocrisie. Depuis le temps qu’ils nous l’annoncent la guerre Israël-Iran, ils devraient être contents. Avec Netanyahu en face d’Ahmadinejad, ils ne pouvaient rêver mieux en terme d’hostilité ; ça va péter Tertrais, ça te fait kiffer, pas vrai ?
 
Il faut dire qu’en matière de démocratie, on est bons nous en France. L’UE veille pour ça. Exemplaire. Le Traité de Lisbonne en atteste alors que le peuple avait dit « non ». Une merveille de démocratie. Et puis, nos médias sont libres, les syndicats indépendants, les élections toujours propres, aucune corruption à noter. La Ripoublique démoncratique bien comme on l’aime !
 
Le gros problème de cette élection, c’est que l’Occident avait misé sur Hossein Moussavi dans l’espoir d’une diplomatie pilotée par les Etats-Unis, entre « modérés » comme ils disent. « Ils » pour rappel, ce sont nos médias, nos politiques de tous bords, les spécialistes du Moyen-Orient et même ceux ne l’étant pas mais qui se permettent de cracher leur venin à la gueule d’un homme à qui ils n’arrivent pas à la cheville. Les mêmes qui s’extasient sur Obama parce qu’il est noir. Tous sans exception là encore. Même Boniface utilise le langage officiel désormais. La pensée unique va jusque dans le verbe, l’emploi des mots autorisés ou… éliminatoires.

Alors les attaques pleuvent, les éditos pullulent, les images tournent en boucle, la propagande se déchaîne telle une vérité acquise aux yeux du téléspectateur non averti et forcément manipulé. 

Mais les faits sont têtus et les chiffres accablants : 62,6% pour Ahmadinejad contre 33,7% pour Moussavi. L’écart est trop abyssal pour contester sérieusement la victoire des « conservateurs ». Et pourtant, la violence des mauvais perdants est légitime, mais pas celle de la police. Allez comprendre… 
 
Sous perfusion médiatique atlanto-sioniste comme j’aime le dire, le Français moyen en perd son latin. Le président iranien serait-il devenu, d’un coup d’un seul, un dangereux dictateur ? Pour l’AFP, cela ne fait aucun doute. « La victoire d’Ahmadinejad inquiète la France » selon elle. Mais de quelle France s’agit-il ? Réponse dans l’article : la France de Bernard Kouchner, Henri Guaino et Rama Yadé. Voilà qui est représentatif du peuple ! Cette dernière remet une énième fois les droits de l’homme sur la table, les autres insistent sur la suspicion, parlent d’élection truquée… toujours cette même dialectique aussi diabolisante que manichéenne. 
 
Heureusement, Mahmoud Ahmadinejad reste droit comme un « i ». Le bonhomme a cette intégrité, cette sérénité rassurante, celle d’un grand tribun doté d’une sagesse rare. Un vrai chef d’Etat, pas un félon pyromane, complexé et bourré de tics. Le président iranien est désormais bien plus qu’un chef d’état. Pour ses fidèles électeurs, c’est l’empêcheur de s’occidentaliser en rond, de baisser son froc devant l’oppresseur et encore moins face à une adversité largement vaincue par les urnes. Et pour nous, Français dignes et insoumis, un exemple à suivre, une figure emblématique de la résistance face à l’impérialisme criminel atlanto-sioniste ; et au-delà de cette résistance, le symbole d’une culture préservée, d’une indépendance nationale fortement menacée par la gouvernance mondiale.

(..) 
 

_______________________________________________________




La grande colère d'Eva R-sistons
contre les auteurs de média-mensonges
et contre les fauteurs de guerres

Tout est fait pour nous dresser contre l'Iran, comme on nous a dressés contre l'Irak, au prix des pires mensonges, relayés par une presse immonde, couchée au lieu d'être d'investigation, neutre, indépendante. Informant, tout simplement. Comme elle est tenue de le faire. La déontologie l'exige !  

Notre pays bat tous les records de désinformation. On peut être fiers !

La presse totalement sionisée, un cas unique au monde, nous prépare d'autant mieux à la guerre contre l'Iran, qu'elle appartient aux marchands d'armes. 

Ainsi, la France détient deux tristes records:

- Celui d'avoir une presse aux mains des vendeurs de mort, les Dassault ou Lagardère, et qui se servent honteusement de l'outil d'information pour pousser aux conflits armés, comme avec Marie Drucker, cette fausse journaliste et vraie va-t-en guerre qui incite à mourir pour la patrie d'une manière abjecte (voir entre autres son documentaire "Mourir pour la Patrie", et son émerveillement devant la promotion des femmes par l'effort de guerre, ou l'évidente délectation à commenter les festivités de guerre). Un scandale qui devrait être dénoncé partout ! Sommes-nous tombés si BAS pour ne pas le faire ? Que lecteurs et télespectateurs s'en souviennent. Cette femme représente le journalisme dans ce qu'il y a de plus abject ! Rampant devant les puissants, aux ordres, tourné vers la propagande de guerre. Avec cette presse-là, allons-z-enfants de la patrie crever pour les marchands d'armes apatrides ! 

Oui, cette Marie (quel nom !) soubrette des Dassault et autres marchands de MORT, me fait vomir. Si j'étais patronne de presse, je la licencierai sur le champ pour INCITATION A LA GUERRE. Il me semble que c'est un crime, d'inciter à la guerre, non ???? Et ses enfants ? Gageons qu'elle trouvera le moyen de les dispenser de devenir de la chair à canons !

La guerre pour les autres, assurément !

 Petit martyr de Gaza

   

- Autre triste particularité spécifiquement française : Celui d'avoir une presse soumis à un seul clan, minoritaire au sein de la population, soit environ un habitant sur cent, et qui accapare les médias d'une façon scandaleuse, totalement contraire à la déontologie de la profession, à la liberté, à la démocratie. Le CRIF, en France, fait la loi, après avoir effacé tout ce qui de près ou de loin ressemble à l'indépendance gaullienne, si française.

Oui, aujourd'hui j'ai honte d'être française dans le climat actuel de mensonges, de haine, de divisions, de terreur intellectuelle, et pire que tout, d'incitation quotidienne à la guerre. La France, aujourd'hui, baigne dans une sale ambiance. Propice à la chasse aux sorcières honnêtes, neutres, indépendantes, trop d'exemples nous le rappellent (Morin, Mermet, Siné, Boniface, Chauprade, Guigue...) !

Je plains les journalistes, dont la vie doit être empoisonnée par cette odieuse main-mise, et le travail réduit à de la pure propagande contraire aux exigences de l'information.


Merci à la Liste antisioniste d'avoir mis le doigt sur le cancer de la société française, qui la mine de l'intérieur. Cette liste a défendu l'honneur de la France, car courageusement, elle a dénoncé l'intolérable, au nom de la vérité (et non d'un quelconque racisme, comme on a pu mensongèrement le prétendre, racisme que je n'aurais jamais supporté moi la citoyenne aux influences multiples). De façon gaullienne, justement ! Je le dis en tant que journaliste, en tant que citoyenne, en tant qu'humaniste, en tant que femme, en tant que mère. En tant que croyante, aussi, soucieuse de vérité, de paix et de justice
.

 

Eva R-sistons à l'intolérable et aux mensonges des médias.




Enfants calcinés, victimes de la folie des individus ivres de puissance, de pouvoir, d'Argent, vouant un culte au Veau d'Or et se vautrant dans le péché. La croyante que je suis leur dit : Dieu fera justice, et vous aurez l'éternité pour vous repentir de vos mauvaises actions envers vos frères et soeurs en humanité ! 

Je suis chaque jour horrifiée par la propagande des médias pour nous préparer à la guerre que Sarkozy veut contre l'Iran, et pour faire plaisir à ses amis marchands de mort - guerre nucléaire qui plongera l'humanité dans une apocalypse à nulle autre pareille. Et dont les Marie Drucker finiront elles aussi, comme tous les apprentis-sorciers, par être victimes. Au moins avec des cancers de la thyroïde, pour ne citer que cet exemple ! Je ne les plaindrai pas, bien au contraire ! Tôt ou tard, les crimes, quels qu'ils soient, se paient. Et ceux qui poussent à la guerre portent la plus lourde des responsabilités...

Ma colère contre les fauteurs de guerres et les propagateurs de mensonges sera sans faille, jusqu'à mon dernier souffle. On m'avait baptisée, jeune, "la force vitale de Bergson", j'ai d'incroyables forces de vie en moi. Et les pulsions actuelles de mort sont une insulte à la vie....

Comme les médiamensonges sont une insulte à la dignité humaine

Eva R-sistons 

Photos : La tragédie de Gaza, petites victimes des barbares des temps modernes, alors qu'ils ne sont aucunement responsables du crime de la Shoah. On ne se libère pas d'un crime en en perpétuant d'autres, aussi odieux, sur des innocents.

Voyez tous les articles, sur ce blog, contre les médiamensonges au sujet de l'Iran. Comme aujourd'hui le grand et courageux journaliste Thierry Meyssan ("chaos organisé par la CIA"), j'ai dénoncé avant-hier les désordres provoqués en sous-mains par l'Occident avide de pétrole et de domination....

Tout être humain normalement constitué ne peut être qu'indigné par cette propagande éhontée pour nous conduire à la guerre congtre l'Iran, puis contre la Russie et contre la Chine. Tout en nous endormant, comme à FR2 télé poubelle, dès 6 h 30 du matin, en nous disant sans cesse "Elle est pas belle, la vie ?", avec défilés d'enfants, de starlettes, d'images idylliques, etc, tout un show pour mieux désinformer et nous asservir ensuite !

La France est dégénérée, aujourd'hui, avec un gouvernement aux ordres du CRIF et de la CIA qui brade son modèle social, sa laïcité, son indépendance, son âme. ... Dis-moi comment sont tes médias, je te dirai qui tu es !

Que tous ceux qui peuvent quitter ce pays, le fassent. Il va devenir invivable.... La chape s'étend chaque jour un peu plus sur tous les citoyens. Sur l'air de "Je vois la vie en rose", comme sur le Télé-Matin de la honte du journalisme, Leymergie... affable, et en réalité redouté par son personnel (voir article Leymergie le despote, http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-32609812.html)

La France, lanterne rouge d'Europe en matière d'indépendance de la presse, derrière la Roumanie et l'Italie de Berlusconi. Triste record !

Voilà la réalité, voilà où est tombée la France... De quoi rendre fous de rage n'importe quel citoyen ou journaliste dignes de ces noms !

La colère face aux médiamensonges et aux incitateurs à la guerre est telle, que je n'arrive plus à m'arrêter.. allez, j'envoie une dernière photo sur ce qu'ils rêvent de voir arriver....

Citoyens, boycottez ces médias pourris, lisez Internet, écrivez aux Rédactions, manifestez contre l'intolérable !


Enfant victime de la folie d'adultes
soucieux de dominer le monde, de voler les ressources des autres, ou de vendre des armes pour s'enrichir !


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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 05:05

nejad.jpgUne fois de plus, les Iraniens nous ont surpris. On attendait le « bon » Mir Hossein Moussavi et sa « vague verte » annoncée par la presse. Voilà qu’on se retrouve avec « le vilain » Mahmoud Ahmadinejad, connu pour ses diatribes anti occidentales, réélu à une large majorité, président de la République.

Que s’est-il passé ? Les explications sont multiples. Fraude massive ! dénoncent les partisans du vaincu Moussavi, qui portait les espoirs de la jeunesse, des femmes et – maladroitement sans doute - de l’Occident, et qui ont choisi de protester dans la rue.

Invoquer des bourrages d’urnes massifs, lorsque le vainqueur rassemble 62% des voix peut certes paraître osé. Mais le régime iranien dispose bel et bien d’une « réserve » de voix – 10% voire même 15%, selon des experts – que ses affidés peuvent mobiliser, s’ils constatent que la République islamique est menacée par un challenger ou des partisans, un peu trop bruyants dans la rue.


C’est ce qui s’était déjà passé, entre les deux tours de la présidentielle de 2005, lorsque le tentaculaire appareil d’état avait massivement reporté ses voix sur Ahmadinejad, faisant perdre contre toute attente Ali Akbar Rafsandjani, l’un des piliers pourtant de la République islamique.


« Cette fois-ci, le régime a de nouveau eu peur des grandes manifestations populaires pro Moussavi, comme celles qui ont eu lieu à Téhéran avant le premier tour », relève un ancien diplomate en poste en Iran. « Toute cette foule de jeunes scandant des slogans hostiles à Ahmadinejad a crispé le régime qui a décidé de passer à l’action », ajoute-t-il.

Le pouvoir dispose de puissants leviers pour activier cette « réserve » de voix, à commencer par les centaines de millers de Pasdarans (les Gardiens de la révolution) et de les bassidjs (une force supplétive), sans compter tous les fonctionnaires zélés du ministère de l’Intérieur, que le président sortant avait pris soin de verrouiller depuis un an.


« Vous savez qu’en Iran, on vote en inscrivant le nom du candidat sur le bulletin, explique un homme d’affaires, quand on est illétré au fin fonds du pays - et il y en a quand même pas mal - un Pasdaran dans le bureau de vote peut vous aider par exemple à bien voter », dit-il.


Qu’il y ait eu fraude fait guère de doute. Mais, seule, elle ne suffit sans doute pas à expliquer la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.


« On a sous estimé son ancrage dans la société », estime l’ancien diplomate. Nejad est « une redoutable bête politique ». Il est populaire. Depuis 2005, il a davantage gouverné par la subvention que par la répression, même si celle-ci s’est abattue sur des opposants, et que l’inflation a fait fondre le pouvoir d’achat. Pour y remédier, il a distribué aux pauvres, aux ouvriers, aux ménages. Il a prétendu avoir rompu avec l’affairisme. Il a aussi flaté la fierté historique de tout un peuple, en tenant tête à l’Occident sur la question du nucléaire.


N’oublions pas encore qu’il a cadenassé l’appareil d’état, en nommant une majorité de gouverneurs dans les provinces qui ont massivement voté pour lui. Bref, Ahmadinejad s’est assuré un solide réseau de soutiens électoraux à travers le pays. Et puis, il a pu compter sur l’appui du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khameneï, le numéro un du régime iranien. Même si ces dernières semaines, Khameneï s’était fait discret, ses prises de positions de début de campagne en faveur du candidat qui saura le mieux « résister aux pressions occidentales » n’ont trompé personne.


Et derrière, le Guide, c’est une bonne partie des ficelles du pouvoir, dont Ahmadinejad pouvait disposer. Et tous ne souhaitaient pas un second tour qui aurait vu l’ultraconservateur président affronter Moussavi, soutenu alors par tous les autres candidats. Priorité était donc de gagner dès vendredi.


L’ultime explication de cette surprise nous est fournie par un bon connaisseur de l’Iran : « la presse comme les diplomates en poste à Téhéran se concentrent trop sur les quartiers nord de Téhéran, où vivent les bourgeois et les jeunes occidentalisés qui portent des ray ban. Mais ce n’est pas l’Iran. L’Iran c’est 75 millions d’habitants. Or, vous comme nous avons beaucoup de mal à appréhender l’Iran des profondeurs, ou l’Iran des pauvres qui nous est inaccessible''
.

 

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  Iran : pourquoi une telle surprise ? (par Georges Malbrunot 13h55) 



http://www.marcfievet.com/article-32745715.html
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 05:01
 

VIDEO sur le lien à la fin de l'article


Envoyé par ReOpen911
Invité le 28 mai 2009 sur le plateau de la chaîne de télévision américaine KMPH Fox 26 du groupe FOX TV, l’architecte et spécialiste des structures en acier Richard Gage y expose en direct les preuves de démolition contrôlée des tours du World Trade Center. Saisissant !

