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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 22:27

 

 

François Asselineau : "M. Jean-Jacques Bourdin déshonore sa profession" OUPS ! + Les infos dont on parle peu n°58 (29 Mars 2014)

 

François Asselineau, président de l'Union Populaire Républicaine, répond aux propos tenus à son encontre par Jean-Jacques Bourdin lors du Salon du livre 2014.

 

 

 

 

 

Publiée le 28 mars 2014


François Asselineau, président de l'Union Populaire Républicaine,

répond aux propos tenus à son encontre

par Jean-Jacques Bourdin lors du Salon du livre 2014.

 

 

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Par Eva R-sistons - Publié dans : Journaliste - Communauté : journalistes
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 22:54

http://www.profencampagne.com/article-jean-michel-aphatie-une-obsession-segolene-royal-47921351.html


Lettre ouverte à Jean-Michel Aphatie

Posted: 26 Jan 2012 10:12 AM PST

 

En 2007, vous avez démontré une impartialité entre les différents candidats qui vous a honoré, et qui vous vaut sans doute de n’avoir jamais pu interviewer le président Sarkozy depuis son élection, ce qui serait pourtant légitime. Néanmoins, depuis quelques temps, je crois que vous vous égarez.

Le débat sur l’euro est parfaitement légitime
Vous vous êtes égaré au Grand Journal, quand, après un reportage d’une très grande partialité sur l’euro, seulement trois minutes ont été consacrées aux questions économiques et que vous avez balayé tout débat d’un revers de main. Cette attitude ne vous fait pas honneur à plusieurs titres. Tout d’abord, 36% des Français souhaitent la sortie de l’euro et il est donc légitime de débattre sereinement de cette question comme cela est le cas en Allemagne par exemple.
 

En outre, vous ne pouvez pas balayer cette hypothèse en évoquant des épouvantails trop commodes. Des dirigeants politiques de gauche comme Jacques Nikonoff, ancien président d’Attac, ou Jean-Pierre Chevènement, en parlent également. Mais surtout, de très nombreux économistes, de tous les horizons, soutiennent qu’une sortie de l’euro serait bénéfique à notre économie, comme l’illustre la récente tribune publiée dans le Monde signée par douze économistes.

Plus récemment, Paul Krugman, le « prix Nobel » d’économie 2008 a affirmé sur son blog que « l’élite européenne, de toute son arrogance, a bloqué le continent en un système monétaire qui a recréé la rigidité du modèle d’excellence, et (…) celui-ci s’est transformé en piège mortel ». Il soutient que « l’Europe se porterait sans doute mieux s’il s’écroulait plutôt aujourd’hui que demain ». Bref, le débat est plus que légitime et il n’est pas normal que vous ne le reconnaissiez pas.
Au-dessus des lois et de la démocratie ?
Sur LCI, vous avez qualifié de « bêtise française incroyable » l’égalité de temps de parole des candidats à l’élection présidentielle. Que 5 semaines sur 260, l’ensemble des forces politiques puissent débattre à totale égalité de temps de parole vous semble une perturbation inacceptable des grilles radios ! Cette spécificité française, voulue par le Général de Gaulle en 1965, est pourtant un moment de respiration démocratique que peu de pays offrent. Quel fantastique courant d’air politique !
N’est-il pas à la fois non seulement juste mais souhaitable que 2% du temps politique d’un quinquennat, une dizaine de candidats puissent s’exprimer à égalité pour permettre aux Français de débattre des sujets de fond afin de pouvoir faire émerger de nouvelles idées et renouveler notre vie politique ? En remettant en cause cet acquis fondamental de notre vie publique, vous vous prononcez pour une confiscation du débat démocratique par les « grands » médias et les « grands » partis.
Malheureusement, ce n’est pas totalement surprenant de votre part. En effet, depuis un an, Nicolas Dupont-Aignan a été reçu à deux reprises sur la matinale de RTL. Une telle fréquence est en soi relativement légitime étant donné que notre parti a réuni 2% des voix lors des élections européennes de 2009 et 4% aux élections régionales d’Ile de France en 2010. Mais il est plus que regrettable qu’à chaque fois, cela l’ait été par votre remplaçante, pendant vos vacances…
Oui, Monsieur Aphatie, vous pouvez être un des meilleurs journalistes de notre pays. Mais depuis quelques temps, vous vous égarez en déniant aux Français un vrai débat démocratique, que ce soit en refusant un débat sérieux sur l’euro ou vous opposant à l’égalité de traitement des candidats à l’élection présidentielle.
Par Eva R-sistons - Publié dans : Journaliste - Communauté : Libre parole-Libre Information
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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 15:01

J'aime ma planète

http://www.jaimemaplanete.name/fr/presentation.php

 

 

Le projet de Dominique de Villepin :

Gaullien, républicain, social, humaniste.

D. de Villepin, l'honneur de la France. 


Le projet de Nicolas Hulot :

Vert, républicain, social, humaniste.

La popularité au service de la France.

 

Conclusion d'eva R-sistons

 

Liens vidéo de Villepin et Hulot

 

Liens d'actualité

 

 

http://laplote.blogs.courrierinternational.com/

Sarko73.jpg

 

 

Cette semaine, deux hommes se sont présentés à nous.

Et pas n'importe lesquels: D. de Villepin et N. Hulot.

Avec eux, enfin une vision différente de la société !

 

Tout semblait opposer ces deux hommes,

et pourtant ils incarnent un changement réel

par rapport au torrent de boue que déverse le pouvoir actuel

en liquidant notre pays, ses traditions, ses valeurs, son indépendance,

et en l'asservissant à l'Etanger anglo-saxon.

 

Voici les deux projets, mon analyse et ma conclusion.

 

eva R-sistons

 

 

 

Le projet de Dominique de Villepin :

Gaullien, républicain, social, humaniste.

D. de Villepin, l'honneur de la France.

Par eva R-sistons

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2009/09/22/f561536a-a6dc-11de-af9e-865cfc129efc.jpg

http://www.lefigaro.fr

 

Impressionnant ! Le Gaullisme est de retour, le vrai, dans le meilleur sens du terme, celui qui a une vision, un projet, du souffle. Au service de la France et des Français.

 

Avec D. de Villepin, l'homme retrouve sa dignité, et la France aussi... Certains commentateurs n'ont pas hésité à parler de programme plus à gauche que celui proposé par le Parti "socialiste". Quand la grandeur de la France rejoint le Bien commun, le Bien de tous, alors oui on sort enfin de l'horreur sarkozienne. Et l'homme a du panache ! Et de l'audace, une audace exprimée avec une clarté et une créativité impressionnantes. La clarté et la créativité étant les qualités que je préfère, avec la générosité, vous comprendrez combien le long exposé de D. de Villepin a trouvé de l'écho en moi.

 

Que veut D. de Villepin ? Un programme de rupture, assurément. Enfin ! Qu'on en juge:

 

 

 

Les points forts du projet de Villepin

 

- Le point de départ de cette République solidaire, c'est la dignité du citoyen. Pragmatique, à défaut du Grand Soir radieux, je ne cesse de réclamer une vie dans la dignité pour chacun. Le Projet du Gaulliste de Villepin tourne en effet autour du citoyen, de sa dignité, en associant étroitement Etat fort, protecteur, juste, attaché à ses devoirs comme à ses prérogatives régaliennes, et devoirs du citoyen, l'un comme l'autre devant avoir un comportement responsable. Droits et devoirs sont donc inscrits dans le marbre...


