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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:39

 

5 Août 2014

 

Pourquoi Israël ment

Israël profère ces mensonges à couper le souffle qui caractérisent les régimes despotiques et totalitaires.


Pourquoi Israël ment

 

Tous les gouvernements mentent, comme le faisait remarquer IF Stone, y compris Israël et le Hamas. Mais Israël profère ces mensonges à couper le souffle qui caractérisent les régimes despotiques et totalitaires. Il ne déforme pas la vérité ; il la retourne. Il brosse régulièrement un tableau destiné au MONDE EXTÉRIEUR qui est diamétralement opposé à la réalité. Et nous tous, journalistes qui avons couvert les territoires occupés connaissons ces narratives israéliennes sorties d'Alice au pays des merveilles, et que nous insérons consciencieusement dans nos articles - chose requise en vertu des règles du journalisme américain, même si nous savons qu'elles sont fausses. 

J'ai vu des PETITS GARÇONS appâtés et tués par des soldats israéliens dans leCAMP DE RÉFUGIÉS de Khan Younis à Gaza. Les soldats ont insulté les garçons en arabe par des haut-parleurs de leur jeep blindée. Les garçons, âgés d'environ 10 ans, ont ensuite jeté des pierres sur un véhicule israélien et les soldats ont ouvert le feu, tuant quelques-uns, en blessant plusieurs autres. J'étais présent plus d'une fois lorsque les troupes israéliennes ont tiré et tué des enfants palestiniens de cette façon. Ces incidents, dans le jargon israélien, deviennent des enfants « pris ENTRE DEUX feux ». J'étais dans la BANDE DE GAZA lorsque des avions de combat F-16 ont largué des bombes à fragmentation de 500 kg sur des taudis surpeuplés dans la ville de Gaza. J'ai vu les cadavres des victimes, y compris les enfants. Cela s'est transformé en une « frappe chirurgicale sur une usine de fabrication de bombes ». J'ai regardé Israël démolir des maisons et des immeubles entiers pour créer de larges zones tampons entre les Palestiniens et les troupes israéliennes qui entourent la bande de Gaza. J'ai interrogé les familles démunies et sans-abri, certaines campaient dans des abris de fortune érigés au milieu des décombres. La destruction devient « la démolition des maisons des terroristes ». J'ai foulé les ruines d'écoles - Israël a frappé deux écoles des Nations Unies au cours des six derniers jours, faisant au moins 10 morts dans une école à Rafah le dimanche et au moins 19 dans le camp de réfugiés de Jebaliya mercredi - ainsi que des ruines de cliniques et de mosquées. J'ai entendu Israël prétendre que des roquettes perdues ou des tirs de mortier des Palestiniens avaient provoqué ces décès et d'autres, ou que les points attaqués avaient été utilisés comme des dépôts d'armes ou des sites de lancement. Moi, comme tous les autres journalistes que je connais qui ont travaillé dans la bande de Gaza, je n'ai jamais vu la moindre preuve que le Hamas utilise les civils comme « boucliers humains ». 

Il y a une logique perverse dans le recours incessant par Israël au Grand Mensonge - Große Lüge - le mensonge favori des tyrans d'Adolf Hitler et Joseph Staline à Saddam Hussein. Le Grand Mensonge alimente les deux réactions qu'Israël cherche à susciter - LE RACISME parmi ses partisans et la terreur parmi ses victimes. 

En brossant le tableau d'une armée qui ne s'attaque jamais à des civils, qui fait tout son possible pour les protéger, le Grand Mensonge dit que les Israéliens sont civilisés et humains, et que leurs adversaires palestiniens sont des monstres inhumains. Le Grand Mensonge sert l'idée que le massacre à Gaza est un choc des civilisations, une guerre entre LA DÉMOCRATIE, la décence et l'honneur d'un côté et la barbarie islamique de l'autre. Et DANS LES rares cas où LES NOUVELLES des atrocités atteignent le grand public, Israël rejette les destructions et les morts sur le Hamas. 

George Orwell dans son roman « 1984 » a qualifié cette forme de PROPAGANDEde double-pensée. La double-pensée emploie « la logique contre la logique » et « rejette LA MORALE tout en s'en réclamant ». Le Grand Mensonge n'autorise ni les nuances ni les contradictions qui peuvent empoisonner la conscience. C'est une réponse orchestrée par l'État au dilemme de la dissonance cognitive. Le Grand Mensonge ne connaît pas de zones grises. Le monde est en noir et blanc, le bien et le mal, le juste et l'injuste. Le Grand Mensonge permet aux croyants de se consoler - un confort qu'ils cherchent désespérément dans leur propre supériorité morale au moment même où ils ont abandonné toute morale. 

Le Grand Mensonge, comme l'a écrit le père des RELATIONS PUBLIQUESaméricaines, Edward Bernays, n'est limité que par la capacité du propagandiste à comprendre et exploiter les courants sous-jacents de la psychologie individuelle et de masse. Et puisque la plupart des partisans d'Israël n'ont aucun désir de connaître la vérité, une vérité qui les obligerait à examiner leur propre racisme et AUTO-illusion sur la supériorité morale sioniste et occidentale, tels une meute de chiens affamés ils se jettent sur les mensonges offerts par le gouvernement israélien. Le Grand Mensonge trouve toujours un terrain fertile dans ce que Bernays a appelé le « compartiment de l'adhésion dogmatique à l'épreuve de toute logique. » Toute propagande efficace, a écrit Bernays, cible et s'appuie sur ces « habitudes psychologiques » irrationnelles. 

