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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 05:39

 

juif-rejette-sionisme-j.jpg

 

Large diffusion dans la presse de l'Appel à la raison § .

Mais qui parle de cet appel-là ?

 

 

RAISON GARDER

Un groupe d’intellectuels et de personnalités se réclamant avec ostentation de leur appartenance juive pour gage de leur objectivité a pris l’initiative sélective d’un « Appel à la raison » auquel il entend assurer la plus large diffusion possible. En réalité, cet appel va à l’encontre de ses buts affichés : la démocratie, la moralité, la solidarité de la Diaspora, le souci du destin d’Israël. L’offensive politicienne qui le sous-tend est claire pour tout le monde.

1) L’idée d’une paix imposée à Israël sous la pression, voire l’intervention de puissances, est un déni de la démocratie et du droit international, aux relents néo-colonialistes. Elle bafoue le libre choix des citoyens de la démocratie israélienne et constitue un dangereux précédent pour toutes les autres démocraties.

2) Elle se repose sur un président américain qui échoue à faire face au défi mortel iranien et une Union européenne qui s’est globalement identifiée à la cause palestinienne. Israël est sous une menace d’extermination proférée par la République islamique d’Iran et ses satellites qui l’enserrent au nord, le Hezbollah, au sud, Gaza.

3) Alors que ces mêmes signataires font peser la responsabilité de l’impasse sur le seul Israël, toutes les enquêtes objectives montrent et démontrent que ni l’Autorité ni la société palestiniennes ne sont véritablement intéressées par une paix juste: 66,7% de cette population rejettent la création d’un État palestinien sur la base des frontières de 1967, 77,4 % rejettent l’idée que Jérusalem soit la capitale de deux États (sondage d’avril 2010 par l’Université Al Najah de Naplouse). La création d’un État palestinien sans la confirmation de la volonté de paix du monde arabe sans exception exposerait le territoire exigu d’Israël à une faiblesse stratégique fatale.

4) L’«Appel à la raison » souffre d’amnésie : les accords d’Oslo ont conduit à une vague de terrorisme sans précédent, le retrait du Liban à l’installation du Hezbollah - et les garanties du Conseil de sécurité à ce propos sont un chiffon de papier -, le désengagement de Gaza a conduit au coup d’État du Hamas et à une pluie de missiles de plusieurs années. Demain « Jérusalem-Est » et l’État de Palestine seront-ils sous la coupe de ce dernier ? Les regrets des signataires de l’Appel ne serviront à rien...

5) La morale et l’honneur, la volonté de paix, ne sont l’apanage d’aucun camp. Ils sont un enjeu de chaque instant. Par ses motivations partisanes et partiales, cet « appel à la raison » contribue aux tentatives de boycott et de délégitimation qui visent l’État d’Israël, et il porte gravement préjudice à sa population.

6) Devant les véritables menaces qui visent Israël dans son existence même et qui compromettent les chances d’une paix durable au Moyen-Orient nous entendons constituer un mouvement d’opinion véritablement médiateur au sein de l’Union européenne dont nous sommes les citoyens, qui se propose de défendre et d’illustrer la légitimité de l’État d’Israël dans le cadre d’une véritable paix, et de lutter contre l’antisémitisme qui s’y développe dangereusement.

Nous appelons à signer en masse cette déclaration.


Premiers signataires :

Jean Pierre Bensimon, professeur de sciences sociales, Raphaël Draï, professeur de sciences politiques et de droit, Judith Gachnochi, psychologue, Georges Gachnochi, psychiatre-psychanalyste, Nicolas Nahum, architecte, Georges Elia Sarfati, professeur des universités, linguiste et philosophe, Perrine Simon Nahum, chercheur au CNRS, historienne, Pierre-André Taguieff, directeur de recherche au CNRS, philosophe, politologue et historien des idées, Michèle Tribalat, démographe, Shmuel Trigano, professeur de sociologie politique, directeur de la revue "Controverses".