- "Il ne peut y avoir de politique efficace sans justice sociale". Bien évidemment ! L'un ne va pas sans l'autre. "Il faut donc poser les bases d'un nouvel ordre social", à l'opposé, finalement, du Nouvel Ordre Mondial que veulent nous imposer les Anglo-Saxons. L'Ordre de D. de Villepin garantit donc à chacun un revenu décent, de base (850 euros), permettant de vivre... décemment. Voilà une idée révolutionnaire, esquissée par les plus audacieux, et qui va en effet dans le sens de l'Histoire. Pourquoi ? Parce que tous les emplois, hormis ceux de service ou les commerciaux, sont peu à peu supprimés : Ouvriers, paysans, fonctionnaires, caissières, etc, seront bientôt du passé. Que faire des sans emplois ? Le Nouvel Ordre Mondial prépare un vaste programme d'élimination des populations inutiles. D. de Villepin, lui, en humaniste, croit en la dignité de chacun. Pour quelqu'un comme moi qui ne cesse de dénoncer les dérives de notre société matérialiste et barbare, ce seul point du programme est à saluer, à encourager. En proposant cette mesure révolutionnaire dont le seul tort est d'avoir raison trop tôt, D. de Villepin s'inscrit dans ce que la tradition gaullienne a de meilleur, de plus visionnaire.

 

- Revenu pour tous, mais aussi pour beaucoup coup de pouce pour le pouvoir d'achat. Les ressources doivent être mises en commun, la création d'entreprises solidaires doit être encouragée. Et D. de Villepin joue la carte des PME comme de l'Economie réelle (ce qui suppose une ré-orientation des capitaux bancaires). Bravo ! Les conglomérats, le gigantisme, ou l'économie virtuelle, ça suffit ! La France profonde vomit la mondialisation carnassière... D. de Villepin, suprêmement intelligent, l'a compris !

 

- La République solidaire, c'est un Etat fort (avec un Exécutif resserré - une dizaine de ministères - une action et des décisions fortes, de la continuité, et sans cumul de fonctions et de mandats ), rebâti, qui retrouve ses prérogatives notamment régaliennes, au service du Bien commun. Aucune ambiguïté, là encore: Pas de Santé à deux vitesses, des Hôpitaux de proximité, des Droits sociaux et des services publics garantis (notamment celui du Logement, ou du service bancaire pour tous),  un parcours d'intégration pour les étrangers, une Ecole plus juste (avec notamment continuité de parcours et soutien scolaire), une authentique solidarité territoriale, une Police municipale présente dans tous les quartiers, un seul grand impôt citoyen progressif  (symbolique pour les plus modestes, effort important demandé aux plus hauts revenus, aux grosses sociétés et aux détenteurs de larges patrimoines) et bien sûr des Médias réellement indépendants. Enfin, cet Etat fort et protecteur redonnera à la Recherche son excellence, de pointe, et à la Culture ses lettres de noblesse. Qui, aujourd'hui, parle encore de Culture ? D. de Villepin, là encore, permet à la France de renouer avec ses meilleures traditions.

 

- Ainsi, le citoyen, dans la France de de Villepin, retrouve ses droits, sa dignité. Et l'Etat retrouve le rôle qui doit être le sien : Essentiel, républicain, solidaire. Mais qui dit droits, dit aussi devoirs. D. de Villepin rend à chacun sa dignité, il croit à une France qui rassemble ses citoyens au lieu de les diviser, il accorde un statut à tous,  en demandant à chacun de prendre ses responsabilités : En participant aux décisions communes, en accomplissant un service civil d'intérêt général et aussi son devoir électoral (vote blanc reconnu), en défendant son pays... Là encore, D. de Villepin est créatif : Il invente une nouvelle façon de vivre ensemble, aux antipodes des politiques qui divisent, stigmatisent, méprisent, précarisent, ostracisent et, finalement, détruisent tout... 

 

- Le projet gaullien et humaniste de D. de Villepin ne peut s'accommoder ni des sectarismes, ni de la médiocrité, ni de la vulgarité, ni du mépris envers les plus précaires ou envers les étrangers, ni du clientélisme, ni des idéologies - il redonne à la politique tout son sens et à l'innovation ses lettres de noblesse. Cela passe par un certain détachement vis-à-vis des Partis traditionnels, en proie aux rivalités, aux clientélismes et tellement  prisonniers des groupes d'intérêts. Un Etat fort et juste doit rassembler et imposer le respect;  Il est au-dessus des intérêts partisans et corporatistes. D. de Villepin est un vrai homme d'Etat, au service de la France et des Français.

 

- Pont faible de ce projet, la partie européenne, certes bâtie avec D. de Villepin sur le couple franco-allemand, au lieu de laisser comme aujourd'hui la France se perdre dans une union contre nature (avec une G.B. isolée, matérialiste, brutale, chantre du libéralisme militaire et financier qui sacrifie les citoyens aux intérêts des plus fortunés), mais qui fait l'impasse sur l'euro et ses ravages, et sur l'ancrage de l'Europe au Nouvel Ordre Mondial... anglo-saxon technocratique, financier, va-t-en guerre, totalitaire et barbare ! Autres points faibles du projet, il ne parle pas assez de la nécessaire défense de l'environnement et de la ruralité, et il ne propose pas une rupture radicale en matière de Monnaie, il ne rend pas à l'Etat ses prérogatives en matière de Monnaie.

 

- Enfin, on a plaisir à retrouver les accents gaulliens en matière de politique étrangère, lorsque D. de Villepin, notamment, demande le retrait rapide d'Afghanistan, lorsqu'il refuse de participer à des missions sans mandat international et lorsqu'il exige la sortie du Commandement  intégré de l'OTAN. A elle seule, cette exigence, conforme aux traditions gaulliennes et françaises d'indépendance, explique la hargne des Médias aux ordres des Anglo-Saxons et des tenants du CRIF, comme les efforts faits par les ennemis de notre pays pour neutraliser une candidature permettant à la France éternelle de rayonner dans le monde.

 

Au milieu d'un concert médiatique malveillant ("République solidaire... ou solitaire !" entend-on méchamment à C. dans l'Air ou ailleurs - comme si la grandeur de D. de Villepin, justement, à l'instar de celle d'une Ségolène Royal, d'un Chevènement, d'un Nicolas Dupont-Aignan ou d'un Bayrou, n'était pas de se situer en dehors des partis traditionnels corporatistes, clientélistes, et même corrompus), j'ai relevé cette analyse d'un(e) journaliste des Chaînes Parlementaires ou plutôt de France24 (je ne me souvens plus), à chaud mais pour une fois neutre, honnête, fidèle à la réalité - bref du bon journalisme, enfin :

 

"Dominique de Villepin veut un projet fort, servant les intérêts de la France, un projet volontariste et créatif, présentant une alternative claire. Voilà une déclaration qui a du souffle (on reconnaît en effet le D. de Villepin applaudi par l'ONU et une grande partie de la planète, les ennemis de la France ont donc juré de l'abattre - note d'eva), cette République solidaire est une posture gaulliste, républicaine, citoyenne, et... bien à gauche. Nous avons là une démarche directe avec le peuple, au-delà des partis, avec un revenu garanti, le vote obligatoire, l'impôt payé par tous, la pratique du référendum, le service citoyen, l'Etat fort et redistributeur, bref nous avons un programme précis de rupture, une recherche de l'efficacité maximum, un souci de visibilité et de clarté. Il y a un programme et un chef, pas de parti. Ce discours de politique générale rentre dans tous les détails, avec même à la clef une réforme des Institutions.."

 

Bien évidemment, D. de Villepin redonne du souffle et de la clarté à la politique, et même ses lettres de noblesse, il déclare lui-même vouloir d'un projet fort, d'une réelle alternative: "C'est un Projet pour la France et pour les Français, tout le reste est arrangement politique conduisant à l'abstention ou aux extrêmes. On ne transige pas sur nos valeurs, on ne peut réussir avec des demi-réformes. Je veux offrir une réelle alternative qui passe par une refondation complète".

