27 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) - On entend dire ici ou là que la
reprise est au coin de la rue, que la crise serait aussi bénigne qu’une petite grippette, comme si le facteur psychologique et la manipulation des comportements pouvaient mettre un terme à la
réalité. « Le monde entier est pris dans une désintégration financière, a déclaré samedi Lyndon LaRouche, entre les 12 et 15
octobre, c’est-à-dire la fin de l’année fiscale américaine, les Etats-Unis et la plupart des pays vont entrer dans un processus de désintégration
accélérée. »
« A moins de lancer une mise en banqueroute organisée du système
financier, d’ici à la fin de l’automne nous aurons une situation économique mondiale chaotique. Il faut absolument mettre le système en redressement, en commençant par annuler les plans de
renflouement. Nous devons faire en sorte que ce soit les Etats souverains qui reprennent les commandes de l’économie.
« Le système arrive à échéance entre les 12 et 15 octobre, à moins que des changements imprévisibles aient lieu d’ici-là. Lorsque l’année fiscale américaine
arrivera à son terme, on verra clairement que nous sommes lancés dans un effondrement mondial. »
En effet, le 30 septembre marquera la fin de l’exercice fiscal outre-atlantique, où banques et sociétés seront dans
l’obligation de publier leurs comptes. C’est aussi à l’automne qu’expirera le plan de rachat gouvernemental des actifs titrisés (TALF), qui a fourni à Wall Street près de 1000 milliards
de dollars pour aller se refaire sur les marchés. Le 15 juillet, le Comité des normes comptables et financières (FASB), qui en début d’année avait permis aux banques américaines de contourner la comptabilisation de leurs actifs à la valeur du marché et de
maintenir leurs bilans artificiellement gonflés, a déclaré son intention de revenir en arrière. Les membres du FASB semblent désormais moins effrayés par les lobbys financiers que par les
peines de prison qui les attendent pour complicité de manipulations comptables. L’application du « mark to market » forcerait les banques américaines à comptabiliser leurs pertes sur
les prêts et sur les créances titrisées.
De surcroît, l’embellie boursière de ces dernières semaines, qui fait dire aux experts que la crise se termine (au mépris
des indicateurs calamiteux de l’économie réelle), se révèle être le fruit d’une manipulation géante des marchés. Depuis trois semaines les bourses ont augmenté de plus de 10% ; dans
ces conditions, on aurait du observer une hausse des volumes échangés, mais ces derniers ont baissé de 40% par rapport aux trois mois précédents. Il semble que l’activité des investisseurs
traditionnels ait été remplacée par celle des logiciels de trading.
L’affaire Aleinikov le confirme. Ce programmeur d’origine russe a été arrêté le 4 juillet à New York pour avoir dérobé les algorithmes top secrets qu’il avait mis au point pour Goldman Sachs.
Ces derniers mois, ce logiciel a permis à Goldman Sachs de gagner plus de 100 millions de dollars par jour sur le trading d’actions. Logiciel miracle ? Pas vraiment. Ce programme, avec des codes de sécurité obtenus grâce aux entrées de Goldman Sachs au Trésor et à la Fed, capture les flux de texte des serveurs du New York Stock Exchange et
d’autres bourses, ce qui lui permet d’avoir la tendance du marché avant tout le monde, et de jouer automatiquement sur une multitude de petits écarts gagnants à coup sûr (voir la tribune de Marc Mayor dans le MoneyWeek du 23 juillet).
Dans le même domaine, la Chronique Agora, site d’information et d’analyse économique et financière, a dénoncé des
manipulations de marché ayant eu lieu début juillet à la bourse de Paris.
Les injections de liquidités pour soutenir cette grande folie spéculative - 23 700 milliards de dollars (170% du
PIB américain) rien que pour les Etats-Unis selon l’inspecteur général du TARP (le plan de renflouement américain) - font peser le risque d’une hyperinflation brusque et violente, comparable à celle qui frappa l’Allemagne en 1923.
Les 60
jours qui viennent seront décisifs pour l’avenir : chaos ou bouleversement.
Rendez-vous tous les jours dans la rue avec nos militants, et le 1er Août à 19h, pour une conférence internet d’importance capitale de Lyndon LaRouche, en direct de
Washington [*].
[*] à suivre sur le
www.larouchepac.com, traduction française simultanée.
http://www.solidariteetprogres.org/article5642.html
Chier (hier dépecée par les Occidentaux surtout
anglais) aujourd'hui en pôle position
Quand la Chine prépare sa « Grande Evasion »
du piège Dollar pour la fin de l'été 2009
Extrait :
Et notre anticipation en la matière se fonde sur des évolutions en cours depuis quelques
mois qui valident nos analyses. En effet, depuis la fin 2008, les autorités chinoises ont entrepris de se « débarrasser » chaque mois de 50 à 100 milliards de leurs actifs libellés en Dollars
US. Profitant des prix historiquement bas de nombreux actifs nécessaires à l'économie chinoise (mines, espaces agricoles, énergie, parts d'entreprises européennes ou asiatiques – pas
américaines ce qui n'est pas un détail, … ), Pékin fait son « shopping », respectant ainsi sa contrainte première : valoriser au mieux ses actifs libellés en Dollars … c'est-à-dire, s'en «
débarrasser » en les échangeant contre d'autres classes d'actifs, indépendantes des Etats-Unis, et permettant d'avancer rapidement sur le chemin de la « Grande Evasion ».
http://www.leap2020.eu/Quand-la-Chine-prepare-sa-Grande-Evasion-du-piege-Dollar-pour-la-fin-de-l-ete-2009_a3581.htm
Et ce qu'en disent les Médias, ici yahoo :
http://fr.news.yahoo.com/3/20090727/twl-usa-chine-224d7fb.html
Le président américain Barack Obama a écarté les principaux responsables financiers de son administration pour dire directement à une délégation
chinoise que les Etats-Unis ne laisseraient pas leur déficit géant ou une inflation mal contenue miner la valeur des investissements de la Chine dans le pays.
Barack Obama a parlé d'une "ère de coopération, non de confrontation" lundi lors de ces entretiens
bilatéraux. Parmi les
responsables accueillant les représentants chinois figurent le secrétaire au trésor, Timothy Geithner, le patron de la réserve fédérale, Ben Bernanke, le directeur du Conseil économique
national, Lawrence Summers, et le directeur du budget Peter Orszag. Les responsables américains ont souligné devant leurs interlocuteurs chinois, notamment
un vice-premier ministre et un conseiller d'Etat, que les Etats-Unis ont un plan pour ramener le déficit à un niveau plus bas une fois que la crise sera passée. Ben Bernanke a évoqué la
stratégie de la Fed pour sortir de l'actuelle période d'argent facile. La session du "dialogue économique et stratégique"
entre Washington et Pékin se poursuit ce mardi. AP
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