Médias menacés

Dimanche 16 mars 2014 7 16 /03 /Mars /2014 03:11

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Crise avec le Qatar : l'Arabie saoudite veut la fermeture d'Al-Jazira

Le Monde.fr avec AFP | 14.03.2014 à 19h13• Mis à jour le 14.03.2014 à 19h29

Le premier ministre qatarien, Abdullah bin Nasser bin Khalifa al-Thani, à son arrivée à Rabat au Maroc, le 10 mars.

L'Arabie saoudite, qui a des relations tendues avec le Qatar, a exigé la fermeture de la chaîne de télévision Al-Jazira, a annoncé vendredi 14 mars une source proche des participants à la dernière réunion des monarchies du Golfe.

Lire : Tensions diplomatiques entre le Qatar et trois pays du Golfe

Riyad a aussi demandé la fermeture des centres de recherches qu'abrite Doha, dont le Brookings Doha Center et le Centre arabe de recherches et d'études politiques, dirigé par l'ancien député arabe israélien Azmi Béchara, considéré comme l'éminence grise de l'émir, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, selon cette source.


SOUTIEN DU QATAR À LA MOUVANCE ISLAMISTE

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont rappelé le 5 mars leurs ambassadeurs à Doha, accusant le Qatar de s'ingérer dans leurs affaires et de mener une politique déstabilisatrice dans la région en raison de son soutien à la mouvance islamiste. Cette décision sans précédent dans les annales du Conseil de coopération du Golfe (CCG) a été annoncée au lendemain d'une réunion houleuse à Riyad du groupement régional, qui compte également parmi ses membres le Koweït et Oman.

Selon une source proche d'un participant à la réunion, qui a requis l'anonymat, le chef de la diplomatie saoudienne, Saoud Al-Fayçal, a demandé que le Qatar se soumette à trois exigences, « fermer Al-Jazira, qui provoque la sédition, fermer les centres de recherches à Doha et livrer tout hors-la-loi ».


« INGÉRENCE DANS LES AFFAIRES INTÉRIEURES DU QATAR »

Le chef de la diplomatie du Qatar, Khaled Al-Attiya, a alors répliqué qu'il s'agissait d'une « ingérence dans les affaires intérieures du Qatar ». Al-Jazira, outil de la diplomatie du Qatar, a toujours exaspéré les pays de la région, et selon les experts, elle s'emploie à soutenir les islamistes, notamment en Egypte.

Le Qatar est considéré comme l'un des principaux bailleurs de fonds des Frères musulmans égyptiens et des groupes proches de cette confrérie dans les pays du « printemps arabe », alors que l'Arabie saoudite et les autres monarchies du Golfe soutiennent les militaires égyptiens.

Les trois pays accusent le Qatar d'accueillir des opposants et d'en avoir naturalisé certains. Les Emirats avaient convoqué en février l'ambassadeur du Qatar pour protester contre des propos de l'éminence grise des Frères musulmans, le prédicateur égyptien naturalisé au Qatar, cheikh Youssef Qaradawi, lors d'un prêche retransmis par Al-Jazira.


  LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE DU QATAR N'EST « PAS NÉGOCIABLE »

Selon les réseaux sociaux, cela fait deux semaines que ce cheikh n'a pas prononcé son prêche du vendredi dans la mosquée où il officie d'habitude à Doha. Un gendre de cheikh Qaradawi dirige un petit centre d'études au Qatar, l'Académie du changement, accusé par le quotidien des Emirats Al Roya d'encourager « le renversement des régimes en place ».

 

l'article complet ici :

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/03/14/crise-avec-le-qatar-l-arabie-saoudite-veut-la-fermeture-d-al-jazira_4383471_3218.html

Par Eva R-sistons - Publié dans : Médias menacés - Communauté : Les blogueurs influents
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Lundi 28 janvier 2013 1 28 /01 /Jan /2013 00:41

Leveson: l'UE veut pouvoir de licencier des journalistes

Un rapport de l'Union européenne a exhorté régulation de la presse serré et a exigé que les fonctionnaires de Bruxelles ont le contrôle des autorités de contrôle des médias nationaux avec de nouveaux pouvoirs pour imposer des amendes ou le licenciement de journalistes .... Lire la suite ...

Leveson: EU wants power to sack journalists

A European Union report has urged tight press regulation and demanded that Brussels officials are given control of national media supervisors with new powers to enforce fines or the sacking of journalists.

http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/leveson-inquiry/9817625/Leveson-EU-wants-power-to-sack-journalists.html

 


Lord Justice Leveson's inquiry did shine a light on some genuine and shocking abuses of press power - Leveson Report: Cameron’s Tory principles are protecting our ancient liberties
The EU report praises Lord Justice Leveson’s proposals Photo: Julian Simmonds

The “high level” recommendations that will be used to draft future EU legislation also attack David Cameron for failing to automatically implement proposals by the Lord Justice Leveson inquiry for a state regulation of British press.

A "high level" EU panel, that includes Latvia’s former president and a former German justice minister, was ordered by Neelie Kroes, European Commission vice-president, last year to report on "media freedom and pluralism". It has concluded that it is time to introduce new rules to rein in the press.

“All EU countries should have independent media councils,” the report concluded.

“Media councils should have real enforcement powers, such as the imposition of fines, orders for printed or broadcast apologies, or removal of journalistic status.”

As well as setting up state regulators with draconian powers, the panel also recommended that the European Commission be placed in overall control in order to ensure that the new watchdogs do not breach EU laws.

“The national media councils should follow a set of European-wide standards and be monitored by the Commission to ensure that they comply with European values,” the report said.

The EU report praises Lord Justice Leveson’s controversial proposals and attacks politicians, including the Prime Minister, that have questioned state regulation of newspapers.

“The gross abuses revealed in the Leveson enquiry have led its author to propose much more stringent institutional supervision, where the media would be much more closely monitored,” the report said.