 

Assurément, Dominique de Villepin ferait un Président extraordinaire, un grand homme d'Etat capable de rassembler autour de sa personne tant ceux qui sont attachés aux valeurs républicaines et à la justice sociale que les nostalgiques d'une France forte, éthique, respectée. Trop grand chef d'Etat, peut-être, pour être toléré par les ennemis de notre pays, attachés, eux, à sa liquidation et à son asservissement...

 

Eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

http://www.libanvision.com/image/villepin_couple.jpg

http://www.libanvision.com/image/villepin_couple.jpg

 

TAGS : D. deVillepin, France, Gaullisme, République, Gauche, social, solidaire, ONU, Bayrou, S. Royal, Chevènement, N. Dupont-Aignan, Nouvel Ordre Mondial, Monnaie, GB, vote blanc, revenu garanti, Afghanistan, OTAN, Culture, Education, PME, ruralité, environnement, allemand...

 

 

http://www.ecolopop.info/wp-content/uploads/2006/07/nicolas-hulot.jpg

http://www.ecolopop.info

 

Le projet de Nicolas Hulot,

Vert, républicain, social, humaniste.

La popularité au service de la France.

Par eva R-sistons

 

 

Quand j'ai entendu N. Hulot, l'humaniste que je suis (Républicaine, verte, profondément attachée à la justice sociale) a vibré. J'aurais pu prendre à mon compte presque chacune de ses paroles. Et qu'a-t-il dit ?

 

"Mon capital confiance, je souhaite le mettre au service du changement. Nous assistons au déclin conjoint de l'humanité et de la nature. Il faut passer du toujours plus au beaucoup mieux. Nous devons soustraire à la spéculation des domaines comme la biodiversité, les ressources  alimentaires, la santé... Nous devons nous libérer d'un monde de compétition agressive, car ce que l'un gagne, l'autre le perd. Ce monde opaque est fou. Revenons à l'économie réelle. Un petit nombre d'actionnaires ne peut continuer à exercer le pouvoir au détriment de la majorité. Ce capitalisme sauvage n'est pas acceptable.  Ma candidature s'inscrit dans un souci d'intérêt général. Elle est à l'opposé des méthodes, des choix, des soucis de la majorié actuelle sans pour autant donner un blanc-seing à la Gauche ou au Centre. Je propose autre chose. Il ne s'agit pas de correction à la marge, ni de passer des compromis politiciens. Le capitalisme sauvage  n'est pas la solution, mais le problème, avec sa cupidité sans humanité. Il faut un changement profond, il faut aller vers une société sociale et écologique, il faut un projet de société construit par tous pour tous. Pas d'analyses simplistes, pas de remèdes miracles, mais un nouveau modèle économique, social et écologique. Cette volonté de transformation s'accompagne d'un changement d'état d'esprit, de la recherche de nouvelles solidarités, notamment avec le Sud, qui a déjà plus que largement contribué à la prospérité du Nord. Il est nécessaire de rassembler, plutôt que d'encourager les affrontements; les pulsions identitaires désagrègent le vivre ensemble. La diversité est le meilleur atout pour faire face au changement. 

 

" Il faut redistribuer les richesses, favoriser les PME, les investissements à long terme, encourager l'innovation... tout doit être fait dans l'intérêt général. Un autre modèle agricole est possible, mais tenant compte des difficultés du monde paysan. Il faut protéger l'environnement, la santé.  La première des sécurités est sanitaire. Nos modes de vie, nos comportements doivent changer. Il faut revenir dans le périmètre de la solidarité et de l'économie réelle. La puissance publique doit récupérer le domaine régalien perdu - notamment monétaire. L'heure n'est plus au pacte, mais à un nouveau modèle, social et écologique. On ne doit pas décider à notre place. C'est à nous de décider, en humains responsables et conscients. Une alternance ne suffit pas, il faut une alternative".

 

Comme D. de Villepin, N. Hulot n'est pas un homme d'appareil. Et c'est heureux ! Les alternances de partis presque semblables, ça suffit ! Quelle différence y-a-t-il entre le libéralisme atlantiste et sioniste de l'UMP, et le libéralisme atlantiste et sioniste du PS ?  L'un est brutal, l'autre plus soft.  Maintenant, les Français ne veulent plus qu'on leur propose une alternance, mais une réelle alternative. L'intelligence de N. Hulot est d'avoir compris qu'elle doit être écologique, sociale, républicaine (rassembleuse). Mais pour lui elle passe par l'Europe, semble-t-il, Europe modèle, 3e voie, écologique et sociale certes, mais est-ce suffisant ? Evidemment non. Cette Europe-là n'est plus réformable. Il faut en sortir le plus vite possible ! Et inventer un multilatéralisme tourné vers les pays émergents, vers le BRICS par exemple. 

 

N. Hulot fait une allusion au domaine régalien monétaire, c'est un premier pas. Mais cela ne suffit pas. Le Système capitaliste, surtout financier, est un modèle pervers, car il instaure un seul but: Le profit. Avec, à terme, des perspectives de guerre. Qu'attend-on pour prôner un modèle de coopération entre les peuples, entre les pays, par exemple ? Le Système capitaliste érige la compétition en méthode ultime, au lieu de prôner la coopération. Voilà une piste radicale de changement !

 

Et comment se fait-il qu'un écologiste oublie la souffrance animale ? Elle est le reflet de notre société, un sommet de barbarie ! Quid de nos anciens, de nos retraités, aussi ?  Leur horizon sera-t-il celui brandi par Jacques Attali, banalisant l'euthanasie des improductifs et des petits consommateurs ?

 

Et comment se fait-il que l'écologie fasse l'impasse sur la politique étrangère ? Elle détermine, aussi, les choix de société ! Ce projet "hulotien" s'inscrit trop dans un modèle planétaire - via l'Europe, la Défense, la diplomatie - furieusement anglo-saxon ! Il est temps de clarifier ces questions décisives...

 

Ces réserves étant faites,  je suis sensible aux incitations à changer de modes de vie, aux incitations à changer de politique pour qu'elle soit tournée vers le qualitatif et la coopération plutôt que vers le quantitatif et la compétition.

 

Alors, oui, le projet de Nicolas Hulot est un projet qui tient la route, mais il doit aller plus loin...

 

Eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

TAGS : Nicolas Hulot, Pacte social et écologique, UMP,  Centre, Gauche, pouvoir régalien, rassemblement, pacte social, spéculation, bio-diversité, Recherche, libéralisme, monétaire, Nord, Sud, humanisme, politique étrangère, retraités, animaux, euthanasie, Jacques Attalli ..

 

 

http://lemediascope.fr/wp-content/uploads/2011/04/Nicolas-Hulot-devant-DSK-lemediascope.fr_.png

http://lemediascope.fr/wp-content/uploads/2011/04/Nicolas-Hulot-devant-DSK-lemediascope.fr_.png

 

 

Conclusion d'eva R-sistons :

Pour un grand Front Républicain

de souveraineté nationale, de progrès et vert


 

Voilà deux hommes très différents, certes, mais si semblables, au fond : Humanistes, républicains, désireux de promouvoir le social, prêts à changer les choses en profondeur.

 

Ayant un tempérament avant tout coopératif, conciliant, rassembleur - voyez mon blog "communion des civilisations", par exemple - je suis tentée de suggérer aux francs-tireurs (opposés à l'alternance de deux partis semblables, finalement, comme aux Etats-Unis) de s'allier, de constituer un grand Front Républicain, de N. Hulot à D. de Villepin, en passant par - tenez-vous bien - Chevènement, Bayrou, Ségolène Royal, Cécile Duflot, Eva Joly, Nicolas Dupont-Aignan, Asselineau, Mélenchon et la chouette Marie-Georges Buffet - et de gouverner ensemble ! Après tout, la France ne s'est jamais si bien portée qu'avec un Gouvernement de Gaulle-Communistes, cela a donné le programme du Conseil National de la Résistance, dont les bienfaits se font encore sentir, et facteurs de cohésion sociale. Programme d'ailleurs que l'Union de la "Majorité" anti-populaire s'empresse de détricoter jour après jour pour lui substituer le modèle anglo-saxon cupide, sauvage, inégalitaire, prédateur, criminel.