Richard Gage, figure centrale du mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre, est le fondateur de l'association "Architectes et Ingénieurs pour la Vérité sur le 11 Septembre" qui rassemble à ce jour 700 ingénieurs et architectes.

Regardez également l'interview édifiante du scientifique Niels Harrit par la chaîne danoise TV2 après la publication le 6 avril 2009 d'une étude internationale démontrant la présence d’explosifs dans les décombres du WTC :
http://www.dailymotion.com/user/ReOpen911/video/x92lw5_11-septembre-la-preuve-que-des-expl_news

La version officielle de l'effondrement du WTC est désormais bel et bien invalidée par la science !

Pour aller plus loin, vous pouvez regarder le documentaire "911 Mysteries - Demolitions", le film référence sur les aspects techniques et scientifiques de l'effondrement des tours :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/911%2Bmysteries/video/xssrd_911-mysteries-stfr_events

PLUS D'INFO sur
www.REOPEN911.info
le site Francais sur les attentats du 11 septembre 2001

11 Septembre 2001 11/9 911 9/11 9-11 11-09 11/09 Bin Laden Ben terrorisme FBI Pentagone guerre Bush Obama PNAC CIA sécurité science poussieres ground zero explosifs nano thermite manipulation islam WTC WTC7 USA états-unis empire démocratie Bigard Al Qaïda attentat attentats médias télé journalistes complot scandale preuve NY NYC


En France, INTERDIT d'y faire allusion 
POURQUOI ce sujet est-il TABOU dans notre pays
l'imagination peut aller très très loin.......non ?


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-32754011.html
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 04:49

Malaise





Je ressens un malaise croissant face aux mensonges dont est tissée l’histoire du monde dont nous abreuvent non seulement les médias, mais les manuels scolaires. Je ne sais pas si vous avez comme moi constaté ce phénomène : l’école abêtit certains enfants qui étaient naturellement éveillés et perspicaces. 
 

J’ai eu la chance à douze ans de découvrir cette faille entre histoire officielle et histoire réelle. J’ai succombé pour un temps à d’autres mensonges et me suis comme bien d’autres laissé manipuler par une soi-disant gauche qui n’avait plus grand-chose à voir avec les grands mouvements ouvriers alors en voie de disparition puisque renonçant à des exigences de qualité de vie, ces luttes allaient se reterritorialiser sur le terrain de l’économie et que le mouvement de solidarité internationale allait fermer ses frontières pour cause de concurrence.


Je constate à quel point est vrai cette loi qui veut que la plupart des gens sont touchés par un fait en fonction inversement proportionnelle de la distance à laquelle il se produit. Je me sens parfois vraiment bizarre, puisque je me sens émue en par les douleurs du monde de la même manière qu’elles soient proches où géographiquement lointaines.  Encore et toujours en fonction de cette affinité de sensibilité.


Je ne comprends pas pourquoi soudain les travailleurs européens ont accepté de se voir imposer ce rapport de concurrence avec d’autres travailleurs bien plus mal lotis qu’eux alors que la lutte juste eut été de leur apporter un soutien pour qu’obtenant de meilleures conditions de travail et de rémunérations, ils ne soient plus de concurrents.


J’ai vu un reportage dans lequel des syndicalistes français allaient raconter les traditions de lutte ouvrière de ce pays à des travailleuses asiatiques en lutte qui n’avaient jamais imaginé que de telles actions puissent se mener et qui en ont tiré les leçons pour la suite de leur combat. Cela aurait pu être un des rôles des syndicats d’aller donner des formations aux travailleurs des pays qui exploitent leur main d’œuvre et de construire une solidarité internationale. Tomber dans le piège de la concurrence entre travailleurs est-ce qui a permis le nivellement par le bas.


Les masses ne veulent pas être éduquées, elles veulent être diverties. Je me sens parfois bizarre,  les divertissements qui ne sont pas créatifs me lassent vite, ils créent en moi un désagréable sentiment de vide. J’ai du mal à comprendre les vies qui ne se donnent pas d’autre sens que celui d’obtenir du pouvoir d’achat pour l’utiliser à se procurer les moyens de la passivité. J’ai vu beaucoup d’anciens partager cet étonnement face à la pauvreté des loisirs accordés au peuple. Mais comme eux, j’ai grandi sans télévision.


Petite, jamais je ne me suis ennuyée, au contraire les journées n’étaient jamais assez longues et j’aimais me réveiller tôt pour profiter de longues journées. Je n’ai pas perdu cela, ce besoin, car c’est vraiment un besoin, créer. Un attrapeur de rêve, un blog, un collage…et cet autre besoin, celui de chercher la vérité partout, toujours, en chaque personne, en chaque discours, découvrir la réalité derrière les voiles, les opacités que les Hommes créent à force de mensonges.


L’image qui me vient quand je pense au mensonge est celle d’une interface qui serait composée d’une part du plan de réalité et de l’autre du plan de l’interprétation humaine de cette réalité, et ce plan-là est tordu, rempli de nœuds, rendant l’interface inopérante. Je n’aime pas le mensonge, mentir c’est se nier, c’est refuser d’assumer sa propre réalité et je trouve cela vaguement honteux que d’avoir à cacher qui on est ou ce qu’on fait. 

Sartre décrit quelque part deux types de personnalités excessives : la belle âme et l’homme de mauvaise foi. L’homme de mauvaise foi est celui qui découvrant le mensonge, décide qu’il ne se fera pas baiser la gueule et qu’il sera le plus menteur parmi les menteurs, trichant, manipulant, arnaquant pour ne pas se faire avoir. La belle âme quand elle découvre le mensonge a la réaction inverse et décide que jamais elle ne s’abaissera à mentir, que toujours elle cherchera la vérité derrière les apparences. Je vois  très précisément le moment où j’ai découvert le mensonge dans mon existence, sous forme d’un « secret de famille ». Tout ce qui m’avait été raconté dans mon enfance de cette partie de l’histoire familiale s’effondrait d’un coup, rien n’était vrai, tout était invention, réécriture de l’histoire. Et cela de la part de la personne qui m’avait élevée dans l’idée que le mensonge était la pire des choses.


J’ai décidé que jamais je ne mentirais. Que jamais je n’infligerais à d’autre ce choc de voir le monde s’effondrer parce que quelqu’un vous a volontairement induit en erreur. Il y a une part d’orgueil aussi dans ce choix, celui d’un engagement d’être mieux que ceux qui ont à se cacher des autres. Orgueil d’enfant qui voudrait devenir quelqu'un de bien.  Sincérité…une évidence.

J’ai eu le même genre de choc cet hiver quand j’ai commencé à découvrir l’horreur du complot contre l’humanité. Complot, car que sont les réunions officielles G-n…ou officieuses, Bilderberg sinon les hauts lieux de complots tramé contre l’humanité. Cette humanité dont les germes proliférant dont été systématiquement écrasés durant tout le 20ème siècle. Et cela ne fait qu’empirer. Et cela m’apparait de plus en plus comme une lutte entre deux sous-espèces : humanoïdes ou humains. Le monde objectif de la machine contre le monde sensible de l’humain. Et comme les humanoïdes ont un projet de monde résolument incompossible avec tout autre projet que ce soit, une guerre est inévitable. A moins d’un miracle. Je crois aux miracles. Mais comme ils sont imprévisibles, je ne compte pas dessus. La guerre elle est en cours depuis longtemps, mais sous des formes occultes, lavées, dissimulées. Là elle se fait officielle. Les menaces d’instauration de loi martiale et autres dérives étatiques portant atteintes à l’intégrité des personnes est une déclaration de guerre faites aux peuples qui en sont menacé.


Il y a bien des manières possibles de réagir à une déclaration de guerre. On peut essayer de se faire tout petit pour passer entre les mailles du filet en faisant des concessions à l’ennemi. Se laisser vacciner, par exemple, alors qu’on a de très sérieux doutes quand à l’innocuité de ces vaccins. On peut fuir et tenter de se cacher. On peut se préparer à résister. Pour résister efficacement dans la situation présente, il faudra dépouiller l’histoire de ses mensonges. Cela ne pourra se faire sans inventer un nouveau langage, de nouveaux concepts susceptibles de donner une description fertile de cette histoire.


Une description fertile serait celle qui mettrait en évidence tous les courants constructeurs d’une humanité harmonieuse qui ont traversé ce siècle. Une description fertile mettrait aussi en évidence les causes de leur échec provisoire et chercherait les chemins de victoire. Une description fertile montrerait aussi comment partout et toujours à travers l’histoire de l’humanité sont apparus ces courants précurseurs qui conduisaient les humains vers l’harmonie.  L’histoire est faite de réenchaînements. Une description fertile faciliterait de tels réenchaînement avec ce que notre histoire a exprimer de plus beau de toutes ces magnifiques qualités dont peuvent preuves les humains et qui ne cessent de surgir et se manifester jusque dans les pires circonstances.


Une description fertile est une description fécondante. Qui ouvre sur la possibilité d’un projet de monde meilleur que celui que nous connaissons à présent et qui semble aller vers le pire…mais quand même. Il se passe bien des belles choses à chaque instant sur cette planète et chaque jour s’éveille des consciences et des intelligences à la recherche des moyens de l’harmonie au sein d’une espèce humaine pacifiée. Car c’est cela que nous cherchons une pacification qui soit un choix conscient et volontaire de l’ensemble des habitants de la planète.
 

Il y a longtemps que je sais que si ce monde advient, je n’en serai pas le témoin. Que nos générations plantent des graines pour celles qui viennent. Qu’il faudra bien des génération avant que chaque enfant de la planète s’étonne en apprenant que dans le passé les hommes se faisait entre eux une chose horrible qui s’appelait la guerre et que cette horreur pouvait sévir à chaque échelle de la société, aussi bien entre le mari et la femme, qu’entre nations.


Avez-vous déjà essayé d’imaginer ce que serait un monde sans guerres, un monde sans profit, un monde où chacun serait bienveillant envers tous les autres. Avez-vous imaginé un monde de convivialité et de solidarité, un monde d’alliance par affinité et complémentarité dans lequel fleurirait l’amitié. Imaginer un monde d’abondance parce que les objets d’usage se transmettraient de générations en génération sans qu’il y ait sans cesse besoin d’en fabriquer d’autre pour nourrir l’insatiable appétit de profit de quelques requins. Imaginer cela, c’est déjà produire de l’antidote au Nouvel Ordre Mondial Meurtrier. Imaginer cela c’est commencer à le rendre possible. Imaginer cela, c’est entrer en lutte contre cette vision fataliste qui se répand avec la rumeur : « Ils ont déjà gagné ». CE N’EST PAS VRAI. Rien n’est encore joué, tout peut encore changer.


Une autre leçon de l’histoire, c’est que les masses amorphes ont tendance à se rallier au vainqueur quel qu’il soit. Le rapport de force pourrait bien basculer, si ces masses constataient soudain que la victoire pourrait bien changer de camp.  Il est un temps pour tout, et s’il fallait dénoncer le complot qui se trame contre l’humanité, il faut aussi nous nourrir d’espoir. Un très bon exemple est le cadeau que nous fait Charlotte
Un moment de bonheur ? Cadeau pour vous tous ... - Le blog de mamie sceptix/Charlotte , je vous recommande chaleureusement ce moment de pur bonheur.


Il a fallu pendant un temps dénoncer les mensonges, mais j’ai le sentiment que nous nous laissons un peu trop noyer sous des monceaux d’actualité terrifiante et ne prenons plus assez de temps à mettre en évidence les beautés du monde, les mouvements de solidarité, de générosité, de courage, les grands élans d’amour qui habitent ce monde aussi et qui en sont l’espoir.  Je ne sais trop où je vais au quotidien, mais je vois très bien ce que j’aimerais faire si j’étais libre de mes choix : trouver un équilibre entre rencontres résistantes,  travail dans la nature et recherche. Un équilibre entre solitude et partage de moment de vie avec des amis.


J’ai souvent travaillé avec des amis et je trouve cela bien agréable. Etre porté par un but commun, construire ensemble quelque chose qui a du sens, ne pas avoir envie de compter les heures parce que l’on fait nous plait et je trouve qu’il devrait en être ainsi toujours et pour tous. La production industrielle n’est pas une fatalité. %ais nombreux sont ceux en occident qui s’accrochent à un ancien monde moribond sans même sans rendre compte. Le fait d’être comme fasciné par son agonie, de chercher encore des moyens de le sauver est absurde. Je sens en discutant avec des personnes venues d’autres continents combien la vision européenne est passéiste.
 

Je l’ai dit, nous devons tirer la leçon du passé en retrouvant l’histoire réelle sous le voile du double discours, mais nous devons le faire comme une invention créatrice d’un monde nouveau.  Car pourquoi le ferait-on si ce n’est pour chercher le meilleur ?

Anne

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-32789135.html 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 22:02

En mai 68, Cohn-Bendit a été le fossoyeur du gaullisme tant redouté par Israel. Je l'ai dit, et j'ai ajouté : Alerte ! Nouveaux cadavres, en liaison avec Sarkozy: Bayrou, le PS ! Et maintenant, les VERTS eux-mêmes seront victimes de l'opportuniste Cohn-Bendit, anarco-libéral agent du Gouvernement et de l'Etranger pour tuer la Gauche, pour qu'elle soit libérale, atlantiste, européiste (vous savez, cette Europe des multinationales, des banquiers, et totalitaire, marche-pied du NOM !) et sioniste ! Je ne me suis pas trompée, avant l'heure. Voici un article qui confirme toutes les craintes que je vous ai exprimées... Eva R-sistons aux médiamensonges !

Allemagne : Les Verts revendiquent
leur allégeance à la bourgeoisie

Peter Schwarz Mercredi 17 Juin 2009
Allemagne : Les Verts revendiquent leur allégeance à la bourgeoisie
Les Verts allemands, qui autrefois se faisaient passer pour une alternative à la politique bourgeoise, ont à présent ouvertement professé leur allégeance au camp bourgeois.

Commentant les résultats relativement bons de leur parti dans les élections européennes qui se sont déroulées dimanche dernier, l’ancien ministre vert de l’Agriculture, Renate Künast, a déclaré, « La nouvelle bourgeoisie vote pour les Verts. » Un commentaire identique a été fait par Boris Palmer, le maire Vert de la ville universitaire de Tübingen, qui a dit, « La circonscription des Verts devient de plus en plus bourgeoise. »


Le terme de « bourgeois » est un signal clair et net aux partis conservateurs influents, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et l’Union chrétienne-sociale (CSU) qui, dans le langage courant, sont qualifiés de partis bourgeois. Il n’y a à présent plus aucun obstacle à une coalition entre les Verts et les partis de l’Union au niveau fédéral.


Si les résultats des élections européennes étaient appliqués aux élections législatives prévues le 26 septembre prochain, alors une telle alliance remporterait une majorité parlementaire. Les Verts ont obtenu leur meilleur score national dimanche dernier avec 12,1 pour cent. Ils ont recueilli plus de voix que le Parti libéral-démocrate (FDP, 11 pour cent) partisan du « libre marché » et du parti La Gauche (7,5 pour cent) en totalisant, avec le CDU et le CSU (37,9 pour cent), exactement 50 pour cent des voix exprimées.

