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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 18:13

 

Chiffres du chômage de juillet : Des résultats en parfait ... trompe l'oeil !

 

Christine Lagarde est aux anges, après laa publication des chiffres du chômage de juillet, au point de déclarer : " Deux mois, ça commence à devenir du tendanciel" Faisant l'impasse sur les chiffres réels dont ceux des 50 ans ou plus, pour qui la hausse s’est poursuivie (+ 0,8 % en juillet, + 17,6 % sur un an)

Décidément très en verve madame Lagarde a ajouté : " Si on couple ça avec le supplément de croissance par rapport aux prévisions, les créations nettes d'emplois pendant le premier semestre et une légère diminution des prix en juillet, ca nous fait un cocktail de rentrée qui est tout à fait positif ... / ... " - Source JDD

En clair, avec la "formidable" politique de l'emploi du gouvernement, on va finir par manquer de chômeurs !

Au delà du discours quasi "hystérique" habituel, auquel nous soumet chaque ministre en charge de l'emploi, il faut noter que madame Lagarde appuie sa démonstration exclusivement sur la seule catégorie A, qui est selon les termes de l'INSEE les : "demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi "

Or, selon la nomenclature de l'INSEE, il existe d'autres catégories

catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois) ;
catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie…), sans emploi ;
catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Et, comme le fait remarquer le JDD : " ... / .... depuis le début de l'année, le nombre de demandeurs d'emploi a progressé de 5,4% par rapport aux sept premiers mois de l'année 2009. En outre, si l'on additionne les catégories A, B et C, le chômage a augmenté de 0,1% en juillet par rapport à juin (+5.300) pour s'établir à 3.963.800 personnes, un chiffre en hausse de 8,1% sur un an ... / ... "

Afin d'être le plus précis possible, il préciser que : " ... / ... Si l'on ajoute les demandeurs d'emploi en stage, en formation ou en maladie (catégorie D) et ceux en contrats aidés (catégorie E), plus de 4,57 millions de personnes étaient inscrites à Pôle emploi fin juillet en métropole. Avec les DOM, le chiffre du chômage a atteint 4,2 millions ... / ... " - Source Europe1

Sans oublier comme l'indique Alain Vidalies, secrétaire national du PS au travail et à l'emploi, dans un communiqué : " les chiffres exploités par le gouvernement ne sont obtenus que grâce à une explosion des entrées en stage (+ 17,2 % sur un mois) et des dispenses de recherche d'emploi (+ 24,4 % en juillet)" - Source Le Monde

Tout ceci venant fortement relativiser la joie de madame Lagarde qui déplore quand même que : " En revanche sur les plus de 50 ans on a toujours un socle de seniors qui restent au chômage et qu'on arrive pas à ramener vers le marché de l'emploi", a commenté la ministre. "Là, je compte beaucoup, avec Laurent Wauquiez, sur le projet de loi qui sera en discussion bientôt devant l'Assemblée puisqu'il prévoit un dispositif spécifique d'aide à l'embauche des seniors pour encourager les entreprises à recruter des plus de 50 ans ... / ... "

C'est probalement un oubli de la part de madame Lagarde, de ne pas avoir évoqué la discrimination à l'embauche dont les plus de 50 ans sont victimes au quotidien et la recrudescence de "ruptures conventionnelles " qui les touche de plein fouet : "Comme en matière de licenciement, ce sont les seniors (plus de 58 ans) qui sont principalement concernés par cette forme de rupture ... / ... " Voir Slovar du 19 août 2010

Alors, quel est le contenu de ce dispositif "miracle" ?

Transposer : " le dispositif "zéro charges" aux embauches, pour toutes les entreprises, "de salariés de plus de 55 ans", répond, sur Europe 1, Laurent Wauquiez"

Dispositif zéo charges ?

Le dispositif zero charges fonctionnait de la façon suivante : " Jusqu’au 30 juin 2010, toute embauche dans une TPE est totalement exonérée de charges patronales pendant 12 mois pour un salarié au SMIC " - Source Gouvernement

Pourquoi a t-il été supprimé ?

En mai 2010, Nicolas Sarkozy expliquait que : " ... / ... le nombre de demandes d'embauches au titre de cette mesure introduite début 2009 a atteint le million début avril, pour un coût total qui approche les 800 millions d'euros pour le budget de l'Etat. "Je crois qu'elle a bien rempli son office au plus fort de la crise et qu'avec l'amorce de la reprise depuis le quatrième trimestre 2009, elle est moins nécessaire ... / ... " - Source La Tribune

" Elle est moins necessaire" ? Sauf qu'en septembre, reprend le débat sur la réforme des retraites. Et que la mesure phrare de cette réforme consiste à allonger la durée de cotisation et de reporter l'âge légal de départ à 62 ans !

Ces modifications vont plonger nombre de chômeurs de 50 ans et plus dans la plus grande des précarités ... durable, une fois qu'ils ne seront plus indemnisés. Et ça, le gouvernement le sait ! Comme il sait que son discours sur le : "travailler plus longtemps" perd toute sa valeur au cas où le chômage frappant la catégorie des 50 ans et plus, augmenterait, de façon exponentielle !