 

 

http://www.dialexis.org/php/index.php

 

 

 

§ Voir http://r-sistons.over-blog.com/article-mouvement-juif-europeen-pour-la-paix-quelle-paix-pour-le-proche-orient-49209949.html  

 

 

 

Lire aussi :

Un appel doit être publié sous le titre JCall qui se veut un appel à la raison sur la question Israël-Palestine. Cet appel lancé par des Juifs d'Europe veut être l'analogue du JStreet des Etats-Unis. Mais si JStreet se présente comme un autre lobby juif (il faut entendre le terme lobby au sens anglo-saxon, un groupe de pression) pour contrer le pro-israélisme d'AIPAC, JCall apparaît essentiellement comme un appel à sauver Israël d'une politique israélienne qui le conduit, selon les auteurs du texte, au naufrage. Mais JCall oublie que la politique israélienne du gouvernement actuel à l'encontre des Palestiniens s'inscrit dans la continuité et que cette politique, avant que d'être la politique de tel ou tel parti est inspirée par une idéologie, le sionisme, C'est le sionisme qui est en cause et les geignardises de "partisans de la paix" n'y peuvent rien. Se contenter de condamner la politique israélienne actuelle n'est qu'un leurre. Que les auteurs de ce texte soient sincères ou non importe peu.

Plutôt que de reprendre point par point les quatre principes de l'appel, nous nous proposons démontrer en quoi ce texte n'ouvre aucune perspective, se contentant de ressasser le discours du sionisme de gauche.

Le point essentiel de l'appel est le renvoi à l'Etat juif et démocratique, leit-motiv du discours sioniste de gauche. Quand bien même la solution : "deux peuples, deux Etats" serait encore possible, on ne peut que rappeler que 20% de la population de l'Etat d'Israël dans ses frontières de 1949 définies par ce que l'on appelle la ligne verte est palestinienne et n'a aucune raison de devenir juive si on donne à ce terme la définition nationale de la doctrine sioniste. Dans ces conditions, demander que l'Etat d'Israël soit un Etat juif et démocratique revient à refuser la citoyenneté à une partie de sa population conduisant à une politique de discrimination, sauf à réaliser l'expulsion de la partie non juive de la population, ce que certains appelle pudiquement le transfert. En soutenant le principe d'un Etat juif et démocratique l'appel se situe dans un sionisme intransigeant oubliant que l'Etat d'Israël s'est construit au détriment des habitants de la terre sur laquelle il s'est constitué.

Il est vrai que l'appel répond à ce qu'il considère comme un danger, la démographie. Des lorsqu'il a décidé de construire l'Etat juif en Palestine, le sionisme a rencontré le problème démographique. Il s'est alors donné pour objectif de renverser la démographie de la Palestine en renforçant l'immigration juive, politique facilitée par le refus des Etats européens de recevoir les Juifs qui fuyaient les persécutions nazies. Après la décision de partage par l'ONU et la guerre de 1948, l'Etat d'Israël se retrouvait avec 78% du territoire palestinien, situation qu'il acceptait en attendant mieux. Le mieux est arrivé en 1967 avec l'achèvement de la conquête de la Palestine. Mais le gouvernement israélien de l'époque ne pouvait annexer les territoires conquis, ce qui lui aurait apporté un surplus de population indésirable. Si, pour des raisons d'ordre symbolique l'Etat d'Israël annexait Jérusalem promis à devenir la "capitale éternelle" de l'Etat d'Israël, les gouvernements israéliens, à commencer par les gouvernements de gauche au pouvoir en 1967, ont pratiqué une politique d'annexion rampante sous la forme d'implantations, appelés communément en français "colonies". Ces annexions de fait rendent impossible la mise en place d'un Etat palestinien viable. Au mieux un tel Etat ne serait qu'une dépendance de l'Etat d'Israël.

Tout cela l'appel ne le dit pas en laissant entendre que la solution réside dans le principe "deux peuples, deux Etats". Rappelons que cette solution a été proposée par Yasser Arafat en 1988 et renouvelé en 1993 avant la signature des Accords d'Oslo, proposition que l'Etat d'Israël n'a jamais voulu entendre. Et pourtant la proposition d'Arafat acceptait que l'Etat d'Israël occupe 78% de la Palestine, l'Etat de Palestine se contentant des 22% restant ; "la paix contre les territoires" pourrait-on dire.