C'est le monde que Franz Kafka envisageait, un monde où l'irrationnel devient rationnel. Un monde où, comme Gustave Le Bon l'a relevé dans (son livre) « La psychologie des foules », ceux qui fournissent aux masses les illusions dont elles rêvent deviennent leurs maîtres, et « celui qui tente de détruire leurs illusions est toujours leur victime ». Cette irrationalité explique la violence de la réaction des supporters d'Israël envers ceux qui ont le courage de DIRE LA VÉRITÉ - Uri Avnery, Max Blumenthal, Noam Chomsky, Jonathan Cook, Norman Finkelstein, Amira Hass, Gideon Levy, Ilan Pappé, Henry Siegman et Philip Weiss. Le fait que tant de voix soient juives, et ont donc plus de crédibilité que les non-juifs parmi les pom-pom girls d'Israël, renforce encore le niveau de haine. 

Mais le Grand Mensonge est aussi consciemment conçu pour envoyer un message dissuasif aux Palestiniens de Gaza, qui ont perdu UN GRAND NOMBRE de leurs habitations, cliniques, mosquées, et installations d'énergie, d'eau et d'assainissement, ainsi que des écoles et des hôpitaux, et qui ont subi 1650 morts depuis le début de cet assaut, la plupart des des femmes et des enfants, et qui ont vu 400 000 personnes déplacées de leurs foyers. Le Grand Mensonge dit clairement aux Palestiniens qu'Israël continuera à mener une campagne de terreur d'Etat et n'admettra jamais ses atrocités ni ses objectifs. La grande disparité entre ce qu'Israël dit et ce qu'Israël fait dit aux Palestiniens qu'il n'y a pas d'espoir. Israël va faire et dire ce qu'il veut. Le droit international, comme la vérité, seront toujours ignorés. Les Palestiniens comprennent par le Grand Mensonge que les dirigeants israéliens ne reconnaîtront jamais la réalité. 

Le site internet des Forces de Défense d'Israël est rempli de propagande. « Le Hamas exploite la sensibilité de l'IDF qui tente de protéger les structures civiles, en particulier les lieux saints, en cachant les centres de commandement, des caches d'armes et l'entrée des tunnels dans les mosquées », peut-on lire sur le site de Tsahal. « Dans le monde du Hamas, les hôpitaux sont des centres de commandement, les ambulances sont des véhicules de transport, et des médecins sont des boucliers humains », insiste le site. 

« .. Les officiers [israéliens] sont chargés d'une énorme responsabilité : protéger les civils palestiniens sur le terrain, peu importe les difficultés rencontrées », assure le site à ses visiteurs. Et le site de Tsahal fournit cette citation d'un opérateur de drone identifié comme le lieutenant Or. « J'ai personnellement vu des roquettes tirées sur Israël à partir d'hôpitaux et d'écoles, mais nous ne pouvions pas riposter parce qu'il y avait des civils à proximité. Dans un cas, nous avions repéré une cible, mais nous avons vu qu'il y avait DES ENFANTS à proximité. Nous avons attendu, et quand nous avons vu qu'ils ne partaient pas, nous avons du interrompre la frappe sur une cible importante. » 

L'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Ron Dermer, dans un Grand Mensonge individuel, a déclaré le mois dernier lors d'une conférence de Chrétiens Unis pour Israël que l'armée israélienne devrait recevoir le « Prix Nobel de la paix ... un prix Nobel de la paix pour avoir fait preuve d'une retenue inimaginable ». 

Le Grand Mensonge détruit toute possibilité d'histoire et donc d'espoir d'un dialogue entre les parties antagonistes qui serait basé sur la vérité et la réalité. Alors que, comme Hannah Arendt l'a souligné, les sophistes anciens et modernes cherchaient à remporter un argument au détriment de la vérité, ceux qui brandissent le Grand Mensonge « veulent une victoire plus durable au détriment de la réalité ». Les anciens sophistes, dit-elle, « ont détruit la dignité de la pensée humaine ». Ceux qui ont recours au Grand Mensonge « détruisent la dignité de l'action humaine ». Le résultat, a mis en garde Arendt, est que « l'histoire elle-même est détruite ainsi que son intelligibilité ». Et lorsque les faits n'importent plus, lorsqu'il n'y a pas d'histoire commune fondée sur la vérité, lorsque les gens croient bêtement à leurs propres mensonges, il ne peut y avoir d'échange d'information utile. Le Grand Mensonge, employé par Israël comme une matraque, réduit tous les problèmes du monde à une expression brutale de violence - ce qui était peut-être son objectif initial. Et quand les gens opprimés ne sont interpellés qu'avec la violence, ils ne répondent que par la violence.

 

http://www.wikistrike.com/2014/08/pourquoi-israel-ment.html

 

.GAZA-avant-apres.jpgGaza avant et après

 

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Holocauste palestinien à Gaza

Publié par Gilles Munier sur 6 Août 2014, 10:08am

Catégories : #Palestine

Holocauste palestinien à Gaza

par Fidel Castro Ruz ( revue de presse: Granma - 4/8/14)*


De nouveau, je prie Granma de ne pas utiliser l’espace de la première page pour ces lignes, relativement brèves, à propos du génocide qui est en train d’être commis contre les Palestiniens.

Je les écris à la hâte seulement pour laisser constance de ce sur quoi il est nécessaire de méditer profondément

Je pense qu’une nouvelle et répugnante forme de fascisme est en train de voir le jour avec une force considérable à ce moment de l’Histoire humaine, où plus de 7 milliards d’habitants tentent de survivre.