Boris Palmer a été le premier à s’exprimer ouvertement pour un gouvernement fédéral conservateur/Verts. « Nous devons devenir plus forts que le FDP afin d’être pour le CDU la seule alternative pour une grande coalition », a-t-il dit. « L’Union nous soumettra alors une offre que nous pourrions accepter. » Les Verts possèdent des « valeurs identiques » à celles de l’Union et disposent de « conceptions claires pour une politique budgétaire », a-t-il ajouté.


Sur Spiegel-Online, le candidat de tête des Verts français et membre du parti Vert allemand, Daniel Cohn-Bendit, a aussi exprimé son soutien à une alliance avec l’Union. A la question « Si une alliance avec Angela Merkel avait un sens en terme politique… ? » il a répondu : « … alors elle sera réalisée. Toute autre voie serait absurde. »


Suite à l’objection de Spiegel-Online que ceci briserait un tabou pour de nombreux Verts, Cohn-Bendit a rétorqué, « Je ne crois pas. Après les élections de septembre, rien ne sera comme avant.
On aura fini de rêver. Le fantôme de La Gauche comme troisième force, par exemple, fera partie du passé et bien d’autres questions auront également été traitées … »


D’autres membres influents des Verts prennent plus de précaution à s’engager ouvertement dans une alliance avec l’Union. Ils craignent que cela ne dissuade les électeurs. Du reste, il est improbable que les Verts obtiennent un résultat identique lors des élections législatives (au Bundestag) à celui obtenu lors des élections européennes qui s'est caractérisé par un taux de participation extrêmement bas. Néanmoins, si l’occasion se présentait, ils n’hésiteraient pas à rejoindre un gouvernement bourgeois droitier.


La caractérisation par Künast des Verts comme un parti de la nouvelle bourgeoisie ne vient pas de nulle part. Il n’existe pas d’autre parti parlementaire qui soit aussi clairement et exclusivement fondé sur une couche sociale aussi faible. Alors que sur un plan fédéral les Verts ne peuvent atteindre qu’un dixième de l’électorat, ils sont devenus un parti dirigeant sur le plan urbain dans les grandes villes où réside la classe moyenne riche et cultivée.


A Berlin, les Verts ont recueilli près d’un quart des voix exprimées lors des élections européennes. Ils talonnent de près le parti dirigeant, le CDU, alors que les deux autres partis qui se partagent le pouvoir au parlement de Berlin, le SPD et La Gauche, traînent loin derrière. Dans l’arrondissement de Friedrichshain-Kreuzberg, les Verts ont totalisé 43 pour cent des scrutins. Dans d’autres grandes villes, la situation est identique. Dans six arrondissements de Munich, les Verts ont émergé en tant que parti le plus fort avec des scores se situant entre 25 et 36 pour cent.


Dans les villes universitaires telles Tübingen et Fribourg, les Verts dirigent déjà la municipalité en détenant les mandats de maires. Lors d’une élection communale qui a eu lieu dimanche dernier, ils sont sortis pour la première fois comme le parti le plus fort d’une grande ville. Avec 25 pour cent des voix exprimées, les Verts ont dépassé d’un pour cent le CDU dans la ville Stuttgart, dans le sud-ouest de l’Allemagne. Un élément de poids dans le score obtenu ont été les controverses autour d’un projet de reconstruction de la gare centrale de la ville, et que les Verts rejettent.
 

Les Verts se sont développés en un parti de la classe moyenne urbaine et riche. Ils ne disposent d’aucun programme politique propre. Leurs marques de fabrique, l’environnement, l’écologie et le développement durable, ont depuis longtemps fait leur entrée dans tous les partis après qu’il est apparu clairement qu’il était possible de faire beaucoup d’argent avec les boutiques écolos, les énergies alternatives et les voitures écologiques. Et, en cas de conflit entre la protection environnementale et les intérêts économiques, les Verts sont les premiers à céder du terrain. Les Verts ont abandonné il y a dix ans leur antimilitarisme et leur démocratie de base en s’associant au gouvernement de coalition avec le SPD.


Ce qui différencie aujourd’hui les Verts des autres partis bourgeois, c’est moins leur programme que leur mode de vie. On pourrait les décrire comme un parti du mode de vie bourgeois. Qualifier leur politique d’opportuniste serait une litote.
Ils sont l’incarnation vivante de l’opportunisme.


Personne n’excelle aussi bien en matière d’opportunisme que l’ancienne vedette du mouvement de protestation de 1968, Daniel Cohn-Bendit. Sa liste « Europe écologie » a été en mesure de remporter un succès surprenant en France en obtenant 16 pour cent des voix aux élections européennes. Son parti est arrivé en troisième position à un cheveu derrière le Parti socialiste. Cohn-Bendit avait rassemblé sur sa liste des gens qui n’avaient rien en commun excepté leur notoriété. L’activiste anti-Union européenne, José Bové se trouvait aux côtés du défenseur passionné de l’Union européenne, Cohn-Bendit et de l’ancienne juge d’instruction, Eva Joly, qui a été rendue célèbre par le scandale de l’affaire Elf-Aquitaine.


Une telle coalition est peut-être en mesure de rassembler des voix, mais elle est complètement incapable de poursuivre des objectifs politiques parce qu’elle n’arrivera pas à se mettre d’accord sur la moindre question. Elle ne pourra, au plus, que servir à manipuler les électeurs et à exploiter des tendances et des sentiments politiques confus dans un but réactionnaire. Un exemple majeur a été la manière dont les Verts allemands avaient usé de l’hystérie soulevée par les atrocités lors de la guerre de Yougoslavie afin de permettre la première intervention de l’armée allemande à l’étranger depuis la Seconde Guerre mondiale.


De nombreux électeurs des Verts ont les idées larges et libérales en ce qui concerne de nombreuses questions politiques et sociales. Ils ont généralement une éducation solide, ils sont cultivés, politiquement bien informés et ressentent souvent une véritable sympathie à l’égard des pauvres et des personnes socialement défavorisées. C’est la raison pour laquelle ils rejettent le CDU et le FDP. Toutefois, la suppression par le SPD, La Gauche et les syndicats de la lutte de classe ouverte contribuent à les désorienter en les rendant perméables aux influences de la politique des politiciens cyniques Verts qui exploitent leur soutien pour étayer un gouvernement de droite.

http://www.alterinfo.net/Allemagne-Les-Verts-revendiquent-leur-allegeance-a-la-bourgeoisie_a33447.html


http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/article-32775198.html
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 21:40


Voyez tous mes articles sur mon blog
R-sistons à l'intolérable, j'en prépare d'autres

Elections en Iran :
Et si Ahmadinejad avait vraiment gagné ?

La situation en Iran suite à la réélection d'Ahmadinejad et le traitement des événements par les médias rappelle ce qui est arrivé à Hugo Chavez, qui a subi le même opprobre qu'Ahmadinejad de la part des pays occidentaux ainsi que, dans son propre pays, de l'élite nantie minoritaire, alors qu'il avait le soutien de la majorité du peuple.

 


C'est d'ailleurs l'occasion de revoir l'excellent documentaire "The Revolution will not be televised", sur le coup d'État contre Hugo Chavez en 2002.

info@futurquantique.org  
Mardi 16 Juin 2009
Elections en Iran : Et si Ahmadinejad avait vraiment gagné ?

mardi 16 juin 2009 - 14h:17

Robert Parry - Le Grand Soir

 

L’idée que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a volé sa réélection par la fraude aux dépens de la « révolution verte » de Mir-Hossein Mousavi - soutenu par les milieux intellectuels et les classes moyennes - est petit à petit en train de s’installer comme un fait acquis.

Et pourtant la forte participation, estimée à environ 85%, était présentée comme la garantie d’une victoire écrasante d’Ahmadinejad, considéré comme l’allié des iraniens plus traditionnels des classes ouvrières et paysannes.


C’est ce qu’affirment Ken Ballen and Patrick Doherty dans un article du Washington Post qui citent les conclusions d’un sondage qu’ils ont mené à travers tout le pays au mois de mai et qui prévoyait pratiquement la même avance en voix - de l’ordre de 2 pour 1 en faveur d’Ahmadinejad - que celle annoncée à la sortie des urnes.


Ballen et Doherty démolissent aussi un des principaux arguments avancés par de nombreux observateurs qui affirment qu’il y a eu fraude. Cet argument est que Mousavi, un Azeri, avait très certainement gagné dans les circonscriptions à majorité Azeri mais où Ahmadinejad est sorti vainqueur. Cependant, Ballen et Doherty rappellent que « notre sondage montre... que les deux tiers des Azeri préfèrent Ahmadinejad à Mousavi ».

Leur sondage contredit aussi une idée largement partagée par les grands média selon laquelle la jeunesse branchée sur Internet soutient Mousavi. Ils ont trouvé que seul 1 Iranien sur 3 a accès à l’Internet et que « les intentions de vote en faveur d’Ahmadinejad parmi les 18-24 ans étaient plus fortes que dans toute autre tranche d’âge de la population ».

Néanmoins, la précipitation des médias américains à parler de « fraude » est en train de créer une réalité politique à laquelle sont confrontées à la fois Washington et Téhéran. Un des jugements à l’emporte-pièce des médias est qu’Ahmadinejad a « volé » ces élections et que cela prouverait que les faucons israéliens et les néoconservateurs américains avaient raison lorsqu’ils affirmaient qu’il était impossible de traiter avec l’Iran d’une manière rationnelle, que le Président Barack Obama était le « grand perdant » et que le recours à la force est la seule option possible s’agissant de l’Iran.

Il est curieux de constater comment les médias américains s’intéressent soudainement à la régularité d’une élection alors que ces derniers ont ignoré, tourné en ridicule ou même couvert le vol de l’élection présidentielle de 2000 par George W. Bush ainsi que celle de 2004.

En 2000, la Floride - état contrôlé par le frère de Bush, Jeb, et ses partisans - fut le théatre d’irrégularités à grande échelle. Ensuite, lorsqu’un recomptage des voix a été initié, les hommes de campagne de Bush ont envoyé à Miami des hooligans en costume cravate pour y organiser des émeutes destinées à déstabiliser le recomptage. Finalement, Bush a obtenu que cinq juges Républicains de la Cour Suprême des Etats-Unis ordonnent l’interruption du recomptage et déclarent Bush vainqueur.

La presse US fut extraordinairement silencieuse sur ce vol d’élection bien documenté. Même lorsqu’il était devenu évident qu’Al Gore avait remporté la majorité des suffrages et aurait remporté la Floride si tous les bulletins avaient été comptés, les principaux médias US, dont le New York Times et CNN, ont déformé les faits pour protéger la « légitimité » de Bush.

De même, de graves irrégularités ont entaché l’élection de 2004, particulièrement dans l’état du Ohio, et n’ont jamais fait l’objet d’un examen sérieux par les mass média, qui ont préféré dénigrer les sites internet (dont le notre, Consortiumnews.com) et les groupes de citoyens en les qualifiant de « théoriciens du complot » lorsqu’ils ont voulu attiré l’attention sur d’étranges résultats en faveur de Bush données par les machines à voter.

Cependant, lorsqu’une élection se déroule dans un pays étranger et qu’un candidat « impopulaire » semble se faire élire, là les règles changent. Tous ceux qui n’admettent pas immédiatement qu’il y a eu fraude sont des naïfs ; chaque « théorie du complot » est complaisamment citée tandis que les preuves du contraire sont minimisées ou ignorées, par exemple le vote des Azéris révélé par Ballen et Doherty.

L’autre ironie de cette histoire est que les leaders religieux iraniens ont ordonné une enquête sur les accusations de fraude dans un pays pas spécialement réputé pour ses institutions démocratiques. Mais c’est déjà plus que les américains n’ont obtenu en 2000 et 2004.

16 juin 2009 - Le Grand Soir - article original - Traduction VD pour le Grand Soir

http://www.alterinfo.net/Elections-en-Iran-Et-si-Ahmadinejad-avait-vraiment-gagne_a33412.html

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Le commentaire d'une lectrice de R-sistons à l'intolérable :

Eva (et tous les autres), je suis inquiète, vraiement, ça pue :
tous ces médias qui parlent d'une seule voix du "soulèvement démocratique" de l'Iran (en fait un effet de loupe sur une minorité embourgeoisée, des partisans du candidat battu, et des gens sans doute sincères, mais peut être manipulés sans s'en rendre compte comme je l'ai développé dans un autre commentaire), avec ce connard de Sarko qui a mis une base militaire dans une dictature arabe émiratie, tout ça pue le conditionnement des masses occidentales pour VRAIMENT faire accepter l'idée d'attaquer l'Iran (sauf que Sarko, pigeon, lèche-botte et vassal comme c'est pas permis -c'est à dire au même niveau qu'un Alvaro Uribe ou Felipe Calderon-, va sous-traiter ça avec NOTRE argent et NOS hommes, vu la faillite des USA).

En plus d'être prostitués, les médias ont la mémoire courte : la victoire, cette fois-ci réellement volée par Bush en 2000, grâce aux votes litigieux de Floride dus à la mafia cubaine installée à Miami -on comprendra mieux l'acharnement contre Cuba et Castro, c'est un retour de service (mafia qui a même réussi l'exploit de faire voter des... morts !), et qui a été ratifiée par le congrès.
Quelqu'un a-t-il suggéré sur ce cas flagrand une généreuse intervention militaire extérieure d'une puissance étrangère (genre la Chine) pour remettre un peu d'ordre ? Personne.
Mais chez les Perses oui, ça semble normal.

Je répète que je pense qu'il y a sans doute quelques irrégularités pour certains bureaux de vote (comme en Russie fin 2007), comme ça arrive chez nous, mais que ça ne changera pas la large majorité pro-Ahmadinejad.
Même si je n'apprécie pas ce dirigeant (de ma fenêtre de française qui vit mieux que l'iranien moyen, malgré la sarkonnerie), j'arrive à comprendre son soutien populaire.
Et je reste globalement positive pour l'avenir des iraniens (s'ils ne sont pas attaqués avant !) : la campagne des présidentielles a vu s'affronter les 4 candidats de façon parfois musclée lors des débats TV, a eu un fort taux de participation, et même si ces émeutes doivent être en partie créées et initiées de toutes pièces par l'étranger, leur médiatisation en Iran, est un peu une manière de commencer à creuver l'abcès. La bureaucratie des mollahs est à bout se souffle, et ils savent qu'ils devront se réformer.
Commentaire n° 4 posté par Annie avant-hier à 21h49

http://r-sistons.over-blog.com/article-32705423-6.html#anchorComment
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 17:44
Nicolas Dupont-Aignan et les têtes de listes, lors du meeting de fin de campagne européenne, le 2 juin 2009

Debout la République
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
 
Debout la République
 
 
 
Président Nicolas Dupont-Aignan
 
Fondation 3 février 1999
Disparition {{{disparition}}}
Siège 17 rue des Rossignols
Yerres - 91330
 
Vice-présidents François-Xavier Villain, Élisabeth Laithier, Jean Pierre Gérard
Portes-parole Jean-Pierre Enjalbert, Laurent Pinsolle
{{{option-3}}} {{{valeur-3}}}
{{{option-4}}} {{{valeur-4}}}
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Présidents du groupe
au Sénat {{{Sénat}}}
à l'Assemblée {{{Assemblée}}}
au Parlement européen {{{ParlementEuropéen}}}
 
Représentation du parti
Députés
Sénateurs
Députés européens {{{Députéseuropéens}}}
 
Idéologie Gaullisme, républicanisme
Affiliation européenne EUDemocrats
Affiliation internationale  
Couleurs violet, bleu, blanc, rouge
 
Site Web www.debout-la-republique.fr
 
voir aussi

Constitution française
Politique de la France
Gouvernement français
Président français
Partis politiques français
Élections en France

Debout la République (DLR) est un parti politique gaulliste et républicain, présidé par Nicolas Dupont-Aignan. Il revendique, en mai 2009, plus de 12 500 adhérents. Il est membre du parti politique européen EUDemocrats.


