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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 01:15

Faut il se garder d’une Russophobie excessive?

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UKRAINE. Ces bikers russes qui roulent pour Poutine - Par Natacha Tatu

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empty.gifUKRAINE. Ces bikers russes qui roulent pour Poutine - Par Natacha Tatu

Message  Vivre Enrussie le Lun 10 Mar 2014 - 21:30

http://tempsreel.nouvelobs.com/ukraine-la-revolte/20140310.OBS9048/ukraine-ces-bikers-russes-qui-roulent-pour-poutine.html

Sur la belle route qui va de Simferopol à Yalta, serpentant entre montagne et littoral, le bâtiment, sinistre, qui surgit au détour d’un virage, est saisissant. Réduit à l’état de squelette, c’est un cube de béton de plusieurs étages, vaste comme un hôpital, protégé par un portail surmonté de fusils mitrailleurs, de miradors et de barbelés. Sur un vaste panneau, on peut lire quelque chose comme "La voie avec la Russie est bénie de Dieu". OK. Au dessus du portail, des drapeaux russes encadrent le "bikeshow", en grosses lettres métalliques rouillées.

En cette mi-journée, c’est apparemment désert, et franchement menaçant. "Imaginez que Poutine est venu ici il y a deux ans. Je le sais : j’ai emmené des tas de gens qui faisaient partie de sa délégation", lance le chauffeur, en crachant de dégoût. On croit à une blague. Impossible d’imaginer un chef d’Etat débarquer dans ce cloaque. Mais après tout, pourquoi pas ?

Le président russe est très proche du chef de ces bikers, Alexander Zaldostanov, qu’il appelle son "frère". Surnommé "le chirurgien", c’est un gros dur à queue de cheval, charismatique, connu pour son tatouage dans le cou, avec lequel Poutine sillonne régulièrement les plaines sauvages de la Russie éternelle… On les a vus ensemble, côte-à-côte, au volant d’énormes Harley, ou dans les tribunes de manifestations. Alors peut-être, Poutine est-il vraiment venu dans ce décor tout droit sorti d’un film de Tarkovski, où les bikers se rassemblent la nuit…

"Prêts à mourir comme des combattants"

On s’approche du portail. Très vite, un type apparaît dans l’encadrement d’une fenêtre, en hurlant des propos inaudibles, mais manifestement peu amènes. "Ne vous inquiétez pas, on est avec vous", lui crie le chauffeur, convaincu que "ces gars-là peuvent vous tirer dessus sans discussions"…

Bienvenue au siège ukrainien des bikers russes, les "Loups de la Nuit", comme ils se font fièrement appeler. Cette organisation de motards russes inspirée des Hells Angels, née au moment de la perestroïka, compte aujourd’hui sept branches en Russie, et une en Ukraine. Elle est omniprésente, sur le terrain, depuis la crise.

Combien sont-ils ? Difficile à dire. Mais on les voit partout, avec leurs blousons de cuir et leurs boots carrés, sur les barricades, aux check-points qui barrent désormais la plupart des routes de Crimée, au milieu des brigades paramilitaires qui se mettent, "spontanément" disent-ils, à l’avant poste de toutes les occupations russes, pour "éviter les provocations"… Ils sont facilement reconnaissables, avec leur look directement copié – même s’ils s’en défendent - sur celui de leurs cousins américains qui sillonnent cheveux aux vents les territoires sauvages de l’Ouest américain.

Mais leur idéologie, malgré leur look, est aussi profondément anti européenne qu’anti américaine. Ils se définissent comme un groupe de "patriotes", totalement opposés au rapprochement entre l’Ukraine et l’Europe, qui veut "étendre l’influence russe dans le monde", et qui se disent, d’après leur site web "prêts à mourir comme des combattants".

"Les bikers, nous n'avons rien à voir avec eux"

Très vite après la fuite de Viktor Ianoukovitch, le 22 février dernier, qui a marqué le début de l’occupation Russe en Crimée, Zaldostanov a déclaré à Ria-Novosti, l’agence de presse russe, qu’une "colonne de motards" partait de l’est de l’Ukraine en direction de Sebastopol, importante base navale russe, majoritairement pro-russe, pour "participer au Printemps russe" et "apporter de l’aide humanitaire".