Aucune de ces circonstances n’a à voir avec la création de l’Empire Romain il y a environ 2 400 ans ni avec l’empire américain dans cette région du monde, que Simon Bolivar, il y a à peine 200 ans, décrivit en ces termes « … Les États Unis semblent destinés par la providence à couvrir l’Amérique de misères au nom de la liberté. »

L’Angleterre fut la première réelle puissance coloniale qui utilisa sa domination sur une grande partie de l’Afrique, du Moyen Orient, de l’Asie, de l’Australie, d’Amérique du nord et de nombreuses iles antillaises dans la première moitié du 20ème siècle.

Je ne parlerai pas à cette occasion des guerres et des crimes commis par l’empire des États Unis durant plus de cent ans, mais je signalerai seulement qu’ils tentèrent de faire avec Cuba ce qu’ils firent avec beaucoup d’autres pays dans le monde et qui ne servit qu’à démontrer « qu’une idée juste depuis le fond d’une grotte peut plus que toute une armée ».

L’Histoire est bien plus complexe que tout ce qui a été dit précédemment, mais c’est ainsi, à grands traits, que la connurent les habitants de Palestine, et il est logique également que dans les médias modernes se reflètent les nouvelles qui arrivent quotidiennement. C’est ce qui s’est produit avec la guerre honteuse et criminelle dans la bande de Gaza, un morceau de terre où vit la population de ce qui reste de la Palestine indépendante, jusqu’à il y à peine un demi-siècle.

L’agence française AFP a informé le 2 aout : « la guerre entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et Israël a causé la mort de près de 1800 Palestiniens […] la destruction de milliers de maisons et la ruine d’une économie déjà affaiblie en soi », même si elle omet d’indiquer, évidemment, qui a démarré cette terrible guerre.

Puis elle ajoute : « … samedi à midi l’offensive israélienne avait tué 1712 Palestiniens et blessés 8 900. L’ONU a pu vérifier l’identité de 1 117 morts, en majorité des civils […] l’UNICEF a dénombré au moins 296 enfants parmi les tués ».

« L’ONU a estimé […] qu’(environ 58 900 personnes) sont sans abri dans la bande de Gaza. »

« 10 sur les 32 hôpitaux ont fermé et 11 autres ont été endommagés. » « Cette enclave palestinienne de 362 Km² ne dispose pas non plus des infrastructures nécessaires pour les 1,8 millions d’habitants, surtout en terme de distribution d’eau et d’électricité ».

« Selon le FMI, le taux de chômage dépasse les 40% dans la bande de Gaza, territoire soumis depuis 2006 à un blocus israélien. En 2000, le chômage s’élevait à 20% et à 30% en 2011. Plus de 70% de la population dépend de l’aide humanitaire en temps de paix, selon Gisha. »

Ce lundi à 7h, le gouvernement israélien a décrété une trêve humanitaire à Gaza, cependant, quelques heures plus tard, il a brisé la trêve en attaquant une maison où 30 personnes, en majorité des femmes et des enfants, furent blessés et une petite fille de 8 ans tuée.

À l’aube de ce même jour, 10 Palestiniens ont été tués lors d’attaques israéliennes dans toute la bande de Gaza et le nombre de Palestiniens assassinés atteignait près de 2000. Ce massacre est arrivé à un tel point que « le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, a annoncé ce lundi que le droit d’Israël à la sécurité ne justifie pas "le massacre de civils" qu’il est en train de perpétrer ».

Le génocide des nazis contre les juifs a récolté la haine de tous les peuples de la terre. Pourquoi le gouvernement de ce pays croit-il que le monde sera insensible au macabre génocide qu’il est en train de commettre aujourd’hui contre le peuple palestinien ? Attend-on peut-être que l’on ignore la complicité de l’empire nord-américain dans ce massacre honteux ?

L’espèce humaine vit une étape sans précédent dans l’Histoire. La collision entre des avions militaires ou des navires de guerre qui se surveillent étroitement ou d’autres faits semblables peuvent déchainer un conflit où seraient utilisées les armes modernes sophistiquées qui deviendrait l’ultime aventure de l’Homo sapiens.

Il y a des faits qui témoignent de l’incapacité quasi totale des États Unis de faire face aux problèmes actuels du monde. On peut affirmer qu’il n’y a pas de gouvernement dans ce pays. Ni le Sénat, ni le Congrès, ni la CIA, ni le Pentagone ne détermineront le dénouement final. C’est vraiment triste que cela se produise alors que les dangers sont plus grands, mais également les perspectives d’aller de l’avant.

Durant la Grande guerre Patriotique, les citoyens russes ont défendu leur pays comme des Spartiates ; les sous-estimer fut la pire erreur des États Unis et de l’Europe. Leurs alliés les plus proches, les Chinois qui, comme les Russes obtinrent leur victoire à partir des mêmes principes, constituent aujourd’hui la force économique la plus dynamique de la terre. Les pays veulent des yuans et non des dollars pour acquérir des biens et des technologies et développer leur commerce.

De nouvelles forces indispensables sont nées. Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud, dont les liens avec l’Amérique latine, la plupart des pays de la Caraïbe et de l’Afrique, qui luttent pour le développement, constituent la force qui, à notre époque, est disposée à collaborer avec le reste des pays du monde, sans exclure les États Unis, l’Europe et le Japon.

Accuser la Fédération russe de la destruction en plein vol de l’avion de Malaisie est d’un simplisme inconcevable. Ni Vladimir Poutine, ni Serguei Lavrov, ministre des Affaires étrangères de Russie, ni les autres dirigeants de ce pays ne commettraient jamais une telle stupidité.