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Historique [modifier]

Debout la République a été créée le 3 février 1999 par Nicolas Dupont-Aignan en tant que courant « gaulliste authentique » du Rassemblement pour la République (RPR).

La majorité de ses membres participe ensuite à la fondation du Rassemblement pour la France (RPF), créé dans la foulée de la liste souverainiste conduite par Charles Pasqua et Philippe de Villiers aux élections européennes de 1999.

DLR est relancée une première fois en mai 2000 et devient une passerelle entre les pasquaïens du RPF et les séguinistes du RPR.

Le 7 septembre 2002, DLR est relancée une seconde fois en tant que courant « gaulliste et républicain » de l’UMP, par huit parlementaires (les députés Nicolas Dupont-Aignan, Yves Jégo, Lionnel Luca, Michel Terrot, René André, et les sénateurs Jean-Claude Étienne, Bernard Fournier, Adrien Gouteyron). Son président, M. Dupont-Aignan, a successivement obtenu 15 % (17 novembre 2002) puis 9 % (28 novembre 2004) aux élections du président de l'UMP. DLR était représenté au bureau politique de l’UMP par deux des trente membres élus : Nicolas Dupont-Aignan et Sylvie Rouillier-Perrin (exclue de l’UMP pour sa candidature aux élections européennes de 2004 en deuxième position sur la liste du Mouvement pour la France en Île-de-France), puis par Élisabeth Laithier.

Le 9 mai 2004, la motion de DLR a obtenu 19,7 % au Conseil national de l’UMP sur l’Europe. Le 6 mars 2005, DLR ne dépose pas de motion défendant le « Non » au projet de Constitution européenne, la motion L’Europe mérite un « Oui » obtenant 90,8 %. Dès lors, DLR se structure sur l’ensemble du territoire et participe à la campagne de Nicolas Dupont-Aignan pour l’élection présidentielle de 2007 puis aux élections législatives de 2007 avec 62 candidats, date à partir de laquelle le parti n'a plus aucun lien avec l'UMP.

Le congrès fondateur du parti a eu lieu le 23 novembre 2008. A la mutualité, lors du meeting qui a vu les statuts du parti approuvés et Nicolas Dupont-Aignan être élu président, plus de 1 000 personnes étaient présentes, parmi lesquelles des gaullistes et des républicains, mais aussi des anciens du MPF, du MRC et des villepinistes. A cette occasion, le Président fraichement élu annonce qu'il présenterait des listes aux européennes de 2009.

Le jeune rassemblement gaulliste et républicain part pour sa première campagne nationale en toute indépendance lors des élections européennes de 2009. Une alliance avec Libertas a été repoussée du fait de certaines positions ultra-libérales du parti et ambigües de Declan Ganley sur la Turquie en Europe. Nicolas Dupont-Aignan affirme : "J’ai beaucoup d’admiration pour Declan Ganley, qui a fait un immense travail pour faire gagner le non en Irlande. Je l’ai rencontré longuement cet été. Nous n’avons pas «conclu» car il est favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Europe, hostile à la PAC et partisan d’un libre-échangisme économique total"[1]. DLR présente ainsi des listes partout en France, avec le slogan « Osons une Europe différente » et un programme prônant la création d'une Europe confédérale, une Europe des agences[2].

Nicolas Dupont-Aignan et les têtes de listes, lors du meeting de fin de campagne européenne, le 2 juin 2009

Identité politique [modifier]

Les valeurs de Debout la République sont celles du gaullisme : DLR est régulièrement cité comme un parti « gaulliste social ». DLR en appelle à l’indépendance et à la non-soumission de la France vis-à-vis des organismes supranationaux (OTAN, UE) ou des superpuissances, à la probité d'un exécutif fort, à la justice sociale et à la souveraineté du peuple notamment par le recours régulier au référendum

DLR se présente comme un "rassemblement gaulliste et républicain" au dessus du clivage droite-gauche, en mettant en avant son programme et la composition de son électorat et de ses adhérents.

Au niveau européen, DLR est membre du mouvement européen EUDemocrats, un parti européen qui demande un système européen ayant comme fondement une approche intergouvernementale. Le Président de DLR, Nicolas Dupont-Aignan, en est le co-président. Le mouvement entretient également de bonnes relations avec Jens-Peter Bonde, le fondateur danois du Mouvement de Juin.

Structures et fonctionnement [modifier]

Instances nationales [modifier]

DLR dispose de 3 instances nationales : le Congrès, le Conseil national et le Bureau executif.

Le Congrès réunit tous les adhérents chaque année pour discuter de l'action du mouvement et se prononcer sur le rapport moral et financier. Tous les 3 ans, le Congrès procède à l'élection des 50 membres du Conseil national et du président de Debout la République.

Le Conseil national est composé de 50 membres élus par le congrès, des membres du Bureau exécutif, des Secrétaires départementaux, des parlementaires, des présidents de Conseils régionaux et des présidents de Conseils généraux. C'est l’organe de direction qui définit la stratégie de DLR et fixe ses grandes orientations.

Le Bureau exécutif est placé sous l'autorité du Président du mouvement et est composé de trois vice-présidents, du secrétaire général nommé par le président chargé de le seconder dans la gestion quotidienne de DLR, du trésorier, de secrétaires généraux adjoints et de délégués nationaux. Il assure la gestion quotidienne du mouvement sur toutes les questions qui lui ont été déléguées par le Conseil national.

Le président du mouvement est élu pour 3 ans. Il conduit le mouvement, préside les instances nationales et assure l’exécution de leurs décisions et représente Debout La République dans tous les actes de la vie civile.

Instances locales [modifier]

L’organisation territoriale de base de DLR est la circonscription législative. Chaque circonscription est dirigée par un Comité de circonscription présidé par un Délégué de circonscription et composé d'élus.

Les membres des Comités de circonscription composent un Comité départemental, dirigé par un Président départemental, dont le rôle consiste en des missions protocolaires de représentation et de médiation. Le Comité départemental ratifie la nomination d'un Secrétaire départemental.

Le Secrétaire départemental représente le président du mouvement dans le département et organise la vie interne de la fédération. Il est assisté de plusieurs délégués (jeune, université, monde rural, affaires économiques et sociales et action militante).

Au niveau régional, un Coordinateur régional est nommé pour assurer la liaison entre les fédérations départementales de la région, résoudre les litiges et faire le lien avec le centre national de DLR.

Mouvement "Debout les Jeunes" [modifier]

Un mouvement jeune existe : il s'agit de Debout les Jeunes. Il est actuellement dirigé par Laurent Seurot.

Dans chaque département, les jeunes adhérents et militants de DLR sont représentés par un "Délégué Jeunes". Un Coordinateur régional permet de faire le lien entre chaque département et de coordonner les actions.

Composition du Bureau exécutif [modifier]

A l'issu du Conseil national du 18 janvier 2009[3], le premier Bureau exécutif de DLR en tant que parti indépendant a été élu et nommé.

  • Vice-Présidents : Elisabeth Laithier (adjoint au Maire de Nancy), François-Xavier Villain (député-maire de Cambrai) et Jean-Pierre Gérard (Président du club des N°1 mondiaux français à l’export, ancien membre du Conseil de la Politique Monétaire, Président du Groupe IMI)
  • Secrétaire Général : Jean-Pierre Antoni (ancien conseiller général du Tarn)
  • Trésorier : Gilles Carbonnet
  • Porte-paroles : Jean-Pierre Enjalbert (conseiller général du Val-d’Oise et maire de Saint-Prix) et Laurent Pinsolle (ancien président des jeunes villepinistes)
  • Délégués nationaux aux Fédérations : René Thiebeaux et Dominique Farcis
  • Délégué national "Debout les Jeunes" : Laurent Seurot
  • Déléguée nationale aux institutions et à l’organisation administrative de la France : Anne-Marie Le Pourhiet
  • Délégué national à la justice et à l’enseignement supérieur : Henri Temple (professeur d'université et avocat)
  • Déléguée nationale à l’intégration : Naïla Hennard
  • Délégué national à la santé et à la recherche : François Morvan (cancérologue et président de VLR)
  • Déléguée nationale à la famille et la petite enfance : Elisabeth Laithier (adjointe au Maire de Nancy)
  • Délégué national au sport : David Desgouilles
  • Déléguée nationale aux affaires sociales : Christine Annoot (adjointe au maire de Lisieux)
  • Délégué national au tourisme : Thierry Grégoire ( président départemental 59 de l’Union des métiers de l’industrie hôtelière)
  • Déléguée nationale aux PME : Dominique Mahe

Elus [modifier]

Résultats électoraux [modifier]

Européennes 2009 [modifier]
Les résultats de DLR par circonscription

Pour sa première campagne en tant que parti indépendant, Debout La République se présente en solo dans les 7 circonscriptions européennes métropolitaines.

  • Résultat national : 1,77% - 309 594 voix
  • Circonscription Ile-de-France : 2,44% - 68 588 voix
  • Circonscription Nord-Ouest : 2,40% - 59 527
  • Circonscription Grand-Est : 2,31% - 54 469
  • Circonscription Sud-Est : 1,99% - 58 449
  • Circonscription Centre : 1,37% - 20 038
  • Circonscription Sud-Ouest : 1,28% - 33 683
  • Circonscription Ouest : 0,59% - 14 840

Il réalise un score supérieur aux pronostics : les sondages publiés dans la presse ne donnaient généralement que 0,5% des voix. Nicolas Dupont-Aignan qualifie ce premier résultat comme celui qui a permis la naissance d'un "nouveau mouvement gaulliste et républicain" en France et précise également que cette campagne n'était que la première et que son parti serait désormais présent à chaque échéance électorale[4]. Les prochaines élections, les Régionales, sont prévues en 2010.

Faits marquants [modifier]

Au 1er semestre 2009, DLR, par l'intermédiaire de ses élus, s'oppose activement à la loi Hadopi : Nicolas Dupont-Aignan intervient et participe au rejet du premier texte en avril 2009, lors du vote à l'Assemblée nationale, tandis que Jean-Pierre Enjalbert (tête de liste Île de France aux européennes 2009) se constitue prisonnier[5] dans un commissariat du Val d’Oise au nom de ses administrés qui pratiquent le téléchargement illégal sur Internet.

Le 13 mai 2009, Nicolas Dupont-Aignan publie "Le petit livre mauve", un clin d'oeil au Petit livre rouge de Mao, chez l'éditeur équitable "In Libro Veritas". Ce livre est ainsi disponible à l'achat pour sa version papier mais est aussi disponible en libre consultation sur Internet : il s'agit de l'équivalent de la licence globale pour la musique, pour l'industrie du livre.

Le 29 mai 2009, les jeunes de Debout la République, en présence de Nicolas Dupont-Aignan et de Jean-Pierre Enjalbert, organisent devant le Bureau de la délégation de la Commission Européenne à Paris, une manifestation anniversaire du 29 mai 2005, date du référendum où le NON à la Constitution l'a emporté. Avec un camion de déménagement, les jeunes se sont placés devant les portes enchaînées du bâtiment et ont lu une note factice de José Manuel Barroso indiquant au personnel que la Commission Européenne était délocalisée en Inde pour "montrer l'exemple" ![6]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]


http://fr.wikipedia.org/wiki/Debout_la_R%C3%A9publique

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 17:27

FRONT-de-G.jpg

Sur wikipedia :

Le Front de gauche pour changer d'Europe,

plus couramment appelé Front de gauche, est une alliance électorale initiée par le Parti communiste français (PCF) et le Parti de gauche (PG) en vue des élections européennes de 2009, souhaitant rassembler les forces de gauche hostiles notamment à l'Europe libérale et la ratification du Traité de Lisbonne. Cette formation rassemble finalement plusieurs tendances de la gauche communiste, socialiste, républicaine et de la gauche radicale. Ses composantes nationales actuelles sont :

auxquels s'ajoutent quelques formations ou associations politiques locales, ainsi que des personnalités syndicales ou associatives à titre individuel.

Sommaire

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Formation du Front [modifier]

Objectifs et déclaration de principes [modifier]

La déclaration de principe de constitution du Front proclame[1] : « Il [le Front de gauche] s'inscrit dans le meilleur des traditions du mouvement ouvrier, des combats républicains, des mouvements sociaux et de l'écologie politique. Il vise à rassembler l'ensemble des forces qui entendent promouvoir une véritable politique de gauche, les acteurs et actrices du mouvement syndical, social, altermondialiste et associatif qui sont disposés à s'engager dans cette démarche, les citoyens et citoyennes qui partagent cette ambition. »

Les bases de l'alliance [modifier]
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Jean-Luc Mélenchon, président du Bureau national du Parti de gauche et Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français, lors d'un meeting du Front de gauche au Zénith de Paris le 8 mars 2009

Le Front de gauche procède au départ d'un accord électoral entre le Parti de gauche et le Parti communiste français. Le 18 novembre 2008, les deux partis annoncent officiellement leur alliance, qu'ils qualifient de « partenariat », dans le cadre d'un « front de gauche pour une autre Europe démocratique et sociale, contre la ratification du Traité de Lisbonne et les traités européens actuels ». Le Front de gauche est présenté comme s'adressant « à tous ceux qui veulent construire une autre Europe en rupture avec l’orientation libérale du traité de Lisbonne : aux partis politiques comme aux citoyens pour qu’ensemble nous changions vraiment la donne », affichant l'objectif de rassembler toutes les formations politiques de gauche hostiles au Traité de Lisbonne sans exclusive, de la gauche antilibérale à l'extrême gauche, dans la perspective de passer en tête de toutes les forces politiques en terme de suffrages afin d'inverser les rapports de forces à gauche. Dans leur premier communiqué commun, le PCF et le PG ont présenté le Front comme ouvert « à tous les partis qui se sont engagés dans la bataille du « non » de gauche contre le projet de Traité Constitutionnel Européen », appelant le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement et Les Alternatifs à rejoindre leur coalition[2].

Échec des discussions avec le NPA et ralliement de Gauche unitaire [modifier]
Article détaillé : Gauche unitaire.

Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a d'emblée été réservé sur son éventuelle participation au Front de gauche, ses membres considérant les bases politiques du Front comme étant insuffisantes, posant notamment comme préalable une alliance « durable » incluant les élections régionales de 2010, et en toute indépendance du Parti socialiste. Le NPA s'est dit ainsi « favorable à un accord durable de toutes les forces qui se réclament de l'anticapitalisme » autour de trois conditions : une unité « sur un contenu réel » anticapitaliste, une unité en lien avec le terrain et les luttes sociales et écologiques, une unité durable « qui ne soit pas un cartel électoral sans lendemain »[3]. Le conditionnement d'un accord aux élections européennes à celui d'un accord aux élections régionales n'a finalement pas été accepté par le PCF et le PG[4], et le NPA a dénoncé ce qu'il qualifie de lancement unilatéral de la campagne du Front de gauche - et l'annonce de ses têtes de listes dans la majorité des régions - avant que les discussions ne soient arrivées à leur terme[5]. Le Conseil politique national vote donc le 8 mars 2009, à une écrasante majorité (96,3 %), un texte qui « prend acte du désaccord » avec le Front de gauche[6].