 

Alors, à quand ce Front pour bouter dehors

les Droites extrêmes et la fausse Gauche ?

 

Eva R-sistons

 

 

 

 

 

  6 20 /06 /Juin /2009 18:35

Médecins urgentistes, modèle de résistance - Conseil National de la Résistance

(sur mon blog R-sistons - avec le programme du CNR)

 

 

 

La vidéo Hulot, son projet,

cliquer ici :

 

Nicolas Hulot expose son projet, conférence de presse (vidéo 41 mn)

 

 

La vidéo de Villepin, son projet,

cliquer ici :

 

Dominique de Villepin expose clairement son projet. Vidéo 57 mn

 

 


 

 

A lire sur mon blog sos-crise :

 

 

 

http://www.bakchich.info/IMG/jpg_sarkofinance.jpg

http://www.bakchich.info/IMG/jpg_sarkofinance.jpg

 

 

 

 

TERRE1.gif

                                       http://karu7kera.over-blog.com/article-la-terre-planete-en-danger-45111708.html

 

Par Eva R-sistons - Publié dans : Journaliste - Communauté : Libre parole-Libre Information
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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 14:04

 

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Document vidéo extraordinaire, a garder dans les annales pour enseigner ce que fut le "journalisme" comme expression de la lutte de classes en France au début du troisième millénaire (dans ce cas, contre Jean-Luc Mélenchon et son mouvement). Le clash démarre à 11 mn 30 , mais je vous conseille de tout regarder. Et vous y entendrez avec effarement que Monsieur Demorand, journaliste valet, s’il en est, a du mal à comprendre ce qu’est le suffrage universel.

 

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Nicolas Demorand : gros* ou lourdingue ?
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Pas rasé, dans un survet à capuche, il se vautre de guingois sur son fauteuil, posant parfois sa jambe sur l’accoudoir.

Avalanches de questions à charge contre son invité, le président du parti de Gauche. Il conteste implicitement la légitimité du Sénat (dont le président est le deuxième personnage de l’Etat). Il prétend que Jean-Luc Mélenchon (qui fut sénateur et conseiller général, qui est député européen) n’a jamais été élu, en tout cas « pas au suffrage universel direct ».

Et quand s’abat sur lui, en retour, le déluge de vérités qui prouvent que son allégeance politique à ses maîtres absout ses carences professionnelles, il se réfugie dans une contre argumentation physique : « Ne me montrez pas du doigt, ne me montrez pas du doigt ».

Un jour, les Demorand qui pullulent sur le PAF intervieweront (exécuteront) les candidats potentiels à la plus haute fonction, en pyjama et en se grattant les parties honteuses.

Théophraste R. (Adieu Nicolas, je t’aimais bien…).

PS. Le gros ! C’est Patricia Clark qui l’a désigné ainsi jeudi 6. Ce à quoi il a répondu qu’il était « seulement enrobé, comme Obélix ». Fogiel, Nagui, Arthur, Cauet, Dechavanne, Morandini, Sabatier, sortez de ce corps ! Toi aussi, Sarko !

Par Eva R-sistons - Publié dans : Journaliste - Communauté : La Cyber-résistance
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Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 15:48

 

AUDREY PULVAR : PRÉSENTATRICE DE JT PRÉFÉRÉE DES FRANÇAIS !

audrey

Un sondage de popularité des présentateurs de JT a été commandé par la direction de France Télévisions, nous révèle le magazine « Télé loisirs ». C’est Audrey Pulvar qui arriverait tout en haut du classement. Aux commandes du 19/20 sur France 3 depuis presque quatre ans, la journaliste de 37 ans a fait ses débuts sur la chaîne en 2003 : elle présentait alors le journal régional de France 3 Méditerranée. Dès 2004, Audrey Pulvar s’est vue confier la présentation de « Soir 3 » sur France 3 national, aux côtés de Louis Laforge : elle est ainsi devenue la première femme noire à présenter un journal télévisé sur une chaîne hertzienne. C.C.

Le 09/06/09

Le 09/06/2009
http://www.elle.fr/elle/People/La-vie-des-people/News/Audrey-Pulvar-presentatrice-de-JT-preferee-des-Francais/%28gid%29/903292

Alerte info

La candidature déclarée d'Arnaud Montebourg à la présidence de la République conduit i-Télé à suspendre l'émission d'Audrey Pulvar. La journaliste, qui partage la vie du député socialiste, conserve néanmoins son contrat avec la chaîne info. "On ne suspend pas Audrey Pulvar, on suspend son émission. Nous allons lui proposer d'animer une autre émission qui ne soit pas politique", précise Albert Ripamonti, patron de la rédaction. "L'éthique professionnelle d'Audrey n'est pas en cause, mais nous ne voulons pas nourrir une forme de suspicion de la part des invités politiques qui, à terme, affaiblirait la crédibilité d'Audrey Pulvar et celle de la chaîne." Pour combler ce trou dans sa grille, i-Télé prolonge jusqu'à la fin de l'année L'Info sans interdit, émission qui précède actuellement Audrey Pulvar Soir, et devrait mettre en place une nouvelle émission en janvier 2011. Lire la suite l'article

 

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La décision d'I-Télé a mis la pression sur France Inter, où la journaliste officie tous les matins. En catastrophe, une réunion s'est tenue dans la foulée entre les patrons de la station pour savoir s'il fallait s'aligner ou non sur la chaîne. Leur décision devrait être imminente.

I-Télé se conforme à une jurisprudence tacite qui s'applique aux journalistes vivant en couple avec des politiques. Ainsi Béatrice Shönberg avait dû abandonner la présentation du 20 heures de France 2, en juillet 2005, à la suite de son mariage avec Jean-Louis Borloo, alors ministre. Après Arnaud Montebourg et Audrey Pulvar, il faut s'attendre à ce que la pression monte autour de l'autre couple du PS : François Hollande et la journaliste Valérie Trierweiler, présente à la fois sur Direct 8 et dans les pages de Paris Match. Jusqu'ici, Yannick Bolloré, patron de Direct 8, n'a pas souhaité écarter sa... lire la suite de l'article sur Lepoint.fr

 

http://fr.news.yahoo.com/73/20101122/tmedia-i-tl-l-mission-d-audrey-pulvar-suspe-ac9eae5.html

Par Eva R-sistons - Publié dans : Journaliste
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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 21:14

Jean-Michel Aphatie : obsessionnel et poujadiste

Bernard GENSANE

Il y a une cinquantaine d’années, un sociologue britannique des médias, dressant une typologie des éditorialistes en fonction du lieu d’où ils s’exprimaient, distinguait trois positions :

- celle de “Sirius” (comme Hubert Beuve-Méry) : le journaliste parle d’un point imaginaire éloigné de la terre, du personnel politique, des lecteurs ; il est “objectif” parce que sans liens avec la contingence,

- celle de l’initié, l’insider, celui qui connaît les choses de l’intérieur, qui est dans la place, et fait donc profiter ses lecteurs de sa proximité avec les gens d’en haut dont il partage le style, les bonnes manières, les valeurs (les journalistes du Times, du Figaro),

- celui qui perçoit de l’extérieur, l’outsider, qui “sait”, parce qu’il est au parfum, parce qu’on ne la lui fait pas, qui a ses entrées dans le grand monde mais qui s’exprime au niveau de ses lecteurs en répondant à leurs attentes et en exprimant (prétendument) leur point de vue.