On rencontrera l’un d’entre eux, la petite trentaine, le soir-même, sur la base aérienne de Belbek, encerclée par des soldats russes. Barbiche, blouson en cuir, le ruban orange et noir que portent les supporters de la Russie au bras, il roule ostensiblement des mécaniques, menant l’interrogatoire, interdisant aux autres civils, sur le barrage, de nous parler. Répondant à chaque question par une autre question. S’énervant quand on essaie de s’intéresser à son organisation :

Nous sommes des motocyclistes. Les bikers, c’est là-bas, chez vous. Nous n’avons rien à voir avec eux".

Il dit "qu’ils n’ont rien à cacher, dès lors qu’on est positifs et bienveillants avec eux, mais que ce n’est malheureusement jamais le cas des journalistes". Puis, il dégaine un appareil photo, prend un gros plan de chacun d’entre nous, puis ostensiblement, alerte tous les postes de contrôle de la présence de "deux journalistes dans une Volga pourrie" dont il donne un signalement précis et la plaque d’immatriculation…. La volonté d’intimidation est claire. On est partis sans demander notre reste. Le chauffeur aura droit à un interrogatoire au check point, en rentrant chez lui, à Simferopol.

Le ton est donné, qu'attendre d'autre avec Natacha...
Je reviendrais plus en détail sur cet "article" il y a de très nombreuses "incohérences"...

Vivre Enrussie
Admin

Localisation: Russie

empty.gifRe: UKRAINE. Ces bikers russes qui roulent pour Poutine - Par Natacha Tatu

Message  Vivre Enrussie le Mar 11 Mar 2014 - 8:18

Sur la belle route qui va de Simferopol à Yalta, serpentant entre montagne et littoral, le bâtiment, sinistre, qui surgit au détour d’un virage, est saisissant. Réduit à l’état de squelette, c’est un cube de béton de plusieurs étages, vaste comme un hôpital, protégé par un portail surmonté de fusils mitrailleurs, de miradors et de barbelés. Sur un vaste panneau, on peut lire quelque chose comme "La voie avec la Russie est bénie de Dieu". OK. Au dessus du portail, des drapeaux russes encadrent le "bikeshow", en grosses lettres métalliques rouillées.

Deux incohérences dès la première ligne :

1 - Le site dont parle Natacha Tatu est situé sur la route entre Sébastopol et Yalta et non Simferopol et Yalta.
C'est une friche industrielle  avec d'un coté des installations techniques et de l'autre un bâtiment, il y a aussi un étang en bordure de la route.

2 - Lorsque l'on arrive de Sebastopol l'on voit le site dans son ensemble voici le plan général:

tatu-010.jpg

 
Vue depuis la route "Sebastopol/Yalta":

tatu-011.jpg
(2012)

Si l'on arrive de Yalta, l'on voit en premier les installations techniques et l’étang le bâtiment étant en retrait de la route et caché par la colline que l'on voit sur la droite de la photo ci-dessus.

3- "portail surmonté de fusils mitrailleurs, de miradors et de barbelés."
Le portail avec le bâtiment en arrière plan:

tatu-012.jpg
(2012)

Selon Natacha Tatu "En cette mi-journée, c’est apparemment désert," mais il y aurait des fusils mitrailleurs... une incohérence de plus.

4- "On croit à une blague. Impossible d’imaginer un chef d’Etat débarquer dans ce cloaque."

tatu-013.jpg
Source:
http://nightwolves.info/ru/foto/do-bayk-shou-ostalas-nedelya-vizit-putina


5- "avec lequel Poutine sillonne régulièrement les plaines sauvages de la Russie éternelle… On les a vus ensemble, côte-à-côte, au volant d’énormes Harley,"
Régulièrement? Encore une invention de l'auteur.
La photo qui illustre cet article est de 2010 lors du Bike Show de Sébastopol et la deuxième fois ou Poutine se trouve au guidon (et non volant...) d'une Harley c'est en 2011 lors du Bike Show de Novorossiysk.

6- "Cette organisation de motards russes inspirée des Hells Angels, née au moment de la perestroïka, compte aujourd’hui sept branches en Russie, et une en Ukraine."
Encore une incohérence, l'auteur parle du site internet des Night Wolves "d’après leur site web ", mais est incapable de donner le nombre des "branches" alors que c'est clairement indiqué. Il est "facile" de constater qu'il y a bien plus de "7 branches" en Russie et quelques unes en Ukraine sans oublier les autres pays, comme la Serbie...
http://nightwolves.info/ru/contacts