“That judge Leveson’s recommendations should have been rejected out of hand by some politicians in high office, is not very reassuring.”

Mrs Kroes last night hailed the report’s “concrete ideas for action” as providing “exactly what I was looking for”.

“Ensuring the independence of regulators across the member states and their cooperation will be high on my agenda,” she said.

“The recommendations in this report are an important basis for the tough and principled discussion we urgently need in the EU.”

The report’s recommendations have sparked anger in Britain, a country that is often criticised by European officials for its media coverage of EU issues

A spokesman for the Department for Culture, Media and Sport said: "We have no intention of allowing Europe to regulate the British press. We have been clear that, as set out in the Leveson report, we expect the British press industry to implement tough, independent, self-regulation."

Douglas Carswell, the Conservative MP for Clacton, attacked the report for making an “extraordinary, and deeply disturbing proposal”.

“Having EU officials overseeing our free press - and monitoring newspapers to ensure they comply with "European values" - would be quite simply intolerable,” he said.

“This is the sort of mind-set that I would expect to find in Iran, not the West. This kooky idea tells us little about the future of press regulation. It does suggest that the European project is ultimately incompatible with the notion of a free society.”

Nigel Farage, the leader of Ukip, compared the proposals to “Orwell's 1984”. “This is a flagrant attack on press freedom. To hear that unelected bureaucrats in Brussels want the power to fine and suspend journalists is just outrageous,” he said.

Par Eva R-sistons - Publié dans : Médias menacés - Communauté : La Cyber-résistance
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Dimanche 7 octobre 2012 7 07 /10 /Oct /2012 20:40

Main basse sur la mémoire, les pièges de la loi Gayssot (Oulala.info)

 

gayssot-non-liberte-oui-images.jpg

Main basse sur la mémoire, les pièges de la loi Gayssot

 

Sortie web du nouveau documentaire Clap36


Alors que nous pataugeons dans un faux débat sur la liberté d’expression à propos d’un film antimusulman qui n’est pas un film mais un guet-apens politique, Clap36 a jugé important de revenir sur la mère de toutes les censures actuelles -la loi Gayssot- véritable instrument de régulation du droit d’expression et de la liberté de penser.
C’est pourquoi nous vous proposons en libre visionnage « Main basse sur la mémoire, les pièges de la loi Gayssot » de Béatrice Pignède.

Synopsis
Vingt ans après l’adoption de la loi Gayssot, de nombreux historiens, philosophes, hommes politiques de tous bords, dénoncent les dérives qu’elle a engendrées. La « mère de toutes les lois mémorielles », votée en 1990, pénalise la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité, tels que définis par le Tribunal de Nuremberg. Présentée à l’époque comme un rempart contre l’antisémitisme, son bilan est pourtant aujourd’hui désastreux : atteintes aux libertés, concurrence génocidaire, surenchère victimaire, renouveaux identitaires et racistes, gigantesques détournements financiers. Au plan international, le verrou idéologique institutionnalisé par la loi Gayssot participe également à justifier les guerres coloniales de ces dernières années et à couvrir la politique d’Israël d’une caution inoxydable.

Sous titrage anglais disponible (cliquer sur « CC » dans la vidéo).

Regarder le film sur clap36.net

 

http://www.oulala.info/2012/10/main-basse-sur-la-memoire-les-pieges-de-la-loi-gayssot/

 

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Samedi 7 août 2010

12 ans après Roger Garaudy, Vincent Reynouard baillonné...et emprisonné, du fait de la loi Gayssot

 


 Né en 1969, marié et père de 8 enfants, le Français Vincent Reynouard est ingénieur chimiste de formation, issu de l'ISMRA (Institut des sciences de la matière et du rayonnement atomique) de Caen. Il se présente volontiers comme catholique traditionaliste et ne cache pas ses opinions politiques ultra-conservatrices. Mais, surtout, il conteste publiquement, sous la forme de DVD et d’écrits, la version classique de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. ll fait partie de ces chercheurs se proclamant « révisionnistes » et qualifiés de « négationnistes » car ils ne croient pas à l’existence des chambres à gaz homicides dans les camps de concentration allemands.

En 2005, Reynouard écrit et envoie à des syndicats d'initiative, des musées et des mairies un fascicule de 16 pages intitulé « Holocauste? Ce que l'on vous cache », dans lequel il prend le contre-pied de l’histoire académique. La justice française s’abat aussitôt sur lui.

En première instance, il est condamné, en 2007, par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) à 1 an de prison ferme, 10.000 euros d'amende et 3.000 euros de dommages et intérêts pour la LICRA. En appel, en juin 2008, la Cour de Colmar confirme la peine de prison et le condamne à un total de 60.000 euros (20.000 euros d'amende + publications forcées et frais divers). Du jamais vu.

Comme Reynouard réside en Belgique, la France lance contre lui un mandat d'arrêt européen pour l'obliger à purger la peine de 1 an de prison ordonnée par la Cour d'appel de Colmar. Le 9 juillet dernier, il est emprisonné par la police belge, en attendant son extradition en France. Ce qui fait dire à l’intéressé : « Quand on ne songe qu’à la mise en prison pour se débarrasser d’un contradicteur, c’est qu’on n’a pas d’arguments. »

Conclusion : un homme de 41 ans, père de 8 enfants, est actuellement emprisonné pour ses recherches historiques, en raison de la loi Gayssot. 