Jean-Michel Aphatie appartient, bien sûr, à la troisième catégorie des observateurs politiques.

Il faut s’arrêter un instant sur son itinéraire peu banal. Issu d’un milieu modeste, il quitte l’école à quatorze ans et travaille comme garçon de café ou vendeur de voitures (sa page Wikipédia). Il reprend des études à vingt-quatre ans. Il obtient des diplômes en journalisme et en droit public. Ce parcours méritant le situe et le constitue. Aphatie est différent des autres (il n’a pas fait Sciences Po en compagnie des responsables politiques de sa génération) et s’autorise à parler au nom de ceux qui en ont bavé. Avec Aphatie, on est dans le personnel, les fibres, le réactif, l’émotion. En septembre 2008, il expliquait sa passion pour la politique : «  J’ai le virus, je ne connais pas de lassitude. L’actualité m’intéresse toujours autant, il se passe toujours quelque chose de passionnant. Dans la politique, il y a des snipers, des trahisons, des complots, du danger partout. On y trouve de l’irrationnel, du charme, de la solitude, des drames. La politique prête à la tragédie ». Telle est sa passion : la politique ressentie comme un film à suspense, avec des larmes, des destins croisés. On ne s’étonne pas qu’il avoue venir de la gauche (il fut membre du Parti socialiste de 1982 à 1986, donc quand ce parti était au pouvoir) sans jamais avoir été de droite. Il quitte le PS lorsqu’il apprend l’existence de la fille cachée de Mitterrand (sacrément dialectique !) et va se consacrer au “ mensonge ” en politique. Il fera également une fixation sur le sonotone (lui aussi caché) de Chirac, autre preuve que le mensonge est consubstantiel à ceux qui nous gouvernent, surtout s’ils ont, à cause de leur surdité, une perception déformée du monde. En bon outsider, il indique avoir voté blanc à tous les scrutins depuis 1988, sauf lors du référendum sur le Traité de Maastricht, où on serait surpris qu’il ait rejoint le camp du Non.

De fait, il va travailler deux ans pour Politis (qui ne recrute pas ses collaborateurs au hasard), dont il sera chef du service politique, puis dans divers quotidiens et hebdomadaires nationaux avant d’exercer dans les médias radiophoniques et télévisuels. Toujours à un haut niveau : chef du service politique à France Inter (qu’il quittera, vexé de ne pas pouvoir présenter l’éditorial du matin), intervieweur à RTL, responsable du “ Grand Jury ” RTL-Le Figaro-LCI. Dans le même temps, il donnera des chroniques à Marc-Olivier Fogiel pour son émission “ On ne peut pas plaire à tout le monde ” et au “ Grand Journal ” de Michel Denisot (Canal+). De Politis à Fogiel et aux bobos de Canal+, Aphatie est donc passé d’une conception en profondeur de la politique au degré zéro des coups de gueule, des “évidences ”, de la simplification à outrance. Chez Denisot, il est parfois aidé – et c’est alors désastreux de médiocrité et de lâcheté – par Ariane, l’arrière-arrière-arrière-petite-nièce du compositeur Jules Massenet. On les verra s’en prendre à Guillon et à Porte, KO debout après leur éviction de France Inter, sans que ces derniers puissent se défendre, ou à leur tête de Turc actuelle, Jean-Luc Mélenchon, qui a la langue bien pendue lorsqu’il s’agit de dénoncer les journalistes carpettes.

Dans un récent article, Marianne2.fr, exposait les obsessions politiques du journaliste. Peu nombreuses, ces marottes. Lorsque l’on chronique avec l’aide d’Ariane Massenet, il faut faire simple, formaté. Mélenchon est violent lorsqu’il traite Pujadas (systématiquement non gréviste, comme tous les présentateurs de Canal+, d’ailleurs) de laquais. Point final. Pujadas, et d’autres, sont-ils effectivement des laquais ? Peut-on s’interroger, sans basse polémique, sur les relations entre les journalistes et le personnel politique, sur celles qui unissent les journalistes à leurs employeurs, marchands d’armes, membres du CAC 40 ? Non, bien sûr. Dans ses interviews pour RTL, Aphatie assène qu’une grève est systématiquement inutile, sans jamais s’interroger sur le sens des mouvements sociaux, sur l’inévitabilité des crises.

Comme il réduit l’essence des problèmes à une peau de chagrin, Aphatie use, jusqu’à la corde, un discours clos renfermant deux ou trois concepts ressassés presque quotidiennement : la dette est trop importante, les fonctionnaires sont trop nombreux, critiquer les médias est démagogique, les manifestations sociales sont inefficaces en démocratie.

Celui qui ne vient pas du moule mais qui est parvenu à faire sa place au soleil s’en prend avec jouissance aux marginaux de la politique. Arnaud Montebourg est vilipendé à plusieurs reprises pour avoir dénoncé la « tradition délinquante » de TF1, cette entreprise pourtant respectable qui vend du cerveau vide à Coca Cola.

Selon Marianne2.fr, au moindre surgissement d’une contestation (un droit en démocratie), «  le cerveau aphatien se met en mode automatique ». Il peut s’agiter devant son micro, à l’extérieur rien ne doit bouger. Le Parlement fait la loi, donc « on » ne « comprend » pas « l’agitation sociale ». Pourtant, si un p’tit gars comme Aphatie a pu reprendre des études, c’est bien grâce aux mouvements sociaux, en particulier à Mai 68 qui a facilité l’accès à l’enseignement supérieur de travailleurs déjà entrés dans la vie active (et vive l’examen spécial d’entrée à l’université !). Pour Aphatie, la démocratie est un état de fait, une congélation, un instant parfait, sûrement pas un rapport de forces, des luttes, des avancées, des brèches. Et il n’a pas son pareil pour surréagir en poujadiste. Voyons-le se gausser du care, cher à Martine Aubry. La responsable du Parti socialiste souhaite, selon Le Monde, "redynamiser la pensée sociale progressiste". "Nunucherie", explose Aphatie, en lançant un exocet au Monde : " Déjà, le titre. Qui a imaginé ce fabuleux titre ? Le rédacteur du papier, Olivier Schmitt ? Son rédac’ chef ? Un secrétaire de rédaction ? Le directeur du Monde soi-même ? On voudrait savoir. « Redynamiser » situe déjà l’action à un certain niveau d’exigence. Mais quand en plus on apprend qu’il s’agit de la « pensée sociale progressiste », alors là mes amis et mes aïeux, on prend son Monde solidement dans ses mains et on s’assoit parce qu’on sait que ça sera du lourd ".

Pour Aphatie, le journalisme politique se résume à un questionnement d’autorité entre un journaliste qui se met au même niveau de responsabilité que l’élu qui doit lui rendre des comptes (d’où le mot “ Jury ”, très bien trouvé).

Aphatie est hargneux parce qu’en maverick (en franc-tireur qui vient de loin et se veut non conformiste), il n’a pas l’aisance naturelle des journalistes qui appartiennent – ou croient appartenir – au grand monde : les Barbier, les Giesbert, les Mougeotte.

Bernard GENSANE


URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Jean-Michel-Apathie-obsessionnel-et-poujadiste.html
Par Eva R-sistons - Publié dans : Journaliste - Communauté : Divers Infos et actualités
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Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 22:41

 

 

 

 

Le 19 mars 2010, entre les deux tours de l'élection régionale, Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche / Front de Gauche) participe à une distribution de tracts devant une cantine interprofessionnelle dans le XIIème arrondissement de Paris.

Un étudiant de l'école de journalisme de Sciences Po l'interroge sur l'abstention, sur les perspectives pour le

 

 

 

http://nom666.over-blog.com/ext/http://www.dailymotion.com/video/xcrf7q_melenchon-les-journalistes-sont-de_news

Par Eva R-sistons - Publié dans : Journaliste - Communauté : Apprentis journalistes
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Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 05:30

Christian Poveda, photographe journaliste et réalisateur du documentaire "La Vida Loca", a été assassiné au Salvador en septembre 2009.