26 millions de Russes sont morts en défendant la Patrie contre le nazisme. Les combattants chinois, hommes et femmes, enfants d’un peuple à la culture millénaire, sont des personnes dotées d’une intelligence privilégiée et d’un esprit de lutte invincible et Xi Jinping est un des leadeurs révolutionnaires les plus fermes et les plus capables que j’ai connu dans ma vie.

 

Source : Assawra (6/8/14)

 

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Dernier crime à Gaza : le crime de haute trahison

Rédigé par Christophe Oberlin | Mercredi 6 Août 2014


Dernier crime à Gaza : le crime de haute trahison
Aujourd’hui est un jour de deuil supplémentaire pour les Palestiniens. Ce mardi 5 août, Riad Al-Maliki, ministre des Affaires étrangères de Palestine, a obtenu de Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale (CPI), l’annulation de la plainte déposée le 25 juillet par Saleem Al-Saqqa, ministre palestinien de la Justice, et Ismaïl Jaber procureur général de Gaza, pour les crimes de guerre commis à Gaza par l’armée israélienne.

Cette plainte, élaborée par les meilleurs spécialistes du droit International, avait reçu l’appui de 130 professeurs de droit de par le monde qui avaient affirmé sa complète recevabilité au regard des statuts de la CPI. Dès la publication de la plainte, le président palestinien Mahmoud Abbas, le représentant de la Palestine à l’ONU, et Leïla Shahid, ambassadrice de Palestine auprès de l’Union européenne, ont développé une stratégie en vue de l’annulation de la plainte.

Le représentant à l’ONU a prétendu, à l’unisson avec la partie israélienne, que le dépôt de plainte risquait de se retourner contre la résistance palestinienne, ce qui est juridiquement faux (article 31D du statut de la CPI). Leïla Shahid est allée dans le même sens, provoquant le 4 août, une réaction officielle du Hamas par l’intermédiaire de son porte-parole Sami Abu Zouhri :

« N’écoutez aucune voix qui suggérerait que nous serions opposés à une action auprès de la Cour pénale internationale. Certaines personnes disent que le Hamas ou d’autres personnes résistantes pourraient être victimes d’une telle démarche, mais ce n’est pas vrai. Ce n’est que de la propagande. Rien de ce que nous faisons ne nous fait peur. Nous sommes sous occupation et c’est notre droit, selon la loi, de résister. Et c’est aussi le droit de notre population d’être défendue. »

Céder aux pressions, taire la justice

Ces pressions sur la CPI aboutissant à l’annulation de la plainte étaient malheureusement prévisibles. Déjà à la suite de guerre de l’hiver 2008-2009, Mahmoud Abbas avait dépêché Riad Al-Maliki auprès du procureur de la Cour, aboutissant à l’annulation de la procédure de plainte en cours. Ce sont les mêmes acteurs aujourd’hui qui sont à la manœuvre.

Il faut dire que la plainte déposée le 25 juillet, outre les crimes de guerre, mentionnait le crime de colonialisme, faisant ainsi peser une lourde menace sur Israël : dès la plainte transmise à la chambre intermédiaire, les entreprises étrangères travaillant dans les territoires occupés devenaient susceptibles de poursuites pour complicité. Les conséquences économiques pour Israël auraient pu être rapides, bien avant que n’advienne le jugement des commanditaires des crimes de guerre. Avant même que la bataille des armes ne soit terminée, Benjamin Netanyahu a remporté, grâce à Mahmoud Abbas et Leïla Shahid, une victoire politique déterminante : la menace économique est éloignée.

L'appel à adhérer à la CPI, un leurre

Comme toujours en pareilles circonstances, la communication palestinienne, et en particulier Leïla Shahid, prétend avoir une autre stratégie : celle de l'adhésion à la CPI. Pourquoi ne l’avoir pas fait plus tôt ? La supposée nécessité de reconnaissance préalable de l’Etat palestinien à l’ONU est un mensonge juridique. Mahmoud Abbas et Leïla Shahid auraient pu saisir la Cour depuis près de dix ans. Trois massacres à Gaza auraient peut-être pu être évité.

La décision de faire taire le droit met à nouveau en lumière le jeu meurtrier et la nature réelle de l’Autorité palestinienne. A-t-elle servi les Palestiniens en 2006 lorsqu'après avoir perdu les élections elle tente de reprendre le pouvoir par les armes ? A-t-elle servi les Palestiniens en 2006 lorsqu’elle condamne la capture d’un soldat israélien au poste de combat ? A-t-elle servi les Palestiniens en 2009 quand elle contribue à enterrer le rapport Goldstone sur les crimes commis à Gaza ?

Sert-elle les Palestiniens quand elle soutient officiellement le nouveau dictateur égyptien qui est à l’origine de la fermeture du seul point de passage de Gaza avec le monde ? Sert-elle les Palestiniens lorsque son président déclare quelques jours avant l’attaque israélienne : « Les tunnels entre Gaza et l‘Egypte sont illégaux. Nous (sic) avons essayé de les détruire, nous (sic) avons construit un mur d’acier souterrain, nous (sic) avons essayé de les noyer. »

Détruire le Hamas à tout prix

Toutes ces attaques ont en fait pour but de détruire un parti politique à référence culturelle musulmane, le Hamas, et quel qu’en soit le prix pour la population palestinienne.