Cette loi, promulguée au Journal officiel de la République française le 14 juillet 1990, interdit, dans son article 24bis, le fait de « contester (…) l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international [dit de Nuremberg] annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945. »

Dans mon livre Sarkozy, Israël et les juifs (Oser dire, 2009), j’ai rappelé que cette loi liberticide a été vivement critiquée par des personnalités comme l’académicienne française Simone Veil ; le Secrétaire perpétuel de l’Académie française, Hélène Carrère d'Encausse ; les ministres Jean Foyer, Jacques Toubon, Alain Peyrefitte ; les historiens Henri Amouroux, Pierre Vidal-Naquet, Annie Kriegel, François Furet, Alain Besançon, Jacques Willequet et François Bédarida ; la fondatrice de l’Institut de recherche Hannah Arendt, Chantal Delsol ; le prix Nobel d’économie 1988, Maurice Allais ; les écrivains Michel Tournier, Louis Pauwels, Michel Houellebecq, Philippe Muray, Jean Daniel, Vladimir Volkoff, Michel Rachline et Alain Robbe-Grillet ; les magistrats Philippe Bilger, Alain Marsaud et Raoul Béteille ; les juristes Olivier Duhamel, Anne-Marie Le Pourhiet, Emmanuelle Duverger, André Decoq et Guy Carcassonne ; les avocats Jacques Vergès et John Bastardi Daumont ; le philosophe Paul Ricoeur ; l’humoriste Bruno Gaccio ; des défenseurs de la liberté d’expression comme le fondateur de Reporters sans frontières Robert Ménard (qui la dénonce comme une « police de la pensée ») et Gabriel Cohn-Bendit ; les journalistes Dominique Jamet, Delfeil de Ton, Alain Rollat, Albert du Roy, Philippe Tesson, Jacques Julliard et Ivan Rioufol ; ou encore l’ancienne présidente de la Ligue des droits de l’homme, l’historienne Madeleine Rebérioux. À l’étranger, le linguiste américain Noam Chomsky s’en est déclaré l’adversaire absolu. Pour le physicien et intellectuel belge Jean Bricmont, « la loi Gayssot est une régression juridique de plusieurs siècles ». Les présidents Hugo Chavez et Mahmoud Ahmadnedjad ont, quant à eux, condamné sévèrement cette répression.

Il nous incombe désormais de défendre la libre expression dans les faits et non plus seulement en théorie. Pourquoi n’entend-on personne dénoncer publiquement le sort réservé à Vincent Reynouard ? Que font Reporters sans frontières, Amnesty International et Human Rights Watch ? Aucun média, ni français ni étranger, n’a informé l’opinion de cette affaire. Un tel silence est anormal.

Personnellement, j’ai décidé de réagir en tant qu’historien et citoyen, et de faire savoir, par ce communiqué, combien je suis révolté par le fait que, chez nous, on jette en prison un homme pour ses opinions, aussi insolites, stupéfiantes et controversées soient-elles. Un tel traitement est indigne de la France et de sa tradition intellectuelle. La loi n’a pas à intervenir dans la définition de la vérité historique : dans un État libre, cette fonction est celle des historiens. La loi Gayssot, qui restreint la liberté du chercheur, est contradictoire avec la notion d'État démocratique ; c’est une loi scélérate. Je demande en conséquence son abrogation immédiate.

J’espère être bientôt rejoint par des dizaines, des centaines, des milliers d’autres personnes ne pouvant rester indifférentes face à ce scandale qui nuit gravement à l’image de la France et bafoue l’esprit de la République.

Celles et ceux qui veulent cosigner avec moi ce communiqué peuvent m’envoyer leur nom et leurs coordonnées à cette adresse : eugenie.blanrue@laposte.net. Il ne s’agit pas de soutenir les idées religieuses, politiques ou historiques de Vincent Reynouard, mais de défendre son droit à les exprimer. Pour les contester, il suffit d’un débat démocratique, ouvert, franc et loyal.

Nous ferons le point sur ces signatures à la fin du mois de septembre prochain. En attendant, merci de diffuser ce texte au maximum.

 

 

Paul-Éric Blanrue,

Historien,

Fondateur du Cercle zététique,

Auteur de Sarkozy, Israël et les juifs (Oser dire, 2009).

 

 

[Le titre est de Alaindépendant, qui n'approuve en rien les thèses néo-nazies défendues par Reynouard, par exemple celles sur le massacre d'Oradour-sur-Glane, mais qui pense que les opinions doivent être combattues s'il le faut par l'intelligence et l'argumentation et non par l'autorité de la loi]

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2010/08/07/18760774.html

 

 

 

Eva : Cette loi liberticide est une honte ! On doit pouvoir effectuer les recherches historiques de SON CHOIX ! Quelles qu'elles soient ! Et le deux poids deux mesures (Juifs, Musulmans) est intolérable et lourd de frustrations pouvant alimenter l'antisémitisme abominable !

Par Eva R-sistons - Publié dans : Médias menacés - Communauté : Démocratie politique
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Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 13:32
Par Eva R-sistons - Publié dans : Médias menacés - Communauté : journalistes
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Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 23:32

Des centaines de journalistes français sous surveillance ?

15 septembre 2011 16:01, Les mots ont un sens, par Napakatbra


Selon Guéant et Péchenard, la DCRI a le droit d'enquêter sur les sources des journalistes dès lors que des "informations confidentielles d'une affaire judiciaire en cours" sont divulguées. Des centaines de journalistes doivent donc être espionnés en permanence...


Guéant Péchenard Liberté de la presse

A l'origine, une fuite : en pleine affaire Woerth-Bettencourt, David Sénat, alors directeur du cabinet de MAM à la Justice, balance au quotidien Le Monde quelques infos truculentes sur une enquête de police. Embêtant... une femme de ministre aurait été embauchée après intervention expresse de son mari, dans une obscure TPE soupçonnée d'avoir couvert, sinon organisé, une fraude fiscale à plusieurs centaines de millions d'euros ?! Pas franchement du meilleur effet. Il fallait agir et vite. L'impétrant s'est retrouvé muté en Sibérie Guyane en deux temps trois mouvements. Est-il utile de préciser que la fraudeuse n'a quasiment pas été inquiétée ? Non, bien entendu... mais le sujet n'est pas là.