7- "Mais leur idéologie, malgré leur look, est aussi profondément anti européenne qu’anti américaine"
Il suffit de regarder la liste des invités et de se renseigner un peu sur la nationalité les visiteurs lors des Bike Show pour constater l’incohérence des propos de Natacha Tatu.
Remise de récompenses lors du Bike Show 2012, sur la scène l'on trouve un anglais, un australien un suisse, un américain, un serbe, ...
Lors du show il y avait un allemand en première partie.
Idem lors du Bike Show 2013 de Volgograd européens présents sur scène et dans le public.

kca_8112.jpg

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forum localisation Russie


 

Voir aussi :

 

13 mars

Qui sont les tireurs d'élite du Maïdan? via

 

 

.tv | 5e Cérémonie des Bobards d'Or - 2014: Pour la cinquième année consécutive, la... |

 

.tv | Répression, pression et tentatives d'intimidation pour faire taire les médias de... |

 

.tv | L'opposition centrafricaine accuse la Hollandie d'être à l'origine de l'agression des... |

 

.tv | Journalistes collabos?: Accusés de connivence, avec le pouvoir, de partialité... |

 

.tv | Journal hebdomadaire – 3 mars 2014: Rendez-vous hebdomadaire en français proposé par... |

 

 

 

 

Ukraine: après le blocage du portail russe Yandex.ru, Kiev bloque la diffusion des chaînes de télévision russes

 

 

Et sur l'UE, une jolie affiche :

 

conference-asselineau-londres

 

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Une analyse dissonance de la décennie post Soviétique

Je vous traduis ci dessous un texte de Sublime Oblivion, l’étude est très intéressante et va bien à l’encontre des aprioris que nos médias nous donnent sur l’espace Eurasien.
*
Cela fait 20 ans que l’URSS a disparue et que les pays de l’ex bloc de l’est sont devenues des acteurs à part entière de l’économie de marché. Cela fait 20 ans que l’on nous présente ses pays divisés en 3 groupes principaux, ceux qui ont parfaitement réussis leur transition démocratique et libérale (les tigres Baltes), et les autres, soit des états qui seraient des états socialistes de marché (Biélorussie) et ceux qui seraient des économies fondées uniquement sur les matières premières (Russie).

 

Sublime Oblivion a utilisé de nombreuses sources (les statistiques de Angus Madison, les chiffres de la CIA et les projections du FMIpour 2010 afin de créer un nouvel indice : «Indice post soviétique de l’analyse de l’évolution du produit intérieur brut annuel par habitant, en parité de pouvoir d’achat (PPA)«, cet indice est basé sur une référence départ de «100″ pour l’année 1989 (chute du mur). 

 

De façon «surprenante», la Biélorussie, nation décriée et que l’on nous fait passer pour une économie 1/3 mondiste et une dictature politique, cette économie socialiste de marché est plus productive qu’elle ne l’était en 1989 et devance largement ses pairs de l’espace post soviétique. En outre, la Biélorussie reste un des états les plus «équilibrés socialement» du monde. Après le chaos des années 90 (suite à la chute du mur) l’économie Biélorusse s’est bien redressée (bénéficiant certes de ressources pétrolières à bas prix par le voisin et ami Russe) mais également sachant parfaitement développer une industrie assez efficace (tracteurs, frigidaires, camions, réfrigérateurs, produits électroniques ..) dont la production est écoulée dans tout l’espace Eurasiatique. Evidemment, l’évolution part d’assez bas, la Biélorussie était un des états les plus pauvres du monde industrialisé et si le pays est attractif pour les retraités et les pensionnaires (les pensions y sont par exemple plus élevées qu’en Russie) ce n’est pas (encore?) un état jugé attractif pour les jeunes européens.
Les tigres Baltes ont subi une très forte croissance dans les années 2000 et cela jusqu’en aout 2008.

Ces états que l’on nous présentait comme des modèles de stabilité et de démocratie (sauf pour les 30% de citoyens Russophones) ont en effet attirés les investissements financiers étrangers et finalisés et réussis leur intégration dans l’UE. Et puis dès le début de la crise, les investisseurs ont pris peur et les crédits ont été retirés du pays. Dès lors le château de cartes d’est effondré. Les états Baltes ont été de loin les états les plus touchés en Europe par la crise économique. Leur totale fragilité et l’illusoire solidité économique est alors apparue au grand jour. Aujourd’hui les pronostics les plus optimistes envisagent un retour à la situation de 2007 au mieux 2014 (!). D’ici la il est plausible que les états subissent une grosse émigration de population, tout comme l’Ukraine, vers l’ouest mais aussi vers la Russie ce qui à terme renforcerait le poids politique / économique de la Russie dans ces différents pays.