Le droit international étant bafoué, force est d’observer à nouveau le droit national palestinien bafoué lui aussi. Le président Abbas, selon des lois fondamentales palestiniennes, a terminé son mandat en janvier 2009. Des élections ne pouvant avoir lieu, c’est le président du Parlement Aziz Duwaik qui aurait dû le remplacer. Aziz Duwaik est en prison. Alors que le Parlement aurait dû légalement voir son mandat prolongé, nombre de parlementaires ont été emprisonnés, parfois avec l’appui de la police palestinienne, et le Parlement est empêché de fonctionner.

Ainsi, on se bouscule aujourd’hui, parmi les dictatures arabes, pour être « le meilleur ennemi d’Israël ». Le président actuel est donc illégal autant qu’illégitime. Mahmoud Abbas règne sur un champ de ruines physique, politique et moral. Il sert l’intérêt de l’ennemi. La Palestine a son gouvernement de Vichy qui ne représente pas les Palestiniens, pas plus que Vichy ne représentait la France. Que ceux qui le contestent osent organiser des élections libres et non faussées à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

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Christophe Oberlin est chirurgien orthopédiste, engagé depuis 30 ans dans l'humanitaire, et professeur émérite à l'université Denis-Diderot - Paris 7.

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Destruction de Gaza : Impunité pour un Etat pas comme les autres

           
gaza-destruction

 

Le 22 avril 2014, après le énième échec des négociations entre l’Autorité palestinienne et L’Etat d’Israël, le Premier ministre israélien ironisa en ces termes “L’Autorité Palestinienne, qui menaçait hier de se dissoudre, parle aujourd’hui de réunification avec le Hamas. Ils doivent décider s’ils veulent être dissous ou se réunifier avec le Hamas, et quand ils voudront la paix, qu’ils nous le fassent savoir”.

Le 2 juin 2014, le Hamas répondit à l’ironie de Benjamin Netanyahu, en saluant le nouveau gouvernement d’union de “tous les Palestiniens”. Le soutien apporté à cet unité palestinienne par la communauté internationales tranche avec le rejet manifesté par l’Etat d’Israël. Sur ce point, il faut rappeler que les puissances occidentales avait dénoncé le gouvernement d’union nationales palestinien issu des élections de 2007. Un changement de braquet politique qu’il faut insérer dans le nouveau contexte géo-politique moyen-oriental dont il sera question dans les convergences stratégiques qui s’opèrent dans la région, sujet de la 2° partie de cette modeste contribution.

Le 12 juin 2014, trois jeunes Israéliens sont enlevés en Cisjordanie et assassinés. Sans aucune preuve, L’Etat d’Israël accusa le Hamas d’ en être le commanditaire. Ce dernier rejeta catégoriquement toute implication dans cet acte.

Tout observateur, un tant soit peu au fait de la scène politique palestinienne, aurait mis en doute une telle accusation. D’une part, parce qu’en contradiction avec la volonté réelle du Hamas et du Fath de mettre fin à la division du mouvement de libération nationale palestinien. D’autre part , aucune organisation palestinienne n’a revendiqué l’enlèvement et les assassinats. Un crime condamné par l’Autorité palestinienne mais rien n’y fait, la Cisjordanie, lieu d’une comédie diplomatique, se transforma en une scène biblique « Œil pour œil ,dent pour dent. ».

Le 8 juillet, Gaza est bombardée car comme l’affirme le « négociateur de bonne volonté » ne peut permettre qu’à sa porte s’installe le terrorisme et mette ainsi en danger sa sécurité.

Dès la première bombe larguée sur la bande de Gaza, les puissances occidentales sans exception ont brandi le sacro- saint dogme « L’Etat d’Israël a le droit de se défendre » . Un dogme déconnecté du droit fondamental d’un peuple à disposer de lui-même dans l’espace et le temps. Lequel induit le droit de résister à l’ occupant y compris par les armes. Pour les puissances occidentales, coloniser la Cisjordanie et occuper, sous la forme d’un blocus total, l’enclave de Gaza est un instrument de défense de l’Etat d’Israël, négociable certes.

Autrement dit, la cause et l’effet ne font qu’un d’où la symétrie établie entre la sécurité de l’occupant et la résistance de l’occupé. Ce qui signifie que, pour les chancelleries occidentales et israélienne, bafouer le droit du peuple palestinien n’est pas une injustice en soi mais un dommage collatéral de l’exercice du droit de défense de l’occupant.

C’est ainsi que l’impunité de l’Etat d’Israël est imposé en tant que droit non écrit supplantant le droit international.

De là, à considérer que l’existence de l’Etat d’Israël relève du droit divin, il n’ y a qu’un pas que l’idéologie du sionisme politique avait franchi dès la déclaration de l’indépendance de cet Etat.


Les convergences stratégiques


La position politique des puissances occidentales y compris la France signifie en terme diplomatique que l’Etat d’Israël a les mains libres à Gaza. Ce qui fait des gesticulations diplomatiques américaines et françaises au Caire ou à Paris et des condamnations morales un écran de fumée servant à calmer une opinion internationale de plus en plus révoltée par les destructions et le massacre de civils, notamment d’enfants, perpétrés par l’armée israélienne.

Certes, une fois l’entreprise israélienne de destruction de la bande de Gaza terminée, une fois le décompte macabre du massacre de la population palestinienne achevé, la Communauté Internationale avec à sa tête l’Union Européenne , rivaliseront en bonnes intentions en faveur du peuple palestinien. De nouveau, les puissances occidentales, et les Monarchies du Golfe reviendront au chevet d’une population palestinienne meurtrie. De nouveaux rapports, semblables à ceux qui jaunissent déjà dans les tiroirs onusiens rendront compte de la situation matérielle de la population gazouie Pour être en cohérence avec les directives de l’UNICEF, un rapport spécial « Enfance » alertera le monde sur la situation matérielle et psychologique des enfants palestiniens. Une enfance à aucune autre semblable puisque le milieu naturel où elle grandit est une prison à ciel ouvert.