Y a-t-il eu intervention de l'Etat pour identifier les sources des journalistes ? Oui, c'est un fait. Guéant et Péchenard l'ont admis. Même si aucune écoute n'aurait été réalisée, nos flics de chocs ont tout de même épluché les fadettes d'un journaliste pour identifier le délateur. Hors cadre judiciaire, bien entendu... mais le sujet n'est pas là (article à venir).


Un secret mal gardé


Concentrons-nous plutôt sur les arguments de nos valeureux défenseurs de la veuve (Bettencourt) et de l'opprimé (Woerth) : "J'ai demandé à la DCRI d'identifier le haut fonctionnaire qui, soumis au secret professionnel et ayant un accès direct à des documents sensibles, avait divulgué des informations confidentielles dans une affaire judiciaire en cours", a expliqué Frédéric Péchenard, Directeur général des services de police. "Je trouve cela grave. C'est un infraction pénale", a-t-il ajouté le regard sombre.

Et d'une, au moment où il a demandé à la DCRI d'enquêter, n'étant pas censé connaître le coupable, Péchenard ne pouvait pas savoir qu'il s'agissait d'un haut fonctionnaire. Et de deux, faut-il comprendre qu'à chaque fois que "des informations confidentielles dans une affaire judiciaire en cours" sont divulguées à la presse, il y a enquête ? Aïe...

♦ 13/09/2011 : "Mediator : comment Servier a corrigé le rapport du Sénat" titre LeFigaro.fr. La pilule a toujours autant de mal à passer et le site balance les retranscriptions d'écoutes téléphoniques récoltées par la police. Violation du secret de l'instruction.

♦ 13/09/2011 : LeMonde.fr publie les "déclarations de Madame Bettencourt à la police". Violation du secret de l'instruction.

♦ 13/09/2011 : Le Parisien et Le Canard Enchainé dévoilent quelques perles de l'interrogatoire de Jean-Noel Guérini, qui lâche son frère. Violation du secret de l'instruction.

♦ 14/09/2011: "En Corse, les gendarmes sur la piste agricole" titre LePoint.fr. Citant une "source proche de l'enquête", le journaliste révèle quelques secrets relatifs aux investigations des pandores sur le meurtre d'un maire. Violation du secret de l'instruction.

♦ 16/09/2011 : bon pied, bon oeil, Liberation.fr nous donne quelques indices sur l'évolution de l'enquête concernant les exploits podologistiques de Georges Tron.

♦ Les multiples révélations de Mediapart sur Ziad Takieddine ? Violation du secret d'instruction...

♦ 13/09/2011 : Marianne2.fr dévoile que Sarko compte se rendre en Libye, jeudi. Pire qu'une violation du secret d'instruction : la sécurité du chef de l'Etat est en jeu ! Haute trahison !

Liste évidemment non exhaustive. Bref. Tous les jours, en France, cinq, dix, peut-être vingt ou trente articles citent des "informations confidentielles d'une affaire judiciaire en cours". Et autant de journalistes espionnés ? Ça coule de source... à en croire nos deux compères.


http://www.lesmotsontunsens.com/des-centaines-de-journalistes-francais-sous-surveillance-11160

Lire aussi : "Journalistes en semi-liberté"

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(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")A lire également :

Par Eva R-sistons - Publié dans : Médias menacés - Communauté : Démocratie politique
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 03:21

 

 

bjr.jpg


En trois mois, 35 journalistes tués dans 16 pays - Le Pakistan pays le plus dangereux

http://lechemindagoue.20minutes-blogs.fr/web

 

Bonjour,

Voyant le nombre chaque jour de journalistes enlevés ou assassinés par des
équipes de snipers formés à l'élimination de cibles civiles, j'ai souhaité
réagir.

Voici des règles à respecter pour le journaliste soucieux de préserver sa
sécurité physique et son travail.

-Ordinateur mis à jour, pour windows il existe un logiciel gratuit de chez
Sécunia, PSI, ceci vous permettra à chaque scan de vérifier si l'ensemble de
vos programmes installés sur votre ordinateur sont à jour, ceci permet de
freiner un groupe de hacker qui souhaite lire votre disque dur, comme un état
qui connait d'avance votre ip....

-Firewall et anti virus, selon moi le meilleur gratuit est COMODO, et un très
bon payant est ESET Smart security.

-Supprimer ses données avec ERASER, avec 35 pass aléatoire, si vous pensez
que votre disque dur contient des fichiers sensibles qui ont été effacés de
manière peu sécurisée par le passé, utilisez unused space erased. minimum
7pass.

-l'anonymat passe avant tout par un VPN, 5€ par mois pour un journaliste ce
n'est pas cher payer pour être sur à 100% (ex: vpntunnel.se fidèle depuis 1
an, rapide,aucun soucis fonctionne avec p2p,5€ par mois)

-Faire un PC fantôme en utilisant un livecd d'ubuntu, une distribution de
linux, qui se charge uniquement dans la mémoire vive, il possède tous les
outils, incorporés. attention vous devez éteindre le pc et bien le rallumer, de
ce fait la mémoire vive sera définitivement purgée en le ré-allumant et donc
il est sécure.

-outils très pratiques :
-modules firefox :  
--WOT, permet de vérifier la crédibilité d'un site pour un achat par
exemple.
--adblock, permet de virer les pubs, abonnez vous à toutes les listes pour
être sur dans adblock.
--Force-TLS 2.0, indispensable pour éviter de se faire capter ses mots de
passe par les gouvernements, le module force la connection https et donc tout
passe crypté et donc impossible pour un petit code espion d'écrire vos
identifiants et mot de passe sur l'url et permettre au FAI de les lire.

Tor n'est pas sécurisé du tout ! ne l'utilisez jamais lorsque vous vous
loguez à votre boite aux lettres ou bien rentrez des mots de passe,car un
simple sniffer et pas de chance et hop. un FAI connait votre IP donc le pays
fasciste aussi, il sait sniffer c'est un jeu d'enfant.