Depuis un an, l'interminable enquête de l'instruction ne cherche en fin de compte qu'a dissimuler l'entière vérité.
Qui ou plutôt Pour Qui et Pourquoi a-t-il été assassiné.

De nombreuses sources dont le syndicat des journalistes du Salvador mentionnent que l'on n'a pas recherché les véritables raisons et les responsables de ce meurtre.
Que l'on s'est contenté d'en faire porter l'entière responsabilité aux membres de la maras 18 que Christian avait côtoyés pendant plus d'un an durant le tournage de son documentaire.

Plus de 35 personnes inculpées, seulement sur des présomptions à charge, comme le témoignage d'un prisonnier ex-membre de la mara 18 "repenti" qui de sa prison aurait entendu, sans s'y avoir participé, que l'ordre de l'assassinat aurait été pris et organisé par des chefs de la mara 18 lors de deux réunions qui auraient eu lieu dans la prison.
Parmi les prévenus, il y a aussi un policier de l'unité 911 "anti-pandillas" qui aurait manipulé des membres de la mara 18, en leur faisant croire que Poveda sous couvert de faire un documentaire sur les maras était en fait un indicateur de police.
En résumé le bilan de cette instruction: une rafle des maras de la région du lieu le meurtre, on ajoute d'autres maras déjà en prison et un policier du bas de l'échelle.

Christian Poveda était gênant, car il remettait bruyamment en cause, la police, la justice, et derrière les réels bénéficiaires des profits (drogues, rackets, trafic d'armes, sociétés privés de sécurité) de cette délinquance violente.

Pour la remise en cause de l'enquête judiciaire sur le meurtre de Christain Poveda ( journaliste assassiné au Salvador le 02/09/2009)


Auteur : Chien Guevara - Source : http://forget.e-monsite.com/accueil.html...

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=16011

Par Eva R-sistons - Publié dans : Journaliste - Communauté : Résistance 2007
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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 01:31