Christian Picquet, chef de file de l'association Unir qui a soutenu l'amendement minoritaire sur les européennes (16%) puis le texte favorable à une participation au Front de gauche (3,7%), estime toutefois que son parti ne peut raisonnablement pas se priver de cette alliance, souhaitant à ce titre qu'il la rejoigne « sans conditions »[7]. Considérant que le NPA fait une « lourde faute politique »[8], Christian Picquet annonce finalement le 8 mars 2009, lors du meeting de lancement du Front de gauche au Zénith de Paris, qu'il fonde son propre mouvement, la « Gauche unitaire », afin de participer au front de gauche[9], provoquant du même coup une scission au sein d'Unir et sa dissolution. La Gauche unitaire se présentera donc sur les listes du Front de gauche aux côté des autres organisations signataires.

Le Front ne ferme toutefois pas la porte au NPA, soulignant des points de convergence en matière économique. D'après le Front de gauche, les divergences portent essentiellement sur la question des relations avec le PS. Le PCF et le PG sont en effet généralement favorables à des accords de désistement avec les listes et candidats du PS entre les deux tours dans le cadre d'élections prévoyant deux tours de scrutin (ce qui n'est pas le cas des élection européenne), afin de ne pas permettre la victoire d'une droite minoritaire mais unifiée face à une gauche majoritaire mais divisée[4]. Le Parti de gauche se dit également favorable à l'idée de gouverner avec le PS en cas de majorité à gauche, à la seule condition que le PS soit minoritaire au sein de cette majorité, une perspective qu'il estime rejetée par le NPA[4].

Échec des discussions avec le MRC et ralliement de République et Socialisme [modifier]
Article détaillé : République et Socialisme.

Le 21 mars, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, après avoir conditionné sa présence au sein du Front à celle du Parti socialiste (rejetée par le PCF et le PG[10]) et de longues discussions internes, décide finalement de ne pas participer au Front de gauche sur la base d'un désaccord de fond « quant à la manière de redresser la construction européenne »[11]. Cette décision provoque des dissidences au sein du MRC : les comités départementaux de la Seine-Maritime, des Ardennes, de la Meurthe-et-Moselle et du Morbihan, ainsi que Lucien Jallamion, ancien responsable du MRC au monde du travail, Bruno Valentin, secrétaire du MRC Aveyron, Grégory Baudouin, ancien délégué national à la sécurité du MRC, Lucien Chevalier, président du MRC Vaucluse et Pascal Basse, membre du secrétariat national du MRC et délégué à l'outre-mer, annonçant publiquement leur intention de prendre leurs distances vis-à-vis de leur direction nationale pour s'investir dans la campagne du Front de gauche[12].

Pour répondre à la multiplication de ces dissidences et à leur besoin d'organisation, plusieurs fédérations, comités locaux ou personnalités du MRC fondent une nouvelle organisation,« République et socialisme »[13], nouvelle entité à part entière au sein du Front de gauche[14]. Le 14 mai, Jean-Pierre Chevènement annonce dans un communiqué de presse que le MRC appellera officiellement à voter blanc ou nul[15].

Discussions avec les autres formations politiques [modifier]

Formations qui ont annoncé leur participation ou leur soutien au Front de gauche [modifier]

D'autres formations politiques, parfois à vocation locale, rejoignent ou apportent leur soutien au Front de Gauche :

Discussions avec d'autres formations politiques qui n'ont pas abouti [modifier]
  • les Alternatifs rejettent une participation au Front de gauche le 21 mars 2009 en Assemblée générale. Cette option a été approuvée par 30 % des militants, contre 31 % pour une alliance avec le NPA et 35 % à une non-participation aux élections européennes, ces deux dernières propositions devant ensuite être départagées[24]. Réunis en coordination le 28 mars, les Alternatifs choisiront finalement de ne pas prendre part aux élections européennes à 55 % des voix, contre 41 % favorables à une alliance avec le NPA[25].
  • Bien que la Fédération pour une alternative sociale et écologique, approchée par le PG, se soit dite favorable à une « convergence de la gauche de transformation sociale » au travers d'une rencontre commune avec le NPA, le PCF et le PG[26], le PCF refuse de la considérer comme un interlocuteur valable, plusieurs de ses membres, les Communistes unitaires, en faisant partie[27].
  • Lutte ouvrière (LO) a finalement annoncé son intention de présenter ses propres listes, au motif que des alliances dénatureraient sa position (à savoir faire « entendre une voix communiste révolutionnaire ») et s'estimant incapable, de toute manière, d'obtenir des élus au Parlement européen[28].
  • Après quelques rencontres formelles avec le Parti de gauche[29], le Parti ouvrier indépendant (POI) a décidé de ne pas prendre part aux élections européennes.

Les élections européennes [modifier]

Programme électoral [modifier]

Sur le plan économique et social, et pour sortir de la crise le Front propose [30] entre autres :

  • d'interdire les licenciements pour les entreprises qui enregistrent des profits ;
  • un SMIC européen égal à 60 % du salaire moyen de chaque pays ;
  • de remettre en cause la libéralisation des services publics et créer un cadre européen pour les renforcer ;
  • l'obtention de droits nouveaux pour les salariés, sécurité sociale de l'emploi et de la formation ;

Sur le plan écologique :

  • remise en cause du productivisme et des modes de consommation polluant pour répondre à l'urgence écologiste.

Il propose en outre :

  • de « sanctionner nettement la politique de casse économique et sociale de Sakozy » ;
  • d'abandonner le Traité de Lisbonne voulu par lui, et de proposer un nouveau texte.

Le Front de gauche se revendique également comme « la seule proposition unitaire de cette campagne ».

Constitution des listes [modifier]

La composition des listes du Front de gauche est bouclée depuis le 28 mars 2009, après ajustements suite aux refus des Alternatifs et du MRC, pour lesquels plusieurs places étaient préventivement réservées, de prendre part au scrutin. Circonscription par circonscription, cela donne trois têtes de liste de grande région au Parti communiste, trois au Parti de gauche et une à une personnalité non-issue de ces deux partis. Au total, 43,5 % des candidats sont issus du PCF, 33,5 % viennent du PG et 23 % sont connus « pour leur rôle d’animateurs dans le mouvement social et/ou politique »[31].


Quelques candidats :

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Campagne électorale [modifier]

Le Front de gauche lance la campagne des élections européennes en organisant un meeting national au Zénith de Paris, le 8 mars 2009. La réunion aurait rassemblé environ 6000 personnes[35]. Ses organisateurs se plaindront du mauvais traitement réservé au meeting par les médias[36]. Les orateurs appellent à constituer des comités de soutien au niveau local[37].

Le 27 mars, un meeting organisé Villenave-d'Ornon, dans la banlieue bordelaise, a rassemblé plus d'un millier de personnes[38]. Quelques jours après le meeting de Carmaux[39], le Front de gauche exprime son désarroi face à l'attitude du Front national, qu'il accuse, par le biais d'une affiche, de détourner une citation de Jean Jaurès pour les besoins de sa propre campagne électorale[40]. Fin mars, des militants parisiens du Front de gauche se font remarquer en sollicitant les passagers du métro, inaugurant une nouvelle façon de mener campagne[41]. Le 11 mai, Paris Match publie un sondage dans lequel les listes du Front de gauche sont créditées de 6,5 % des intentions de vote. Évoquant « un changement de dynamique », Paris Match estime que le Front de gauche, « en progrès constant », pourrait « créer la surprise » et « venir contester au NPA - crédité de 7 % dans la même enquête - son leadership au sein de la gauche radicale »[42].

Résultats [modifier]

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magnify-clip.png
Résultats par région en métropole
Vue d'ensemble des résultats, Alliance des outre-mers comprise
Circonscription Tête de liste Étiquette Voix  % Élus
Nord-ouest Jacky Hénin PCF 169 786 6,48 % 1
Ouest Jacques Généreux PG 114 909 4,58 % 0
Est Hélène Franco PG 84 515 3,89 % 0
Sud-ouest Jean-Luc Mélenchon PG 213 926 8,15 % 1
Sud-est Marie-Christine Vergiat - 173 491 5,90 % 1
Massif-Central Centre Marie-France Beaufils PCF 108 311 8,07 % 0
Île-de-France Patrick Le Hyaric PCF 176 817 6,32 % 1
Outre-mer

(Liste Alliance des outre-mers[43])

Élie Hoarau PCR 73 117 21,01 % 1
Total - - 1 114 872 6,47 % 5

Commentaire

Sur le plan national, en incluant les résultats obtenus par l'Alliance des outre-mers qu'il soutenait, le Front de gauche se place en cinquième position avec près de 6,5 % des voix et obtient cinq élus. Le Parti communiste conserve ses deux élus acquis lors des européennes de 2004, auxquels s'ajoute un élu communiste réunionnais, un élu du Parti de gauche et une élue sans étiquette issue de la société civile. Il devance les listes du Front national, du NPA et de Libertas.

Ce résultat cache de fortes disparités d'une circonscription à l'autre. Le Front de gauche obtient son meilleur score dans la circonscription sud-ouest avec Jean-Luc Mélanchon qui fait son entrée au Parlement européen avec plus de 8 % des voix. En revanche, il obtient des scores inférieurs à 5 % dans les circonscriptions est et ouest. NPA et Front de Gauche totalisent ensemble 11,35 % des voix. Le Parti de gauche notera après analyse en profondeur des résultats qu'une simple addition des scores obtenues par le Front de gauche et le NPA aurait permit à ces deux partis, s'ils s'étaient présentés sur les mêmes listes, d'obtenir un total de douze élus, dont deux au détriment du FN et un au détriment de l'UMP, contre cinq au Front de gauche et aucun au NPA[44].

Soutien de personnalités au Front de gauche [modifier]

Le Front de Gauche a reçu le soutien de nombreuses personnalités scientifiques, économistes, littéraires, philosophes, et du monde du spectacle[45].

  • Le front revendique le soutien de 42 économistes[46] qui enseignent et travaillent dans 18 universités et organismes de recherche suite à un appel lancé le 2 mai, parmi lesquels Jacques Sapir et Dominique Plihon ;

Parmi les personnalités françaises :

Autres personnalités internationales qui soutiennent le Front de gauche:

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]


Front-de-gauche--liste-changer.jpg



Tous les liens (notes et références), comme cet article, sont ici :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Front_de_gauche 

 

 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 17:13

Liste antisioniste
Un article de Metapedia.
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Sommaire 

La Liste antisioniste était composée ainsi :

1 - Dieudonné Mbala Mbala, 43 ans, présenté comme "humaniste révolutionnaire", 2 - Mireille Walle, 56 ans, mère de famille, vice-présidente du Cercle République sociale, 3 - Yahia Gouasmi, 59 ans, président du Parti antisioniste, 4 - Noémie Montagne, 33 ans, mère de famille, chef d'entreprise, 5 - Alain Soral, 50 ans, écrivain, sociologue, président d'Égalité et réconciliation, 6 - Ginette Hess-Skandrani, 71 ans, membre co-fondatrice des Verts, présidente de l'association Entre la plume et l'enclume, 7 - Ahmed Moualek, 42 ans, président de l'association et du site La Banlieue s'exprime, 8 - Jocelaine Simon, 25 ans, syndicaliste SUD, militante antisioniste, 9 - Francesco Codemi, 43 ans, réalisateur, ancien de la Ligue communiste révolutionnaire et des Verts, militant libertaire, 10 - Maria Poumier, 59 ans, universitaire (ER) à l'Université de La Havane et à Paris VIII, 11 - Jean-Marie Keï, 43 ans, syndicaliste, disquaire, 12 - Samia Ayari, 30 ans, cadre ressources


     Résultats

La liste antisioniste a réalisé un score de 1,30% en Ile-de-France, soit 36.601 voix.

C’est en Seine-Saint-Denis que la liste de Dieudonné a réalisé son meilleur score avec 2,83%. Dans les autres départements les scores furent : Val d'Oise : 1,60%; Val de Marne : 1,47%; Hauts-de-Seine : 1,37%; Essonne : 1,03%; Paris intramuros : 1,02 %; Seine-et-Marne (0,97%); Yvelines (0,88%).

Les communes qui ont le plus voté pour la Liste antisioniste sont : Clichy-sous-Bois 5,18%, Stains 4,92%, Les Mureaux 4,9%, Bobigny 4,84%, Goussainville 4,61%, Aulnay et La Courneuve 4,31% , Saint-Denis 4,22%, Sevran et Trappes 4%.

A Paris c’est dans les arrondissements les plus populaires de la capitale (est et nord) que la Liste antisioniste obtient ses meilleurs résultats. Dans deux arrondissements (XIXe, XXe), la liste Dieudonné dépasse les 1,5%, dans le XVIIIe arrondissement et dans le XIIIe, elle dépasse les 1%.

Il faut noter, à titre de comparaison, que la Liste antisioniste a fait un score quasi-double de celui de la liste Lutte ouvrière et qu'à Garges, Stains et L'Ile-Saint-Denis, elle a dépassé celle du Nouveau parti anticapitaliste du très médiatique Olivier Besancenot, et qu'à Gennevilliers et Montereau, elle a fait jeu égal avec lui.


     Comparaison avec la Liste Euro-Palestine

En juin 2004, une Liste Euro-Palestine s'était présentée aux élections européennes à Paris et Dieudonné Mbala Mbala avait figuré sur celle-ci. Elle obtint un score de 1,83 % en Île-de-France.

En Seine-St-Denis, la liste passa la barre des 5 % dans 12 des 40 communes de ce département, avec des pointes remarquables à Villetaneuse (8,1 %), La Courneuve (7,19 %) ou encore Bobigny (6,7 %). Et dans les bureaux de vote des cités, Euro-Palestine réalisa plus de 12 % des voix .

Dans le Val d’Oise à Garges-les-Gonesse, la liste Euro-Palestine creva tous les plafonds avec 10,75 % des voix et se positionna en 4ème position (après le PS, l’UMP et le FN); à Goussainville elle fit 5,07 % des suffrages exprimés, à Argenteuil 4,11 %, à Sarcelles 4,13 %, à Bezons 4,09 %, à Villiers-le-Bel 3,81 %, et à Cergy 3,68 %.

Dans l’Essonne, la Liste Euro-Palestine atteignit 4,4 % à Evry, 4,80 % aux Ulis, 4,47 % à Vigneux-sur-Seine et 3,29 % à Corbeil-Essonnes.

Dans les Hauts-de-Seine, à Nanterre la Liste Euro-Palestine fit 4,22 %, à Clichy 4,36 % et à Gennevilliers 7,75 % des voix, arrivant en 4ème position après le PC, le PS et le FN.

Dans le Val-de-Marne, c’est à Créteil (3,87 %), à Vitry-sur-Seine (3,49 %), à Choisy-le-Roi (3,39 %), à Ivry-sur-Seine (3,19 %) et à Villejuif (2,98 %) que la Liste Euro-Palestine recueillit le plus de suffrages.

Dans les Yvelines elle réalisa le score remarquable de 8,62 % à Trappes (en 4ème position après le PS, le PC et le FN), de 5,15 % aux Mureaux ou encore de 6 % à Mantes-la-Jolie (avec une pointe de 19 % dans le quartier du Val Fourré).


    Réactions


    Textes à l'appui

Les résultats de la Liste antisioniste de Dieudonné à la loupe (analyse publiée par Égalité et réconciliation)

Le score de la liste antisioniste fait débat. Décevant pour les uns, encourageant pour les autres, il se doit cependant pour être apprécié correctement, d’être décodé. Si le score global en Ile de France est de 1,30 %, il convient d’être comparé à ses concurrents directs, LO et NPA. Lutte Ouvrière, organisation structurée comptant 5 participations à la présidentielle totalise 0,7 %. NPA, dont le leader, candidat en Ile de France, nous était présenté il y a peu comme le meilleur opposant à Sarkozy, et candidat à la présidentielle en 2002 et 2007, totalise 3,48 % des voix.