-Truecrypt, vous devez utiliser le cryptage minimum 256 bits et surtout avec
des minuscules, majuscule chiffre et caractères (/*-+), un minimum de 12
caractères avec chacune de ces syntaxes et le tour est joué.

-utilisez de petits organes de stockage, des micro SD, il existe en version de 8
et 16GO, de ce fait la police aura du mal à mettre la main sur vos documents
secrets, bien sur cryptés le tout. Cachez le en posant du bluetack et collez le
derrière un radiateur ou enterrez le dans une plante ou collez le sur la
feuille d'une plante par exemple.

KeyScrambler, il se peut ami journaliste qu'un mouchard soit installé sur
votre ordinateur, un keylogger.
.
Ce petit logiciel va vous permettre de crypter chaque frappe de votre clavier
en fonction des différents programmes que vous utilisez, mozilla outlook etc..
INDISPENSABLE

-FREENET, c'est un réseau anti censure, utilisez le pour balancer des info
de nature stratégique visant à dénoncer des personnes hautement placés. Ou si
vous craignez vraiment pour votre vie, selon la nature de l'info.

-http://www.2ip.ru/ ce site vous permet de vérifier votre adresse ip avant de
publier un article. l'adresse IP ne doit jamais être la votre, toujours celui
de votre VPN !!  

-http://www.netvibes.com/ ce site vous permet de réunir tout les flux RSS sur
une même page, INDISPENSABLE pour nos amis journalistes et autres soucieux de
rester au top de l'actu.

-http://www.virustotal.com/ ce site vérifie pour vous la présence de virus
dans un fichier, un fichier PDF peut contenir un trojan ! ou bien une phot,
avant d'exécuter quoi que ce soit, venant d'un ami, vérifier le fichier avec
virus total.

-Il se peut que la censure d'un pays, Tunisie ou Maroc dispose d'un filtrage
sur les serveurs de DNS des FAI du pays, donc utilisez ceux d' OPENDNS, ou de
GOOGLE. Cela pourrait vous donner accès à du contenu censuré en temps normal.


Sécurité Physique:

-Chaque journaliste est perçu comme un nuisible dans des pays dit sensibles.
Agissez tels des agents de renseignement, personne ne doit savoir que vous
êtes journalistes pas même le gouvernement, si le gouvernement est au courant,
votre ligne est sur écoute obligatoirement ainsi que l'adsl, il sniffe votre
connection voilà pourquoi installez un vpn,  

Le pays voudra connaitre vos agissements, habitudes et surtout vos sources, les
personnes avec qui vous êtes le plus en contact. Votre logement est déjà
infesté de micro, agissez comme tel. Réinstallez votre ordinateur ou bien
bootez sur un LIVECD pour être sur ! Vérifiez la prise de votre clavier, il se
peut qu'un keylogger matériel soit raccorder entre votre carte mère et votre
prise clavier, très utilisé dans les services de renseignement.

-vous êtes un journaliste qui réside au Maroc ou en Tunisie,  que dois je
faire ?

-j'agis comme si ma ligne est sur écoute et ma ligne internet et que mon
logement est posé (micro ou caméra dedans)

-  si je suis parti de chez moi en laissant l'ordinateur dans la pièce, il se
peut que les plombiers (...) ait mis sur écoute votre PC, je vérifie le
raccordement de ma prise clavier, elle doit rejoindre directement ma carte
mère,   j'utilise un LIVECD ou je réinstalle mon ordinateur (pas évident..)
j'utilise un VPN lorsque je surfe sur internet, OBLIGATOIRE.

- je ne prends part à aucune manifestation, sniper positionné, ordre donné
pour élimination ou capture de cible terroriste = journaliste, donc implication
des services de contre espionnage contre vous.

Agissez en tant que tel et brouillez tout !

- Lors de manifestations et de débordements, j'ai le réflexe de résider chez
des amis et de rester dans le logement, je me fais tout petit.

- ou je quitte le pays si je pense avoir accès à beaucoup de sources, il se
peut que le pays le sache aussi et utilise les débordements de manifestations
comme prétexte pour votre élimination.

- Je mets une casquette ou un chech, pas chers, et j'eenmerde bien les snipers pour les identifications lors des manifestations. Mais je ne jouerais pas avec eux si j'étais vous.

- Je ne reste JAMAIS seul !

Je constate que les journalistes passent en ligne de mire, il deviennent des
terroristes. Ils ont raison selon moi car vous dénoncez un système fasciste
vous tentez donc de renverser le pouvoir.

Agissez en personne intelligente, et évitez la mort, vous faites un travail
extrêmement dangereux dans ces pays là, vous risquez la torture mes amis, et
ce n'est pas une blague (..)


Jeudi 13 Janvier 2011
http://www.alterinfo.net/Destine-a-chaque-journaliste-residant-sur-la-terre_a53737.html
Par Eva R-sistons - Publié dans : Médias menacés - Communauté : Divers Infos et actualités
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Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 19:26

http://m.gawker.com/5288536/porn-mags-you-read-for-the-stories-grow-less-lucrative/gallery/

"La presse israélienne cache la vérité", par Gideon Levy

Publié le 22-11-2010


Le journaliste israélien souligne les limites de la liberté de la presse en Israël.

"La presse israélienne cache la vérité

Beaucoup d’entre nous courbent la tête, capitulant et s’autocensurant, ce qui est incommensurablement pire qu’une censure par le gouvernement.