 

La Russie justement, à de loin la plus importante économie de la région post soviétique.  Suite à cela, on peut différencier 2 périodes différentes :

 

1989 — 1999 : un tzar faible (Eltsine) était soumis à de puissants Boyards (les Oligarques) qui défendaient chacun leurs intérêts (personnels) mais surtout une vision politique (en partie dictée de l’étranger) : ne pas permettre de retour à un pouvoir politique fort (qui les auraient empêcher de piller le pays) et surtout empêcher le retour des communistes au pouvoir (afin de pouvoir se présenter comme rempart contre ces derniers devant l’Occident et ainsi justifier leur existence).

 

2000 -….. : un tzar fort a repris le pouvoir et inversé les tendances. Grâce à un retour en force du politique et en bénéficiant du prix élevés des matières premières, ce tzar fort (poutine) a relancé la machine économique et transformé les boyards insoumis en servants dociles ou en les neutralisant complètement.
Bien sur la performance économique de la Russie est insuffisante encore aujourd’hui mais c’est le pays qui revient du plus loin et la décennie Poutine à sauvé le pays du néant et de la catastrophe, ce qui aurait déstabilisé tous les pays voisins. En outre la Russie, comme les pays Baltes était déjà relativement industrialisée et n’a donc pas pu bénéficier d’une croissance ultra forte comme les pays Baltes (investissements financiers bien plus faible) ou la Biélorussie (croissance par une industrialisation forte).  les lecteurs doivent bien comprendre que pendant la première partie de son règne, le pouvoir Russe n’a pas pu se focaliser sur le développement économique mais sur empêcher l’implosion du pays. Il est relativement accepté aujourd’hui que Poutine a empêché l’effondrement mais que c’est Medvedev qui va désormais guider la barque et se charger de la modernisation du pays.

 

Il a été dit partout que la Russie allait s’effondrer et que la crise allait la frapper de plein fouet. Pourtant j’ai répété ci et la que la crise a touché la Russie «avant» les pays Occidentaux, les sorties de capitaux (poussés par les Américains dès la crise en Georgie) et la baisse des matières premières, ainsi que l’effondrement boursier ayant commencé dès le mois d’aout 2008. Il n’est pas secret non plus que la très grande majorité des gros groupes Russes (d’état notamment) avaient concocté des crédits auprès de banques et d’organismes de crédits Occidentaux et Américains et que les marchés émergents ont été les premiers touchés par les «coupures» de crédits par ces mêmes organismes lorsque la crise a commencé a réellement se faire sentir. Dès lors les coup bas des spéculateurs ont contribué à affaiblir la Russie. Pourtant la Russie se trouve aujourd’hui dans une situation bien meilleure que ses voisins et tous les pronostics sérieux envisagent une sortie de crise pour ce premier trimestre, voir une croissance relativement fortepour l’année 2010 en Russie. Sa solidité politique et ses énormes réserves de change (les 3ièmes au monde) sont en effet deux atouts majeurs pour les années qui viennent (lire à ce sujet cette analyse sur la crise en Russie).

 

La pire performance de l’espace post soviétique vient de l’Ukraine que l’on nous montre depuis 2005 comme éventuel futur membre de l’UE (!). Pourtant, jusque dans les années 2004, 2005 ce pays était dans la situation de la Biélorussie et recevait autant de gaz à très bas prix que la Biélorussie. Sa position proche de l’UE (via la Pologne marché en plein développement) est également un «plus» non négligeable. En outre le pays à depuis 2005 les faveurs de l’UE et des Occidentaux (Américains en tête, surtout depuis la révolution Orange), alors comment se fait il que ce pays soit moins dynamique que ses voisins ?

 

La raison essentielle est que l’Ukraine n’a jamais réellement décollé ni quitté ses réflexes désastreux des années 90. Cet problème grave d’identité qui frappe le peuple (tiraillé entre son est orthodoxe et son Ouest «uniate») à de graves conséquences. Tout d’abord il enlève toute légitimité (à hauteur de 50%) à tous les politiques (d’ou la faiblesse du Tzar Ukrainien de l’après chute du mur). Cette absence de stabilité politique empêche tout investissement étranger, notamment dans sa partie pauvre et Occidentale, pro Européenne, alors que son est riche et industriel bénéficie lui des crédits et des investissements Russes. C’est une des raisons de l’échec des Orangistes, qui en plus totalement fait cesser la croissance (jusque la pourtant à 2 chiffres), d’avoir ruiné l’état en tentant d’appliquer des réformes libérales sous forme d’un copié collé archaïque, ont laissé une corruption «bien plus» endémique qu’en Russie ou dans les autres états de l’espace post Soviétique, tout en coupant une partie de population de ses racines et de liens amicaux avec son créditeur le plus puissant et le mieux disposé : la Russie. Peut être que l’élection de Ianoukovitch est la meilleure chose qui puisse arriver à ce pays, a savoir un nouveau tzar (moins faible) car adoubé par et l’est et l’ouest et qui tente de replacer l’Ukraine la ou elle doit être, hors de l’OTAN, hors d’une UE ruinée et en décomposition, et dans le nouvel espace douanier Eurasiatique en construction.
**