Alors que signifie aujourd'hui cet appel au principe "deux peuples, deux Etats". Pour le comprendre il faut revenir à une fiction entretenue par les sionistes de gauche. On dénonce la guerre de 1967 et les implantations dans les territoires occupées mais on oublie 1948. Ainsi on se dispense de parler du sionisme et de la conquête de la Palestine. On peut alors attaquer les gouvernements de droite en oubliant que les gouvernements de gauche ont pratiqué la même politique et dénoncer les "méchants colons" qui dénaturent le sionisme et mettent l'Etat d'Israël en danger. Effectivement il y a, pour les sionistes de gauche, un double danger, le danger démographique dont nous avons parlé ci-dessus, la dégradation de la belle image d'Israël, ce petit pays entouré d'ennemis qui a su reconstituer l'antique nation d'Israël et faire fleurir le désert. Aujourd'hui l'Etat d'Israël apparaît comme un pays guerrier, celui de l'agression contre Gaza, agression qui comprend à la fois les bombardements contre les civils de l'hiver 2008-2009 et le blocus qui empêche la population de Gaza de vivre normalement, celui aussi de l'occupation de la Cisjordanie dont on prend conscience de la brutalité, celui enfin de la discrimination à l'encontre de la population non juive de l'Etat d'Israël.

C'est cela qui fait la trame de JCall : sauver Israël.

Cet appel à la raison qui se veut un appel pour la paix n'est en fait qu'un appel à venir au secours d'Israël. Les Palestiniens ne comptent pas, sauf pour dire qu'ils représentent un danger démographique pour Israël. Il faut donc organiser un divorce à l'amiable pour permette à Israël de trouver la paix en tant qu'Etat juif et démocratique.

Il suffit de lire les commentaires de certains signataires pour comprendre combien ils sont contradictoires entre eux mais aussi contradictoires à l'appel. Apparaissant comme un appel à la paix, JCall a été entendu comme tel par nombre de signataires ; on comprend alors qu'ils l'aient signé même s'ils émettent des réserves sur les termes de cet appel. Cela s'appelle, de la part des auteurs du texte, de la manipulation. On se présente à peu de frais comme des partisans de la paix, et en ce qui concerne la France comme une autre voix juive qui s'oppose à un CRIF qui apparaît de plus en plus comme la voix du gouvernement israélien.

En cela JCall relève de la malhonnêteté intellectuelle.


rudolf bkouche
ujfp (Union Juive Française pour la Paix)
ijan (International Jewish AntiZionist Network)

 

http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=735

 

L'appel à la raison:

http://www.jcall.eu/?lang=fr

 

 

 

Une info ignorée par les Médias:

Le nouveau représentant du Mossad n'est pas le bienvenu à Londres

 
Un mois et demie après que le Royaume Uni ait expulsé le représentant du Mossad à Londres, suite aux présomptions qu’Israël ait falsifié des passeports anglais utilisés dans l’élimination du chef du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh, à Dubaï, les britanniques ont refusé d’autoriser l’entrée dans le pays d’un nouveau représentant, selon Yediot Aharonot.
 
L’article signale que le refus de Londres d’accepter un nouveau représentant du Mossad intervient malgré des accords existants entre les deux pays stipulant que le Royaume Uni permettra un nouveau délégué à la place de celui qui a été expulsé.
 
La condition britannique pour l’arrivée d’un nouveau représentant du Mossad est un engagement israélien, par écrit, qu’aucune autre utilisation de passeports britanniques ne sera faite par l’agence de renseignement israélienne dans ses opérations.
 
Israël s’est jusqu'à présent abstenu de signer un tel document, ce qui peut être interprété comme une confession de l’utilisation de faux passeports britanniques dans l’élimination de Dubaï.
 
Des responsables des services de sécurité israélien sont concernés par l’impasse dans les liens entre les agences de renseignement israéliennes et britanniques. Il est estimé que l’affaire ne sera seulement résolue, si elle l’est, qu’après les prochaines élections au Royaume Uni.
Jérusalem suit de près les développements politiques avant les élections britanniques prévues pour jeudi. Des analystes israéliens estiment que si le parti libéral démocrate devient une composante importante du nouveau gouvernement, cela aura une mauvaise influence sur les liens avec Israël, vu que ce parti soutien un boycott d’Israël.
 
Si le parti conservateur est élu pour former le gouvernement, cela pourrait conduire à une amélioration des relations avec Israël, et la restauration possible des relations entre les agences de renseignement des deux pays.
 

 

 

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