Nous sommes réunis à Eilat cette semaine pour notre conférence annuelle ; utilisons-la pour nous interroger. Nous avons bien des raisons d’être fiers de ce que nous écrivons, diffusons, dévoilons, exprimons. Ce n’est pas partout qu’on trouve une presse aussi vivante, surtout une presse aussi libre. Mais cette liberté qui est la nôtre est en grand danger, les amis, une liberté dont nous ne profitons pas vraiment. Un incendie menaçant se propage en ce moment autour de nous, et même s’il n’est pas arrivé jusqu’à nous, il s’approche, et pourtant nous ne prenons pas garde. Le monstre arrive, et il n’y a personne pour l’arrêter. Ici, les journalistes ne sont pas assassinés, pas encore, mais certains insinuent que cela devrait se produire. Nous ne sommes pas bâillonnés, pas encore, mais certains prêchent publiquement que ce doit être fait. Scandaleusement, certains journalistes demandent à ce que nous soyons refrénés, empêchés de murmurer quelque opinion, sans parler des opinions subversives ou minoritaires. Trop de nos collègues ne comprennent pas leur fonction ; ils confondent relations publiques et journalisme, propagande et vérité, vrai patriotisme, c’est-à-dire faire notre travail, et faux patriotisme, c’est-à-dire servir la propagande.


La maison brûle, les amis, et certains dans la profession mettent de l’huile sur le feu. Au dehors, des lois dangereuses sont votées qui visent les organisations à but non lucratif, les Arabes et les autres minorités, mais cela finira par nous atteindre, nous le souffle de vie affirmé de la démocratie, que trop peu de gens comprennent vraiment.


Il n’y a guère de censure ou de pressions venant du gouvernement, de l’armée ou d’autres groupes de pouvoir en Israël auxquelles nous ne pouvons pas résister. Le problème, c’est que beaucoup d’entre nous courbent la tête, capitulant et s’autocensurant, ce qui est incommensurablement pire qu’une censure par le gouvernement. Trop d’entre nous ont rejoint le service de la propagande israélienne, une presse qui n’a pas été écrite, mais qui est ralliée.


A première vue, aucune idéologie ne domine : les pages éditoriales sont pleines d’une large variété d’opinions, mais une ligne nous commande : il faut se faire aimer par nos lecteurs, ne pas les mettre en colère inutilement, ne pas leur dire ce qu’ils ne veulent pas savoir, mais les émouvoir et les distraire, autant que possible ; pour vendre.


Nous avons descendu des présidents, des ministres et des Premiers ministres avec nos enquêtes et nos articles, et pourtant, la matière première la plus rare chez nous, c’est le courage. Les gens ne veulent rien savoir sur l’occupation ? Nous ne leur en parlerons pas. Les gens ne veulent pas entendre la vérité sur l’opération Plomb durci ? Nous ne leur ferons pas perdre le sommeil avec ça. Nul besoin du Bureau des porte-parole des FDI, il est en nous. La plupart des fantômes qui émergent de l’épouvantable agression de Gaza, le petit nombre d’enquêtes et de procès tardifs, ne sont pas les fruits de nos investigations. Nous avons été mis en sommeil et abusés dans l’opération Plomb durci. Certains d’entre nous ont demandé à ce qu’elle ait lieu, ensuite, ils ont volontairement fait le flou sur ce qui s’est passé là-bas.


Le gouvernement nous a fermé la Bande de Gaza depuis novembre 2006 et, de façon scandaleuse, personne n’a relevé le défi. Il est difficile de croire que seule, une journaliste courageuse, Amira Hass, a réussi à se trouver sur les lieux pour écrire, sans faire partie d’une unité armée, alors que le reste de la presse avait déclaré forfait. Les militants de la flottille turque pour Gaza ont été traités de « terroristes » par les médias, sans dire en quoi ils l’étaient, parce c’est comme cela que notre gouvernement les appelait, parce que c’est ce que voulaient nos lecteurs, et ce faisant, nous avons justifié le meurtre de neuf de ces militants.

Une presse, qui excelle à bien des égards, faillit à sa tâche dans la couverture de l’occupation ; elle est le plus grand collaborateur de l’occupation. Elle aide les Israéliens à se donner l’impression qu’il n’y a pas d’occupation. Sans la campagne de déshumanisation de la presse, les Israéliens seraient moins contents d’eux, et peut-être que plus de doutes, sur le plan moral, s’installeraient sur ce que nous faisons.


En ignorant les choses, et en servant la propagande, la presse ne remplit pas la tâche qui est la sienne, elle permet que se perpétue cette cruauté non loin de chez nous, en la repoussant à des années-lumière de notre conscience. Nous devons parler de tout cela à Eilat, entre les honneurs et le langage fleuri. Autour d’un gin tonic, nous devons nous demander si nous transmettons la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité."


par Gideon Levy

Source : http://www.haaretz.com/opinion/israeli-press-is-censoring-the-truth-away-1.325832

(Traduit par JPP)

CAPJPO-EuroPalestine

 

 

Eva R-sistons : La liberté est en danger partout ! Les journalistes ne peuvent plus faire leur travail, honnêtement, en toute indépendance, en toute impartialité, en France comme ailleurs, et notamment en Israël ! La réalité est si hideuse, qu'on cache tout, de plus en plus, aux citoyens, ils sont privés de la connaissance de la vérité ! Et en particulier, les crimes d'Israël doivent éclater au grand jour ! La FDI pratique le terrorisme intellectuel: On censure ce qui gêne ! On censure même des extraits du Talmud, tellement ils embarrassent (par exemple, "les goys sont des animaux... à exterminer"). Et pendant ce temps, on dresse artificiellement les peuples contre un pays qui n'a attaqué personne, et qui ne constitue nullement une menace : L'Iran, pays millénaire coupable de ne pas s'aligner sur la monstrueuse Pensée Unique criminelle de l'Occident ! Tout cela est abject...

Par Eva R-sistons - Publié dans : Médias menacés
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Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 22:58
7 octobre 2010
Le Monde diplomatique
Appel aux lecteurs

L'information gratuite n'existe pas

par Serge Halimi

Même si quelques internautes semblent encore l'ignorer, l'information gratuite n'existe pas.

Pour certains journaux, sites, moteurs de recherche, qui se contentent de répercuter gratuitement les données et analyses que d'autres ont collectées, tout paraît magnifique. Surtout quand ils s'octroient la part du lion des recettes publicitaires ainsi obtenues. Mais le privilège extravagant qui leur est concédé n'aura qu'un temps. Google lui-même l'a bien compris, qui admet par la voix de son PDG Eric Schmidt avoir « désespérément besoin que les journaux, magazines et sociétés de presse réussissent, car il nous faut leur contenu ».