Mais «C’est le prix à payer» comme dirait Madeleine Albright concernant les centaines de milliers de morts d’enfants irakiens dus à la guerre et à l’embargo de l’Irak pour … l’instauration d’un « bordel djihadiste » où la minorité chrétienne n’a pas sa place.

Un prix à payer que les puissances occidentales, l’Egypte, l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie assument en toute conscience.puisque aucune condition n’est imposée à Israël pour l’instauration d’un cessez-le feu et mettre fin à l’occupation. Aucune partie servant d’intermédiaire n’invoque le Conseil de Sécurité afin de mettre sous protection internationale le peuple palestinien en Cisjordanie et à Gaza. Car défendre le droit international, dans ce cas de figure reviendrait à mettre fin aux expériences Accords d’Oslo , Camp David, Feuille de route, Annapolis , etc… Des négociations qui ont démontré leur stérilité quant à la réalisation du droit du peuple palestinien. En revanche, elles ont contribué à faire du peuple palestinien, un paria de l’humanité tout en justifiant la colonisation sioniste et l’ apartheid. Loin de considérer que la sécurité du colonisateur n’est qu’une conséquence de la réalisation des droits du colonisé, les puissances occidentales et les dirigeants saoudiens, égyptiens et qataris poursuivent d’autres buts stratégiques aux agendas différents, voire contradictoires. Le point commun est l’ennemi perse, l’Iran (1)

Pour Israël, la destruction de Gaza a pour pour but sa  démilitarisation , à l’image de la Cisjordanie et d’imposer par les négociations un Etat palestinien comme le définit Shimon Péres sur 12 ̈% de la Palestine mandataire car « Ce n’est pas la question de la taille d’un Etat qui compte, mais le niveau de son développement. La viabilité d’un Etat dépend de la modernité de son économie, pas de son agriculture ni de sa terre. Nous ne sommes pas fous : nous ne voulons pas avoir un Etat palestinien qui souffrirait. Nous voulons un Etat palestinien heureux, indépendant et qui nous respecte. »(Le Monde ,9/03/10),)

 

Un Etat constitué de Bantoustans reliés à une enclave de Gaza , démilitarisée.

 

Pour l’Arabie Saoudite, le Qatar , l’Egypte et la Turquie, les priorités stratégiques du moment ont pour nom : Irak, Syrie, Hezbollah et Iran.

Concernant l’Irak, il s’agit de réduire l’influence iranienne. Quitte à parachever l’œuvre entreprise par les Etats-Unis et l’Angleterre : diviser l’Irak en trois entités kurde, sunnite et chiite. Vue les forces intégristes déployées pour l’avènement d’un tel dessein , le sort de la minorité chrétienne d’Irak est considéré comme un dommage collatéral inévitable, y compris par les puissances occidentales.

Concernant la Syrie, il ne fait pas de doute que l’ «l’hiver syrien » a pour objet l’instauration d’un régime sous la tutelle des monarchies pétrolières, quitte aussi à morceler ce pays. Là aussi, isoler politiquement la Syrie de l’Iran étant l’objectif stratégique des monarchies pétrolières et …de. L’Etat d’Israël.

Tout indique que l’Etat islamique « sunnite », d’un autre âge, proclamé sur une partie de l’Irak et sur la région limitrophe syrienne ne s’arrêtera pas à la frontière syro-libanaise.

Reste le cas du Hezbollah. Ce dernier, contrairement à ce que propage la propagande « sunnite » et occidentale, incarne, au delà du Liban, la résistance arabe dans sa diversité ,chrétienne , sunnite et chiite face aux visées des puissances occidentales et israélienne : redessiner un nouvel Moyen-Orient .

En effet, sur les décombres du Moyen-Orient de Sykes-Picot, un nouvel Moyen-Orient aux frontières religieuses homogènes est en train de naître.

Pour réduire l’influence du Hezbollah, à défaut de le détruire, rien de mieux qu’une importation au Liban de la guerre de l’Etat islamique. Une menace réelle à laquelle fait face l’armée et la résistance au Nord du Liban. Jusqu’à quand ?

Les peuples du Moyen-Orient sont-ils en train de vivre leur guerre de 30 ans ?

En 2010, à la question « Le Proche-Orient fait-il face à de nouveaux dangers ? » du journaliste du Monde, Laurent Zechini, Shimon Péres souligna déjà ces convergences stratégiques, en des termes simples et sans ambiguïté « Oui, car nous sommes confrontés à de nouvelles ambitions. Les Perses veulent de nouveau contrôler le Proche-Orient. Que ce soit pour des motifs religieux importe peu… » et concernant les pays arabes, il ajoute « … La plupart des Arabes en sont profondément préoccupés. Ils ont peur d’une agression de l’Iran, et ils ne savent pas quoi faire… Israël n’est plus le principal problème pour eux, c’est l’Iran, qui utilise le conflit israélo-arabe comme une excuse pour ses ambitions…Ils ne le diront jamais ouvertement bien sûr. Mais aujourd’hui, les contacts secrets sont plus importants que les contacts diplomatiques. L’Iran a aujourd’hui deux agences de terreur : le Hezbollah et le Hamas. Ils ont divisé le Liban et divisé les Palestiniens. Le Hezbollah ne permet pas au Liban de revenir vers la paix, et le Hamas – pas nous ! – ne permet pas aux Palestiniens d’avoir un Etat.. ».(Le Monde (9/03/10),