Si l’on tient compte de l’énorme différence de moyens et de présence médiatique (nulle pour la LAS sinon pour commenter des demandes d’interdiction ou évoquer le soutien d’un « terroriste »), on est bien obligé d’admettre que le score de la LAS est comparativement bien meilleur que celui de ses concurrents directs.

L’abstention massive, près de 60 % en Ile de France et près de 70 % en Seine saint Denis ou la liste de Dieudonné a réalisé son meilleur score, a bien évidemment contribué à limiter le succès de la liste : l’abstention est d’abord le fait de l’électorat populaire, principale cible de la Liste antisioniste.

Un autre fait marquant tient à la grande disparité des résultats de cette liste : de 1 à 15 selon la sociologie de l’électorat. Entre 0 et 0,5 dans les zones bobos, entre 2 et 6 dans les zones populaires.

Malgré tous ces écueils, la liste antisioniste réalise plus de 3 % dans plus de 30 villes d’Ile de France, avec des pointes approchant ou dépassant les 6 % en Seine saint Denis (Villetaneuse), dans le Val d’Oise (Garges les Gonesse) ou dans les Hauts de Seine (Gennevilliers).

Elle bat systématiquement lutte ouvrière et fait souvent jeu égal avec NPA dans les villes populaires.

Ceci montre qu’il existe une base électorale sensible à l’antisionisme, dont on peut imaginer qu’elle serait d’ailleurs largement supérieure (au moins 50 %) dans un scrutin à plus forte participation comme les scrutins législatifs, municipaux ou présidentiels.

Cela montre a contrario que de nombreux électeurs ne connaissent pas ou ne sont pas sensibles à cette problématique, et attendent des réponses sur les terrains sociaux ou sociétaux plus en phase avec leurs préoccupations quotidiennes.

Si Egalité et réconciliation et le Parti antisioniste, les deux principales composantes de cette liste, parviennent à articuler ces attentes de concert, on peut leur prédire de grands succès à venir, pour les régionales de 2010, les législatives de 2012 ou encore les municipales de 2013.

Ces scrutins permettent en effet un ciblage de la population évitant les zones électorales sociologiquement éloignées des classes populaires urbaines.

Un petit bilan de campagne (texte de Ginette Hess-Skandrani)

Un petit bilan d’une campagne très originale et surtout très mouvementée… mais certainement imparfaite, car faite dans la précipitation et sans beaucoup de concertation.

La campagne avait déjà commencé lorsque je me suis décidée à la rejoindre. J’avais longuement hésité et j’ai pris conseil auprès de beaucoup de mes amis. Si, en définitive, j’ai rejoint cette liste c’était uniquement parce que Dieudonné (pour qui j’ai une grande estime) avait insisté et aussi parce que quelques amis m’avaient fait comprendre qu’il valait mieux être sur cette liste pour pouvoir m’exprimer sur le sionisme.

Je n’ai pas, malheureusement pu m’exprimer beaucoup, car le staff de campagne, dont nous n’étions pas, avait décidé que les seuls qui s’exprimeraient officiellement seraient Dieudonné, Soral et Gouasmi. Il n’y avait aucun espace autre que celui défini par eux, pour avoir droit à la parole. Soral, qui est un orateur inextinguible et très prolifique, par ailleurs très brillant, n’est malheureusement pas un militant de terrain. Il y en avait quelques un/es sur la liste et il aurait fallu les laisser s’exprimer. C’est juré, nous ferons mieux la prochaine fois…

La diversité, tant prônée par les uns et les autres - qui était bien réelle dans la composition de la liste - aurait dû apparaître dans les débats. Or elle est rarement apparue. A part, Maria et moi, aucune femme n’était invitée à s’exprimer. Aucun des Noirs présents sur la liste, en dehors de Dieudo, ne s’est exprimé, or Jean-Marie est reconnu comme un débatteur de grand talent et personne ne lui a demandé de s’exprimer.

Je dois par contre reconnaître que les interventions lors du meeting du 1er Juin étaient très intéressantes et bien diversifiées. Le coup de fil du combattant de la liberté : Carlos, téléphonant du fond de son cachot où il est à l’isolement total a créé l’événement. Nous aurons au moins fait un heureux pendant cette campagne, même si, entre-temps Sarkozy lui a fait supprimer son téléphone.

Je voulais donner une autre image que celle qui était attribuée par les médias et nos détracteurs. Nous étions beaucoup plus de gens de gauche sur cette liste et personne n’a pris en compte les divers textes des uns et des autres qui circulaient sur le net Nous avions également des gens de gauche qui soutenaient cette liste et qui nous aidaient dans le collage, le tractage.

J’ai essayé de respecter la liste telle qu’elle était déjà constituée quand Maria, Leila, Anissa et moi l’avons rejointe. Un peu tard il est vrai, car les autres avaient déjà pris leurs marques et nous ne comprenions pas toujours le fonctionnement du staff de campagne. Il a fallu tout apprendre par nous-même et passer notre temps à interroger les uns et les autres.

Je savais que j’avais énormément de différences d’analyses politiques ou culturelles avec certaines personnes sur cette liste concernant le colonialisme, l’esclavage et l’exigence de réparations, sur le nationalisme et le souverainisme, sur l’indépendance des derniers confettis coloniaux français Kanaky, Polynésie, Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion, Corse, Pays Basque etc.…, sur la régularisation des sans-papiers ou le droit de vote des immigrés. Je me suis tue pour ne pas envenimer les débats et je dois reconnaître que d’autres, contre lequel on m’avait mise en garde, ont également joué le jeu, ce qui fait que la campagne s’est déroulée assez sereinement, sans grands heurts, du moins du côté des membres de la liste. Par contre des menaces de morts, des coups de fils anonymes, des agressions lors de la distribution de tracts, des insultes, des graffitis sur les affiches ont eu lieu de la part de tous ceux que notre liste dérangeait. Et toutes ces menaces et insultes ne venaient pas que du Betar ou de la LDJ, mais également des groupuscules gauchistes, de la CNT .

J’ai eu le plaisir de discuter avec des gens venant d’horizons très différents, avec lesquels je n’aurai jamais espéré échanger sur le sionisme, la liberté d’expression, la Palestine, la décolonisation. Je pense que nous nous sommes mutuellement enrichis.

Je crois que notre liste restera dans les annales, car dénommée antisioniste, elle a montré que nous sommes fort capables de créer une véritable mouvance de désionisation de nos différentes sociétés européennes.

Tous ceux qui m’avait sommée de me retirer de cette liste parce qu’il y avait « Soral », car il y avaient des « faschos », des « extrêmes », des « chi’ites », ont dû être bien surpris, car nous avons mené cette liste ensemble et nous sommes arrivés jusqu’au bout, ce qui est déjà une réussite. Nous avons créé un lobby antisioniste, tout le monde en parle et… nous allons continuer.

J’ai juste regretté l’absence d’un autre antisioniste qui aurait eu toute sa place à nos côtés et qui aurait enrichi notre campagne : Kemi Seba. Il n’a pas voulu se retrouver à côté de certaines personnes sur cette liste et c’est bien dommage. Nous ferons mieux la prochaine fois.

==La "racaille" a voté (Texte de Tahir de la Nive)==

Il n’a échapppé à aucun observateur que les élections européennes de ce 7 juin 2009 n’ont constitué qu’une juxtaposition de votes nationaux, étrangers les uns aux autres et n’ayant en commun que le désintérêt des électeurs des différents pays pour une Union Européenne à laquelle personne ne croit. Rien d’inhabituel jusqu’ici, jusqu’à entrer en France.

Là, dans ce pays dit des "Droits de l’Homme", si prompt à donner des leçons de démocratie de Beijing à Cuba en passant par Téhéran et Caracas, à jeter des soupçons sur l’intégrité de leur processus électoral, on a à cette occasion assisté à un flagrant outrage aux règles les plus fondamentales de la dite Démocratie, du dit processus.

Nous voulons parler ici des brimades et tentatives d’intimidation dirigées contre la liste Dieudonné, telles qu’elles se sont notamment produites au cours des distributions publiques de tracts, effectuées par les militants anti-sionistes venus sans armes, respectueux de la légalité et de l’ordre publics les plus stricts ; néanmoins agressés verbalement et physiquement par des bandes revendiquant l’appartenance à l’extrême-gauche. Ainsi le dimanche 31 mai 2009, au Marché Pyrénées situé dans le 20ème Arrondissement de Paris, des militants du Parti anti-sioniste ont-ils été sauvagement agressés, une jeune femme d’origine tunisienne frappée au visage, une autre, musulmane identifiable à son hijab, étant la cible de crachats.

Ces récents incidents constituent un changement marquant du paysage politique français car jusqu’ici les "ratonnades", expression tant de la xénophobie que de l’islamophobie, étaient attribuées à l’extrême-droite et aux "fachos". Aujourd’hui, c’est l’extrême-gauche qui revendique ce triste créneau de la voyoucratie politique destinée à faire de la France l’extension de Gaza et de la Palestine.

Par ailleurs, les affiches électorales anti-sionistes étaient systématiquement lacérées, couvertes d’inscriptions injurieuses ou encore occultées par de larges feuilles de papier blanc, cette dernière façon n’étant point celle, comme la première, d’opposants agissant à titre privé, mais bien d’une organisation aussi concertée qu’anonyme.

L’hostilité manifestée à l’encontre de la liste Dieudonné était le fruit d’une propagande mensongère distillée par les media et dont les militants firent l’expérience, ici et là traités de "racistes" ou mieux d’"antisémites", ce qui relève de la pure absurdité, le Parti anti-sioniste étant la formation politique française la plus panachée ethniquement, grâce notamment à la forte proportion de sémites maghrébins. On peut donc parler ici d’une diabolisation et d’une désinformation médiatiques, telles qu’elles sont généralement pratiquées par les régimes dictatoriaux à l’encontre de leur opposition, accompagnées d’agressions et de tentatives d’intimidation tant physiques que verbales.

En dépit de ce terrorisme visant à bannir l’anti-sionisme de la politique française, la liste Dieudonné fit un score pour le moins intéressant et qui la situe dans une perspective d’avenir, au contraire des autres formations. En effet, s’il est une première remarque à ce niveau, c’est bien sûr l’écrasante majorité des abstentions par rapport aux votants ; phénomène que les media régimistes ont communément présenté comme un désintérêt politique alors qu’en réalité il exprime l’hostilité des masses pour un système, qu’il soit national ou européen, global, leur conviction qu’aucun des partis présentés n’est en mesure ni même désireux d’apporter des solutions concrètes aux dramatiques problèmes politiques, économiques, sociaux et écologiques. Bref, c’est un "Non" au Système de ces 62% d’abstentions. Les partis conventionnels sont tous largement minoritaires, même si la montée des Verts fait que désormais le paysage politique français est dominé par le couple Sarkozy-Cohn-Bendit . Voilà donc pour les partis du passé, dont le mieux loti rassemble 29% des votes.

Le parti de l’avenir est incontestablement le Parti anti-sioniste. Certes son score fut faible dans le Paris intra-muros, inexistant en province où le Parti n’était pas représenté ; il fut par contre très respectable dans les banlieues "populaires" et, le comble pour un parti "raciste", à forte composition "immigrée". Ainsi parvint-il à 6,35% des voix à Gennevilliers, à 5,18% à Clichy-sous-Bois. C’est le parti qui souffrit le plus d’un autre genre d’abstention : l’abstention forcée de ceux qui n’ont pas accès aux urnes en raison soit de leur jeune âge, soit de leur statut d’étrangers. Certains sondages ont indiqué jusqu’à 47% de "désir" de vote en faveur du Parti anti-sioniste.

Il est certain toutefois que tous ces "désirs" de vote anti-sioniste se concrétiseront dans les années à venir, de la même façon qu’en Palestine même et à Gaza, les enfants des massacrés, déportés, emprisonnés sont les combattants et vengeurs de demain.

Ainsi donc, le kärcher de M. Sarkozy n’a-t-il pu, pas plus que les bombardements de Tsahal à Gaza, venir à bout de la dite "racaille" des banlieues. Il n’a au contraire que hâté son éveil politique dont les fruits lui seront servis ainsi qu’aux différents représentants en France du Gazisme et du Mégasionisme, dans un proche avenir. Bref, la Racaille et les Collabos d’aujourd’hui seront la France et, Alain Soral dixit, les Tondus de demain.

http://fr.metapedia.org/wiki/Liste_antisioniste

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 16:45
 
Daniel Mermet - wikipedia

Plus efficace encore que les dictatures

Le lavage de cerveaux en liberté

Rachats de grands journaux – le « Wall Street Journal » aux Etats-Unis, « Les Echos » en France – par des hommes fortunés habitués à plier la vérité au gré de leurs intérêts (lire aussi, dans ce numéro, « Prédateurs de presse et marchands d’influence », par Marie Bénilde), médiatisation outrancière de M. Nicolas Sarkozy, cannibalisation de l’information par les sports, la météo et les faits divers, le tout dans une débauche de publicités : la « communication » constitue l’instrument de gouvernement permanent des régimes démocratiques. Elle est, pour eux, ce que la propagande est aux dictatures. Dans un entretien accordé au journaliste de France Inter Daniel Mermet, l’intellectuel américain Noam Chomsky analyse ces mécanismes de domination et les replace dans leur contexte historique. Il rappelle, par exemple, que les régimes totalitaires se sont appuyés sur les ressorts de la communication publicitaire perfectionnés aux Etats-Unis au lendemain de la première guerre mondiale. Au-delà, il évoque les perspectives de transformation sociale dans le monde actuel, et ce à quoi pourrait ressembler l’utopie pour ceux qui, malgré la pédagogie de l’impuissance martelée par les médias, n’ont pas renoncé à changer le monde.

Par Noam Chomsky

Commençons par la question des médias. En France, en mai 2005, lors du référendum sur le traité de Constitution européenne, la plupart des organes de presse étaient partisans du « oui », et cependant 55 % des Français ont voté « non ». La puissance de manipulation des médias ne semble donc pas absolue. Ce vote des citoyens représentait-il aussi un « non » aux médias ?

Le travail sur la manipulation médiatique ou la fabrique du consentement fait par Edward Herman et moi n’aborde pas la question des effets des médias sur le public (1). C’est un sujet compliqué, mais les quelques recherches en profondeur menées sur ce thème suggèrent que, en réalité, l’influence des médias est plus importante sur la fraction de la population la plus éduquée. La masse de l’opinion publique paraît, elle, moins tributaire du discours des médias.

Prenons, par exemple, l’éventualité d’une guerre contre l’Iran : 75 % des Américains estiment que les Etats-Unis devraient mettre un terme à leurs menaces militaires et privilégier la recherche d’un accord par voie diplomatique. Des enquêtes conduites par des instituts occidentaux suggèrent que l’opinion publique iranienne et celle des Etats-Unis convergent aussi sur certains aspects de la question nucléaire : l’écrasante majorité de la population des deux pays estime que la zone s’étendant d’Israël à l’Iran devrait être entièrement débarrassée des engins de guerre nucléaires, y compris ceux que détiennent les troupes américaines de la région. Or, pour trouver ce genre d’information dans les médias, il faut chercher longtemps.