Alors, d'une leçon de gestion donnée en mai par le Président de la République, on va à nouveau faire cadeau de millions de charges sociales, pendant quelques mois ou un an tout au plus, "pour un salarié au SMIC " ? afin de "faire bouger les chiffres" !

D'ailleurs, Laurent Wauquiez, assure sur Europe1 que : " cette mesure sera mise en place avant la fin de l’été, par le gouvernement et sera étudiée ... dans le cadre du projet de loi sur les retraites ... / ... " Quelle coincidence !


Crédit photo
AID
Agefos PME


Auteur : Slovar - Source : Slovar les nouvelles

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15357

 

 

 

Après les soi-disant bons chiffres du chômage, la soi-disant efficacité du RSA. Décidément, retour de vacances du gouvernement rime avec… boniments.

L'Institut national de la statistique est l'incontournable étalon de l'économie française, bien que nous ne lui fassions pas toujours confiance (notamment en ce qui concerne sa façon d'élaborer le taux d'inflation ou de considérer "le moral des ménages").

Le voici qui s'est lancé dans des "simulations" autour du RSA : simulations dont on se demande si elles sont au sens propre… ou au sens figuré. Car ses conclusions sont tellement ahurissantes, tellement éloignées de la réalité que vivent les RSAstes (dont nous recueillons les témoignages sur nos forums), qu'on se demande si l'UMP n'a pas racheté l'Insee avec les enveloppes de Mme Bettencourt pour en faire son officiel vecteur de propagande, à l'heure où le RSA "activité" est loin d'attirer les foules de travailleurs pauvres...

Spectaculaire ?

L'Insee estime que "l’efficacité du RSA en termes de gains du retour à l’emploi apparaît spectaculaire". Pourtant, c'est tout le contraire !

Avant la mise en place du RSA, le 1er juin 2009, il existait pour les allocataires du RMI et de l'API un dispositif d'intéressement au retour à l'emploi, qui a été supprimé. Certes, ce dispositif était limité à douze mois et avait des allures d'usine à gaz, mais il était plus avantageux que le RSA "activité".

Car le RMIste qui reprenait un emploi pouvait cumuler intégralement durant les trois premiers mois son allocation et son salaire (sans critère de montant), puis, les neuf mois suivant, recevait une prime mensuelle de 150 €. Sous certaines conditions, certes restrictives voire injustes, il pouvait demander la "prime exceptionnelle de retour à l'emploi" de 1.000 € au bout du quatrième mois. Enfin, s'il perdait son job (ce qui est le lot des précaires, les emplois "durables" de plus de 6 mois et les CDI n'étant plus la majorité des offres sur le marché) et restait sans activité durant plus d'un semestre, les compteurs étaient mis à zéro et le dispositif d'intéressement reconduit dès la reprise d'activité suivante.

Aujourd'hui, le RMIste qui retravaille (et dont la rémunération autorisée pour en bénéficier est désormais plafonnée à 1,04 Smic pour une personne seule) perçoit sans bonus un complément de revenu mensuel moyen de 157 €, celui-ci étant fixé à hauteur de 62% du salaire : pour 100 € gagnés, le RSA "socle", devenu "activité", est déduit de 38 €. Effectivement, le versement de ce complément n'est plus limité dans le temps. Mais, convenez que le gain n'est pas "spectaculaire" ! Si l'on compare avec ce qui existait avant, la réputation de "subvention aux bas salaires" collée au RSA semble, hélas, plutôt justifiée.

Droits connexes

L'Insee dit : "Les droits connexes diminuent de façon progressive lorsque les revenus d’activité s’accroissent" alors qu'ils chutaient "de manière brutale lors de la sortie du RMI". C'est une vérité de La Palice, puisque que le gain de la reprise est nettement moindre !

Il n'empêche que les RSAstes qui reprennent un emploi — parce qu'on leur force davantage la main sous menace de leur couper les vivres — sont confrontés aux mêmes problèmes : nombreux sont ceux à qui on suspend illico le RSA dès le trimestre suivant. Ils sont obligés mendier à la CAF la "neutralisation" de leurs ressources en cas de fin de contrat afin qu'on leur rétablisse un RSA à taux plein, sinon justifier leurs revenus quasiment en temps réel. Les incidences sur leur APL et autres droits connexes (CMU, taxe d'habitation, réduction transports…) sont immédiates, alors que pour les chômeurs en ASS ou d'autres bénéficiaires de prestations sociales, ces droits ne sont révisés que d'une année sur l'autre, au rythme de la déclaration d'imposition.

Enfin, l'Insee occulte l'aspect particulièrement répressif et inégalitaire du RSA. Les allocataires doivent se soumettre, tous les trois mois, à une fouille en règle par le biais d'un formulaire intrusif — la DTR — où même votre épargne disponible ou les dons (famille, associations caritatives) pèsent dans son attribution. Et, effet de la décentralisation, les modalités du RSA peuvent varier plus ou moins sensiblement selon les départements.

Pour cette "simulation" plus que sommaire, l'Insee mérite un carton rouge.

SH


Auteur : SH - Source : Actuchomage

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15364

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