Concernant le Hamas, du moins l’aile politique, l’allié n’est plus syro-iranien mais qatari. Cette nouvelle tutelle explique le soutien des puissances occidentales à l’Unité palestinienne. Elle s’inscrit dans le projet de démilitarisation de la Bande de Gaza,voulu et soutenu par l’Egypte, l’Arabie saoudite , le Qatar et la Turquie. Pays qui voient d’un bon œil la réalisation de ce projet sous les bombes israélienne. Pour ces pays, l’ Iran, la Syrie et le Hezbollah demeurent l’ennemi principal. Par conséquent, ramener le Hamas et la question palestinienne dans le giron des pétro-monarchies et de l’Egypte afin de couper tout lien politique et militaire avec le « monde chiite » est un impératif incontournable.

Un impératif qui est sous condition égyptienne et israélienne : démilitarisation de la bande de Gaza. Cependant, la barbarie avec laquelle l’Etat d’Israël, terrorise, massacre la population à Gaza et réprime les manifestations en Cisjordanie risque de produire l’effet inverse. En effet, cette barbarie crée les conditions de nouvelles divisions au sein du mouvement de libération palestinien entre tenants de la voie diplomatique et partisans d’une résistance armée.

Brandir à la fois la branche d’olivier et le fusil.

En résumé, l’impunité de l’Etat d’Israël, la duplicité des puissances occidentales et des pays arabes et en l’absence d’une véritable protection internationale sous l’égide de l’ONU, le peuple palestinien peut être amener à changer de stratégie.

Constatant les limites du rôle de l’Autorité Palestinienne, même élargie, les forces politiques palestiniennes peuvent transformer celle-ci en un simple instrument diplomatique intégré dans l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), élargie aux forces de résistance armées.

La grande difficulté résiderait alors dans l’harmonisation du corpus idéologique et philosophique au service du but stratégique, à savoir, la souveraineté du peuple palestinien sur l’ensemble de la Cisjordanie , y compris Jérusalem-Est et Gaza comme le droit international le lui reconnaît sans oublier le principe du droit au retour des réfugiés dans leur terre…Ou un Etat démocratique et laïque pour les juifs, les chrétiens et les musulmans sur l’ensemble de la Palestine mandataire. Une réponse courageuse à « l’Etat islamique » .

Dans tous les cas de figure, la résistance palestinienne serait bien inspirée si elle s’appuyait sur la sagesse de Ben Gourion face au Livre Blanc de 1939, « Faire la guerre auprès des anglais comme si le Livre Blanc n’existait pas et combattre le Livre Blanc comme si la guerre n’existait pas. » ? (2)

Pour paraphraser Ben Gourion: « Utiliser la diplomatie comme si l’Etat d’Israël est prête, sans aucune arrière pensée, à mettre fin à l’occupation et agir par les armes comme si ni les puissances occidentales ni l’Etat d’Israël ne veulent reconnaître au peuple palestinien le droit à un Etat indépendant et souverain».

Brandir à la fois la branche d’olivier et le fusil.

Mohamed El Bachir

(1) http://www.legrandsoir.info/Amalek-et-l-Etat-d-Israel.html

(2) Arthur Koestler, Analyse d’un miracle, Circé, coll. « Poche », 1998

 

http://linkis.com/shar.es/hx11k

 

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Un Etat commun entre le Jourdain et la mer

http://rogergaraudy.blogspot.fr/2014/08/un-etat-commun-entre-le-jourdain-et-la.html

arton675.jpg75 ans : c’est le temps écoulé depuis le premier plan officiel de partition de la Palestine en deux États, l’un juif et l’autre arabe. Trois quarts de siècle pendant lesquels on a vu passer d’innombrables résolutions, conférences, déclarations, missions, « feuilles de route » et autres « relances du processus de paix ». Pourtant la perspective de voir « deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité » est plus lointaine que jamais.
C’est que la partition de la Palestine historique en deux États n’est pas une solution, mais un discours. C’est un discours de guerre drapé dans une rhétorique de paix, qui permet de justifier les faits accomplis comme ceux à venir. Ce discours si commode ne peut pas déboucher, ne débouchera jamais sur une solution véritable, car la partition de la Palestine n’est tout simplement pas possible.
Il faut en finir avec l’idée de la partition et la remplacer par celle du partage de ce pays, sa mise en commun entre tous ceux qui y habitent et qui en deviendront les citoyens libres et égaux. Le partage, loin de représenter une utopie, est la seule solution réaliste et réalisable car elle correspond à la situation actuelle dans le pays.
Fait étrange, cet État commun est présenté tantôt comme une utopie – face à la solution « réaliste » qui n’a pas avancé d’un pouce en trois quarts de siècle – et tantôt comme une grave menace. Il faut choisir : une utopie ne peut pas être une menace – et si l’État commun constitue une menace, c’est qu’il n’est pas une utopie.
Aujourd’hui, le thème de One State, de l’État commun, est discuté dans le monde entier y compris en Israël. Il est grand temps que le public français, tenu jusqu’ici soigneusement à l’écart, puisse être informé des termes d’un si crucial débat.