Or, pour ces derniers, tout devient de plus en plus difficile. Lorsqu'ils ne sont pas adossés à des journaux papier, les sites d'information ne parviennent pas à financer leurs dépenses par le biais d'abonnements, de recettes publicitaires, ou d'un système associant l'un et l'autre. Afin de survivre, ils font donc régulièrement appel à de nouveaux investisseurs à qui ils ne cessent de promettre le bout du tunnel...

Quant aux sites de journaux, comme celui du Monde diplomatique, ils n'existent en accès gratuit que parce que les acheteurs et les abonnés de ces périodiques permettent encore de financer la mise en ligne de leurs contenus. Mais pas seulement leur mise en ligne. Car, préalablement, intervient tout un travail professionnel de collecte de l'information, de vérification des données, d'édition des textes et de correction des articles.

Qu'on le comprenne, la gratuité de la distribution de l'information coïncide avec (et contredit) le caractère payant de toutes les étapes de sa collecte. Chaque article du Monde diplomatique correspond en effet à un engagement financier réglé par le mensuel : pige du journaliste ou salaire du membre de la rédaction, frais de déplacement et de séjour en cas de reportage, rémunération des correcteurs, maquettistes, imprimeurs, diffuseurs, etc.

Dans le cas d'un texte consulté en ligne, la suppression des frais d'impression et de diffusion ne réduit pas d'un centime les autres dépenses. Si émettre une opinion plus ou moins informée est assurément bon marché, la fonder sur une enquête ou sur une connaissance requiert du travail et de la peine.

Il existe encore une presse militante, en ligne et sur papier, impulsée par des gens qui paient de leur personne et qui offrent leur temps. Hormis ce cas, admirable mais rare, un travail journalistique à plein temps doit, à l'égal de n'importe quel autre emploi professionnel, être rémunéré en vertu de cette règle élémentaire qui veut que toute peine mérite salaire.

Est-il légitime que cette rémunération soit entièrement mise à la charge des acheteurs de journaux et des abonnés, pendant que la plupart des internautes joueraient un peu le rôle de « passagers clandestins » ?

Poser la question, c'est y répondre.

Or, c'est bien de ce cas de figure qu'il s'agit aujourd'hui, surtout dans le cas d'un journal comme Le Monde diplomatique dont les ressources ne proviennent ni d'un banquier soucieux d'étendre sa surface sociale et politique, ni des annonceurs (leurs dépenses ne représentent que 3 % du chiffre d'affaires du mensuel, et moins de 1 % des recettes de ce site).

Persuadés des vertus de la libre circulation de l'information, nous offrons sur notre site - le premier site de presse à avoir été lancé en France - deux années de nos archives intégrales, ainsi qu'un éclairage de l'actualité à travers nos « valises diplomatiques » et les blogs de nos collaborateurs. Notre ambition est de poursuivre ce développement. Notamment en améliorant l'interactivité, et de mener à bien le projet ambitieux de numérisation de nos archives dans lequel nous nous sommes lancés (lire « Transmettre », par Philippe Rivière, octobre 2009).

Au moment où nous faisons appel aux lecteurs du Monde diplomatique, où plusieurs centaines de ses acheteurs réguliers, de ses abonnés, ont déjà consenti un effort financier supplémentaire afin de garantir son indépendance et son développement, il serait normal par conséquent que les internautes qui consultent régulièrement ce site gratuit s'inspirent de leur démarche.

Ce serait également juste.

C'est pourquoi nous vous demandons aujourd'hui, dans la mesure de vos moyens, d'acheter le journal en kiosques, de vous abonner, d'abonner un parent ou un ami, ou même de verser un don - depuis quelques semaines, notre site propose un formulaire qui permet de le faire directement en ligne. Ainsi chacun contribuera à la poursuite et l'amplification de notre travail commun.

D'avance, merci.

Serge Halimi
Directeur du Monde diplomatique
En kiosques
Sur le site
Par Eva R-sistons - Publié dans : Médias menacés - Communauté : Démocratie politique
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 21:39

 

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La députée Muriel Marland-Militello (UMP) souhaite que le Parlement adopte une résolution pour encadrer la liberté de la presse, après la publication des informations de Mediapart dans l'affaire Bettencourt.

 Ceux qui ont suivi les débats sur la loi Hadopi se souviennent que de sa voix haut perchée, la députée UMP a parfois égayé les soirées tristes où l'on voyait jour après jour un Parlement aux ordres voter une loi inadmissible qui allait être jugée inconstitutionnelle, car attentatoire à la présomption d'innocence et à la liberté d'expression. Dans la torpeur des débats, l'élue des Alpes-Maritimes nous a souvent permis de rire, tant sa défense de la loi Hadopi était caricaturale et d'une mauvaise foi patente. 

"Le terrorisme cybernétique ne gagnera pas", avait-elle un jour déclaré alors que le site de propagande Jaimelesartistes.fr venait de subir une attaque DDOS. "Ce qui compte en démocratie ce ne sont pas les internautes, ce sont les concitoyens", avait-elle ajouté lorsque son blog a été submergé de visites et de commentaires, et qu'elle a cru être elle-même victime d'attaques de vilains hackers.

Avec l'affaire Woerth, cette grande fan d'Internet veut maintenant réguler la liberté de la presse. Car bien sûr, le problème n'est pas de se mettre en position de conflit d'intérêts et de mettre alors l'Etat en position d'être suspecté de malversations, mais d'oser enquêter sur le sujet pour vérifier ces soupçons. "Déterminée à ce qu’une certaine conception de la presse ne devienne jamais la règle dans les médias français, j’ai souhaité prolonger ma démarche par une action législative", annonce-t-elle sur son site Internet. "C’est la raison pour laquelle je vais prochainement déposer une proposition de résolution" dans laquelle "je rappellerai solennellement des grands principes qui fondent notre République".