 

Ci dessous un schéma des autres principales économies (moins développées) d’ex URSS.
developing-transition-450x360.png

 

L’Azerbaïdjan est en tête de ces pays, principalement grâce au développement de sa production pétrolière, qui a été multipliée par cinq depuis le début des années 2000. L’utilisation des revenus de ces matières premières à largement contribué à la hausse des revenus / habitants. Une explication identique prévaut pour le Kazakhstan, dont l’évolution de 1991 à 2010 est une croissance supérieure à la Russie (la production de pétrole du Kazakhstan à été multipliée par 4 entre 1991 et 2008).

 

En comparaison, la Russie ne produit que 22.6% d’énergie combustible de plus en 2008 que en 1992. La production de pétrole a atteint son apogée en 1998 (11,5 millions de barrels) et à baissé en 1992 (7,8 millions de barrels) pour remonter en 2008 (9,8 millions de barrels).  Des facteurs géologiques mais également politiques (affaire Youkos) ont contribué à ce fait. Depuis le milieu des années 2000, la croissance repose grandement sur une croissance intérieure stimulée par la grande distribution, les transports, la production et la finance ..).
L’Arménie a également connu une croissance relativement forte malgré l’absence de ressources naturelles et une situation géographique difficile notamment un voisinage Turque hostile, un conflit militaire avec un autre voisin hostile, l’Azerbaïdjan, une frontière avec une Georgie s’éloignant de la Russie et au sud l’Iran. (Il est facile d’imaginer que la très forte diaspora Arménienne à travers le monde a contribué à financer l’économie nationale et cela un peu sur le modèle Chypriote ou Libanais).

 

La Georgie n’a pas de résultats très probants. Le dynamisme de la révolution des roses a été un peu plus fort que après la révolution Orange en Ukraine mais le résultat est très faible pour une nation partant de très bas. Le comparatif avec l’Arménie est sans pitié, et la Georgie ne peut que se contenter d’un mieux que la Moldavie, qui n’est pas une référence en soi. Selon l’analyse de Irakli Rukhadze and Mark Hauf, la Georgie depuis 2003 a en effet été victime d’une émigration massive, d’une hausse de la pauvreté conséquente, accompagnée et poussée par une désindustrialisation violente. La corruption d’état y règne selon les auteurs, le gouvernement faisant payer les business indépendants (de l’état) pour leur éviter toutes poursuites. Cette pression politique n’est pas le fait de la Georgie, elle est relativement présente dans l’ex espace soviétique, néanmoins concernant la Georgie on peut se poser la question de l’image qu’on souhaite en donner dans les médias Occidentaux et la réalité du terrain.

 

Enfin l’Ouzbékistan a connu une croissance et une évolution bien meilleure que le Tajikistan. L’Ouzbékistan est pourtant une économie non réformée, autoritaire (bien plus que la Biélorussie) mais qui part vraiment de très bas. Le Tadjikistan a lui subi une terrible guerre civile dans les années 1990 (entre communistes et Islamistes) qui a tué près de 100.000 personnes et aujourd’hui c’est le pays le moins avancé de l’espace post soviétique en ce qui concerne la transition démographique (revenu utilisé / nouveau né). Le Kyzgyzstan se situe entre l’Ouzbékistan et le Tajikistan, les résultats du Turkménistan sont eux du niveau de l’Ouzbékistan, je rappelle à mes lecteurs que le Turkménistan est un régime politique très autoritaire et stable qui base ses revenus sur le pétrole et le gaz (5ème producteur au monde) mais également le coton.
L’avenir ?

 

La Russie a un plan de modernisation, et le ressources financières, administratives et humaines pour le mener à bien, ainsi que la volonté politique nécessaire. Il est plausible que si le pouvoir se maintient dans ces états, la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan continueront à connaître des taux de croissances élevés et un fort développement économique. Ces états ont un fort capital humain et semblent travailler en commun, comme le démontre la récente union douanière. Il est plausible et même certain que l’Ukraine rejoigne cet ensemble Eurasien dans les prochaines années.