Les fidélités de Nicolas Demorand
Nicolas Boderault, Yves Rebours
Quelles sont, étroitement liées aux qualités professionnelles, les qualités sociales qui sont requises pour devenir un animateur connu et reconnu de la radio et de la télévision ? Le « cas » de Nicolas Demorand n’est ici rapidement examiné que dans la mesure où il est exemplaire…
Le 7 juillet 2010, suite à l’annonce du départ de Nicolas Demorand de France Inter (radio du service public) pour Europe 1 (radio privée), la Société des journalistes de Radio France publie un communiqué intitulé « Trahison et naïveté » dans lequel on peut lire qu’elle considère que Nicolas Demorand « trahit le camp qui l’a fait roi sans sommation et sans en avoir informé ceux qui lui faisaient aveuglément confiance » [1]
En réalité, en arrivant sur Europe 1 Nicolas Demorand est loin de se comporter en traître et en naïf car il fait d’emblée preuve d’une grande fidélité à ses ambitions, aux gens et réseaux qui lui ont été et lui sont utiles dans son plan de carrière. Le tout avec une grande maîtrise des techniques d’auto-promotion.
Fidélités (1)
« Je crois très, très fortement aux valeurs du service public dans les médias », disait-il. Et il ajoutait : « On a des médias qui sont aujourd’hui sous différentes influences, qu’elles soient économiques, politiques, financières. On s’aperçoit que ça complique le travail des journalistes. Les antennes de service public radio sont extrêmement importantes dans le paysage. C’est un autre rapport au contenu, au temps de parole, à l’agenda médiatique. C’est un espace de liberté. » C’était en 2006. Et Nicolas Demorand s’exprimait ainsi, à l’occasion de son passage de France Culture à France Inter, lors d’un entretien accordé au site Ozap.
Le lundi 23 août 2010 au matin Nicolas Demorand est interviewé sur Europe 1 par Marc-Olivier Fogiel [2]. Au cours de ce spot de publicité made in Europe 1 de huit minutes, Marc-Olivier Fogiel essaye « confraternellement » de mettre Nicolas Demorand en porte à faux avec d’anciennes déclarations.
Il lui demande ainsi : « Qu’est-ce qui vous fait passer de France Inter à Europe 1, vous qui aviez dit, par exemple, “ j’ai toujours refusé les propositions des radios et des télés privées, je me lève tous les jours à 3 heures du matin depuis 7 ans parce que c’est ce qui me plaît, et je crois aux valeurs du service public” » ? Vous savez ici c’est privé, ça s’appelle le groupe Lagardère, même si on a une grande liberté. […] Moi je disais pas comme vous Nicolas que, le service public je trouvais ça très intéressant, mais je ne disais pas comme vous que c’était juste le seul endroit où je voulais travailler. […] ».
Pirouette ! Pour ne pas à avoir à s’expliquer sur son absence de cohérence Nicolas Demorand répond : «  Je considère que c’est un bizutage . » [3]
Souvenir cuisant de potache des classes préparatoires ? Quand Nicolas Demorand est mis en difficulté par une question, il l’assimile à une tentative de bizutage, comme il le fit pour couper la parole et le micro à un auditeur sardonique dès son deuxième jour d’antenne sur France Inter (le 5 septembre 2006). Un grand moment de radio que les amateurs retrouveront en note [4].
Après ce « bizutage » et sans avoir répondu, Nicolas Demorand pourra défendre sur Europe 1, les valeurs de Marc-Olivier Fogiel !
… Mais pas celles de Didier Porte, dont il s’était vigoureusement démarqué sur Canal Plus, contribuant ainsi modestement, mais sans doute involontairement, au licenciement de l’humoriste (Lire ici même : « Le bal des faux-culs sur France Inter »).
En revanche, Nicolas Demorand cultive, mais discrètement, de bonnes relations avec Stéphane Guillon. Le 3 juillet 2010, soit quatre jours avant l’annonce de son départ sur Europe 1, Nicolas Demorand était le chroniqueur de la rubrique « Le regard de ... » dans le Journal du Dimanche, une publication du groupe Lagardère [5]. On pouvait y lire, sous-titré « Mon ami Guillon », un éloge appuyé de cet ami et une vibrante défense de la liberté d’expression. Quant au licenciement, la protestation est véhémente : « Pourquoi les humoristes de France Inter ont-ils autant fait parler alors que leurs prestations sont souvent à l’eau de rose, comparé à celles de leurs confrères des autres radios ? Eléments de réponse en vrac : leur talent, évidemment. La particularité de l’exercice. La liberté absolue, souveraine qui leur fut garantie dans la matinale et qui est unique dans le paysage. La fin traumatisante, bien sûr, de cette histoire.  » C’est tout ? C’est tout.
Fidélités (2)
De l’art de rentabiliser ses relations mondaines et médiatiques…
Notre transfuge amène dans ses bagages Olivier Duhamel qui était déjà chroniqueur des « Matins de France Culture » quand ils étaient animés par… Nicolas Demorand.
Le monde est petit : Olivier Duhamel co-dirige avec Nicolas Demorand la collection Médiathèque au Seuil : une collection dans laquelle sont notamment parus un livre co-écrit par Olivier Duhamel et Michel Field (un animateur d’Europe 1) et un livre co-écrit par le frère de Nicolas Demorand, Sébastien Demorand (qui a travaillé sur Europe 1) [6].
Codirecteur de collection ? Un portrait tracé dans Libération le 22 avril 2008 (sous le titre « Voie expresse ») nous explique la raisons de ce choix : « La radio lui a passé l’envie d’écrire, mais ses lectures et sa pratique quotidienne à Culture puis Inter l’ont amené à réfléchir sur le journalisme : avec Olivier Duhamel et Géraldine Muhlmann, il vient de créer au Seuil la collection Médiathèque, qui fédérera des textes courts sur le thème “Presse et démocratie”. »
Coïncidence ? Voici une courte liste des auteurs de la collection Médiathèque qui ont été invités dans « J’ai mes sources », une émission de France Inter qui faisait partie du 6.30/10 de France Inter (et qui a été supprimée le 28 août 2009) : Géraldine Muhlmann (les 25 janvier, 15 avril et le 19 septembre 2008), Laurent Joffrin les 1er février 2008 et 29 juillet 2008, puis les 23 janvier et 30 juin 2009), Edwy Plenel (les 15 avril, 30 juillet 2008 et 18 septembre 2008), Pierre Haski (le 26 mai 2008 et le 1er avril 2009) Benédict Beaugé (2 mars 2009), Adrien Gombeaud (19 mai 2009), Nicolas Vanbremeersch le 04 mai 2009. Peu d’auteurs et de collections de sciences sociales et a fortiori d’analyses des médias ont joui d’une tel privilège.
Et le portrait publié dans Libération de poursuivre : « […] Muhlmann et Demorand n’entendent pas remettre en cause le système, seulement exploiter les marges de manœuvre existantes pour l’améliorer. Cette ambition circonscrite est dénoncée par la critique bourdieusienne des médias, d’Acrimed à PLPL, d’Henri Maler à Pierre Carles, lesquels n’y voient - en substance - qu’un nouveau conformisme de jeunes gens bien élevés aux convictions floues, gens de petits réseaux aux grandes ambitions personnelles. Ces attaques exaspèrent Demorand : “Moi, j’ai les mains dans le cambouis tous les jours, j’analyse les pratiques de l’intérieur. Eux font de l’idéologie. Où sont leurs grandes enquêtes, qui nous laisseraient scotchés ?”  »
L’idéologie – air connu – c’est ce que disent et pensent les autres. Nicolas Demorand, lui, est « scotché » au réel. Pourtant nous n’avons pas souvenir d’avoir lu ces formidables analyses des pratiques menées de l’intérieur, ni entendu les grandes enquêtes du journaliste Demorand dont les mains sont tachées de cambouis. En revanche, nous avons salué comme il se doit la grande enquête de Laurent Joffrin, Média-paranoïa, publiée dans la collection honorée par France Inter (Lire ici même « Laurent Joffrin, polémiste et psychiatre »).
Mais poursuivons, « en substance », sur le « nouveau conformisme de jeunes gens bien élevés aux convictions floues ».
Fidélités (3)
Dès son deuxième jour d’antenne sur Europe 1 (le 24 août 2010), Nicolas Demorand invite Bruno Tertrais, un auteur de la collection « La République des idées » [7]. Une invitation suggestive…
En effet, Nicolas Demorand a animé « le 6.30/10 » (qui pendant un temps a été « le 7/9 » puis « le 7/10 ») de France Inter du 4 septembre 2006 au 2 juillet 2010, soit pendant une durée de 46 mois. Dès le deuxième jour de sa présence sur l’antenne de France Inter (le 5 septembre 2006) Nicolas Demorand invitait dans la séquence « Inter activ’ » Daniel Cohen, un économiste (ayant des activités de senior adviser à la banque Lazard) qui venait de publier un livre dans la collection La République des idées. Et pendant les 46 mois durant lesquels Nicolas Demorand a été l’animateur principal d’Inter activ’ les auteurs de la collection La République des idées ont été invités à 51 reprises [8]
« La République des idées » est une association de loi 1901 dont le Président est Pierre Rosanvallon, journaliste au Collège de France et professeur dans les médias. Quelle autre association de loi 1901 ou quelle autre collection a bénéficié d’un traitement aussi favorable dans Inter activ’ ? Combien d’invitations ont-elles été adressées à Attac, la Fondation Copernic, Raison d’agir, Savoir/Agir ou à des auteurs publiés par des éditeurs comme Agone, La Fabrique ou Syllepse ?
Et, pour une bonne cause il est vrai (l’appel en faveur de Sakineh, l’Iranienne condamnée à la lapidation pour adultère et complicité de meurtre), toujours au deuxième jour de sa présence au micro d’Europe 1, Nicolas Demorand invite Bernard-Henri Lévy (dit BHL) qui est chez lui sur Europe 1 [9], comme il l’est un peu partout.
Une invitation qui pourrait devenir une habitude : comme nous l’avions déjà relevé, BHL avait été invité par Nicolas Demorand sur France Inter à 7 reprises en moins de deux ans et demi [10].
Lagardère, me voilà !
Quand Nicolas Demorand arrive sur Europe 1, il est déjà plus ou moins employé par son nouveau patron. En effet, l’émission « C politique » qu’il anime sur France 5 (une chaîne de télévision du service public) depuis septembre 2009 est coproduite par Maximal productions, une société de Lagardère entertainment. Quant à l’autre société coproductrice de « C politique » - Albertine productions - elle est dirigée par Matthieu Tarot que le site des Inrockuptibles présentait, en mai 2010, comme étant l’« ami et manager d’Arielle Dombasle », l’épouse de Bernard-Henri Lévy (invité de « C politique » le 21 février 2010). Petit monde…
Comme on l’a vu plus haut, le 3 juillet 2010, soit quatre jours avant l’annonce de son départ sur Europe 1, Nicolas Demorand est chroniqueur de la rubrique « Le regard de ... ». Et c’est dans le même JDD que le 25 mai 2008 Nicolas Demorand avait fait l’objet d’un fort laudateur portrait - « Demorand : à la télé comme à la radio » - signé Jonathan Bouchet-Petersen : « […] Virevoltant d’une idée à une autre, développée chaque fois avec l’aisance d’un normalien agrégé de lettres, Nicolas Demorand a la jubilation intellectuelle communicative. […] un journaliste brillant se définissant comme "rond mais carré". Un bosseur qui n’en oublie pas d’être sympathique ...] Un CV qui lui donne effectivement une légitimité certaine pour animer un magazine culturel sur le service public […] "Il faut aller droit au but, il n’y a pas de temps à perdre", confie le journaliste [...] » Comment ne pas voir un lien entre cet article de Jonathan Bouchet-Petersen et la présence dans l’équipe des attachés de production du 6.30/10 de France Inter présenté par Nicolas Demorand jusqu’au 2 juillet 2010 d’un certain… Jonathan Bouchet-Petersen ? Comme on peut le vérifier, par exemple, à la fin de cette page du site de France Inter. Petit monde…
Après s’être laissé inviter par le JDD, la nouvelle recrue d’Europe 1 accorde à Paris Match le 19 août 2010 un entretien d’une rare complaisance titré « Nicolas Demorand change de poste ». Mais c’était avant d’être « bizuté » par Marc-Olivier Fogiel !
Evidemment, si les entreprises du groupe Lagardère – le JDD, Paris Match et Europe 1 - accueillent si bien Nicolas Demorand, il s’agit pour l’essentiel de simples effets de microcosme, mais avec promotion et auto-promotion garanties.
***

Qui a déclaré dans le n° 11 de décembre 2006 de la revue Médias « Je n’ai pas de réseau, je ne suis pas un journaliste politique [...] » [11] ?
Nicolas Demorand, bien sûr. Lui comme tant d’autres…
Nicolas Boderault et Yves Rebours