Elle fait le lien entre les publications de Mediapart, qui s'est d'abord basé sur des enregistrements illégaux attentatoires à la vie privée des personnes écoutées, et celles du journal L'Express qui le mois dernier a publié des extraits du dossier médical de Johnny Hallyday. Elle veut ainsi rappelé dans sa résolution "l’équilibre, consacré par les textes et les jurisprudences, entre liberté de la presse, droit d’informer, droit au respect de la vie privée et respect des informations couvertes par des secrets professionnels, en particulier le secret médical".

"Je ne doute pas que cette proposition de résolution sera prochainement inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale et adoptée", conclut-elle.

Mais la Justice, elle, a déjà tranché en ce qui concerne Mediapart. Dans un jugement du 1er juillet, le tribunal de Nanterre a jugé que la diffusion d'extraits des enregistrements pirates relevait "de la publication d'informations légitimes et intéressant l'intérêt général", et qu'ordonner leur retrait serait "exercer une censure contraire à l'intérêt public, sauf à ce que soit contesté le sérieux de la reproduction des enregistrements – ce qui n'est pas le cas en l'espèce".


Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com


Auteur : Guillaume Champeau - Source : Numérama

 

/http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14132#14132

Par Eva R-sistons - Publié dans : Médias menacés - Communauté : Démocratie politique
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 23:53

http://twitter.com/AugustinS

 

[VIDEO] Propos off de Sarkozy : un journaliste mis en examen

 

Augustin Scalbert, journaliste de Rue89, a été mis en examen pour "recel".

 

Un journaliste du site internet Rue89, Augustin Scalbert, a été mis en examen vendredi 11 juin à Paris pour recel dans l’enquête sur la diffusion de propos tenus hors antenne par Nicolas Sarkozy en 2008 sur France 3.

Convoqué vendredi matin par la juge Anne-Julie Paschal, au palais de justice de Paris, qui l'a mis en examen pour "recel", Augustin Scalbert est passible d'une peine de 5 ans de prison et de 375 000 euros d'amende.

Détournement de la loi sur la presse

"Ce qui est troublant dans cette affaire, c’est que l’on poursuive un journaliste pour recel, comme si une information pouvait être volée. C’est un véritable détournement de la loi sur la presse", a indiqué à Nouvelobs.com, Me Antoine Comte, avocat d’Augustin Scalbert, à la sortie du tribunal.

"L’objet de cette procédure est au final d’obtenir mes sources et de savoir comment j’ai obtenu ces informations », a confié à Nouvelobs.com Augustin Scalbert.

Un rassemblement de soutien était prévu devant le tribunal mais seuls des membres de Reporters sans frontières, Pierre Haski , patron de Rue 89 et une journaliste des Inrocks étaient présents.

 

Un technicien de France 3 également visé

Cette mise en examen fait suite à une plainte déposée le 8 juillet 2008 par France 3 pour “vol, recel et contrefaçon” après la diffusion sur internet, en particulier sur Rue89, d’une vidéo montrant Nicolas Sarkozy hors antenne, avant un passage au journal “19/20” le 30 juin 2008.

Sur cette vidéo, visionnée à plusieurs centaines de milliers de reprises, Nicolas Sarkozy semblait irrité parce qu’un technicien de France 3 ne lui avait pas rendu son salut avant l’interview. Il avait également demandé au journaliste de France 3 Gérard Leclerc combien de temps il était resté "au placard" et fait rajouter une question au débat..

Outre Augustin Scalbert, un technicien de France 3 a déjà été mis en examen pour “vol” et “malgré toutes nos demandes, la direction de France 3 refuse de retirer sa plainte”, a dénoncé jeudi le SNJ (Syndicat national des journalistes).

La vidéo incriminée :

 

Reproduction autorisée en citant la source en français : http://www.al-har.fr/blog/2010/06/11/un-film-echappe-a-la-censure-israelienne-concernant-lattaque-de-la-flotte-de-la-liberte
Ainsi que le lien de l’article original (publié sous licence Creative Commons) : http://www.democracynow.org/2010/6/10/exclusive_journalist_smuggles_out_video_of

 

 

Communiqué LDH

Vendredi 11 juin, Augustin Scalbert, journaliste à Rue 89, est convoqué pour se voir signifier sa mise en examen au motif de vol d'un document audiovisuel appartenant à la chaîne de télévision France 3

Cet objet juridique, qui ressemble bien à une vengeance du Président, n'a pas, pour une fois, pris le moyen du délit d'outrage pour tenter de contrer une représentation assez dévastatrice d'un Nicolas Sarkozy filmé tel qu'il est, mais celui du vol et du recel. Convoqué en avril 2009, prévenu que l'affaire serait suivie en septembre sous cette incrimination, Augustin Scalbert pouvait penser que le ridicule avait fait tomber la procédure dans l'oubli.

Ce n'est pas le cas. Alors que le journaliste n'a fait que son travail de transcription de faits avérés, puisque enregistrés, l'accusation de vol et de recel est maintenue. Il faut dire qu'un procès pour avoir révélé des mots réellement prononcés est plus difficile à mener jusqu'au bout ! Car la seule question qui vaille n'est pas de savoir si les phrases du Président n'auraient jamais dû être révélées, mais de constater qu'elles ont bien été prononcées.

La Ligue des droits de l'Homme soutient Augustin Scalbert et proteste contre le mauvais procès en délinquance qui lui est intenté.

Paris, le 11 juin 2010

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13433

Par Eva R-sistons - Publié dans : Médias menacés - Communauté : La Cyber-résistance
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  • Eva R-sistons
  • R-sistons à la désinformation
  • Femme
  • 01/04/2009
  • Politique démocratie Medias géo-politique désinformation
  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.

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