Offert avec cet ouvrage, Un État commun, conversation potentielle, film réalisé par Eyal Sivan, éclaire et précise le propos du livre qu’il accompagne. Ce film rassemble une série de vingt quatre entretiens sur l’État commun, avec des responsables politiques et des colons, des juristes et des artistes, des vieux et des jeunes, des juifs israéliens sépharades et ashkénazes, des arabes palestiniens d’Israël et des territoires occupés… Les mêmes questions leur sont posées, auxquelles ils répondent dans leur langue maternelle, en dialogue avec le réalisateur. L’écran est divisé en deux, un israélien juif d’un côté et un Palestinien de l’autre : l’un parle et l’autre écoute, et vice versa. La mise à l’écran vient réunir ceux que la fragmentation de la situation sépare, le film permet la rencontre que le conflit empêche jour après jour.
Eric Hazan
Eric Hazan est éditeur, gérant et fondateur des éditions La fabrique, et écrivain.
Eyal Sivan
Eyal Sivan est cinéaste israélien, Il est professeur à la School of Arts and Digital Industries de l’University of East London où il codirige le master de cinéma. Il est également enseignant à l’École des arts du son et de l’image du College Academic Sapir en Israël. Parmi ses derniers films : Route 181, fragments d’un voyage en Palestine-Israël (coréalisé avec Michel Khleifi, 2003), Pour l’amour du peuple (coréalisé avec Audrey Maurion, 2004) et Jaffa, la mécanique de l’orange (2009).
 

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A Gaza, 400.000 enfants sont en «détresse psychologique»

Les enfants ont payé un lourd tribut au cours des quatre semaines de la guerre à Gaza. Depuis le début del’opération «Bordure protectrice», 419 enfants (moins de 18 ans) ont trouvé la mort, selon les chiffres de l’Unicef. Interview de Catherine Weibel, porte-parole de l’Unicef pour Israël et la Palestine, par 20 Minutes.

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Dans quelles mesures, les enfants sont-ils victimes du conflit?

419 enfants sont morts depuis le début. Les enfants tués étaient très jeunes. Plus de 70 % avaient douze ans ou moins. On compte également presque 3.000 blessés. Avec parfois des blessés très graves, qui sont mutilés, brûlés, ou qui ont perdu la vue. Plus généralement, on estime que 400.000 enfants sont en état de choc et ont besoin d’un soutien psychologique. Cela représente presque la moitié des enfants à Gaza.

Comment repère-t-on un enfant en état de choc?

Les enfants sont terrifiés. En raison des bombardements notamment, le jour et la nuit. Plusieurs marqueurs montrent leur détresse psychologique. On voit des enfants qui ne dorment pas, qui ne mangent pas, qui font des cauchemars, ou pipi au lit. Certains ne parlent plus, regardent dans le vide, ne réagissent plus lorsqu’on s’adresse à eux. D’autres ne veulent plus quitter leurs parents et s’accrochent à eux lorsqu’ils quittent la pièce.

Quelle aide l’Unicef peut-elle leur apporter?

Un enfant en état de choc, il faut le prendre dans ses bras, lui dire qu’on l’aime. Même quand ils dorment par terre, il faut les bercer, leur raconter une histoire, des choses qui peuvent paraître toutes bêtes, mais qui permettent de réinstaurer une routine. Le fait de les faire parler de ce qu’ils ont vécu va les aider à guérir. Pour les cas plus extrêmes, des psychologues vont les prendre en charge. 120 conseillers psychologiques d’urgence, soutenus et formés par l’Unicef, sont présents à Gaza. Pendant les combats, en raison des risques, seule la moitié pouvait s’installer sur le terrain. On avait mis en place un numéro d’appel d’urgence pour les parents. Mais très vite, il n’y avait plus d’électricité.

Le cessez-le-feu est donc bienvenu…

S’il tient, toutes les équipes de psys vont pouvoir aider les enfants traumatisés. On pourra alors les rassembler à l’extérieur, les faire jouer, leur donner une impression de normalité. Les plus touchés seront pris en charge. Ça va prendre beaucoup de temps pour qu’ils guérissent, pour qu’ils repartent sur des bases saines. Des mois, des années même.

Est-ce qu’un enfant peut s’habituer à la guerre?

Un enfant de six ans qui vit à Gaza aujourd’hui a déjà connu trois guerres: Plomb durci [2008-2009], Pilier de défense [2 012], et celle-ci. Contrairement à ce qu’on pense, les enfants peuvent bien se remettre d’un grand épisode de violence. Ce qui fait beaucoup de dégâts, c’est quand ils traversent plusieurs épisodes. Avec la répétition, ils pensent que la violence est une chose normale. A long terme, la violence reproduit la violence. Ceux qui ont connu des épisodes traumatiques pourront la retranscrire à l’adolescence ou même à l’âge adulte.

En dehors du soutien psychologique, quels sont les besoins les plus urgents?

L’eau. Il n’y en a pas beaucoup, et les infrastructures d’eau potable ont connu de très gros dommages. La quasi-totalité de la population n’a pas accès à l’eau potable. Les autres urgences sont les produits d’hygiène. Plus du quart de la population s’est enfui pour se réfugier dans les écoles. Les établissements accueillent parfois plus de 3.000 personnes. Les conditions sont épouvantables, on constate des maladies de peau, des poux. L’Unicef distribue des kits d’hygiène pour bébés, des vêtements, ou des récipients pour pouvoir aller chercher de l’eau. On donne aussi des médicaments pédiatriques et des fournitures médicales aux hôpitaux

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2014/08/06/a-gaza-400-000-enfants-sont-en-detresse-psychologique-903371.html


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Published by Eva R-sistons - dans Propagande de guerre
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