Quant aux principaux partis politiques des deux pays, aucun ne défend ce point de vue. Si l’Iran et les Etats-Unis étaient d’authentiques démocraties à l’intérieur desquelles la majorité détermine réellement les politiques publiques, le différend actuel sur le nucléaire serait sans doute déjà résolu. Il y a d’autres cas de ce genre.

Concernant, par exemple, le budget fédéral des Etats-Unis, la plupart des Américains souhaitent une réduction des dépenses militaires et une augmentation, en revanche, des dépenses sociales, des crédits versés aux Nations unies, de l’aide économique et humanitaire internationale, et enfin l’annulation des baisses d’impôts décidées par le président George W. Bush en faveur des contribuables les plus riches.

Sur tous ces sujets-là, la politique de la Maison Blanche est totalement contraire aux réclamations de l’opinion publique. Mais les enquêtes qui relèvent cette opposition publique persistante sont rarement publiées dans les médias. Si bien que les citoyens sont non seulement écartés des centres de décision politique, mais également tenus dans l’ignorance de l’état réel de cette même opinion publique.

Il existe une inquiétude internationale relative à l’abyssal « double déficit » des Etats-Unis : le déficit commercial et le déficit budgétaire. Or ceux-ci n’existent qu’en relation étroite avec un troisième déficit : le déficit démocratique, qui ne cesse de se creuser, non seulement aux Etats-Unis, mais plus généralement dans l’ensemble du monde occidental.

Chaque fois qu’on demande à un journaliste vedette ou à un présentateur d’un grand journal télévisé s’il subit des pressions, s’il lui arrive d’être censuré, il réplique qu’il est entièrement libre, qu’il exprime ses propres convictions. Comment fonctionne le contrôle de la pensée dans une société démocratique ? En ce qui concerne les dictatures, nous le savons.

Quand des journalistes sont mis en cause, ils répondent aussitôt : « Nul n’a fait pression sur moi, j’écris ce que je veux. » C’est vrai. Seulement, s’ils prenaient des positions contraires à la norme dominante, ils n’écriraient plus leurs éditoriaux. La règle n’est pas absolue, bien sûr ; il m’arrive moi-même d’être publié dans la presse américaine, les Etats-Unis ne sont pas un pays totalitaire non plus. Mais quiconque ne satisfait pas certaines exigences minimales n’a aucune chance d’être pressenti pour accéder au rang de commentateur ayant pignon sur rue.

C’est d’ailleurs l’une des grandes différences entre le système de propagande d’un Etat totalitaire et la manière de procéder dans des sociétés démocratiques. En exagérant un peu, dans les pays totalitaires, l’Etat décide de la ligne à suivre et chacun doit ensuite s’y conformer. Les sociétés démocratiques opèrent autrement. La « ligne » n’est jamais énoncée comme telle, elle est sous-entendue. On procède, en quelque sorte, au « lavage de cerveaux en liberté ». Et même les débats « passionnés » dans les grands médias se situent dans le cadre des paramètres implicites consentis, lesquels tiennent en lisière nombre de points de vue contraires.

Le système de contrôle des sociétés démocratiques est fort efficace ; il instille la ligne directrice comme l’air qu’on respire. On ne s’en aperçoit pas, et on s’imagine parfois être en présence d’un débat particulièrement vigoureux. Au fond, c’est infiniment plus performant que les systèmes totalitaires.

Prenons, par exemple, le cas de l’Allemagne au début des années 1930. On a eu tendance à l’oublier, mais c’était alors le pays le plus avancé d’Europe, à la pointe en matière d’art, de sciences, de techniques, de littérature, de philosophie. Puis, en très peu de temps, un retournement complet est intervenu, et l’Allemagne est devenue l’Etat le plus meurtrier, le plus barbare de l’histoire humaine.

Tout cela s’est accompli en distillant de la peur : celle des bolcheviks, des Juifs, des Américains, des Tziganes, bref, de tous ceux qui, selon les nazis, menaçaient le cœur de la civilisation européenne, c’est-à-dire les « héritiers directs de la civilisation grecque ». En tout cas, c’est ce qu’écrivait le philosophe Martin Heidegger en 1935. Or la plupart des médias allemands qui ont bombardé la population avec des messages de ce genre ont repris les techniques de marketing mises au point... par des publicitaires américains.

N’oublions pas comment s’impose toujours une idéologie. Pour dominer, la violence ne suffit pas, il faut une justification d’une autre nature. Ainsi, lorsqu’une personne exerce son pouvoir sur une autre – que ce soit un dictateur, un colon, un bureaucrate, un mari ou un patron –, elle a besoin d’une idéologie justificatrice, toujours la même : cette domination est faite « pour le bien » du dominé. En d’autres termes, le pouvoir se présente toujours comme altruiste, désintéressé, généreux.

Quand la violence d’Etat ne suffit plus

Dans les années 1930, les règles de la propagande nazie consistaient, par exemple, à choisir des mots simples, à les répéter sans relâche, et à les associer à des émotions, des sentiments, des craintes. Quand Hitler a envahi les Sudètes [en 1938], ce fut en invoquant les objectifs les plus nobles et charitables, la nécessité d’une « intervention humanitaire » pour empêcher le « nettoyage ethnique » subi par les germanophones, et pour permettre que chacun puisse vivre sous l’« aile protectrice » de l’Allemagne, avec le soutien de la puissance la plus en avance du monde dans le domaine des arts et de la culture.

En matière de propagande, si d’une certaine manière rien n’a changé depuis Athènes, il y a quand même eu aussi nombre de perfectionnements. Les instruments se sont beaucoup affinés, en particulier et paradoxalement dans les pays les plus libres du monde : le Royaume-Uni et les Etats-Unis. C’est là, et pas ailleurs, que l’industrie moderne des relations publiques, autant dire la fabrique de l’opinion, ou la propagande, est née dans les années 1920.

Ces deux pays avaient en effet progressé en matière de droits démocratiques (vote des femmes, liberté d’expression, etc.) à tel point que l’aspiration à la liberté ne pouvait plus être contenue par la seule violence d’Etat. On s’est donc tourné vers les technologies de la « fabrique du consentement ». L’industrie des relations publiques produit, au sens propre du terme, du consentement, de l’acceptation, de la soumission. Elle contrôle les idées, les pensées, les esprits. Par rapport au totalitarisme, c’est un grand progrès : il est beaucoup plus agréable de subir une publicité que de se retrouver dans une salle de torture.

Aux Etats-Unis, la liberté d’expression est protégée à un degré que je crois inconnu dans tout autre pays du monde. C’est assez récent. Dans les années 1960, la Cour suprême a placé la barre très haut en matière de respect de la liberté de parole, ce qui exprimait, à mon avis, un principe fondamental établi dès le XVIIIe siècle par les valeurs des Lumières. La position de la Cour fut que la parole était libre, avec pour seule limite la participation à un acte criminel. Si, par exemple, quand je rentre dans un magasin pour le dévaliser, un de mes complices tient une arme et que je lui dis : « Tire ! », ce propos n’est pas protégé par la Constitution. Pour le reste, le motif doit être particulièrement grave avant que la liberté d’expression soit mise en cause. La Cour suprême a même réaffirmé ce principe en faveur de membres du Ku Klux Klan.

En France, au Royaume-Uni et, me semble-t-il, dans le reste de l’Europe, la liberté d’expression est définie de manière très restrictive. A mes yeux, la question essentielle est : l’Etat a-t-il le droit de déterminer ce qu’est la vérité historique, et celui de punir qui s’en écarte ? Le penser revient à s’accommoder d’une pratique proprement stalinienne.

Des intellectuels français ont du mal à admettre que c’est bien là leur inclination. Pourtant, le refus d’une telle approche ne doit pas souffrir d’exception. L’Etat ne devrait avoir aucun moyen de punir quiconque prétendrait que le Soleil tourne autour de la Terre. Le principe de la liberté d’expression a quelque chose de très élémentaire : ou on le défend dans le cas d’opinions qu’on déteste, ou on ne le défend pas du tout. Même Hitler et Staline admettaient la liberté d’expression de ceux qui partagaient leur point de vue...

J’ajoute qu’il y a quelque chose d’affligeant et même de scandaleux à devoir débattre de ces questions deux siècles après Voltaire, qui, comme on le sait, déclarait : « Je défendrai mes opinions jusqu’à ma mort, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez défendre les vôtres. » Et c’est rendre un bien triste service à la mémoire des victimes de l’Holocauste que d’adopter une des doctrines fondamentales de leurs bourreaux.

Dans un de vos livres, vous commentez la phrase de Milton Friedman : « Faire des profits est l’essence même de la démocratie »...

A vrai dire, les deux choses sont tellement contraires qu’il n’y a même pas de commentaire possible... La finalité de la démocratie, c’est que les gens puissent décider de leur propre vie et des choix politiques qui les concernent. La réalisation de profits est une pathologie de nos sociétés, adossée à des structures particulières. Dans une société décente, éthique, ce souci du profit serait marginal. Prenez mon département universitaire [au Massachusetts Institute of Technology] : quelques scientifiques travaillent dur pour gagner beaucoup d’argent, mais on les considère un peu comme des marginaux, des gens perturbés, presque des cas pathologiques. L’esprit qui anime la communauté académique, c’est plutôt d’essayer de faire des découvertes, à la fois par intérêt intellectuel et pour le bien de tous.

Dans l’ouvrage qui vous est consacré aux éditions de L’Herne, Jean Ziegler écrit : « Il y a eu trois totalitarismes : le totalitarisme stalinien, nazi et maintenant c’est Tina (2). » Compareriez-vous ces trois totalitarismes ?

Je ne les mettrais pas sur le même plan. Se battre contre « Tina », c’est affronter une emprise intellectuelle qu’on ne peut pas assimiler aux camps de concentration ni au goulag. Et, de fait, la politique des Etats-Unis suscite une opposition massive à l’échelle de la planète. L’Argentine et le Venezuela ont jeté le Fonds monétaire international (FMI) dehors. Les Etats-Unis ont dû renoncer à ce qui était encore la norme il y a vingt ou trente ans : le coup d’Etat militaire en Amérique latine. Le programme économique néolibéral, qui a été imposé de force à toute l’Amérique latine dans les années 1980 et 1990, est aujourd’hui rejeté dans l’ensemble du continent. Et on retrouve cette même opposition contre la globalisation économique à l’échelle mondiale.

Le mouvement pour la justice, qui est sous les feux des projecteurs médiatiques lors de chaque Forum social mondial, travaille en réalité toute l’année. C’est un phénomène très nouveau dans l’histoire, qui marque peut-être le début d’une vraie Internationale. Or son principal cheval de bataille porte sur l’existence d’une solution de rechange. D’ailleurs, quel meilleur exemple de globalisation différente que le Forum social mondial ? Les médias hostiles appellent ceux qui s’opposent à la globalisation néolibérale les « antimondialistes », alors qu’ils se battent pour une autre mondialisation, la mondialisation des peuples.

On peut observer le contraste entre les uns et les autres, parce que, au même moment, a lieu, à Davos, le Forum économique mondial, qui travaille à l’intégration économique planétaire, mais dans le seul intérêt des financiers, des banques et des fonds de pension. Puissances qui contrôlent aussi les médias. C’est leur conception de l’intégration globale, mais au service des investisseurs. Les médias dominants considèrent que cette intégration est la seule qui mérite, en quelque sorte, l’appellation officielle de mondialisation.

Voilà un bel exemple du fonctionnement de la propagande idéologique dans les sociétés démocratiques. A ce point efficace que même des participants au Forum social mondial acceptent parfois le qualificatif malintentionné d’« antimondialistes ». A Porto Alegre, je suis intervenu dans le cadre du Forum, et j’ai participé à la Conférence mondiale des paysans. Ils représentent à eux seuls la majorité de la population de la planète...

On vous range dans la catégorie des anarchistes ou des socialistes libertaires. Dans la démocratie telle que vous la concevez, quelle serait la place de l’Etat ?

On vit dans ce monde, pas dans un univers imaginaire. Dans ce monde, il existe des institutions tyranniques, ce sont les grandes entreprises. C’est ce qu’il y a de plus proche des institutions totalitaires. Elles n’ont, pour ainsi dire, aucun compte à rendre au public, à la société ; elles agissent à la manière de prédateurs dont d’autres entreprises seraient les proies. Pour s’en défendre, les populations ne disposent que d’un seul instrument : l’Etat. Or ce n’est pas un bouclier très efficace, car il est, en général, étroitement lié aux prédateurs. A une différence, non négligeable, près : alors que, par exemple, General Electric n’a aucun compte à rendre, l’Etat doit parfois s’expliquer auprès de la population.

Quand la démocratie se sera élargie au point que les citoyens contrôleront les moyens de production et d’échange, qu’ils participeront au fonctionnement et à la direction du cadre général dans lequel ils vivent, alors l’Etat pourra disparaître petit à petit. Il sera remplacé par des associations volontaires situées sur les lieux de travail et là où les gens vivent.

Est-ce les soviets ?

C’étaient les soviets. Mais la première chose que Lénine et Trotski ont détruit, sitôt après la révolution d’Octobre, ce sont les soviets, les conseils ouvriers et toutes les institutions démocratiques. Lénine et Trotski ont été à cet égard les pires ennemis du socialisme au XXe siècle. En tant que marxistes orthodoxes, ils ont estimé qu’une société retardataire comme la Russie de leur époque ne pouvait pas passer directement au socialisme avant d’être précipitée de force dans l’industrialisation.

En 1989, au moment de l’effondrement du système communiste, j’ai pensé que cet effondrement représentait, paradoxalement, une victoire pour le socialisme. Car le socialisme tel que je le conçois implique, au minimum, je le répète, le contrôle démocratique de la production, des échanges et des autres dimensions de l’existence humaine.

Toutefois, les deux principaux systèmes de propagande se sont accordés pour dire que le système tyrannique institué par Lénine et Trotski, puis transformé en monstruosité politique par Staline, était le « socialisme ». Les dirigeants occidentaux ne pouvaient qu’être enchantés par cet usage absurde et scandaleux du terme, qui leur a permis pendant des décennies de diffamer le socialisme authentique.

Avec un enthousiasme identique, mais de sens contraire, le système de propagande soviétique a tenté d’exploiter à son profit la sympathie et l’engagement que suscitaient pour beaucoup de travailleurs les idéaux socialistes authentiques.

N’est-il pas vrai que toutes les formes d’auto-organisation selon les principes anarchistes se sont finalement effondrées ?

Il n’y a pas de « principes anarchistes » fixes, une sorte de catéchisme libertaire auquel il faudrait prêter allégeance. L’anarchisme, du moins tel que je le comprends, est un mouvement de la pensée et de l’action humaines qui cherche à identifier les structures d’autorité et de domination, à leur demander de se justifier et, dès qu’elles en sont incapables, ce qui arrive fréquemment, à tenter de les dépasser.

Loin de s’être « effondré », l’anarchisme, la pensée libertaire, se porte très bien. Il est à la source de nombreux progrès réels. Des formes d’oppression et d’injustice qui étaient à peine reconnues, et encore moins combattues, ne sont plus admises. C’est une réussite, une avancée pour l’ensemble du genre humain, pas un échec.


(Propos recueillis par Daniel Mermet, revus et corrigés par l’auteur.)
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 16:34


Association des Forums Sociaux de Cornouaille et consacré aux médias, le 30 mai 2009 à Quimper : une critique non manichéenne des médias est-elle possible?