Notes

[1] Source : Le blog de la société des journalistes de Radio France.
[2] Voir la vidéo proposée par Rue 89.
[3] C’est évidemment une image. L’article 14 de la loi du 17 juin 1998 définit ainsi le bizutage : « Le fait pour une personne, d’amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations, ou de réunions liées aux milieux scolaires et socio-éducatif.  » Des actes punis par la loi de six mois de prison et 7 500 euros d’amende.
[4] Voici :
- Nicolas Demorand : « Rémy nous appelle de Paris, bonjour Rémy, c’est à vous »
- Rémy : « Oui, bonjour. Bravo Nicolas Demorand pour la magnifique laisse d’or que vous a décernée le journal Le Plan B pour votre campagne frénétique en faveur du oui à la Constitution européenne »
- Nicolas Demorand [interrompant Rémy] : « Voilà ! Ca c’est mon bizutage au lendemain de la rentrée des classes . Rémy est-ce que vous avez une question à poser à Daniel Cohen ? Ou est-ce que vous voulez continuer à éditorialiser comme ça parce qu’il faut s’avancer démasqué quand on est dans une démocratie »
- Rémy : « Bien écoutez, justement on est dans une démocratie et donc »
- Nicolas Demorand [interrompant Rémy] : « Et donc ? Vous trompez, vous trompez les médiateurs de cette démocratie, les gens du standard de de France Inter. Bon voilà, moi je considère en tout cas que c’est un bizutage .
[5] Source : « Le regard de Nicolas Demorand ».
[6] Source : le site des presses de Sciences-po.
[7] Source : Le site de La République des idées. Cette collection est publiée par les éditions du Seuil où, comme on l’a vu, Nicolas Demorand co-dirige une collection.
[8] Recensement effectué grâce au site de « La République des idées ». Précisons que Nicolas Demorand n’a pas toujours été l’hôte des républicains des idées : il a légitimement bénéficié de jours de congés payés, d’arrêts maladie et de congés paternité pendant lesquels il n’était pas à l’antenne.
[9] Il dirige une collection chez Grasset qui appartient au groupe Lagardère.
[10] Comme nous le rappelions ici-même : « L’amour, ça se fait à deux », par Nicolas Demorand et Bernard-Henri Lévy.
[11] Source : « Le « pongiste » des matins de France Inter ».





Mercredi 1 Septembre 2010


http://www.acrimed.org/article3433.html http://www.acrimed.org/article3433.html

Par Eva R-sistons - Publié dans : Journaliste - Communauté : Libre parole-Libre Information
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Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 23:26

 

Internet mis en cause dans l'affaire HortefeuxEmpêtrée dans l'affaire Woerth/Bettencourt, la majorité tente de discréditer les médias Internet, Mediapart en tête. L'occasion pour nous de revenir sur la scission évidente qui existe entre journalistes sérieux et adeptes de l'église de Webologie...

[Reprise d'article du 14/09/2009]

Il y a journaliste et journaliste. Qu'on se le dise. Le premier est sérieux, propre sur lui, il vérifie ses sources et recoupe ses infos. Le second passe ses journées sur Youtube, Twitter et Wikipedia, sa bible. Il aboie dès qu'un cheveu dépasse et chercherait des poux à une chauve souris, pour lui soutirer la preuve de l'existence de Batman...

 

Les cris, l'écrit, l'écran...

Le microcosme journalistique se fissure. D'un côté le journaliste sérieux, celui qui réfléchit, qui analyse, qui soupèse (indéfiniment) le poids des mots, qui amortit le choc des photos. Ce Pulitzer en puissance se produit en général sur une grande chaine de télévision. De l'autre, les pisse-copies du Web qui se jettent sur chaque chien écrasé dans l'espoir secret d'y découvrir un complot international. Au milieu, la presse écrite... qui se meurt, prise en sandwich entre la rotative et le sablier. Alors, au final, c'est quoi un bon journaliste ?

Attentionné

Un journaliste digne de ce nom se soucie d'abord et avant tout du confort visuel de ses téléspectateurs. Public Sénat et La Chaîne Parlementaire, par exemple, ont refusé de diffuser leurs propres images d'Hortefeux blaguant sur les Arabes. En février 2008, Associated press avait déjà rejeté la vidéo de Nicolas Sarkozy pris en flagrant délit de "Casse-toi pauvre con" au Salon de l'agriculture. Les vidéos de Patrick Devedjian traitant Anne Comparini de salope, de Manuel Valls souhaitant plus de "Blancos" à Evry, et de Jean-Marie Cavada écoutant béatement des propos aux relents homophobes et antisémites... Tous ces films mis en boîte par de mauvais pigistes ont été courageusement refusés par d'authentiques journalistes au motif d'une qualité d'images défaillante.

Woerth
© Xavier Gorce / Les Indégivrables

Profond

Mais, lorsqu'une vidéo dérangeante repoussée par les télévisions fait un tollé sur la toile, mise en ligne sur le site d'un des plus prestigieux quotidiens français (Le Monde), le bon journaliste titre "L'affaire Hortefeux, un nouveau piège tendu par internet aux politiques". Correction oblige, il se sera auparavant permis de faire réagir les défenseurs des personnes impliquées dans l'affaire... avant même de l'évoquer, comme la glorieuse TF1 ou le fulgurant Figaro dans les affaires récentes "Hortefeux - Seignosse", "Sarkozy - Faurecia" et "Woerth/Bettencour".

Courtois

Un journaliste efficace est aussi un hôte courtois. Il s'inquiète du sort de ses invités. Il ne répète jamais la même question, il n'insiste jamais sur les points d'achoppement. Un ministre a été viré par téléphone par un dictateur africain ? Silence radio de l'Elysée, repris en écho par le journaliste attentionné qui se focalisera plutôt sur le fléau de la grippe A. Le vrai problème du moment, qui menace le système solaire tout entier. Le bon journaliste sait mettre ses sentiments en veilleuse, pour jouer le rôle du Bourreau licenciant un salarié réfractaire à ses propres idées.

Diplomate

Un journaliste aguerri arrondit les angles, acceptant après-coup de diffuser des propos non tenus par son interlocuteur. Comme le rédac-chef du Parisien se l'est permis lors d'une interview de Nicolas Sarkozy. Un journaliste authentique publie systématiquement les communiqués officiels, seuls dignes de foi. Il se met à danser sur les tables lorsque le président annonce faussement la vente de plusieurs Rafale au Brésil. Il ne moufte pas lorsque le même président enchaine les incohérences, les imprécisions, voire les mensonges à la cadence d'un Benny Hill accéléré. Il propose en outre une interview fleuve de 10 pages au chef de l'Etat, politiquement équilibrée par une proposition (refusée) de deux pages de questions-réponses à la cheftaine de l'opposition... sur la loi HADOPI.

Sûr de lui

Un vrai journaliste ne se contredit pas, il n'admet pas ses erreurs... puisqu'il n'en commet pas. Si vraiment il n'a plus d'autre choix que d'expliquer un malencontreux "oubli", il condamnera Internet et ses litanies de "rumeurs" non recoupées (cf. Pernaut dans l'affaire "Woerth/Bettencourt"). Car ses vérifications à lui prennent des jours, voire des semaines, d'où le retard à l'allumage... D'ailleurs, un bon journaliste ne consulte jamais Internet. Non, il pianote ses articles sur sa machine à écrire et les envoie par Telex ou pigeon voyageur.

Déontologue

Un bon journaliste accepte sans sourciller la manne de plusieurs dizaines de millions d'euros que lui propose l'Etat. Il diffuse les publicités gouvernementales comme si de rien n'était. Un moindre mal. Il s'incline aussi quand Nicolas Sarkozy lui intime l'ordre de publier une charte déontologique ou d'enquêter sur ses collègues ayant laissé fuiter une info dérangeante... sur le Web.

"Pourquoi acheter un journal quand on peut acheter un journaliste ?" disait Bernard Tapie... mais il parlait sûrement des adeptes de l'Église de la webologie...


(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

A lire également :


Auteur : Napakatbra - Source : Les mots ont un sens

 

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14140

 


Par Eva R-sistons - Publié dans : Journaliste - Communauté : Libre parole-Libre Information
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