 

http://alexandrelatsa.ru/2010/03/une-analyse-dissonance-de-la-decennie-post-sovietique/.

 

 

Intervention sur LCI a propos de l’Ukraine.

Безымянный

 

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Qui sont les tireurs d'élite du Maïdan?

Dossier: Règlement de la situation en Ukraine

Rossiïskaïa gazeta
14:06 13/03/2014
MOSCOU, 13 mars - RIA Novosti

 

L'ex-directeur du service de sécurité ukrainien (SBU) Alexandre Iakimenko a expliqué mercredi sur la chaîne Rossia 24 qui avait tué les manifestants et les policiers dans le centre de Kiev pendant les émeutes, écrit jeudi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

"Les coups de feu ont été tirés du bâtiment de la Philharmonie, supervisé par un coordinateur du Maïdan, Andreï Paroubi. Personne ne pouvait pénétrer dans le bâtiment sans son autorisation. Le 20 février, des tireurs d'élite et des hommes avec des fusils automatiques ont tiré depuis ce bâtiment. Ils ont soutenu l'action de force contre les policiers, qui étaient déjà démoralisés et fuyaient car on leur tirait dessus comme des lapins", a déclaré Alexandre Iakimenko.

"Le feu a été ouvert sur ceux qui attaquaient les policiers. Ils ont également commencé à subir des pertes. Et tout cela venait du bâtiment de la Philharmonie. Quand la première vague de tirs a cessé, des témoins ont vu 20 personnes en tenue spéciale sortir de ce bâtiment. Ils portaient des sacs spéciaux pour le transport d'armes, y compris des fusils à lunette. Les spécialistes l'ont remarqué. Tous possédaient des fusils AK avec visée optique", a poursuivi l'ex-directeur du SBU.


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© AFP 2014 Bulent Kilic

 

D'après Alexandre Iakimenko, non seulement les forces de l'ordre mais aussi les représentants du Maïdan ont constaté la même chose : "Le Secteur droit l'a vu, les représentants de Svoboda aussi. Ainsi que les représentants de Patrie et Oudar. Tous ceux qui se trouvaient à proximité l'ont vu. Ils se déplaçaient en direction de l'hôtel Ukraïna. Ils se sont séparés en deux groupes. Un groupe de dix hommes est entré dans l'hôtel. L'autre groupe est parti en direction de l'hôtel Dniepr ou un autre bâtiment. Nous n'avons pas réussi à les suivre".

"Par la suite, quand on a commencé à tirer sur les représentants du Maïdan, le Secteur droit et Svoboda m'ont demandé en tant que chef du SBU d'envoyer le groupe Alpha pour nettoyer ces bâtiments, pour éliminer les tireurs d'élite", a ajouté Alexandre Iakimenko.

Le 8 mars, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait déclaré que l'enquête sur "l'affaire des snipers" qui ont tiré sur les manifestants dans le centre de Kiev les 18 et 20 février devait être prise en charge par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Le ministre espère que la "vérité arrivera à se frayer un chemin". Quelques jours plus tôt, la conversation téléphonique entre le ministre des Affaires étrangères estonien Urmas Paet et la haute représentante de l'Union Catherine Ashton avait été rendue publique sur internet. Selon le ministre estonien, "tout indique que les personnes tuées dans les deux camps – les policiers et les civils – par des tireurs d'élite ont été abattues par les mêmes snipers… on comprend de mieux en mieux que ce n'est pas Ianoukovitch qui est derrière les tireurs d'élite mais quelqu'un de la nouvelle coalition".

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry rencontrera vendredi à Londres Sergueï Lavrov pour évoquer la crise en Ukraine, a annoncé mercredi sur Twitter la porte-parole du département d'Etat américain Jen Psaki. "L'éventualité de cette rencontre est en cours d'examen", a déclaré une source du MAE russe.

 

http://fr.ria.ru/presse_russe/20140313/200707615.html

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Sur mes blogs,



Vendredi 14 mars 2014

 

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Quatre pays d'Europe centrale signent un pacte militaire commun

 

 

UKRAINE-HISTORY-UPA-RALLY

 

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Brochette de comploteurs,

http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/01/lavertissement-dobama-une-intervention-russe-en-ukraine-aurait-un-cout_n_4880338.html

bhl

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Published by Eva R-sistons - dans La vérité sur la question
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