Noam Chomsky au forum social mondial de 2003. Wikipedia.org


Une conférence, puis un débat lors du Forum Social de Cornouaille, organisé par l'

 

Dans cette conférence : la nette différence entre "le pôle sérieux" (Noam Chomsky...) et "le pôle insultant" (PLPL devenu Le PLan B...) de la critique manichéenne des médias ayant une certaine vogue dans les mouvements sociaux et dans les gauches critiques, les confusions entre radicalité (selon l'étymologie mise en avant par Marx : "prendre les choses à la racine") et manichéisme, les limites de l'analyse des "industries culturelles" chez les philosophes allemands Theodor Adorno et Max Horkheimer, les simplifications du "modèle de propagande" du linguiste et militant américain Noam Chomsky, les pistes stimulantes de la sociologie du "champ journalistique" amorcée par Pierre Bourdieu, les apports des études de réception des médias, en particulier celles du promoteur "néo-marxiste" des cultural studies britanniques Stuart Hall...

 

Cette conférence a été suivie par un débat, centré sur la critique des médias mais qui a également abordé d'autres thèmes comme celui de la place de la question de l'individualité dans le renouveau actuel de la critique du capitalisme.


Sur la façon dont je conçois les termes du débat entre une critique manichéenne des médias et une autre critique des médias, on peut compléter l'analyse par trois textes :

 

-  "De quelques problèmes des nouvelles radicalités en général et de PLPL en particulier", revue alternative bordelaise Le Passant Ordinaire (aujourd'hui disparue), n°36, septembre-octobre 2001, http://www.passant-ordinaire.com/revue/36-272.asp

 

- "Rester critique face à la critique des médias", entretien, site radical Dissidence.fr, avril 2007, http://dissidence.libre-octet.org/rencontrer/corcuff.htm

 

-  "Vers une nouvelle critique des médias", revue québecoise de gauche radicale Á Bâbord ! (Montréal), n°18, février-mars 2007, http://www.ababord.org/spip.php?article263

 

Par ailleurs, on trouve sur internet la traduction française d'un texte théorique important de Stuart Hall : "Codage/décodage" (1e version britannique : 1973), revue Réseaux (CNET), n°68, novembre-décembre 1994, http://enssibal.enssib.fr/autres-sites/reseaux-cnet/

 

Enfin, la politiste Brigitte Le Grignou, qui se situe dans le sillage des travaux de Pierre Bourdieu, a proposé une synthèse des études de réception à l'échelle internationale (sur les informations télévisées, les séries comme Dallas, etc.) dans l'ouvrage :  Du côté du public – Usages et réception de la télévision, Paris, Economica, 2003; on peut aussi écouter sur internet ses cours à l'Université Populaire de Lyon : "Résistances des publics à la culture de masse" (année 2005-2006), http://uplyon.free.fr/calendrier2006.htm#legrignou

Voir les VIDEOS ici :


http://www.mediapart.fr/club/blog/philippe-corcuff/100609/les-enjeux-de-la-critique-des-medias


Le Ray and Maria Stata Center dans lequel Chomsky possède son bureau d'Institute Professor au sein du département de « linguistique et philosophie » du MIT.


wikipedia.org



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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 16:19
Journalistes et clubs presse 
Soirée débat le 18 juin
avec Edwy Plenel
à Aubervilliers (93)


L'indépendance de la presse sera au cœur de la rencontre organisée jeudi prochain au théâtre de la Commune d'Aubervilliers. Ce débat, auquel participeront des élus, Didier Bezace et Edwy Plenel, sera suivie d'une séance de dédicace du livre Combat pour une presse libre publié aux éditions Galaade.


Rendez-vous à 20h00 (ouverture au public dès 19h00), au théâtre de la Commune Centre Dramatique National  
2, rue Edouard Poisson - 93304 Aubervilliers

Réservation au: 01 48 33 16 16



http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/160609/soiree-debat-le-18-juin-avec-edwy-plenel-

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 16:13

Pakistan et Iran, deux poids et deux mesures…

AQ+Khan+dessin.jpg

Terrorisme islamiste, prolifération nucléaire en Corée ou en Iran... Ces grandes terreurs qui agitent les stratèges américains ont pour principale origine le Pakistan.

 

On sait depuis longtemps que l'islamisme a été encouragé par le Pakistan et les Etats-Unis pour lutter contre l'invasion soviétique en Afghanistan. Le Pakistan, ce pays dont la raison d'être est la religion musulmane (qui a motivé sa sécession de l'Inde), qui est débordé par ses extrêmes.

 

Cette nation hétéroclite est devenue une puissance nucléaire, face à l'arsenal atomique de l'ennemi héréditaire indien. On se reportera à l'article de S. Gherardi pour Le Monde qui détaille l'itinéraire de Abdul Qadeer Khan, devenu le "père" de la bombe Pakistanaise, en rapportant dans son pays les secrets de fabrication des centrifugeuses nécessaire à l'enrichissement de l'uranium.

A.Q Khan était traducteur dans une entreprise néerlandaise, u
ne filiale d’Urenco, joint-venture anglo-germano-néerlandaise destinée à produire de l’uranium enrichi, et il est devenu espion et héros national.

A.Q Khan est un humaniste, et a généreusement délivré ses secrets à la Corée du Nord, à la Lybie, à l'Iran (dont les centrifugeuses sont identiques à celles d'Urenco), en créant le principal réseau de fourniture nucléaire des pays en voie de développement.

 

A.Q Khan, dont le réseau a été démantelé, coule des jours tranquilles (mais assigné à résidence) chez lui, à Islamabad. Bien qu'ayant avoué avoir contribué à la dissémination de l'arme nucléaire en 2004, il a été grâcié par Pervez Musharraf le lendemain de sa condamnation.

 

Le régime d'Islamabad bénéficie d'une étonnante bienveillance de la part des Etats Unis, alors que ses voisins diabolisés par les américains (Afghanistan, Irak, Iran) semblent en comparaison bien inoffensifs.

 

Israel, le Pakistan, l'Inde, la Corée du Nord... si ces pays ont une arme atomique, je suis bien obligé de reconnaître qu'il n'y a pas de raison objective d'interdire à l'Iran de gagner son émancipation et de devenir une grande nation nucléaire souveraine.

En effet l'Iran est aussi l'antique Perse, un des endroits où la civilisation a été inventée,
comme nos mythes et légendes collectifs, de
Gilgamesh à Omar Khayyam ; un des plus vieux pays du monde.

 

Il y a un consensus politique iranien à ce sujet : Mir Hussein Moussavi, le candidat favori des "anti-Ahmadinejad", était premier ministre lorsque la République islamique a relancé secrètement, en 1987, un programme nucléaire avec l'assistance du réseau d'A. Q. Khan.

 

Si on autorise le Pakistan a posséder l'arme absolue, malgré son instabilité, ses fautes, son fanatisme, comment le refuser à l'Iran ?

 

Sur le même sujet, dans les archives du Rimbusblog :
Des Américains contre la guerre en Iran
Bush et Sarkozy en guerre contre l'Iran

Illustration © rimbus : AQ Khan


http://www.mediapart.fr/club/blog/rimbus/170609/pakistan-et-iran-deux-poids-et-deux-mesures

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 16:02


 
Conférence de Philippe Corcuff sur la critique des médias

Le 30 mai dernier, Philippe Corcuff était invité au Forum Social de Cornouaille, à Quimper, pour une conférence intitulée « Une critique non manichéenne des médias est-elle possible ? ». A cette occasion, il est revenu sur ce qu'il considère comme l’un des écueils d’une certaine critique des médias : sa « tendance à se focaliser sur les manipulations intentionnelles », autrement dit à tenter de rendre compte de la réalité sociale par l’action concertée et secrète des journalistes et des élites économiques et politiques.

Maître de conférence à l'IEP de Lyon, membre du Conseil scientifique d'ATTAC et du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Philippe Corcuff est l’auteur de plusieurs textes sur la critique des médias qui lui valent, depuis plusieurs années, l'inimitié du journal satirique PLPL (Pour lire pas lu, devenu Le Plan B) ou du site Acrimed. Son crime ? Avoir mis en évidence qu'une « tendance "conspirationniste" s’incarnait (...) dans le simplisme d’une critique "gauchiste" des médias », telle qu’elle peut être observée chez l’intellectuel américain Noam Chomsky ou le journaliste français Serge Halimi.

Voici la vidéo de son intervention :

(voir site http://www.conspiracywatch.info/Conference-de-Philippe-Corcuff-sur-la-critique-des-medias_a355.html)


Source :
* Philippe Corcuff, «
Les enjeux de la critique des médias », Mediapart.fr, 10 juin 2009.

Voir aussi, de Philippe Corcuff :
* « De quelques aspects marquants de la sociologie de Pierre Bourdieu » (
partie 1 ; partie 2 ), Mediapart.fr, 15 juin 2009 (publié initialement sur le site calle-luna.org, octobre 2004).
* « Chomsky et le "complot médiatique" - Des simplifications actuelles de la critique sociale », Mediapart.fr, 12 juin 2009 (publié initialement dans la revue ContreTemps, n°17, septembre 2006) ; URL : http://www.mediapart.fr/club/blog/philippe-corcuff/120609/chomsky-et-le-complot-mediatique-des-simplifications-actuelles-de-

URL : 
http://www.mediapart.fr/club/blog/philippe-corcuff/120609/chomsky-et-le-complot-mediatique-des-simplifications-actuelles-de-  

Mardi 16 Juin 2009


http://www.conspiracywatch.info/Conference-de-Philippe-Corcuff-sur-la-critique-des-medias_a355.html
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 04:06

 
Sarkozy place la France
au premier rang d'un éventuel
conflit avec l'Iran (Le Figaro)


"Les implications stratégiques de cet accord sont énormes. Cela veut dire qu'on met notre dissuasion nucléaire à la disposition des Émirats"
Au moment où une révolution colorée typique est tentée contre Ahmadinejad, le Figaro semble très fier que la France soit prête à utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran - pour lutter bien sûr contre la prolifération nucléaire. A partir du "Camp de la Paix" (ou camp Orwell)
 
Le Figaro révèle le contenu du nouvel accord de défense signé par Nicolas Sarkozy avec les Émirats arabes unis. Un accord qui place Paris au premier rang en cas de conflit avec l'Iran.
 

http://www.lefigaro.fr/international/2009/06/15/01003-20090615ARTFIG00291-moyen-orient-la-france-se-donne-les-moyens-de-riposter-.php?mode=imprimer
 

Moyen-Orient :
La France se donne les moyens de riposter
Isabelle Lasserre


Le containment (l'«encerclement») de l'Iran a commencé. Alors que Téhéran n'a pas donné suite aux propositions de négociations faites par Washington, les grandes capitales se préparent désormais à tous les scénarios. À Tel Aviv, les pilotes de chasse de Tsahal participent depuis un an et demi à des entraînements simulant des frappes contre les installations nucléaires iraniennes. Les États-Unis consolident la ceinture dissuasive formée autour de l'Iran par leurs bases militaires dans la région : Qatar, Irak, Afghanistan, Koweït… Quant à la France, en inaugurant une nouvelle base militaire à Abu Dhabi le mois dernier, puis en signant un nouvel accord de défense avec les Émirats arabes unis,
Nicolas Sarkozy l'a placée au premier rang d'un éventuel conflit avec l'Iran.
 
Selon les clauses secrètes de l'accord renégocié entre Paris et Abu Dhabi, la France s'engage à utiliser tous les moyens militaires dont elle dispose pour défendre les Émirats arabes unis s'ils venaient à être agressés. Tous les moyens militaires,
c'est-à-dire également l'arme nucléaire, s'il le faut.
 
Le mot «nucléaire» en lui-même n'apparaît pas, bien sûr, dans le texte. « Ce serait contraire à la philosophie de la dissuasion, qui consiste à en dire le moins possible sur la doctrine d'emploi », explique au Figaro un diplomate qui a pu consulter l'accord. Mais les moyens militaires, s'ils sont déclenchés, devront être définis en commun par la France et les Émirats. Extrêmement contraignant, plus encore, selon ceux qui l'ont lu, que l'article 5 du traité de l'Atlantique Nord, qui engage les membres de l'Otan à se porter au secours - y compris par la force armée - d'un autre membre qui aurait été attaqué, le nouvel accord de défense n'offre pas une garantie nucléaire sans limite aux Émirats. Juste un petit parapluie, dont le manche, bien sûr, reste dans les mains françaises. Mais il fait franchir à la France un pas supplémentaire dans son alliance avec un petit pays qui se situe au cœur du nouvel arc stratégique définit par le
livre blanc sur la défense en mai 2008.


Mise à disposition de «notre dissuasion nucléaire»
 
L'ancien accord, qui avait été signé en 1995 et devait bientôt expirer, évoquait lui aussi un engagement français au spectre très large en cas d'attaque contre les Émirats arabes unis. Mais le vieux texte, entièrement secret car relevant de la législature précédente, maintenait, selon le diplomate, la décision d'intervenir dans «une ambiguïté et une incertitude». Ce qui a changé depuis le 25 mai, c'est que
l'installation d'une base française à Abu Dhabi augmente de manière considérable le déclenchement automatique de l'accord bilatéral, puisqu'une attaque de l'Iran pourrait être considérée comme portant atteinte aux intérêts vitaux de Paris. Lesquels sont déterminés par le président de la République.
 
Quelle différence, alors, avec les accords de défense qui lient Paris à de nombreux États africains, qui hébergent eux aussi des bases militaires françaises ? «En Afrique, nous ne sommes pas dans un environnement nucléarisé», commente le député Pierre Lellouche, représentant de la France en Afghanistan. «Les implications stratégiques de cet accord sont énormes. Cela veut dire qu'on met notre dissuasion nucléaire à la disposition des Émirats», affirme un officier proche du dossier.
 
La base d'Abu Dhabi en elle-même n'est pas «nucléarisée». Mais la dissuasion française, toujours basée sur deux composantes, garde à sa disposition des SNLE, sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, qui patrouillent en permanence au fond des mers, ainsi que des avions de chasse pouvant se poser sur le porte-avions Charles-de-Gaulle avec des bombes nucléaires.
 
Promesse de transparence
 
Dans la région du Golfe, la perspective d'avoir un jour pour voisin un Iran nucléaire est considérée comme l'une des principales menaces. Pour y faire face, les Émirats arabes unis ont renforcé leur outil de dissuasion conventionnelle, afin de se doter d'une capacité de frappe en profondeur. En demandant à Nicolas Sarkozy d'installer une base française à Abu Dhabi, ils cherchent également à diversifier leurs alliances, afin de ne plus dépendre uniquement de leur allié américain.
 
Lorsqu'il avait été élu, Nicolas Sarkozy avait promis de revoir les accords de défense qui lient la France à ses alliés, afin de les adapter à la nouvelle posture stratégique. Il avait aussi promis de les rendre transparents en les faisant approuver par le Parlement et en les rendant publics. Ce processus est désormais largement engagé. L'accord avec les Émirats est le troisième à avoir été renégocié depuis la publication du livre blanc sur la défense. Deux nouveaux textes ont été signés avec le Cameroun et le Togo. Un qua­trième est en cours de renégociation avec le Gabon. Mais en raison de la lenteur des processus parlementaires, leur publication n'est pas annoncée avant de longs mois…
 

http://fr.groups.yahoo.com/group/alerte_otan/messages


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-32699035.html



Les Français n'ont jamais su clairement ce qui les attendait. Ni sur le plan social, ni sur le plan diplomatique, rien... Effrayant !

S'ils savaient ce qui les attend...

Eva R-sistons



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